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VIH et séropositivité : le CBD et le cannabis à l’étude [GREENEWZ]

VIH : le CBD à l'étude

VIH et séropositivité : le CBD et le cannabis à l’étude

Les patients traités contre le VIH, le virus du Sida, sont touchés par un vieillissement accéléré. À Orléans, une équipe de chercheurs étudie les effets du CBD sur les malades, car la molécule non psychotrope du cannabis pourrait remédier à cet important problème. Depuis mai 2022, l’hôpital d’Orléans et le centre de biophysique moléculaire réalisent un essai clinique sur le cannabidiol. Avec des résultats attendus pour juin 2023. Le but ? Démontrer si, oui ou non, le CBD peut réduire le vieillissement accéléré et les inflammations chroniques.

Dès 2021, le centre hospitalier d’Orléans a pris la décision de faire des études sur le cannabidiol sa spécialité. Et notamment dans le cadre du VIH. Avec un enjeu important. « Les patients atteints du VIH ont un vieillissement accéléré en raison d’une inflammation chronique. Or, on a des données qui montrent que le CBD active les gènes qui réduisent cette inflammation », avait alors expliqué le docteur Thierry Prazuck, chef du service des maladies infectieuses.

Du CBD pour aider les malades du VIH ?

Avec cet essai clinique « sans précédent », le but est donc de déterminer si le CBD peut agir contre le vieillissement accéléré des cellules et l’inflammation chronique dont souffrent les personnes traitées contre le VIH, y compris quand la charge virale devient indétectable. « C’est un très gros enjeu car à âge égal, ces personnes se retrouvent plus exposées au risque de cancer ou de problèmes cardiovasculaires », décrypte pour Le Parisien la chercheuse Lucille Mollet, qui travaille au centre de biophysique moléculaire d’Orléans.

Cette hypothèse intéresse les chercheurs depuis maintenant plus d’un an. En effet, une première étude avait été menée sur une poignée de patients, sur une durée d’un mois, et avait montré des résultats encourageants. Le constat était le suivant : les gènes dits d’autophagie des patients s’étaient réactivés. Ces gènes sont à l’origine du nettoyage de la cellule et leur déficience entraîne l’inflammation et le vieillissement cellulaire. D’où l’idée de l’essai clinique mené actuellement.

La prudence avant de plus amples résultats

En mai 2022 donc, 80 patients ont été inclus dans cette étude. La moitié d’entre eux est ou sera traitée avec du CBD pendant trois mois et l’autre moitié recevra un placebo. Aucun des patients ne saura qui prend quoi, ni les chercheurs, avant que les résultats tombent à l’été 2023. Parallèlement, le CBD médical utilisé est fourni gratuitement par une entreprise australienne, Little Green Pharma, puisque ce cannabidiol n’est pas produit en France.

« On ne dit pas que c’est un élixir de jouvence, mais on veut montrer par des éléments objectifs que l’on peut corriger ce syndrome » de vieillissement cellulaire, explique le docteur Thierry Prazuck. « Au-delà du VIH, cette étude pourrait ouvrir des perspectives pour d’autres pathologies, comme les maladies inflammatoires du tube digestif, le rhumatisme inflammatoire chronique, mais aussi tout le champ des cancers », ajoute Le Parisien dans ses colonnes.

La France prolonge d’un an son étude sur le cannabis thérapeutique

Au-delà de cet essai clinique inédit, la France continue d’expérimenter le cannabis médical. Mais, alors que l’expérimentation devait prendre fin en 2023, celle-ci a été prolongée d’un an. Et ce, au grand dam des associations de malades, qui voient d’un mauvais oeil ce report. L’accès aux soins et au cannabis thérapeutique reçoit l’adhésion de nombreux patients.

À l’image de Bertrand Rambaud, malade du VIH depuis plus de trente ans, qui témoignait dès 2018 de l’importance vitale du cannabis. Se fournissant en Allemagne, il avait été condamné mais dispensé de peine. Il expliquait à Reporterre que seul le cannabis lui permettait de soulager ses douleurs et supporter la trithérapie. Une preuve de plus que la France doit accélérer sur la question du cannabis thérapeutique, alors que nos voisins européens, quant à eux, avancent bien plus vite sur la question.

 

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Au Maroc, un cannabis thérapeutique porteur d’espoir [GREENEWZ]

Maroc Cannabis

Au Maroc, un cannabis thérapeutique porteur d’espoir

Au Maroc, une loi adoptée en 2021 est censée encadrer l’usage industriel et médical du cannabis. L’idée ? Prendre position sur le marché du cannabis légal et mettre un frein aux trafiquants. Le tout en faisant sortir de son carcan économique la vallée du Rif, connue depuis longtemps pour être une région productrice de chanvre, où la plante est tolérée, malgré son interdiction officielle. Si le projet n’en est qu’à ses débuts, il est porteur d’espoir pour tous les agriculteurs locaux, pour qui la situation est de plus en plus difficile.

En effet, comme le mentionne l’AFP, « les revenus agricoles annuels du cannabis sont passés d’environ 500 millions d’euros au début des années 2000 à moins de 325 millions d’euros en 2020 », d’après une étude du ministère de l’intérieur marocain publiée en mai 2021. « On reste attaché à cette plante et pourtant, elle ne nous rapporte plus rien. Plus personne n’en veut », regrette une cultivatrice d’Azila, dans la commune au nom bien connu de Ketama.

Au Maroc, des conditions difficiles pour les cultivateurs

Pourtant, le Maroc reste le premier producteur mondial de haschich selon l’ONU. Mais « on est loin des années fastes. On vivote dans des conditions difficiles », se désolent les cultivateurs, à l’image de ce qu’il se passe dans la région du Pondoland, en Afrique du Sud. « Le marché a drastiquement chuté… Il ne nous reste plus que la prison », lâche Karim, avec un sourire d’ironie. La faute à une demande en baisse, mais également au manque d’eau, après une sécheresse historique.

« L’agriculteur a toujours été le maillon faible de la chaîne. Nous payons les pots cassés, mais la légalisation peut être une issue », estime cet agriculteur de 44 ans. Ces derniers ne perçoivent que « 4% du chiffre d’affaires du circuit illégal ». Un chiffre qui pourrait monter à 12% sur le marché légal, selon des estimations officielles de 2021. Mais le temps presse et les cultivateurs s’impatientent. « À l’heure actuelle, rien n’a changé pour nous. On est toujours considéré comme des malfrats, des criminels, alors que nous ne sommes que des agriculteurs… »

Vallée du Rif Maroc
Vallée du Rif – Maroc

Un processus qui prend du temps

Les autorités marocaines, de leur côté, se veulent rassurantes. Les institutions dédiées se mettent peu à peu en place, avec notamment la création de l’agence de régulation du cannabis (Anrac), en juin 2022, qui sera en charge du contrôle toute la chaîne, de la production à la commercialisation. « Il est important de ne pas se précipiter », expliquent-elles. En mettant en avant « des étapes à respecter ». La carte est d’abord donnée aux industriels du Maroc, mais aussi à l’international.

Des entreprises vouées à la transformation du cannabis « à des fins thérapeutiques ». Les candidats intéressés, puis sélectionnés, exposeront alors leurs demandes et besoins. Une fois cette étape passée, les cultivateurs pourront se manifester auprès de l’agence nationale et « se constituer en coopératives ». « L’autorisation de la culture de cannabis n’est octroyée que dans la limite des quantités nécessaires pour répondre aux besoins des activités de fabrication de produits à des fins médicales, pharmaceutiques et thérapeutiques ».

Une autorisation de culture très localisée ?

Et ces autorisations devraient être très localisées. En effet, « seuls les habitants des provinces du Rif d’Al Hoceina, Chefchaouen et Taounate seront autorisés à faire pousser du chanvre ». On estime que 80 000 à 120 000 familles vivent des cultures du cannabis dans le Nord-Est du Maroc, avec environ 55 000 hectares cultivés. « Le travail de médiation est compliqué pour des raisons procédurales, explique Soufiane Zahlaf, représentant des villageois d’Azila. Mais si la démarche des autorités est inclusive, alors de belles choses peuvent être réalisées ».

En attendant, les habitants des zones concernées prennent leur mal en patience, tout en fondant de gros espoirs dans la légalisation du cannabis thérapeutique au Maroc, où la plante est cultivée depuis des siècles. Un savoir-faire qui sera un gros avantage une fois que toutes les conditions seront réunies.

 

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La Suisse veut lancer un projet de vente de cannabis [GREENEWZ]

En Suisse, des projets de vente libre de cannabis

La Suisse veut lancer un projet de vente de cannabis

En Suisse, qu’ont en commun les villes et cantons de Lausanne, Bâle, Berne, Zurich ou encore Genève ? Réponse : ils ont tous lancé des projets d’essais-pilotes de vente régulée de cannabis récréatif. En effet, la question évolue très vite chez nos voisins, qui tentent de trouver des alternatives à une répression qui n’a, comme un peu partout dans le monde, jamais vraiment porté ses fruits. La Suisse s’appuie jusqu’à présent sur une loi de 1951, interdisant la culture, la production et la vente de cannabis. Une interdiction étendue à la consommation en 1975.

Mais depuis le début des années 2000, la situation change. « Le taux de THC que contient un produit cannabique est déterminant pour ce qui est de son interdiction ou non. À partir d’1 %, le produit est interdit », peut-on lire sur les sites officiels suisses. « Tout consommateur de cannabis est passible d’une amende de 100 francs (environ 102 euros) ». En outre, la Suisse a fait du CBD l’une de ses spécialités. Notamment grâce au taux de THC autorisé jusqu’à 1%, alors que dans l’Union européenne, il doit être inférieur à 0,3%.

Des projets de vente régulée de cannabis un peu partout en Suisse

Mais depuis peu, c’est la vente régulée de cannabis psychotrope qui est à l’étude. Dans le canton de Genève, qui nous intéresse ici, le projet pilote prévoit la commercialisation de cannabis auprès de 1000 personnes triées sur le volet. Avec des critères de sélection stricts : les candidats « devront être majeurs, consommer à des fins récréatives, mais sans être dépendants », a précisé Daniele Zullino, médecin chef du service d’addictologie des hôpitaux universitaires.

Ce projet sera mené par l’association ChanGE, qui réunit les autorités locales et des consommateurs. Et il se veut participatif, comme l’explique sa présidente, Ruth Dreifuss. « Les participants formeront une communauté, ils échangeront entre eux, afin d’augmenter leurs compétences en matière de consommation ». L’association « sera responsable de la production – biologique et locale – ainsi que de la vente, avec une forte composante de prévention et d’information à la population », décrypte de son côté la RTS.

