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Les tendances de la consommation de CBD en Europe révélées [GREENEWZ]

Les tendances du CBD en Europe

Les tendances de la consommation de CBD en Europe révélées

Voilà maintenant quelques années que le CBD est sur le marché et certaines tendances commencent à se révéler. Les rapports sur la consommation de ce produit récent dessinent les contours de la consommation européenne de CBD, où de plus en plus de pays autorisent la molécule non-psychotrope du cannabis, et où elle est de plus en plus utilisée pour répondre à des questions de bien-être et de santé, faisant du cannabidiol un produit au top des tendances.

Il faut dire que les avantages du CBD sont nombreux. La molécule issue du chanvre n’a pas d’effets psychoactifs, ne provoque pas d’addiction, et permet de soulager certains mots, notamment des douleurs musculaires, aide à lutter contre le stress ou l’anxiété et par extension peut permettre une meilleure récupération, un meilleur sommeil, et le CBD est également très prisé pour se sortir de l’addiction au THC notamment, la version psychotrope et illégale en France du CBD.

Le CBD s’impose sur le marché européen

Les analystes de Prohibition Partners ont publié récemment le European CBD report, faisant le bilan du cannabidiol et de ses tendances sur les marchés européen et britannique. Pour preuve, l’étude estime qu’environ 1,7 milliards d’euros de produits au CBD ont été vendus sur la zone Europe – Royaume-Uni en 2022. Un chiffre qui devrait aller en augmentant, pour atteindre 2,6 milliards d’euros d’ici 2026. Un véritable succès pour le CBD, qui est présent en France depuis presque cinq ans, et qui gagne tous ses combats juridiques depuis 2020.

En Europe, le CBD est devenu l’un des produits de bien-être les plus populaires. Il est au top des tendances dans plusieurs pays du Vieux Continent, et c’est en Pologne que l’on trouve les plus importants consommateurs. 14% des Polonais consomment du CBD, auxquels on peut ajouter 4% d’anciens usagers. Des pays comme le Royaume-Uni, l’Espagne (13% et 11%) tiennent la tête du classement, tandis que l’Allemagne et l’Italie (10% et 8%) se placent sous la moyenne européenne située autour de 11%.

Une consommation variée et réfléchie

Surtout, ce qui ressort des tendances, c’est la connaissance toujours meilleure du produit. Plus de la moitié des personnes interrogées savent de quoi on parle quand on évoque le CBD. Et parmi les usagers, 14% en consomment quotidiennement. Des chiffres proches des consommations hebdomadaire (16%), bi-mensuelle (14%), mensuelle (11%), même si domine la consommation occasionnelle auprès de 33% des utilisateurs de CBD. Cela prouve notamment que le CBD n’est plus juste un produit qui fait partie des tendances, mais qu’il a pleinement intégré le quotidien des européens.

Mais l’étude s’est aussi penchée sur les raisons de la non-consommation de CBD. Et là encore, on voit que l’Européen moyen reste bien informé sur le sujet et que ses principales raisons de se passer de cannabidiol sont liées à des doutes sur l’efficacité du produit ou sur son prix plutôt que sur une méconnaissance du CBD. En effet, plus de 40% des non-consommateurs interrogés pensent que le cannabidiol n’aura pas spécialement d’effets positifs sur leur santé, un peu plus de 20% estiment qu’il est trop cher. Cependant, plus de 10% des sondés ne savent pas si le CBD est légal dans leur pays et où en trouver, ou pensent qu’il est dangereux.

Des tendances logiques

Si 57% des non-consommateurs ne pensent pas s’essayer au CBD un jour, 43% pourraient se laisser tenter. Tandis que du côté des consommateurs, plus de la moitié est certaine de continuer sa consommation au même rythme. Le CBD est donc largement entré dans les moeurs et on comprend qu’il fasse partie des tendances dans le secteur du bien-être et que de nombreuses entreprises mises dessus.

