-15% sur votre commande avec le code GBZ15 ! Uniquement sur le site

HHC, ce qu'il faut savoir
  • 13 avril 2022
  • by Matthieu

    Le HHC, ce qu’il faut savoir sur ce « nouveau » cannabinoïde…

    Les amateurs de CBD ont peut-être vu débarquer, sur certains sites e-commerce, un nouveau produit : le HHC. Un nouveau cannabinoïde, à l’instar du CBD et du THC ? Oui et non. En tout cas, un nouveau sigle à connaître ! Car le HHC, de son nom complet hexahydrocannabinol, vous risquez d’en entendre beaucoup parler dans les mois à venir. Même s’il est connu depuis de nombreuses années, son arrivée sur le marché est très récente et a créé de sacrés remous dans le secteur du cannabis. Car la molécule fait débat. On en connaît très peu à son sujet, si ce n’est qu’elle est potentiellement aussi, voire plus puissante que le THC. Ses effets sont méconnus. Quant à l’aspect légal, il est encore plus flou. Et pourtant, le HHC fait son trou, y compris en France. Greenboyz vous explique tout sur ce phénomène.

    Le HHC, qu’est-ce que c’est ?

    Le HHC n’est pas la dernière découverte dans le domaine des cannabinoïdes, loin de là. Il a été synthétisé pour la première fois dès les années 1940 par Roger Adams (dont nous avons déjà parlé ici). Le chercheur a pour cela ajouté des molécules d’hydrogène au THC. De ce processus d’hydrogénation a découlé le HHC. Celui-ci n’a pas fait preuve d’une grande attention, les études se concentrant par la suite sur le THC et le CBD. Mais récemment, les fabricants se sont emparés de ce « néo-cannabinoïde » pour le commercialiser comme alternative au THC. Présent en très faible quantité à l’état naturel, au sein des graines et du pollen des plants de cannabis mâles, le HHC aujourd’hui subit de nombreuses manipulations humaines en laboratoire dans son processus de création. Il n’est donc pas extrait du cannabis.

    C’est pour cela qu’on parle de « néo-cannabinoïde », par opposition aux phyto-cannabinoïdes, présents à l’état végétal naturel, et aux endocannabinoïdes synthétisés par notre organisme. En laboratoire, on utilise donc un extrait de cannabis concentré en THC qu’on met sous pression avec de l’hydrogène. Les doubles liaisons carbone du THC sont rompus sous l’effet de l’hydrogénation et le HHC est ainsi créé. On obtient alors deux versions, le HHC 9R et le HHC 9S. Le ratio entre les deux impacte sur la puissance du produit final, mais c’est bien le HHC 9R qui se lie aux récepteurs CB1 de notre système endo-cannabinoïde, comme le fait le THC connu pour ses effets psychoactifs.

    « Le HHC n’est pas une molécule sur laquelle vous tomberez dans une plantation de cannabis. Ce qui est requis pour le créer est très éloigné de ce qui peut être fait sur un site de production classique, cela n’a rien à voir ».

    Dr. Markus Roggen, chercheur allemand, président de Delic Labs.

    Quels sont les effets du HHC ?

    Si la structure chimique du HHC est très proche de celle du THC, on en sait finalement très peu sur ce cannabinoïde. Ses effets semblent assez proches de ceux du THC, avec euphorie, modification de l’humeur, de la perception, appétit, fatigue, enivrement… Et sa puissance semble elle-aussi varier en fonction de sa fabrication et du produit fini. Une chose est sûre, on en sait très peu. Les témoignages sont souvent contradictoires. On lit parfois que le HHC est potentiellement 1000 fois plus puissant que le THC, similaire à la morphine, ou qu’il a des effets 20% moins intenses que le THC. Et ceux qui vendent des produits au HHC restent très vagues sur ces fameux effets, notamment le potentiel psychoactif. Quant à une éventuelle dangerosité, c’est encore plus vague. Les études sont si rares qu’on ne sait rien des possibles conséquences sur la santé.

    Le processus de création pose déjà question. Cette molécule, qui n’est pas une substance naturelle, est semi-synthétique. Sa fabrication implique des manipulations humaines et suggère l’utilisation de produits chimiques. Le processus d’hydrogénation peut inclure des catalyseurs, notamment des métaux lourds comme le nickel, le palladium ou le platine. Des substances qui peuvent être cancérigènes. En outre, on ignore tout des effets à court, moyen et long termes de la consommation de HHC, dont les produits dérivés peuvent prendre désormais de nombreuses formes. E-liquides, concentrés, bonbons, mais aussi résines et fleurs sont maintenant disponibles sur de nombreux sites.

    Le HHC est-il légal ?

    On vous a raconté en long et en large le flou artistique qui a entouré l’arrivée du CBD sur le marché. Un produit pourtant bien étudié, non addictif, non psychotrope. Alors imaginez un peu la situation dans laquelle nous nous retrouvons avec le HHC. Un cannabinoïde de laboratoire, qui semble très comparable au THC, mais qui n’est pas du THC… au sujet duquel on ignore tout ou presque ! Ce qui semble certain, c’est que le HHC se vend pour ses effets très proches du THC et pour profiter du vide légal dû à la méconnaissance de ce nouveau produit. Et ce, si l’on omet le cadre légal, sans aucun recul scientifique ou presque. Vous sentez la polémique arriver ? On vous comprend !

    Il y a fort à parier que le sujet du HHC arrive très rapidement sur la table en France. Le CBD, pourtant inoffensif, ne passe déjà pas pour le gouvernement. Le HHC, lui, joue encore plus avec la limite, qu’elle soit morale, éthique, ou légale. Peut-on cependant dire que le HHC est légal tant qu’il n’est pas illégal ? Rien n’est moins sûr. Aux Etats-Unis, par exemple, le Federal Analogue Act considère les substances analogues aux substances dangereuses comme telles. En France, le THC est illégal, les risques encourues sont donc grands. Et malgré le flou qui entoure le produit, c’est la certitude de longues et pénibles procédures qui attend ceux qui ne passeront pas entre les mailles du filet.

    Trop méconnu, trop flou, trop risqué

    Aucune norme, aucun certificat ne vient encadrer la fabrication du HHC. Très peu d’études sont disponibles sur le sujet et certains laboratoires peuvent se montrer peu scrupuleux. Consommer du HHC, c’est prendre un risque pour sa santé avec des produits potentiellement nocifs. C’est aussi courir un risque légal. Le vide juridique n’est pas gage de sécurité, au contraire. Surtout, il ne faut pas se voiler la face. Si le HHC se vend et gagne en popularité, c’est bien pour ses effets similaires au THC. C’est en réalité un cannabis illégal en France qui tait son nom. Et dont on sait très peu de choses. Alors méfiance.

    fleurs de cbd Greenboyz