Produits locaux, liens avec la communauté et suivi scientifique

Cet essai-pilote n’a pas vocation à être lucratif pour le canton, « tout éventuel excédent servant à financer une partie de la recherche ». Les prix des produits, quant à eux, seront alignés sur ceux du marché noir. Les personnes sélectionnés pour cet essai trouveront, à la vente, des fleurs, des résines, mais aussi des e-liquides pour cigarettes électroniques. Le tout avec un taux de THC maximum de 20%. « Les participants pourront obtenir au maximum 10 grammes de THC pur par mois, à raison de 3 grammes par dose », a précisé Ruth Dreifuss.


Les produits seront vendus à Vernier, la deuxième commune la plus peuplée du canton de Genève, avec environ 35 000 habitants. « C’est une ville populaire, où nous connaissons des problèmes avec le deal de rue. Il était essentiel pour nous de nous associer à ce projet, afin d’apporter une réponse globale à cette problématique », a déclaré Martin Staub, conseiller administratif, à 20 Minutes. Mais contrairement aux projets menés ailleurs en Suisse, la vente ne se fera pas en pharmacie. L’ouverture d’une « cannabinothèque » est prévue « dans une zone facilement accessible depuis le centre-ville et bien visible ».

En finir avec une répression inefficace

Reste maintenant à obtenir l’accord de l’OFSP, l’office fédéral pour la santé publique, avec l’objectif de commencer la vente à l’été 2023, pour ce projet en partie financé par deux fondations, dont le budget prévisionnel est estimé à 850 000 francs suisses. « Face à un système de répression qui a démontré son inefficacité et à un marché noir fortement implanté, nous devons étudier de nouvelles solutions, comme le passage à un marché légal et contrôlé », a reconnu de son côté Mauro Poggia, conseiller d’État en charge de la santé.

Avec ce projet permettant de « mieux calibrer les mesures de prévention des addictions et de protection de la jeunesse », et les autres essais similaires menés dans les cantons voisins, la Suisse change donc son axe de réflexion, à l’image de nombreux pays européens. Pendant ce temps-là, la France, quant à elle, prend toujours plus de retard sur la question…

 

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Amsterdam et le sujet épineux des touristes du cannabis [GREENEWZ]

Amsterdam et le tourisme du cannabis

Amsterdam et le sujet épineux des touristes du cannabis

Amsterdam ne sait plus comment conjuguer tourisme et cannabis. La capitale des Pays-Bas et sa maire Femke Halsema souhaitent réguler l’afflux de touristes dans ses coffee-shops, ces fameux cafés où il est possible d’acheter et consommer du cannabis. Une pratique pas tout à fait légale, mais tolérée, qui a notamment fait la renommée de la ville auprès d’un certain type de visiteurs, qui profitent de leur venue pour s’essayer sans crainte au cannabis.

Mais après la période de crise sanitaire et de confinement liée au Covid-19, le retour de ces touristes dans les rues d’Amsterdam provoque une certaine forme de lassitude, voire de la colère, chez les habitants. Ces derniers se plaignent de nuisances, notamment aux abords du quartier rouge, connu notamment pour la prostitution et la possibilité de se procurer des drogues douces. Ainsi, le débat est rude et certains élus plaident pour une interdiction des fameux coffee-shops aux touristes.

Des résidents appellent à « arrêter la folie » 

C’est notamment le cas de la maire écologiste Femke Halsema. Elle estime que ces établissements sont « une porte dérobée vers le crime ». Car si la possession et la consommation de cannabis sont tolérées à Amsterdam, la culture commerciale n’est pas légale. Ainsi, nombre de coffee-shops utilisent des moyens d’approvisionnement illégaux, via des réseaux parallèles, qui peuvent être liés à la grande criminalité.

Els Iping, membre du groupe de résidents « Stop de Gekte » (« arrêtez la folie ») et anciennement au parti travailliste, estime de son côté que « les dealers viennent pour les touristes et les touristes viennent pour les coffee-shops ». Un cercle vicieux que les habitants d’Amsterdam veulent faire cesser. Et ils en auraient potentiellement les moyens légaux, car une loi nationale existe déjà limitant l’accès à ces établissements aux seuls résidents. Mais à Amsterdam, elle n’a jamais été appliquée. C’est pourtant ce que souhaitait la maire Femke Halsema.

Une forte opposition au critère de résidence

Mais l’édile amstellodamoise fait face à une forte opposition politique, y compris dans son propre camp. La plupart des groupes politiques locaux est contre la mise en place du critère de résidence. Le criminologue et chercheur spécialisé dans les drogues, Ton Nabben, doute de l’efficacité de la mesure. « Vous aurez une situation où vous arriverez à Schiphol, l’aéroport d’Amsterdam, et les dealers vous demanderont si vous voulez acheter quelque chose parce que vous ne pourrez pas aller dans un coffee-shop », estime-t-il.

De plus, l’efficacité de la mesure est contestée aux Pays-Bas, où elle a déjà été appliquée, notamment dans la ville de Maastricht depuis une dizaine d’années. L’offre s’est juste déplacée. Et il semblerait que le tourisme du cannabis est largement surestimé. Une étude a démontré que moins de la moitié des touristes venait à Amsterdam pour y consommer du cannabis. Et que 24% d’entre eux continueraient à venir même si le cannabis leur était interdit.

Bataille d’arguments à Amsterdam

Une véritable bataille d’arguments s’engage donc dans la capitale néerlandaise. Rob Hofland et son groupe politique, opposés au critère de résidence, prévoient « un transfert massif vers le commerce de rue » si la mesure est mise en place. « Nous pensons qu’il n’est pas judicieux d’opter pour des millions de transactions de drogues illégales ».

Il propose, en revanche, des mesures de contrôle plus strictes pour les coffee-shops. « Nous pourrions demander à inspecter les livres de compte. Les cafés qui refusent, nous pouvons les surveiller plus strictement. Les cafés qui participent, nous pouvons leur donner des avantages, comme avoir un stock plus important ». Mais pour Femke Halsema, ces propositions n’ont pas vocation à réduire la demande, ce qu’elle souhaite. Selon elle, la mise en place du critère de résidence répondrait à cette problématique.

Mais pour le moment, la maire d’Amsterdam fait face à une forte opposition du conseil municipal. Elle ne perd pourtant pas espoir et laisse « mijoter » cette perspective…

 

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Au Sénat, un groupe veut promouvoir la filière du chanvre [GREENEWZ]

Au Sénat, le chanvre fait parler

Au Sénat, un groupe veut promouvoir la filière du chanvre

Le chanvre a le vent en poupe et, au Sénat, on souhaite lui donner encore plus d’élan. Ainsi, un groupe d’une cinquantaine de sénateurs, mené par l’écologiste Guillaume Gontard, a publié une tribune fin septembre pour affirmer sa volonté de promouvoir et développer la filière du chanvre, notamment industriel. Plus qu’une tribune, c’est « une proposition de résolution pour le développement économique de la filière et l’amélioration de la réglementation des produits issus du chanvre » qui a été déposée par la cinquantaine de sénateurs français de tous bords politiques.

L’idée première, c’est d’enfin clarifier la situation et la position de la France vis-à-vis du chanvre. Premier producteur européen, avec environ 22 000 hectares cultivés, notre pays jongle toujours entre un flou juridique autour des produits tels que le CBD et ses dérivés, une vieille image diabolisée de la plante et la forte répression qui va avec, et les enjeux environnementaux vis-à-vis desquels le chanvre peut avoir un grand rôle à jouer.

Loin d’être un « effet de mode »

Pour la cinquantaine de membres du Sénat, remettre le chanvre au goût du jour n’a rien d’un « effet de mode ». Car « tout est bon dans le chanvre », une plante jugée « magique » par Myriam Laïdouni-Denis, conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes. Une expression qui n’est peut-être pas des plus heureuses, car il n’y a rien de magique dans le chanvre, c’est plutôt une plante vertueuse. « Une plante historique », plutôt qu’une « plante à la mode », plaide avec plus de mesure Guillaume Gontard. Rappelons-le, en 1840, on comptait quelques 176 000 hectares de chanvre cultivés en France.

Ainsi, le Sénat appelle le gouvernement à un meilleur encadrement de la filière, afin que la culture du chanvre soit « facilitée ». À l’heure actuelle, « une question de normes », selon le sénateur de l’Isère, freine le secteur. Une question épineuse à laquelle le gouvernement ne semble pas capable de répondre à l’heure actuelle, confondant trop souvent THC et CBD, cannabis psychotrope et plante inoffensive. Et subissant l’opposition du ministère de l’intérieur, y compris dans le domaine du cannabis thérapeutique.

Donner les moyens à la filière du chanvre

Pour sortir de ce carcan de confusion – entretenu parfois sciemment -, le groupe de sénateurs souhaite d’abord mettre en évidence les possibilités offertes par le chanvre dans les domaines environnementaux et industriels. Une plante qui « restructure » et « aère » les sols, explique Guillaume Gontard, « qui pousse vite, résiste à la sécheresse parce que très peu gourmande en eau, ne réclame pas d’apports en produits chimiques », ajoute Le Figaro. C’est aussi « un puits de carbone » selon l’écologiste Daniel Salmon, et une opportunité de reconversion agricole.

Textile, papier, construction, isolation, cosmétique, voire même alimentation des animaux d’élevage… On peut tout faire ou presque avec le chanvre, qui peut intégrer l’industrie automobile ou l’effort éolien, avec la fibre de chanvre pour succéder à la fibre de verre. Mais pour cela, il faut un « énorme travail de structuration de la filière ». C’est-à-dire « créer la demande, ouvrir le marché, normer tout ça ». Mais aussi des investissements, car la transformation du chanvre nécessite la mise en place d’outils particuliers.

La question des fleurs toujours floue, regrettent des membres du Sénat

Mais au-delà de ces usages industriels du chanvre, les membres du Sénat souhaite aussi une clarification de la politique menée au sujet des fleurs et feuilles de la plante, notamment sur la question du CBD. « On est toujours dans un flou juridique », regrette Guillaume Gontard, dix mois après l’arrêté d’interdiction de vente recalé par le Conseil d’État. Pourtant, « la manne financière, représentée par la culture du chanvre CBD serait une bouffée d’oxygène pour les agriculteurs français », estime le sénateur.

En attendant, le groupe ayant déposé la proposition tente de mettre en valeur les usages industriels du chanvre, en visitant notamment des entreprises du secteur, impliquées dans le béton de chanvre par exemple, ou encore, dans le Nord, la rénovation de logements d’une cité minière, dont la nouvelle isolation sera faite grâce à la plante. En espérant que les coûts baissent au fur et à mesure que les moyens sont donnés au secteur d’exister.

 

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Du chanvre et du CBD pour nourrir les animaux d’élevage ? [GREENEWZ]

Du chanvre et du CBD pour les animaux d'élevage ?

Du chanvre et du CBD pour nourrir les animaux d’élevage ?