Mais le CBD pourrait-il passer de mode ? Ce n’est pas impossible, les tendances Google prouvent que l’intérêt baisse après quelques années, comme en Allemagne ou en Italie, où les recherches ont diminué ces derniers temps. Aux États-Unis, depuis 2019, l’intérêt baisse clairement pour le CBD. Fin de l’effet de mode, mais aussi prévalence du THC légal peuvent expliquer ces baisses de popularité.

 

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L’Australie cherche la bonne formule pour légaliser le cannabis [GREENEWZ]

L'Australie pense à légaliser le cannabis.

L’Australie cherche la bonne formule pour légaliser le cannabis

L’Australie se pose sérieusement la question de la légalisation du cannabis sur ses terres. Et l’Australian Parliamentary Budget Office (PBO) a émis une proposition explorant deux options permettant d’aborder la question avec précision. C’est à la demande du sénateur David Shoebridge et du parti des Verts australiens que l’institution a été chargée de réfléchir à la façon de mettre en place la légalisation du cannabis à l’échelle nationale. Et les arguments sont nombreux en faveur de la plante interdite, à l’image de ce qu’il se passe actuellement dans d’autres pays du monde.

En Australie, la perspective de la légalisation

Pour le sénateur David Shoebridge, la légalisation du cannabis en Australie va de soi. Il faut dire que l’élu est un fervent défenseur de la plante et de son changement de statut. Qualifié de « papa de la laitue du diable en Australie » par The Pedestrian, un média local, l’écologiste convaincu estime que la proposition du PBO est « une incroyable opportunité créée par le cannabis non seulement pour réduire ses dégâts, mais aussi pour générer des revenus qui pourraient être investis dans la santé, l’éducation, le logement social… »

Pour lui, la légalisation du cannabis en Australie, « a également un énorme sens social », explique-t-il au New Zealand Herald. « Lorsque nous légalisons le cannabis, nous enlevons des milliards de recettes au crime organisé, des milliards de dépenses à la police et au système de justice pénale, et nous pouvons ensuite les dépenser pour les écoles, le logement, les hôpitaux et le soutien social ». Le tout sans compter sur les potentiels recettes fiscales apportées par la légalisation, qui pourraient permettre de construire 88 000 logements sociaux sur la prochaine décennie, de quoi loger près de 250 000 personnes.

Aller dans le sens de l’histoire et des usages

David Shoebridge pense également que la prohibition n’a plus de sens. Le système répressif n’a fonctionné nulle part dans le monde et le sénateur le constate. La consommation reste toujours aussi importante, tout comme les trafics. « C’est un fait que près de la moitié des Australiens adultes a, à un moment ou à un autre, consommé du cannabis. Les lois qui font de la moitié de nos concitoyens des criminels ne passent pas le test du pub », lâche-t-il. Comprendre par là que la prohibition du cannabis en Australie et sa répression sévère ne sont plus du tout en accord avec l’opinion générale dans le pays.

« Lorsque vous légalisez le cannabis, vous pouvez réglementer correctement le marché, fournir des conseils cohérents en matirèe de santé et de sécurité, et rendre le produit plus sûr », continue le sénateur des Verts. « À l’heure actuelle, les seuls régulateurs de sécurité pour le marché du cannabis sont les gangs de motards et le crime organisé, et cela n’a pas beaucoup de sens… » Il faut donc trouver une solution, et c’est ce sur quoi à plancher l’office du budget australien.

Les options australiennes pour une légalisation future

C’est le directeur parlementaire du budget qui a remis récemment la proposition de légalisation australienne du cannabis. Elle passerait d’abord par la création d’une agence nationale de contrôle (CANA). Cet organe de gestion agirait en tant que « grossiste » entre les producteurs et les détaillants, fixerait les prix de gros du cannabis et délivrerait les licences aux propriétaires potentiels d’entreprises liées au cannabis, de la transformation à la vente. C’est la vente au détail et les frais liés aux licences qui financeraient l’agence nationale australienne du cannabis.