Donner du chanvre et du CBD à manger aux animaux d’élevage et au bétail, une idée folle ? Les États-Unis réfléchissent sérieusement à la question, dans un pays où le cannabis, et en particulier le chanvre agricole et industriel, retrouve ses lettres de noblesse. En 2021, plus de 21 000 hectares de chanvre ont été plantés aux USA, quasiment autant que la surface cultivée en France qui est, rappelons-le, l’un des plus gros producteurs européens.

Au-delà des usages classiques de la plante, pour la production de cannabis récréatif ou thérapeutique, dans la construction, l’isolation, le textile ou encore l’alimentation, les États-Unis cherchent à découvrir, ou redécouvrir, les nombreux bénéfices du chanvre. Dans l’Illinois, par exemple, comme nous l’avons déjà évoqué, on plante du chanvre pour aider à la dépollution d’un lac. Mais les universitaires de tout le pays cherchent de nouvelles opportunités afin qu’aucun élément de la plante ne soit gâché.

Du chanvre pour nourrir des agneaux ?

Des scientifiques du College of Agricultural Science, de l’Oregon State University, se sont par exemple demandé que faire de la biomasse de chanvre usagé. Ce sous-produit de la plante est en fait ce qu’il reste du chanvre une fois passé par un processus d’extraction des cannabinoïdes, comme le CBD. La biomasse de chanvre usagé n’a que peu de valeur sur le marché. Le professeur Serkan Ates et son équipe ont donc cherché un moyen d’utiliser à bon escient ce sous-produit.

Leur idée ? Tout simplement nourrir des agneaux avec du chanvre et notamment cette biomasse. Et ainsi tenter de prouver que ce type d’alimentation peut convenir aux animaux d’élevage, sans conséquence sur leur santé ou la qualité de leur viande ou de leur lait pour les individus concernés. « À notre connaissance, notre étude est la première à évaluer les effets de l’alimentation du bétail avec de la biomasse de chanvre usagé », a estimé Serkan Ates.

Pas de conséquence néfaste observée sur le bétail

Pour leur étude, les chercheurs ont donné à des agneaux mâles une alimentation dont la biomasse de chanvre usagé représentait 10% de leur alimentation totale – pour un premier groupe – et 20% de l’alimentation totale pour un second groupe. Puis, une période de retrait de quatre semaines a été observée, durant laquelle le chanvre était exclu de l’alimentation des animaux. Enfin, à l’issue de cette expérimentation, ils ont évalué la santé, le poids, analysé la qualité de la viande, les caractéristiques de la carcasse des agneaux.

Résultat ? « La qualité nutritionnelle de la biomasse de chanvre usagé est équivalente à celle de la farine de luzerne », communément donnée aux agneaux. Ces derniers digèrent d’ailleurs mieux ce nouvel aliment. Aucun effet sur le poids des animaux n’a été observé, ni sur la qualité de la viande. La façon dont a été affecté le métabolisme des animaux « n’est pas préjudiciable » et la capacité anti-oxydante a été améliorée. Seul bémol : la capacité du foie à extraire ou métaboliser un médicament a été diminuée.

« Bien que des recherches supplémentaires soient encore nécessaires, la biomasse de chanvre usagé peut être considérée comme un aliment sûr pour les ruminants et une bonne alternative à la farine de luzerne pour le bétail, surtout si elle présente un avantage économique », a conclu Serkan Ates.

Et les cannabinoïdes dans tout ça ?

Parallèlement, au Kansas, des chercheurs ont voulu observé les effets des cannabinoïdes sur les animaux d’élevage. Et en particulier du CBD, présent dans l’alimentation en chanvre sous sa forme naturelle, le CBD-A. Du chanvre enrichi a donc été donné à huit vaches de la race Holstein, tandis qu’un groupe témoin était composé de huit autres individus. Une dose journalière d’environ 5,5 mg de CBDA par kilogramme de poids corporel était contenue dans l’alimentation des animaux – une alimentation composée, donc, d’un mélange contenant du chanvre.

Et les échantillons de sang prélevés ont montré que les niveaux de stress de ces vaches avaient baissé. Mais cet apaisement était aussi visible dans le comportement des animaux : ces derniers ont passé beaucoup plus de temps allongés, preuve d’une certaine détente, que leurs homologues du groupe témoin. La digestion du chanvre ne suscite là aussi aucune inquiétude, au contraire, et ne laisse aucune trace de cannabinoïdes dans la viande ou le lait.

Reste à mener d’autres études complémentaires pour convaincre la FDA. Car la Food and Drug Administration n’autorise pas encore l’usage du chanvre dans l’alimentation des animaux d’élevage. Mais l’intérêt croissant du secteur agricole pour la plante devrait rapidement faire évoluer la situation.

 

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L’AMA maintient le cannabis sur la liste des produits dopants [GREENEWZ]

L'AMA maintient le cannabis comme produit interdit

L’AMA maintient le cannabis sur la liste des produits dopants

L’AMA, l’agence mondiale antidopage, avait déclaré en septembre 2021 sa volonté de réexaminer la présence du cannabis, et surtout du THC, dans la liste des produits interdits. La question s’était notamment posée à la suite de la suspension de la sprinteuse américaine, Sha’Carri Richardson, lors des Jeux Olympiques de Tokyo, ayant eu lieu à l’été 2021, après un an de report dû à la pandémie de Covid-19. Face aux vives réactions, l’AMA avait décidé de réfléchir à la question.

Quatre ans après avoir retiré le CBD de la liste des produits interdits, l’agence mondiale antidopage a montré sa volonté d’évolution en fonction des pratiques et des nouvelles habitudes, mais pas au détriment de l’égalité et de l’équité sur le plan de compétition sportive de haut niveau. C’est pourquoi, fin septembre 2022, l’AMA a décidé du maintien du cannabis, en visant particulièrement le THC, sur la liste des dopants.

Le cas Sha’Carri Richardson entraîne une nouvelle réflexion

Alors pourquoi l’AMA a-t-elle souhaité revoir sa position sur le cannabis ? Le débat a été remis sur la table à la suite de la suspension de la sprinteuse américaine Sha’Carri Richardson, à la veille des Jeux Olympiques de Tokyo, en 2021. Grande chance de médaille d’or sur 100 mètres mais privée de JO, la jeune femme de 22 ans avait alors reconnu avoir consommé du cannabis à la suite du décès de sa mère. « Je suis humaine, avait-elle déclaré. Je présente toutes mes excuses pour ne pas avoir su comment contrôler mes émotions pendant cette période ».

Mais l’affaire avait pris une nouvelle tournure après la réaction du président des États-Unis, Joe Biden. « Les règles sont les règles et chacun doit savoir ce qu’elles impliquent », avait commenté le démocrate de 79 ans. « La question de savoir si les règles devraient rester telles qu’elles sont, c’est un autre problème. Mais en attendant, les règles sont les règles ». Une évolution des mentalités aux USA, où un tiers des États a légalisé le cannabis, qui a poussé l’AMA à réagir à son tour.

Une question « pas simple » pour l’AMA

L’agence mondiale antidopage a donc pris son temps ces douze derniers mois pour interroger des experts, des athlètes et effectuer une revue de la littérature scientifique au sujet du cannabis et du THC. Et la réponse de l’institution est claire : le THC reste sur liste des produits dopants et donc interdits. Une décision qui n’a pas été l’évidence même. « Déterminer comment le THC devrait être traité dans un contexte sportif n’est pas simple », a déclaré Olivier Niggli, directeur général de l’AMA.

L’organisation « est consciente de la diversité des opinions et des perceptions liées à cette substance dans le monde, et même dans certains pays. L’AMA est également consciente que les quelques demandes de retrait du THC de la liste des interdictions ne sont pas soutenues par l’examen approfondi des experts (…) et que les lois de nombreux pays – ainsi que les lois et politiques réglementaires internationales générales – appuient le maintien du cannabis sur la liste à l’heure actuelle ».

L’AMA rappelle sa clémence au sujet du THC

Le THC reste donc sur la liste des produits interdits. Mais l’agence rappelle les règles actuelles. « Le THC est interdit en compétition seulement, et uniquement lorsque la concentration urinaire dépasse un seuil de 150 ng/mL ». Un taux qui, selon l’AMA, « correspondrait à un sportif aux facultés significativement affaiblies ou une consommation fréquente ».

De plus, l’institution rappelle également avoir « considérablement » réduit la durée de suspension en cas de contrôle positif. Celle-ci « est passée de deux (voire quatre) ans auparavant, à aussi peu qu’un mois aujourd’hui pour les sportifs qui peuvent démontrer que la consommation de THC a eu lieu hors compétition et sans lien avec la performance sportive ». Comme ce fut le cas pour Sha’Carri Richardson.

Mais l’AMA est consciente que la question du cannabis est en constante évolution. Elle « prévoit de poursuivre ses recherches dans ce domaine en lien avec les effets potentiels du THC sur la performance, son impact sur la santé des sportifs et aussi en ce qui concerne les perceptions du cannabis par les sportifs, les experts et d’autres personnes dans le monde entier ».

 

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Épilepsie : du CBD testé sur une centaine d’enfants en France [GREENEWZ]

Du CBD pour traiter l'épilepsie ?

Épilepsie : du CBD testé sur une centaine d’enfants souffrant de crises

Du cannabis thérapeutique pour lutter contre l’épilepsie ? L’idée n’est pas nouvelle. De nombreuses études ont démontré le potentiel de certaines molécules issues du chanvre face à cette maladie cérébrale, diagnostiquée à chez environ 5 millions de personnes à travers le monde tous les ans. « Dans les pays à revenu élevé, le nombre de personnes diagnostiquées est estimé à 49 pour 100 000 personnes par an », constate l’Organisation mondiale de la santé.

L’épilepsie peut provoquer de violentes crises

L’épilepsie se traduit notamment par des crises, qui peuvent parfois être très violentes. Cette maladie chronique du cerveau est souvent associée à ces crises, qui sont le symptôme le plus impressionnant. Mais elle peut également entraîner des conséquences tels que des troubles cognitifs, psychologiques ou sociaux, qui surviennent au cours de l’évolution de l’épilepsie. Il existe plusieurs types de maladies épileptiques de gravité variable.

Chez Haïtham, 13 ans, rencontré par France 5, les crises se traduisent de la manière suivante. « Une grosse crise épileptique chez Haïtham, c’est une perte de connaissance, les yeux qui peuvent révulser, les membres tétanisés », nous décrit sa mère, Roseline. « Il est arrivé qu’Haïtham, à la suite de plusieurs crises, qui pouvaient aller jusqu’à 20 par jour, soit hospitalisé puisqu’on n’arrivait pas à le stabiliser ».

Du CBD face aux traitements classiques inefficaces

Malheureusement, chez Haïtham comme chez un patient sur trois, les médicaments antiépileptiques classiques se sont révélés inefficaces. Mais depuis mars 2021, les malades peuvent bénéficier d’un nouveau traitement, dans le cadre de l’expérimentation sur le cannabis thérapeutique qui a lieu en France. D’abord prévue sur deux ans, celle-ci vient d’être prolongée d’une année supplémentaire, au grand dam des associations de patients, comme nous vous en parlions dans un précédent article.

Haïtham, lui, a pris pendant un mois du cannabibiol, sous forme d’huile. Sans effet psychotrope, ce traitement a des résultats « spectaculaires », juge sa mère. « On est arrivé à une dose de CBD qui permet de stabiliser son épilepsie. Actuellement, il ne fait plus de crise. Le CBD a complètement changé ma vie puisque je suis beaucoup plus sereine, moins de stress quand il part au centre, ça fait beaucoup », dit-elle, soulagée. Que du positif pour Haïtham donc, mais également pour sa maman.

Des résultats très différents selon les cas

Avec un traitement expérimental, le suivi d’Haïtham est particulièrement poussé. Son neurologue et sa mère constatent également de nettes améliorations comportementales. Le jeune garçon « commence, émotionnellement, à s’exprimer ». « Par exemple, il a une petite nièce dont il est jaloux. Avant, il ne l’exprimait pas ». Aucun effet secondaire n’est présent, comme « les diarrhées, douleurs abdominales ou inconforts », que l’on constate parfois chez les patients traités au CBD.

Pour le professeur Stéphane Auvin, neuropédiatre, le résultat sur sa patientèle est le suivant. « J’ai un petit 10% de mes patients dont la situation a été grandement améliorée, c’est-à-dire quasiment plus de crises ou plus de crise du tout. J’ai 20 à 30% de patients pour lesquels ça n’a rien fait du tout, voire on a eu des effets secondaires sans avoir d’effet sur les crises elles-mêmes. Ceux qui sont entre les deux vont plus ou moins diminuer la fréquence des crises ».

Pas un produit miracle mais « une opportunité »

Le CBD ne fonctionne donc pas chez toutes les personnes touchées par l’épilepsie. « La cannabidiol, c’est une opportunité. Pour les patients qui ont une épilepsie pharmaco-résistante, qui continuent à faire des crises malgré les traitements, ça donne une option supplémentaire », explique le neurologue. « Mais ce n’est pas le médicament miracle », tient-il à préciser. Cependant, auprès des malades chez qui le CBD fonctionne, les résultats peuvent être « spectaculaires ».

Avec seulement une vingtaine de patients traités au cannabidiol par Stéphane Auvin, il faudra bien sûr attendre un échantillon plus important pour juger de la réelle efficacité de tels traitements, notamment sur le long terme. Et pour un accès légal et généralisé, la patience est de mise. L’expérimentation du cannabis thérapeutique, devant prendre fin en mars 2023, a été prolongée d’un an. Principalement pour des raisons d’approvisionnement, la France souhaitant mettre en place une filière franco-française pour ce nouveau marché.

 

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Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
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L’huile CBD/CBG de Greenboyz, parfaite pour les sportifs

L'huile CBD/ CBG idéale pour les sportifs

L’huile CBD/CBG de Greenboyz, parfaite pour les sportifs

Parmi notre gamme d’huile de cannabinoïdes, l’huile CBD/CBG de Greenboyz tient une place d’honneur. Sa composition est simple, 100% bio et made in France et ses bienfaits potentiels sont nombreux. Car avec les huiles de cannabinoïdes, il est possible de tout faire ou presque ! Et cette version combinant cannabidiol et cannabigérol est tout à fait particulière. Grâce au CBD et au CBG, profitez d’un sentiment de relaxation tout en bénéficiant des intéressantes propriétés du cannabigérol en terme de récupération physique et musculaire.

Une huile qui fait la part belle au cannabigérol

Le cannabigérol, aussi appelé CBG, est un cannabinoïde très prisé. Comme le CBD, il est non psychoactif, mais est aussi le précurseur des autres cannabinoïdes de la plante. Sans lui, pas de CBD. Présent plus massivement dans le cannabis au début de la floraison, il possède des vertus très intéressantes. Notamment analgésiques, antifongiques mais aussi antidépressives, anxiolytiques. Son potentiel semble énorme et les scientifiques s’y intéressent de plus en plus.

Avec l’huile CBD/CBG de Greenboyz, vous allez pouvoir profiter des bienfaits de ces deux cannabinoïdes au sein d’un produit confectionné à l’aide d’isolat. L’isolat, ce sont des cristaux purs de CBD et de CBG, dans une huile de chanvre biologique et fabriquée entièrement en France.

Huile CBD/CBG Isolat

L’huile CBD/CBG adaptée aux sportifs

L’association du CBD et du CBG peut être idéale pour les sportifs. En effet, le cannabidiol et ses vertus relaxantes permettent un état d’esprit plus serein, parfait avant une session de sport. Parallèlement, le cannabigérol possède des propriétés antalgiques et analgésiques et son potentiel dans le cadre de la récupération musculaire. La sensation de fatigue physique peut s’en trouver réduite, de même que certaines douleurs. Un esprit sain dans un corps sain grâce à l’huile CBD/CBG de Greenboyz !

La gamme d’huile Isolat de Greenboyz s’enrichit d’une huile CBD et CBG 10% d’une rare qualité. L’isolat de CBD (7,5%) et de CBG (2,5%) offre une association particulièrement prometteuse. Ces deux cannabinoïdes ont chacun un énorme potentiel et leur alliance fait des étincelles ! Le tout au sein d’une huile de chanvre 100% bio, comme tout ce que contient ce petit flacon de 10 ml. Enfin, l’intégralité de cette huile CBD et CBG est de fabrication française, de A à Z ! Alors on fonce ?

 

Des baisses de prix folles

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En France, le cannabis médical prend un peu trop son temps [GREENEWZ]

En France, le cannabis thérapeutique prend du retard

En France, le cannabis médical prend un peu trop son temps

La France a lancé, en mars 2021, sa première expérimentation autour du cannabis médical légal. Une première entrée dans le monde du cannabis thérapeutique pour notre pays, qui accuse un retard certain vis-à-vis de ses voisins en la matière. Inaugurée en grandes pompes par Olivier Véran, alors ministre de la santé, à Clermont-Ferrand, cette expérience devait durer deux ans et concerner près de 3000 patients. Ces derniers avaient alors la possibilité de bénéficier de traitement au cannabis, sous forme notamment d’huile et en vaporisation.

Ce projet avait déjà pris bien du retard. Devant être lancé fin 2019, il avait dû attendre plus d’un an pour voir finalement le jour. En cause, la pandémie de Covid-19 mais aussi des problèmes d’approvisionnement. Fournir les vaporisateurs, former les médecins, tout ceci a pris du temps et a finalement retardé le lancement. Mais enfin, après un an et demi d’expérimentation et à six mois de la fin du projet, la mise au point se fait au sujet du cannabis thérapeutique.

Il faudra encore attendre pour la légalisation

Malheureusement et comme pressenti, la fin de l’expérimentation, et donc la mise légale sur le marché, a été reportée. L’association Santé France Cannabis, qui regroupe des acteurs des différents secteur de la future filière française du cannabis médical, a en effet préconisé le prolongement d’un an de l’expérimentation. La raison avancée ? « Laisser le temps nécessaire à la filière de s’organiser », peut-on lire dans une note adressée aux députés.

La crainte de Santé Cannabis France, c’est de voir le pays se fournir à l’étranger, plutôt que de faire bénéficier une filière franco-française. Il y aurait en effet un risque que « la généralisation de l’usage de ces médicaments ou la prorogation de l’expérimentation ne soient, dans les conditions actuelles, favorables aux acteurs étrangers au détriment de la filière française ».

La grogne des patients

La confirmation de la prolongation de l’expérimentation est venue de la Direction générale de la santé. Censée prendre fin en mars 2023, l’expérience durera bien jusqu’en mars 2024. Mais dans un premier temps, l’annonce a été faite aux industriels. Les patients, quant à eux, n’ont été prévenus que trois jours plus tard. Une « maladresse » de la Direction générale de la santé, dénoncée par les associations.

Celles-ci « regrettent vivement n’avoir été ni consultées, ni même informées de cette décision, avant que celle-ci n’ait fuité dans la presse par un communiqué des représentants de la filière agro-industrielle. Cette méthode est symptomatique du peu de considération dont bénéficient les malades dans cette décision ». Mais plus encore, c’est ce nouveau report qui met en colère les associations.

Les associations de patients montent au créneau

Pour elles, « les motifs invoqués pour prolonger l’expérimentation, à savoir l’impréparation de la filière agro-industrielle française et le risque de prise de positions d’acteurs étrangers sur le marché, ne sauraient en aucun cas dicter notre politique sanitaire ».

Elles ajoutent, dans un communiqué : « Privilégier des intérêts économiques à l’amélioration de la santé et de la qualité de vie de dizaines de milliers de malades souffrant de symptômes chroniques et lourdement invalidants constitue une rupture dangereuse avec l’éthique de santé publique et ne serait-ce que la doctrine du « quoi qu’il en coûte » adoptée au moment de la crise du Covid-19 ».

La France se tient tout de même prête

Il semblerait donc que la légalisation du cannabis thérapeutique en France doive attendre. Tout comme les malades, qui ne pourront sans doute pas en bénéficier avant, au plus tôt, fin 2024. Parallèlement, les entreprises françaises se tiennent prêtes. Dans le cadre de projets de recherche et développement, une société angevine travaille déjà à produire des médicaments à base de cannabis. « Objectif, écrit France 3, être prêt fin 2023 en vue de la généralisation d’une filière 100% française ».

 

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Des permis de conduire retirés pour simple usage de CBD ? [GREENEWZ]

Permis de conduire retirés après usage de CBD

Des permis de conduire retirés pour simple usage de CBD ?

Des permis de conduire qui sautent pour usage de stupéfiants ? Des automobilistes uniquement consommateurs de CBD sanctionnés ? En France, conduire après avoir consommé du CBD peut vous faire courir des risques. Pourtant, le cannabidiol, une des molécules non-psychotropes du cannabis, ne provoque a priori aucun effet pouvant altérer le discernement et donc la conduite d’un véhicule. Alors comment des consommateurs de CBD se retrouvent en infraction, avec une amende, un retrait de points et un passage au tribunal ?

C’est la question que se posent de plus en plus d’automobilistes. Le CBD, de plus en plus prisé pour ses vertus anxiolytiques et relaxantes, peut également contenir des traces de THC, l’agent psychoactif du cannabis. Cependant, en France, un taux de THC strictement inférieur à 0,3% est toléré dans les produits au CBD. Un taux bien trop faible pour provoquer quelconques effets psychotropes, comme la perte de réactivité ou une altération de la perception.