Le cannabis serait donc légal pour toute personne de 18 ans et plus et sans restriction sur la quantité, même si ce dernier point reste à débattre. La vente aux mineurs serait évidemment sanctionnée, de la même manière que l’Australie gère le commerce de l’alcool. Par ailleurs, la vente de cannabis serait autorisée pour les « visiteurs d’outre-mer », donc les touristes, et chaque habitant aurait le droit de cultiver chez lui jusqu’à six plants pour consommation personnelle ou familiale. Reste à définir la taxe sur ce nouveau produit, entre 15 et 25% à prévoir, pour de potentielles recettes de 28 milliards de dollars australiens sur les dix ans suivant la légalisation. Un projet qui pourrait voir le jour d’ici 2025.

 

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CBG et CBC efficaces contre le cancer gastro-intestinal ? [GREENEWZ]

CBG et CBC contre le cancer gastro-intestinal

CBG et CBC efficaces contre le cancer gastro-intestinal ?

CBG et CBC, deux cannabinoïdes présents naturellement dans le chanvre, seraient efficaces face au cancers gastro-intestinaux. Dans une étude préliminaire financée par la société américaine Cannabics Pharmaceuticals, une entreprise axée sur le développement de thérapies à base de cannabinoïdes pour le traitement du cancer, des chercheurs israéliens ont démontré l’efficacité anti-tumorale des deux cannabinoïdes CBG et CBC contre des lignées cellulaires cancéreuses gastro-intestinales humaines.

Vous connaissez déjà le CBG, que l’on retrouve dans certains de nos produits et qui est un cannabinoïde très proche du CBD. Ils ont à peu de choses près les mêmes effets. Mais le CBC lui est moins courant : le CBC est un autre cannabinoïde non intoxicant et l’un des phytocannabinoïdes naturels. Il présente une multitude de qualités thérapeutiques potentielles et peut favoriser une activité anti-microbienne, anti-inflammatoire, analgésique et de neurogenèse. On le trouve notamment dans les jeunes plants de cannabis, bien qu’en petites quantités.

CBG et CBC face aux tumeurs gastro-intestinales

Cannabics Pharmaceuticals, un leader de la médecine personnalisée à base de cannabinoïdes axée sur le cancer et ses effets secondaires, a annoncé fin janvier que, dans une série de tests menés dans les installations de la société en Israël, il a été démontré que les cannabinoïdes CBC (cannabichromène) et CBG (cannabigérol) présentent tous deux des propriétés anti-tumorales, testées sur des cellules cancéreuses gastro-intestinales humaines.

Dans ces tests, on a criblé les effets nécrotiques d’une variété de cannabinoïdes (CBG et CBC) sur des cellules cancéreuses gastro-intestinales humaines, en plus d’autres types de cancer précédemment testés. Il a été démontré que la paire CBC et CBG induisait tous deux des taux de nécrose significativement plus élevés dans ces cellules cancéreuses par rapport aux autres cannabinoïdes, renforçant ainsi les résultats obtenus précédemment. Cela signifie plus simplement que CBC et CBG tuent ces cellules qui provoquent le développement de tumeurs.

Des cannabinoïdes tuent les cellules cancéreuses

Le Docteur Yaakov Waksman, responsable de la recherche sur les cannabinoïdes de la société, a déclaré : « Mon hypothèse de travail est que ces résultats montrent qu’une corrélation peut exister entre la valeur de la surface polaire topologique (TPSA) d’un cannabinoïde et sa capacité à induire une activité anti-tumorale, en diminuant les taux de viabilité des cellules cancéreuses. CBG et CBC, en tant que cannabinoïdes neutres, ont tous deux une valeur TPSA qui permet à la molécule de cannabinoïde de pénétrer la membrane d’une cellule cancéreuse, alors que leurs formes acides (CBCA et CBGA) ne le font pas. Cela pourrait expliquer la différence de taux d’activité anti-tumorale démontrée. »