Des automobilistes contrôlés positifs au THC

Pourtant, des mauvaises surprises attendent certains automobilistes et leurs permis de conduire. « Il y a un an, de retour de la plage avec mon copain, je me suis fait contrôler par des gendarmes », raconte Marine, la vingtaine, au Parisien. « Après l’alcootest négatif, ils m’ont fait un test salivaire qui, lui, s’est révélé positif ». Elle assure pourtant ne consommer que du CBD sous forme de fleurs et constate le résultat positif du test « à sa grande surprise ».

Auprès des gendarmes, elle joue la carte de l’honnêteté. « À la question : consommez-vous du cannabis ? J’ai répondu : non, mais du CBD oui. » Marine accepte alors de passer un second test du même genre, seulement un peu plus précis. Malheureusement, quelques jours plus tard, le résultat tombe : également positif. Son permis de conduire est alors, de fait, suspendu. « Et sa voiture a été saisie », ajoute BFM.

Des permis de conduire qui sautent et la colère des usagers

La jeune femme, quant à elle, ne décolère pas. À la presse, elle explique être consommatrice quotidienne de CBD et l’utiliser pour se sevrer du THC et du cannabis illégal. « On le sent que c’est inoffensif. Quand je consomme le soir avant de me coucher, je ne suis pas défoncée. Ça me détend oui, je reproduis le geste également, mais il n’y a aucun effet psychotrope ». Mais Marine ne se laisse pas faire, saisit un avocat et prépare son passage au tribunal, en mai dernier, soit près de dix mois après son contrôle routier.

Elle se munit d’un test urinaire négatif, différenciant bien CBD et THC et obtient une relaxe. Mais ce n’est pourtant pas la fin de l’histoire pour la jeune femme. En effet, le parquet décide… de faire appel. Pour son avocat, le problème remonte à six ans, lorsque décision a été prise de concentrer les efforts des forces de l’ordre sur les tests salivaires, laissant de côté analyse sanguine et urinaire, qui permettent pourtant d’obtenir des résultats précis, différenciant bien les différentes molécules.

De longues procédures et un flou au détriment des automobilistes

Pour Maître Antoine Régley, saisi de plusieurs cas similaires, c’est « la conséquence d’une politique pénale qui mise sur le chiffre. Cela revient à faire peser une injustice inacceptable sur les consommateurs de CBD, un produit légal ».

Du côté de la Sécurité routière, le mot d’ordre est le suivant : dans le doute, s’abstenir ! « La conduite sous l’emprise de CBD n’est pas pénalisée, et même si la consommation est autorisée, elle peut entraîner une présence de THC dans la salive et dans l’organisme du conducteur et donc matérialiser l’infraction. La conduite après consommation de CBD peut être déconseillée ».

Du côté de l’avocat, on plaide bien sûr pour un retour rapide à la possibilité de « demander une analyse complémentaire sanguine ou urinaire rapide afin de dédouaner les conducteurs qui prennent du CBD ». Une manière simple d’éviter des « suspensions provisoires » de permis de conduire, et la saisie de tribunaux « pour rien ». « Ainsi, l’innocence est prouvée immédiatement ». Sans qu’un conducteur ait à subir les conséquences d’un premier contrôle positif.

 

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En Afrique du Sud, la légalisation ne profitera-t-elle qu’aux riches ? [GREENEWZ]

Afrique du Sud - Légalisation Cannabis

En Afrique du Sud, la légalisation ne profitera-t-elle qu’aux riches ?

L’Afrique du Sud est en pleine transition au sujet du cannabis. Considéré comme le troisième pays le plus riche du continent derrière le Nigeria et l’Égypte, la « nation arc-en-ciel », des mots du Prix Nobel de la Paix Desmond Tutu, a longtemps mené une politique très dure à l’égard du cannabis. Une forme de prohibition qui n’a pas empêché la culture de cannabis d’exister, notamment dans les provinces du Cap-Oriental et du KwaZulu-Natal. Mais les choses semblent vouloir changer.

En effet, en 2018, une décision historique a eu lieu : la dépénalisation de l’usage privé, de la possession et de la culture du cannabis. Une porte entrouverte pour les petits consommateurs, uniquement dans le cadre privé. Car la culture à grande échelle reste illégale, alors qu’elle fait vivre des dizaines de milliers de personnes chaque année, notamment dans les régions précédemment citées où faire pousser du cannabis est presque une tradition.

La culture de cannabis pour seule source de revenus

La BBC a rencontré ces producteurs dans la région du Pondoland du Cap-Oriental. Ici vivent de nombreuses communautés rurales qui tirent du cannabis « une source vitale de revenus », écrit le média anglophone. « Tout le monde ici en cultive, c’est comme ça qu’ils gagnent leur vie », explique Greek Zueni, qui milite localement pour une légalisation. Dans des champs de cannabis, de nombreuses petites mains récoltent le fruit de leur travail.

Côte sauvage - Pondoland - Afrique du Sud
Côte sauvage du Pondoland – Afrique du Sud

Nontobeko, qui a « appris à cultiver le chanvre à l’âge de huit ans », raconte son quotidien. « Le cannabis est très important pour nous car c’est notre moyen de subsistance et notre source de revenus. Tout ce que nous obtenons, nous l’obtenons en vendant du cannabis. Il n’y a pas de travail, nos enfants sont juste assis ici avec nous ». Et même si ces cultures bénéficient d’une certaine tolérance, elles restent illégales à cette échelle. D’ailleurs, Nontobeko n’est pas le vrai nom de cette femme, qui a préféré prendre un pseudonyme face à la presse.

En Afrique du Sud, des licences trop chères réservées aux riches ?

Dans les deux provinces du Cap-Oriental et du KwaZulu-Natal, on estime à 900 000 le nombre de petits agriculteurs de ce genre. Alors, quand le président Cyril Ramaphosa a récemment annoncé que l’Afrique du Sud se devait d’exploiter l’industrie du cannabis, ces derniers ont espéré qu’ils feraient naturellement partie de l’aventure. Avec un marché représentant potentiellement plusieurs milliards de dollars, la possible création de 130 000 emplois et le savoir-faire de ces populations rurales, le chemin semblait tout tracé.

Mais aujourd’hui, elles se sentent « laissées pour compte ». « Le coût de l’obtention d’une licence pour cultiver du cannabis est tout simplement trop élevé pour beaucoup », écrit la BBC. « Le gouvernement doit changer son approche et proposer des lois qui soient favorables aux cultivateurs et aux citoyens. Pour l’instant, les personnes qui ont des licences sont des gens riches », regrette Greek Zueni.

Pour un meilleur partage du gâteau

Si Greek Zueni est aussi amer, c’est aussi parce que le gouvernement a récemment évalué l’industrie locale du cannabis, « qui a largement opéré dans l’ombre », à près de 2 milliards de dollars. Et l’ambition de l’État d’Afrique du Sud, c’est la compétitivité sur le marché mondial, avec donc des produits contrôlés et légaux.

« Le gouvernement devrait aider les communautés à cultiver pour qu’elles puissent être compétitives sur le marché mondial. Nos produits poussent facilement et de manière organique. Nous ne sommes pas jaloux, les riches doivent aussi venir, mais s’il vous plaît, aidez les plus pauvres des pauvres », implore Greek Zueni.

Des cultivateurs « laissés pour compte » qui gardent espoir

Certaines sociétés tentent de prendre les devants. Labat Africa Group, dans le domaine du cannabis médical, a acheté le producteur Sweetwater Aquaponics, situé au Cap-Oriental. Le directeur du groupe s’explique : « Ce que nous voulions réaliser avec notre licence, ce n’est pas seulement cultiver du cannabis médicinal, mais aussi utiliser cette licence pour en faire profiter tout le monde dans la province du Cap-Oriental ».

Il admet sans détour que « les cultivateurs plus traditionnels ont été laissés pour compte au fur et à mesure que la législation sur le cannabis progressait » et reconnait que « la région de Pondoland était synonyme de fourniture de cannabis dans toute l’Afrique du Sud ». Mais avec une licence à plus près de 1500 dollars et des frais de mise en place d’une installation de cannabis médicinal de 200 000 à 300 000 dollars, ces populations ont d’office été exclues.

En attendant un meilleur partage du gâteau, les agriculteurs du Pondoland chouchoutent leur souche locale de cannabis, qui a montré des résultats particulièrement intéressants dans le traitement du cancer du sein. Un terroir qui pourrait changer la donne.

 

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Qui était Frenchy Cannoli, l’expert des résines de cannabis ? [GREENEWZ]

Frenchy Cannoli Résines Cannabis

Qui était Frenchy Cannoli, l’expert des résines de cannabis ?

Frenchy Cannoli, ça vous dit quelque chose ? Il y a des noms qui résonnent différemment aux oreilles et des personnages qui restent dans les mémoires pour la façon dont ils ont marqué leur domaine. Impossible d’évoquer l’histoire du football sans parler de Maradona ou Zidane ! Impossible, de la même façon d’évoquer le cannabis sans parler de Jack Herer ou de Frenchy Cannoli. Et c’est le dernier d’entre eux qui nous intéresse aujourd’hui, car il est devenu une véritable légende, notamment du côté des États-Unis.

Mais qui était Frenchy Cannoli ? Comment ce Français est devenu une star outre-Atlantique et dans le monde du cannabis ? Une chose est sûre : il a eu une vie hors du commun, après « être tombé amoureux » du cannabis et notamment des résines – ou haschisch – dont il s’est fait une spécialité. Inconnu ou presque du grand public, son apport à l’industrie du cannabis en ont fait un personnage incontournable pour tous les amateurs de résines.

 

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De nombreux voyages à travers le monde

Frenchy Cannoli est né en 1956 et a passé une grande partie de son enfance à Nice. Il découvre très jeune le cannabis, à 17 ans, sous forme de haschich. « La première fois que j’ai fumé, c’était du Libanais. Je m’en rappelle vraiment clairement. Je dois dire que ça a été le début d’un grand amour ! », déclarait-il en 2015. À ses 18 ans, il quitte la France pour devenir fumeur itinérant et entreprend une sorte de tour du monde. Il découvre de nombreux pays producteurs de haschich, en Inde, au Népal, au Maroc ou encore au Pakistan.

Le Français passera surtout de longues années en Inde, dans la vallée de Parvati. « J’étais là pour faire ma réserve pour l’année. J’étais un clochard. J’y allais pendant quatre mois pour faire ma réserve et ensuite je repartais fumer sur la plage », a-t-il raconté de ses premières années de voyage. Mais partout où il passe, il se lie d’amitié avec les artisans du cannabis, découvre et apprend des techniques de fabrication traditionnelles voire ancestrales. Pendant 20 ans, Frenchy Cannoli emmagasine des connaissances et développe un véritable savoir-faire hérité d’un melting-pot de cultures.

Frenchy Cannoli, le »maître haschischin » 

Pas question pour Frenchy Cannoli de garder toute cette expérience pour lui. Jusqu’alors voué à une certaine clandestinité, le Français s’installe en Californie, en pleine ouverture du marché légal du cannabis. Dans le Triangle d’Emeraude où poussent parmi les meilleures variétés au monde, il joue de son savoir-faire pour faire découvrir un produit presque inconnu aux États-Unis, où la fleur pure tient le haut du pavé. Ses résines, sa technique de pressage, sa fabrication 100% naturelle et son expertise vont faire de lui une véritable star et une référence en la matière.

Ses temple balls, des résines de cannabis sous forme de petites boules, deviennent célèbres. Il participe à des conférences, transmet son savoir, donne des cours et des formations ou encore des conseils en tout genre. Transmettre ses connaissances ? « C’est la chose la plus importante que j’ai à offrir ». Il est également convié comme juge dans de nombreux concours, tout en restant fidèle à son premier amour : le haschich. « En tant que haschischin, je peux vraiment voir la qualité de la fleur par la production de la résine ».

 

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Une analogie entre le cannabis et le vin comme maître-mot

Frenchy Cannoli compare sans problème le terroir viticole avec celui du cannabis, dans le Triangle d’Emeraude. « La compréhension scientifique grandissante des échanges entre le sol, le climat et les différentes variétés de raisin a transformé le vin en un breuvage de qualité », expliquait-il sur son blog. « Les vins étaient en train d’acquérir pour la première fois une identité, avec des caractéristiques spécifiques en fonction de la région de production : le terroir ».

« Le Triangle d’Emeraude, région du nord de la Californie, cultive légalement du cannabis depuis les années 1960. La richesse de son terroir et la génétique unique de variétés travaillées depuis 40 ans offrent d’énormes opportunités économiques, tout comme le Bordelais il y a 160 ans », comparait-il. Avant de conclure : « Et si le cannabis était le nouveau vin ? » Frenchy Cannoli est décédé en juillet 2021, à l’âge de 64 ans, mais laisse un héritage unique pour tous les cannabinophiles.

 

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L’hôtellerie de luxe veut attirer les touristes du cannabis [GREENEWZ]

L'hôtellerie de luxe et le cannabis

L’hôtellerie de luxe veut attirer les touristes du cannabis

L’hôtellerie se met petit à petit au vert ! Dans les pays ou régions où le cannabis a été légalisé, une forme particulière de tourisme émerge. En effet, certains vacanciers choisissent leurs lieux de villégiature en fonction de la possibilité – ou non – d’y consommer du cannabis. Les touristes font ainsi d’une pierre deux coups, profitant du patrimoine local tout en s’offrant un produit qui n’est pas forcément en vente libre, voire légal, chez eux.

Et pour accueillir ces touristes du cannabis, il faut des logements ! Et l’hôtellerie l’a bien compris, en proposant de plus en plus d’établissements que l’on pourrait qualifier de « cannabis friendly ». Des lieux pas réservés aux consommateurs d’herbe, mais où ils pourront quand même en faire usage. Mais de plus en plus, des offres diversifiées et des concepts poussés émergent, pour satisfaire tous types de clientèles, jusqu’au plus aisées.

Aux États-Unis, les canna-touristes sont nombreux !

Si l’hôtellerie cherche à varier son offre et ce, pour toutes les bourses, c’est notamment parce que la demande est forte. Cultivar Brands, une agence de marketing stratégique spécialisée dans l’industrie de cannabis, a mené une enquête en association avec MMGY Travel Intelligence afin mesurer la part de canna-touristes aux États-Unis. Ils estimaient, en 2020 juste avant la pandémie que 29% des « voyageurs d’agrément » aux USA pouvaient être identifiés comme faisant partie d’un « public de voyageurs motivés par le cannabis ».

Une étude plus récente, en sortie de crise du Covid-19, a révélé que ce chiffre avait tendance à augmenter, notamment parmi les générations Z et Y, donc les personnes nées à partir des années 1980. 37% des touristes internes aux États-Unis seraient intéressés pour s’engager dans au moins une activité liée au cannabis au cours de leur séjour. Même si ces chiffres restent une estimation, ils prouvent que le canna-tourisme existe bel et bien.

Une bonne affaire pour l’hôtellerie

L’hôtellerie y voit donc là un beau moyen de faire des affaires. Déjà, des logements au format guest-house ou dans l’esprit AirBnB ont émergé un peu partout, regroupés par la plateforme « Bud and Breakfast ». Le secteur hôtelier s’est engouffré dans la brèche, avec notamment la chaîne Bud+Breakfast (à ne pas confondre, donc), proposant des hôtels plutôt low cost accueillant volontiers les consommateurs de cannabis.

Mais les études récentes montrent que les clientèles plus aisées se prêtent au canna-tourisme. « Les données montrent que si vous regardez les revenus médian et moyen des ménages, le public intéressé par le cannabis a un profil très convaincant en ce qui concerne le revenu disponible », constate Brian Applegarth, fondateur de la Cannabis Travel Association et de Cultivar Brands. Une part des touristes a donc les moyens et est prête à dépenser pour certains services ou activités.

Des établissements plus luxueux ouvrent leurs portes au cannabis

Ainsi, de plus en plus d’hôtels de luxe s’adaptent à cette nouvelle clientèle, comme on le constate en Californie. Des établissements 4 étoiles qui proposent de multiples services. Humbolt Social gère ainsi plusieurs établissements et varie son offre. Leurs hôtels proposent un service de livraison de cannabis, une zone fumeurs accessible en extérieur et, en intérieur où fumer reste interdit, on trouve des produits comestibles au cannabis.

D’aspect, en revanche, ces hôtels ne montrent aucune connivence particulière avec le chanvre. Pas de grandes feuilles de cannabis ou de clichés liés à la consommation, les établissements, bien que luxueux, gardent un ton et une ambiance classiques dans l’hôtellerie. « Nous voulons soutenir le client consommateur de cannabis, mais nous souhaitons aussi être un endroit où sa tante ou sa grand-mère peut venir séjourner », explique le responsable de la chaîne, Jon O’Connor, à Travel Weekly.

L’hôtellerie inspirée par le tourisme viticole

Au-delà même de ces menus services, le secteur hôtelier s’inspire du tourisme viticole pour proposer de nouvelles activités. À la place de déguster du vin, de découvrir caves et vignes, on goûte du cannabis, rencontre les producteurs ou visite les fermes et les plantations.

« Je pense que certains endroits quatre ou cinq étoiles hésitent à adopter le tourisme du cannabis parce qu’ils ont peur de perdre leur clientèle. Notre expérience ici n’a pas démontré cela », a déclaré Brian Adkinson, qui a ajouté ces activités autour du cannabis à son établissement qui proposait déjà sensiblement la même chose pour le vin.

Et ce propriétaire veut aller plus loin, en proposant des repas ou des mariages cannabis-friendly. « Tout comme les gens veulent boire un verre lors des mariages, nous constatons que beaucoup de jeunes veulent pouvoir y consommer du cannabis également », a ajouté Adkinson. « C’est un autre indicateur, je pense, que le cannabis devient de plus en plus courant. En fin de compte, nous voulons le normaliser », conclut-il.

 

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Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
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Les plants de CBD attirent les convoitises… et les voleurs ! [GREENEWZ]

Vol de plants de CBD en France

Les plants de CBD attirent les convoitises… et les voleurs !

Depuis plusieurs mois, la France a commencé à produire ses propres plants de CBD. Des agriculteurs se sont pris au jeu, d’autres se sont insérés dans la brèche et, alors que le pays était déjà le plus gros producteurs de chanvre industriel d’Europe, des champs sont désormais destinés uniquement à la production de cannabidiol. Et à la différence du chanvre industriel, les plants de CBD ont cette particularité qu’ils ressemblent comme deux gouttes d’eau à des pieds de cannabis chargés en THC.

En 2021, on estimait le marché du CBD à près de 400 millions d’euros en France. De quoi attirer les convoitises. Et plus encore quand on sait à quel point le marché du cannabis illégal pèse lourd sur notre territoire. Les Français sont en effet parmi les plus gros consommateurs de cannabis illégal en Europe. Entre ces deux marchés, légal et illégal, certains peuvent y voir un moyen de faire des affaires de manières peu scrupuleuses… et les vols se multiplient.

Des plants de CBD dérobés en Vendée

Le quotidien Ouest-France relate notamment ce vol, survenu dans la nuit du 16 au 17 septembre. À Moutiers-sur-le-Lay, trois associés ont eu une très mauvaise surprise. Leur parcelle de plants de CBD est passée, en un an, de 1500 à 8000 pieds. « On a fait pratiquement un hectare », explique Arnaud, l’un des exploitants. Deux variétés de cannabis légal ont été plantées, et l’une d’entre elles, à la croissance plus rapide, est arrivée à maturité, prête pour la récolte.

Quelques vols sont alors intervenus, poussant les exploitants à placer des caméras de surveillance. Les champs avaient donc été visités, mais le vol a pris une nouvelle ampleur à la mi-septembre. Un samedi matin, les associés ont trouvé une de leurs parcelles « décimée », écrit le quotidien du Grand Ouest. « Ils ont pris plusieurs centaines de pieds. On était dégoûtés. On a bossé dur, tout ça pour que ça profite à d’autres », relate, dépité, Arnaud.

Un préjudice de près de 10 000 euros

Pour les associés, qui s’étaient déjà fait dérober une cinquantaine de plants de CBD l’an passé, le préjudice est très important. Ils pensent à des voleurs « bien organisés ». Une caméra de surveillance a également disparu, mais elle a pu transmettre des images. Déjà, la veille du vol, elle avait filmé un véhicule entrant dans leur champs. Le lendemain, « 100 pieds volés, c’est 10 000 € de chiffre d’affaires qui disparaissent ».

« On a l’habitude de curieux qui volent un ou deux pieds pour s’amuser. Mais un vol de cette ampleur, cela veut dire que ça s’organise », estime pour sa part François-Guillaume Piotrowski, président de l’association française des producteurs de cannabinoïdes. Déjà, en 2021, des vols importants avaient eu lieu, notamment dans la Vienne. Et ce, de manière régulière.

Des voleurs déterminés

« On ne vit plus, avait témoigné à la Nouvelle République un exploitant. On s’est lancé là-dedans depuis un an pour le challenge, mais là, ce n’est pas possible. La charge de travail est déjà très importante pour cette production, et là on est en plus en permanence en train de regarder les caméras. Dimanche, j’ai fait deux courses poursuites ».

Une détermination des voleurs qui inquiète. « On a prévenu les gendarmes et on a fait une course-poursuite à trois voitures, mais rien ne les arrête, même quand les gendarmes font un barrage sur la nationale, ils ne s’arrêtent pas, ça devient hallucinant ! »

Que font les voleurs des plants de CBD ?