Le Docteur Eyal Ballan, directeur de la technologie et cofondateur, a pour sa part expliqué que « les cancers gastro-intestinaux sont parmi les causes les plus importantes et les plus répandues de décès liés au cancer dans le monde. Nous sommes intrigués par les résultats que nous avons obtenus en laboratoire et notre objectif est d’envisager de mettre l’accent sur ce système organique, et d’explorer davantage les propriétés anti-tumorales différentielles des cannabinoïdes. Nous pensons que ces résultats préliminaires confirment notre vision, qui est d’apporter de la personnalisation dans les traitements du cancer à base de cannabinoïdes ».

Vers une personnalisation des traitements aux cannabinoïdes ?

Ces découvertes sur la paire CBG et CBC étayent davantage les recherches antérieures effectuées par la société, qui ont toujours montré des effets anti-tumoraux différentiels lors de l’utilisation d’une variété de cannabinoïdes sur des cellules cancéreuses humaines, dérivées à la fois de biopsies fraîches et de lignées cellulaires.

Ces résultats préliminaires pourraient permettre à Cannabics Pharmaceuticals d’offrir à l’avenir, en attendant de nouvelles recherches, un rapport personnalisé plus complet et approfondi pour les patients les conseillant sur les protocoles de thérapie médicamenteuse aux cannabinoïdes afin de maximiser les résultats positifs.

 

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L’Argentine et l’Uruguay, moteurs du cannabis sud-américain ? [GREENEWZ]

Argentine et Uruguay moteurs du cannabis sud-américains ?

L’Argentine et l’Uruguay, moteurs du cannabis sud-américain ?

L’Argentine et l’Uruguay font partie des pays les plus libéraux au sujet du cannabis en Amérique du Sud. Le second a légalisé la plante depuis maintenant près de dix ans, exporte du cannabis médical, mais connait quelques ratés et un succès limité en la matière. L’Argentine, de son côté, fonde de grands espoirs sur la filière thérapeutique. Le pays autorise depuis 2017 l’huile de cannabis médicale, et depuis 2020 l’auto-culture de la plante à des fins thérapeutiques également. Avec une distribution des produits homologués aussi autorisée dans les pharmacies.

L’Uruguay entre réussites et couacs 

En Uruguay, le bilan après quasiment dix ans de légalisation est mitigé. D’un côté, ce projet pionnier a permis d’écarter les trafiquants de drogue du marché du cannabis. « La réglementation du cannabis a été plus efficace que la répression pour frapper le trafic de drogue », s’est félicité Mercedes Ponce de Leon, directrice du Cannabis Business Hub et d’Expocannabis Uruguay. Mais ces derniers continuent d’être présents dans le pays, où ils écoulent notamment le « presando », du cannabis conditionné sous forme de brique et de très faible qualité.

Parallèlement, l’Uruguay se félicite d’exporter son cannabis médical. Les fleurs sont vendues à l’Allemagne, aux États-Unis, à la Suisse, au Portugal, à Israël, mais aussi aux voisins argentins et brésiliens. En 2020, les exportations ont doublé par rapport à l’année précédente, pour culminer à 7,3 millions d’euros, puis grimper encore à 8,1 millions d’euros en 2021. De quoi voir l’avenir en vert pour cette industrie naissante en Uruguay.

Bientôt un cannabis plus chargé en THC ?

Là où le bât blesse, c’est quand on se penche sur les chiffres de la consommation. 27% seulement des consommateurs uruguayens achètent légalement leur cannabis. 39% si on prend en compte la vente par intermédiaire. La raison ? Un cannabis trop peu chargé en THC, notamment, avec un taux maximum de seulement 9%. Le gouvernement prévoit donc d’augmenter cette limite pour répondre à la demande, mais pense aussi à ouvrir le marché du cannabis aux touristes et étrangers, qui en sont pour le moment écartés.