La question qui se pose est la suivante : que font les voleurs des plants de CBD. Difficile de les réinjecter dans le circuit classique, quand ce cannabis légal doit faire l’objet de tests en laboratoire pour s’assurer de sa faible teneur en THC. Les voleurs pourraient donc revendre ce CBD en le faisant passer pour du cannabis chargé en THC. En toute connaissance de cause… ou non. En 2021, « plusieurs centaines de pieds (de CBD, ndlr) avaient été dérobées dans une serre de culture. Les gendarmes ont interpellé un individu : il pensait qu’il s’agissait de cannabis », chargé en THC…

 

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À Londres, le maire se penche sur la question du cannabis [GREENEWZ]

À Londres, le maire s'intéresse au cannabis

À Londres, le maire Sadiq Khan se penche sur la question du cannabis

Verra-t-on le cannabis légalisé à Londres dans les années à venir ? Rien n’est moins sûr. Cependant, le maire de la capitale britannique, Sadiq Khan, se penche sérieusement sur la question de la législation qui encadre et punit la possession et la consommation de cannabis. Encouragé par les projets de légalisation en Allemagne, les avancées notoires dans le domaine au Luxembourg, au Portugal et en République Tchèque, l’édile londonien s’attaque à un épineux enjeu de société.

Maire de Londres depuis 2016, réélu en 2021, Sadiq Khan avait, lors de sa campagne, promis la mise en place d’une commission chargée d’étudier l’efficacité de la législation britannique sur les drogues. En réunissant un panel d’experts, Sadiq Khan désire avoir un aperçu des différentes politiques mises en oeuvre de par le monde sur le sujet de la consommation de drogues.

Une commission spéciale doit faire le point

Cette commission a donc été mise en place récemment. Elle est présidée par Charlie Falconer, membre de la chambre des Lords, et composée de plusieurs experts. Ces derniers, indépendants, sont spécialistes dans les domaines de la justice pénale, de la santé publique, de la politique locale, nationale ou internationale, ou encore des relations communautaires, avec notamment de nombreux universitaires.

Sa mission ? Recueillir les résultats des différentes politiques en matière de drogues mises en place dans le monde. Qu’il s’agisse, d’ailleurs, de pays sanctionnant fortement l’usage et la détention, ou de gouvernements plus ouverts tentant autre chose que la prohibition. Le but ? « Lutter contre la criminalité liée à la drogue, protéger la santé des Londoniens et réduire les énormes dommages que les drogues illégales causent à nos communautés », a déclaré Sadiq Khan.

Le maire de Londres se renseigne en Californie

Et pour avoir un bon aperçu, le maire de Londres met lui-même la main à la pâte. En effet, au printemps, au cours d’un voyage officiel de quatre jours aux États-Unis pour promouvoir les investissements dans la capitale anglaise à la suite de la pandémie, Sadiq Khan en a profité pour se renseigner sur le cannabis et sa légalisation dans le Golden State. À Los Angeles, il a donc pu visiter un dispensaire de cannabis légal.

En effet, le célèbre état américain a légalisé le cannabis récréatif dès 2016 et s’appuie donc désormais sur six ans d’expérimentation. Libre ensuite, aux comtés et villes, d’autoriser ou non l’installation d’entreprises du secteur. Mais les résultats, notamment en termes économiques et de santé publique, sont plus que positifs.

À Los Angeles, Sadiq Khan prend le pouls

Cette visite a été l’occasion pour le maire de Londres d’exposer sa réflexion. « Le commerce des drogues illégales cause d’énormes dommages à notre société et nous devons faire davantage pour lutter contre cette épidémie et faire avancer le débat autour de nos lois sur les drogues. C’est pourquoi je suis ici aujourd’hui à Los Angeles, pour voir de mes propres yeux l’approche qu’ils ont adoptée à l’égard du cannabis », a-t-il déclaré.

Pour Eric Garcetti, maire de Los Angeles, la légalisation offre à « des communautés historiquement marginalisées des opportunités de guérison, d’entrepreneuriat et de création de richesse. Les villes ont tant à apprendre les unes des autres et j’applaudis l’approche réfléchie du maire Khan alors que Londres va de l’avant ».

Une autre expérimentation qui fait débat

Parallèlement, Sadiq Khan voudrait mettre en place une expérience à Londres, en dépénalisant le cannabis pour les Londoniens âgés de 18 à 24 ans. « L’idée étant que les jeunes de moins de 25 ans contrôlés en possession de petites quantités de cannabis ne soient pas arrêtés ni poursuivis. À la place, ils se verraient présenter des solutions pratiques pour les aider à arrêter le cannabis, selon la mairie londonienne », écrit Le Progrès.

Pour le porte-parole de l’ancien premier ministre Boris Johnson, il n’en est pas question. « Nous n’avons pas l’intention de décriminaliser des substances récréatives dangereuses. La décriminalisation donnerait l’avantage aux organisations criminelles et risquerait d’augmenter l’utilisation des drogues, ce qui conduirait à de la violence et des crimes ». Il reste encore du chemin pour changer certaines mentalités…

 

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Ottawa et Québec s’écharpent sur l’autoculture de cannabis [GREENEWZ]

Ottawa et Québec s'écharpent sur l'autoculture de cannabis

Ottawa et Québec s’écharpent sur l’autoculture de cannabis

Le cannabis à usage thérapeutique et récréatif est légal au Canada depuis 2018. Sa vente est encadrée au niveau des provinces par les gouvernements locaux avec la création d’officines. Par exemple, au Québec, la vente de cannabis se fait sous la houlette de la SQDC, la société québécoise du cannabis. Ce n’est évidemment pas le cas dans d’autres provinces, comme en Alberta où la distribution de licences est gérée par Alberta Gaming, Liquor and Cannabis (AGLC).

Et entre les décisions d’Ottawa, capitale nationale, donc du gouvernement canadien, et la volonté de certaines provinces comme le Québec de légiférer différemment sur certains points, il peut exister des points d’achoppement. C’est notamment le cas du sujet de l’autoculture de cannabis. En effet, au Canada, il est possible de faire pousser chez soi jusqu’à quatre plants de cannabis, sauf au Manitoba et… au Québec.

Ottawa autorise l’autoculture, Québec l’interdit

C’est tout l’enjeu d’un conflit entre Ottawa et Québec qui a débuté dès 2018. « Le rejet par le gouvernement fédéral de la proposition du Sénat de laisser le choix aux provinces d’interdire, si elles le désirent, la culture de plants de cannabis à domicile, laisse présager une dure bataille entre Québec et Ottawa », écrivait Radio Canada dès 2018. Car pour l’État, l’autoculture de cannabis, à hauteur de quatre plants par domicile, est autorisée. Ce qu’a interdit le gouvernement québécois.

« Quatre plants de cannabis, un seul ou aucun à la maison ? La Cour suprême a entendu un débat constitutionnel qui visait à déterminer si la décision du gouvernement québécois d’interdire la culture à domicile à des fins personnelles est valide, ou pas », expliquait Le Devoir début septembre. En effet, quand Ottawa autorisait l’autoculture, Québec l’interdisait.

« À peu près au même moment, Québec a édicté une loi pour encadrer le cannabis que le fédéral venait de légaliser. Celle-ci prescrit que les amateurs de la plante peuvent s’en procurer uniquement dans les magasins de l’État, sous l’étendard de la Société québécoise du cannabis (SQDC). Pas question d’en faire pousser chez soi. »

Une interdiction québécoise inconstitutionnelle ?

Le Québécois Janick Murray-Hall affirme que cette décision dans la Belle Province est contre la constitution. « Il fait valoir que seul le fédéral a le pouvoir de créer des lois et des prohibitions en matière criminelle. Selon lui, Québec s’immisce sans droit dans les plates-bandes d’Ottawa », explique la presse canadienne. Car au-delà de quatre plants au Canada, l’infraction est bien de nature criminelle.

« Québec rétorque que sa mesure législative n’est pas de nature criminelle et qu’il l’a édictée en vertu de ses pouvoirs en matière de santé. L’argument principal du gouvernement québécois est celui de la protection de la jeunesse. « Son but est de protéger le bien-être de la population », en contrôlant la qualité du cannabis consommé dans la province.

Québec met en avant la prudence, ses opposants la constitution

La tâche qui revient à la Cour suprême est donc est donc « de décider si la loi québécoise respecte la Constitution et si elle porte ou non sur une matière qui est de la juridiction exclusive du fédéral, comme défini dans la Constitution canadienne ».

Québec argue que la nouveauté de la libre circulation du cannabis va de pair avec la prudence. « On a commencé par l’interdire à la maison », avant de réorienter les gens vers des « sources contrôlées », explique l’avocate du procureur général du Québec, Patricia Blair. Reste donc à savoir qui d’Ottawa ou de Québec est dans le vrai du point de vue de la constitution. L’affaire est actuellement en délibéré et aucune date n’a été donnée pour le jugement définitif.

 

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La République Tchèque veut légaliser et invite l’Europe à faire de même [GREENEWZ]

La République Tchèque va-t-elle légaliser le cannabis ?

La République Tchèque veut légaliser et invite l’Europe à faire de même

La République Tchèque va-t-elle bientôt faire partie des pays d’Europe où le cannabis sera en vente libre ? En effet, une proposition de loi pourrait être proposée au parlement tchèque d’ici 2023, avec l’objectif de légaliser le cannabis récréatif pour les personnes majeures. Les spécialistes locaux se penchent actuellement très sérieusement sur la question et dévoilent les contours du projet.

Alors que la rumeur enflait depuis la réunion des coordinateurs antidrogues européens à Prague début septembre, l’information a récemment été confirmée par le monsieur cannabis en République Tchèque, Jindřich Vobořil. L’expert, coordinateur national antidrogues et membre de l’ODS, le parti au pouvoir, a révélé son projet dans un entretien au média Novinky.

Bientôt la légalisation du cannabis en République Tchèque ?

Mais la démarche de Jindřich Vobořil n’est pas seulement de mettre en place un projet solide de vente légale de cannabis. Il souhaite aussi le soutien de la majorité de la classe politique tchèque. « C’est un sujet qui n’a pas d’étiquette gauche ou droite. J’ai des arguments solides, nous ne courons pas de risques. Au contraire, nous les minimiserons. Je souhaite qu’un consensus ait lieu dans toute la chambre parlementaire, plutôt que de faire passer le projet à la majorité de 101 voix », explique-t-il.

Pourtant membre de l’ODS, le parti démocratique civique, principale force de droite libérale du pays, Jindřich Vobořil assure que son projet de légalisation est soutenu par Petr Fiala, premier ministre lui aussi issu de l’ODS et chef d’un gouvernement de coalition. « Je voudrais d’abord m’entendre sur la base du spectre politique afin d’être autorisé à préparer la proposition. Je voudrais créer un groupe de travail pour que le libellé des paragraphes soit créé et qu’un projet soit déposé d’ici la fin de l’année ».

La République Tchèque se tient prête

Son collègue et ministre de la justice, Pavel Blažek, lui a également apporté un soutien public. « J’ai consulté des experts sur le modèle proposé de marché contrôlé du cannabis et je n’y vois aucun problème. Sur ce sujet, il n’est pas nécessaire que l’État consacre des ressources financières à la répression et aux tribunaux. Il faut pouvoir se concentrer sur des activités criminelles plus graves ».

Pour Jindřich Vobořil, les grandes lignes du projet de légalisation du cannabis sont déjà écrites. La vente serait contrôlée dans des boutiques spécialisées. L’usage autorisé, de même que l’auto-culture. À noter que la possession et la culture de cannabis sont dépénalisées en République Tchèque depuis 2010, mais l’usage public interdit et passible de poursuites.

Pousser l’Europe à légaliser le cannabis ?

Parallèlement, la République Tchèque souhaite des mesures à l’échelle de l’union européenne. Lors de la table ronde organisée récemment à Prague, Jindřich Vobořil a plaidé pour des actions collectives pour réguler le marché du cannabis. « Nous espérons un effort coordonné. Il est impossible de ne pas en parler à l’échelle de l’Union Européenne. La prohibition ne s’est pas révélée suffisamment efficace. Nous devons chercher d’autres modèles de contrôle ».

« Un marché contrôlé est peut-être la seule solution possible », a ajouté Vobořil. « Cela fait plus de dix ans que nous essayons de le faire. Il existe de nombreuses complications juridiques. Mais je crois qu’il y aura un changement de compréhension en Europe et dans le monde, et qu’un marché réglementé du cannabis sera mis en place », a pour sa part commenté Michel Karatchine, membre français de la commission mondiale sur la politique des drogues.

En ce sens, Jindřich Vobořil s’est réjouit que la République Tchèque n’était pas seule à partager ces objectifs, citant notamment les cas de l’Allemagne, du Luxembourg ou des Pays-Bas.

 

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La filière du chanvre cherche des agriculteurs en France [GREENEWZ]

La filière du chanvre cherche des agriculteurs

La filière du chanvre cherche des agriculteurs

La filière du chanvre, notamment dans le secteur industriel, se cherche des bras ! Avec plus de 20 000 hectares cultivés sur le territoire, la France est l’un des premiers producteurs mondiaux de chanvre. Pourtant, dans le pays, la plante est très loin de son âge d’or. En 1860, on en comptait 176 000 hectares sur nos terres. Si la production s’est par la suite effondrée, le chanvre revient petit à petit en odeur de sainteté. Mais il y a du retard à rattraper.

Car après le tout pétrole et le tout coton, les avantages du chanvre industriel ressurgissent, comme s’ils avaient été un temps oubliés. Sa facile croissance, son faible besoin en eau, l’utilisation de toutes ses parties… Tous ces points, avec les enjeux liés au réchauffement climatique, captent l’attention des agriculteurs et producteurs. La filière du chanvre se renforce, mais cherche maintenant des bras en plus pour satisfaire une demande en forte croissance.

Journées portes ouvertes et découverte du chanvre

Pour permettre à la filière du chanvre de croître, d’attirer agriculteurs et producteurs, et répondre aux besoins, il faut intéresser. C’est pour cette raison qu’aux Brouzils, en Vendée, la Cavac (Coopérative agricole Vendée approvisionnement céréales) a organisé une journée chanvre, comme le raconte Ouest-France.

Le premier objectif ? Faire découvrir, ou redécouvrir, la plante aux milles vertus. Elle est « relativement autonome, peu demandeuse en eau [et] assure une rotation bénéfique contre la reproduction des bioagresseurs ».

« L’intérêt de cette plante, c’est qu’elle recouvre rapidement le sol et empêche les mauvaises herbes de se développer », explique Nicolas Danieau, du Gaec (groupement agricole d’exploitation en commun) La Mitonnière. « La population mondiale augmente, il faudra la nourrir et trouver des solutions. Or, le chanvre n’a pas besoin de produits phytosanitaires et demande très peu d’eau », ajoute, à L’Éveil Normand, Ludovic Rivière, un des pionniers de la filière du chanvre dans l’Eure.

Démontrer l’utilité du chanvre

Hervé Pottier, directeur de la Cavac biomatérieux, liste quant à lui les nombreux débouchés. « Nous travaillons le chanvre depuis quatorze ans et nous avons acquis pas mal de connaissances. La fibre est utilisée pour l’isolation des maisons, dans la construction automobile, la papeterie et le textile. La chènevotte, qui est la partie bois de la tige de chanvre, sert pour le paillage, la litière animale ou encore les enduits chaux-chanvre dans le bâtiment. Nous travaillons également le béton de chanvre… » La filière du chanvre est riche et diversifiée.

Mais le chanvre est aussi bénéfique à d’autres cultures. Comme l’expérimente la Cavac. « Le blé cultivé après du chanvre obtient systématiquement une meilleure fertilité, avec cinq à dix quintaux à l’hectare en plus. Par ailleurs, le chanvre offre la possibilité de semer le blé en semis direct car son pouvoir recouvrant aura bien nettoyé le sol des adventices (mauvaises herbes, ndlr). On économise ainsi des charges de mécanisation », explique Nicolas Danieau.

« Depuis mars, nous menons ici différents essais : sur la fertilisation azotée, sur la date et la densité des semis, sur des variétés plus ou moins productives, sur l’impact positif ou négatif du couvert végétal semé entre le blé et le chanvre », ajoute Antoine Moinard, qui travaille au service agronomie de la Cavac.

La filière du chanvre veut lutter pour la planète

La faible consommation en eau du chanvre, ainsi que l’absence d’usage de pesticides, est aussi un atout environnemental. D’abord en période de sécheresse. « J’ai 65 hectares de lin et j’ai peur de ne pas pouvoir le récolter, s’inquiète Ludovic Rivière. Nous avons semé au mois de mars et nous n’avons pas eu une goutte d’eau pendant un mois. Il faut que la plante lève à 65-70 cm. Autrement, on ne peut pas teiller ».

Le chanvre, de son côté, « résiste bien à la sécheresse », confie Damien Odienne, lui aussi exploitant dans l’Eure. « Je sème différentes cultures pour réduire les risques liés au climat et aux aléas type ravageurs ou maladies. En bio, nous avons moins de possibilités d’agir ». Pour Ludovic Rivière, cela va plus loin : « Si chaque agriculteur en semait de trois à cinq hectares, nous aurions un levier pour lutter contre le réchauffement climatique ».

Et les choses commencent à bouger. « Aujourd’hui, la filière du chanvre est importante. On accompagne les agriculteurs pour changer leur modèle économique », conclue Hervé Pottier.

 

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À New York, réinsertion dans le cannabis pour d’anciens condamnés [GREENEWZ]

À New York, du cannabis pour d'anciens condamnés ?

À New York, réinsertion dans le cannabis pour d’anciens condamnés

En avril 2021, New York devenait le 15e État américain à légaliser le cannabis, quelque temps après son voisin, le New Jersey. Le potentiel est énorme : un marché estimé à 4,6 milliards de dollars, avec une marge de croissance de 1 milliard de dollars par an. Le gouverneur de New York en 2021, Andrew Cuomo, en attendait 350 millions de dollars de recettes fiscales annuelles.

Dans l’une des villes les plus célèbres du monde, l’enjeu économique se pare d’un enjeu social. Car l’octroi des licences commerciales ne se fera pas sans réflexion. Et près d’un an et demi après la légalisation, l’État a seulement ouvert cet été le dépôt des dossiers. Mais il existe certaines particularités.

Un potentiel économique énorme pour New York

La légalisation du cannabis, c’est un potentiel énorme au niveau de l’emploi. La création de 30 000 à 60 000 emplois est espérée. Alors avec l’ouverture des candidatures, beaucoup essayent de se faire connaître. Les Échos racontent une rencontre avec Alex et sa société Wise Herb, qui tient un stand à Prospect Park, à Brooklyn. Il y présente ses produits : des fleurs, un baume à lèvres.

« On ne vend rien, on donne juste des échantillons pour faire connaître notre entreprise », précise-t-il, en démontrant les qualités d’un baume  qu’il donne aussi à sa grand-mère. Moyennant 2000 dollars, il pourra déposer un dossier pour, peut-être, obtenir une licence pour commercialiser ses produits issus du cannabis.

Le principe de « réparation sociale »

Mais un principe inédit vient avec cette autorisation commerciale : « favoriser ceux qui ont été condamnés (ou un membre de leur famille) pour détention de marijuana ». Derrière ce projet, un objectif de réinsertion, mais surtout de « justice sociale » avec l’idée de « réparation sociale » envers certaines minorités ethniques.

« À New York comme dans le reste du pays, les Afro-Américains et les Hispaniques ont été historiquement surreprésentés dans les arrestations pour possession de cannabis, alors que la consommation de cette drogue est loin d’être aussi radicalement marquée », écrivent Les Échos. Car aux États-Unis, les statistiques ethniques existent et les situations en fonction de l’origine sont mesurées avec précision.

« Un début insuffisant »

Rashawn Ray, sociologue à l’université du Maryland, explique la réflexion de l’État fédéral. « La logique, c’est que les Noirs sont exclus de la croissance économique du cannabis après avoir été incarcérés pour cette raison pendant si longtemps ». D’où l’idée de réparation sociale, alors que la question « des conséquences de l’esclavage sur l’évolution socio-économique des Afro-Américains est toujours vive » aux États-Unis.

« Il reste à voir quel sera l’impact de cette mesure. Ce n’est pas suffisant, mais c’est un début. Il est important de s’attaquer simultanément à l’incarcération de masse et aux inégalités économiques », estime Rashawn Ray. D’autres partagent cet avis, jugeant les mesures locales insuffisantes, comme William Darity, professeur de politique publique à Duke, partisan d’actions beaucoup plus larges.

Du cannabis légal pour financer les réparations

Ainsi à New York, avoir fait l’objet d’une condamnation liée au cannabis peut donner un « bonus » sous forme de réparation sociale « défendu par l’État ». Et le secteur du cannabis légal finance d’autres initiatives du genre ailleurs dans le pays. « À Evanston, près de Chicago (Illinois), ce sont aussi les recettes issues du cannabis qui doivent financer des réparations pour les Afro-Américains victimes de la politique du logement dans les années 1960 ».

Une part des marchés publics est également réservée aux entreprises détenues par des minorités ethniques avec le Disadvantaged Business Enterprise, tandis que l’ancien maire Bill de Blasio a créé, avant son départ « une commission sur la justice raciale ».

En attendant, Les Échos prennent l’exemple de Jeremy Rivera, « sorti de prison en 2018 après une condamnation pour détention de drogue » et désormais « consultant dans le secteur de la construction », qui remplit parfaitement deux des conditions pour obtenir une licence de commercialisation de cannabis à New York : « avoir été condamné pour un délit lié à la marijuana et avoir détenu et exploité une entreprise rentable pendant au moins deux ans ».

 

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