L’Argentine veut voir plus grand

Chez le voisin, en Argentine, c’est sur le cannabis médical que tous les efforts se portent. Le pays a récemment officialisé la création d’une nouvelle agence nationale du chanvre et du cannabis, l’ARICCAME. « Pour l’Argentine, cela ouvre la voie à une nouvelle politique en termes d’exportations industrielles sur la base d’une énorme demande mondiale », s’est réjoui Sergio Massa, ministre de l’Economie. Le cannabis médical « doit devenir une industrie qui génère du travail, des exportations pour l’Argentine et de la valeur ».

L’agence a pour mission la coordination du secteur agro-industriel et du milieu pharmaceutique, afin la mise en place d’un large programme de production, transformation, exportation. Le directeur de l’agence, Francisco Echarren, estime que cette nouvelle voie prise par l’Argentine peut générer des milliers d’emplois ainsi que des développements technologiques et la mise en oeuvre de nouveaux produits destinés à l’exportation.

Un nouveau défi pour l’Argentine

« Nous avons un énorme défi devant nous », a déclaré à Reuters Francisco Echarren, « non seulement pour mettre sur pied une nouvelle industrie, mais aussi pour donner à des millions d’Argentins l’accès à des produits qui améliorent la qualité de vie ». Cela permettra aussi au pays de se libérer des importations, notamment celles venant du voisin uruguayen, avec l’ambition de devenir le pays numéro un du cannabis médical en Amérique du Sud, voire dans le monde, tant le potentiel de l’Argentine est énorme en matière d’agro-industrie.

Et les Argentins voient large. L’ARICCAME a pour ambition de « promouvoir un nouveau secteur productif agro-industriel pour la fabrication commerciale de médicaments, de produits phytothérapeutiques, d’aliments et de cosmétiques à usage humain, de médicaments et d’aliments à usage vétérinaire, ainsi que les différents produits rendus possibles par le chanvre industriel », comme on peut le découvrir sur le site de l’agence. Un nouveau tournant pour l’Argentine.

 

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La légalisation du cannabis est-elle vraiment nécessaire ? [GREENEWZ]

La légalisation du cannabis en France

La légalisation du cannabis est-elle vraiment nécessaire ?

Faut-il prôner la légalisation du cannabis ou l’interdire purement et simplement ? Peut-être qu’aujourd’hui, en France, la question va au-delà. Que quoi qu’il en soit, la politique répressive n’a que trop duré et qu’elle n’a apporté absolument aucune réponse aux problèmes de société qu’engendrent les trafics illégaux. Pour le politologue Clément Viktorovitch, il faut sortir de ce système inefficace et trouver de nouvelles solutions collectives, qui ne passent pas forcément par la légalisation du commerce de produits chargés en THC.

« L’éternel débat sur la légalisation du cannabis »

La question de la légalisation du cannabis se fait de plus en plus pressante en France. Et Clément Viktorovitch, docteur en sciences politiques et chroniqueur notamment sur France Info, fait l’inventaire. « On avait déjà eu un rapport de la Commission consultative des droits de l’homme en 2016 qui recommandait la dépénalisation. On avait eu le rapport de l’Assemblée nationale en 2021 qui défendait la légalisation sous contrôle de l’État. C’est désormais au cours du Conseil économique social et environnemental de prôner une commercialisation encadrée, dans un avis rendu public cette semaine. »

Et le politologue de rappeler la position du gouvernement et notamment de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur : « la cannabis c’est de la drogue et la drogue c’est de la merde ». Une position qualifiée d’assez « rudimentaire » mais « qui en fait est assez conforme à la position traditionnelle de la drogue sur cette question ». Mais le propos « la drogue c’est mal », aujourd’hui, « plus personne n’en disconvient », estime Clément Viktorovitch. « Les risques du cannabis sont parfaitement connus ».

Sortir enfin du tout répressif

Mais alors, pourquoi vouloir la légalisation du cannabis ? « Pour une première raison : on ne parvient pas à l’interdire. La France est le pays d’Europe qui compte, et de très loin, le plus grand nombre de consommateurs de cannabis », explique Clément Viktorovitch. « Et ce, en dépit d’une politique toujours plus sévère, toujours plus répressive. En 20 ans, le nombre d’infractions constatées a été multiplié par trois. »

De plus, « cette politique répressive entraîne des effets pervers. D’un point de vue de la sécurité, elle a échoué à enrayer le trafic. Les tribunaux sont encombrés et une partie des effectifs de police perd son temps. On sait aussi que tant que les moyens vont à la répression, ils ne vont pas à la prévention. Et enfin, ce sont les habitants des quartiers populaires qui subissent de plein fouet une double peine car ils sont les premières cibles des contrôles de police et les premières victimes des trafics de drogue ».

Réponse pragmatique ?

Une vision caricaturale ? Pas vraiment. En tout cas, c’est « le bilan de la répression tel qu’il a été dressé par la commission de l’assemblée nationale et le CESE. Leurs deux rapports amènent à cette conclusion : oui, si on aborde la situation de manière pragmatique, il faut passer à la légalisation du cannabis. Cela permettrait d’assécher naturellement une grande partie du trafic, de contrôler la qualité des produits, de libérer des moyens pour la police et la justice, de faire rentrer des milliards dans les caisses de l’État. »

Dépénalisation ou légalisation du cannabis ?

« Paradoxalement », la légalisation du cannabis « permettrait de lutter contre la consommation puisque les études montrent que lorsqu’on légalise la vente, on lève aussi l’excitation de l’interdit, ce qui a tendance à faire baisser la demande ». Est-il pour autant opportun de militer pour cette vision pragmatique de la légalisation du cannabis ? « On encadre toujours étroitement la vente et la consommation d’alcool et de tabac », la question est donc légitime quant à introduire dans le commerce un nouveau produit stupéfiant.

Cependant, pour le politologue Clément Viktorovitch, « sortir d’une politique répressive qui n’a jamais fonctionné, dépénaliser la consommation, faire de la prévention : il me semble qu’il y a très peu d’arguments pour s’y opposer. Mais légaliser la vente de cannabis, c’est une question sur laquelle il nous appartient, à toutes et à tous, de forger notre propre opinion ». Comment sortir le cannabis du tout répressif, c’est en tout cas la question avec laquelle il faut aujourd’hui traiter, pour dépasser le simple débat d’autoriser ou non le cannabis.

 

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Les « edibles » et la CBD Food provoquent de nouveaux accidents [GREENEWZ]

Les edibles au cannabis coupables d'intoxication.

Les « edibles » et la CBD Food provoquent de nouveaux accidents

Les « edibles », qu’est-ce que c’est ? Ce terme nous vient des États-Unis et désigne les produits dits « comestibles », mais on l’utilise surtout dans certains secteurs comme celui du cannabis, où il fait référence à tous ces petits produits à manger ou grignoter, comme des bonbons ou des gâteaux, contenant du CBD ou du THC. Cette manière de consommer la plante est très répandue outre-Atlantique, mais on en trouve également chez nous, sous forme légale évidemment, comme dans notre rubrique CBD Food par exemple. Edibles est aussi un terme moins connoté et péjoratifs que certains autres souvent associés à la consommation récréative de cannabis comme space cake par exemple.

Aux États-Unis donc, ces edibles sont très populaires et on en trouve sous toutes les formes dans les États ayant légalisé la consommation récréative de cannabis. Et ils ont souvent l’air appétissant : bonbons, cookies, brownies, sucettes et toutes sortes de sucrerie qui donnent envie. Notamment aux trop petits. Depuis la légalisation dans certains Etats, on constate de plus en plus de cas d’ingestion par des bébés, enfants et mineurs d’edibles chargés en THC. Les cas d’intoxication grimpe et les parents sont appelés à faire plus attention à ces nouveaux accidents domestiques.

La consommation accidentelle d’edibles étudiée

Des chercheurs, ayant publié le résultat de leur étude dans la revue Pediatrics, ont en effet analysé les cas de consommation par des enfants d’edibles entre 2017 et 2021. Ils en ont conclu que « les cas d’exposition par des enfants à des produits au cannabis comestibles sont en croissance constante sur les cinq dernières années ». De 200 cas signalés d’empoisonnement par des enfants de moins de 6 ans sur l’année 2017, on est passé 3054 cas sur l’année 2021. Et au total sur la période 2017 – 2021, ce sont 7043 cas qui ont été comptabilisés par le National Poison Data System, soit une augmentation de 1375%.

L’étude mentionne aussi que 23% des patients ont été hospitalisés, tout en mettant un point d’honneur à faire remarquer qu’en 2020, « les cas pédiatriques d’ingestion de marijuana comestible représentaient 40% de toutes les expositions humaines aux poisons signalées cette année-là », écrit Christine Chung, dans le New York Times. « Ces expositions entraînent un nombre croissant d’hospitalisations et l’empoisonnement peut être important », précisent les auteurs de l’étude. « L’augmentation des admissions en soins intensifs et non intensifs est significative. »

Les edibles pointés du doigt

Pour expliquer cette nette progression des cas d’intoxication au cannabis par des jeunes enfants, les auteurs de l’étude émettent plusieurs hypothèses. Mais avant tout, ils pointent la période particulière de la pandémie de Covid-19 intervenue durant l’étude, avec pendant quelques mois un confinement, de nombreuses écoles et garderies fermées, et donc plus d’enfants à la maison. Une partie de l’augmentation des chiffres peut donc s’expliquer par le fait que les enfants ont globalement passé beaucoup plus de temps à l’intérieur du domicile. Car dans 90% des cas d’intoxication, les produits consommés l’étaient au sein du domicile parental.

L’arrivée massive sur le marché américains des edibles est donc la principale hypothèse qui expliquerait l’explosion des chiffres. Avec désormais 21 États ayant légalisé le cannabis aux USA, les consommables, bonbons, gâteaux et produits au cannabis ressemblant comme deux gouttes d’eau à des produits normaux ont fleuri dans les boutiques et donc au sein des foyers américains. Ces produits « sont offerts dans des emballages attrayants aux couleurs vives, dont le style est identique à celui de la commercialisation de bonbons et de collations », notent les auteurs. Ils attirent donc vite l’attention et la curiosité des plus jeunes.

Déjà des mesures prises aux États-Unis

Mais le phénomène n’est pas nouveau et certains États ont déjà pris des mesures pour rendre les edibles moins attrayants et/ou moins accessibles.  On trouve par exemple l’obligation d’emballages scellés ou des paquets neutres. Ou l’interdiction de placer les edibles sur des promontoires visibles en boutique. D’autres États vont plus loin. Au Colorado, « la marijuana comestible ne peut pas être vendue sous forme de fruits, d’animaux ou d’humains », lit-on dans le New York Times, pour éviter la ressemblance avec des bonbons. Mais c’est aussi à la prudence des parents qu’il faut faire appel, et à leur vigilance nécessaire à la consommation de tous produits pouvant être intoxiquant pour les enfants.

 

 

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Ils veulent punir plus durement la consommation de cannabis [GREENEWZ]

Faut-il punir plus durement le cannabis ?

Ils veulent punir plus durement la consommation de cannabis

Punir plus durement encore la détention, le trafic et la consommation de cannabis ? La solution pour lutter contre cette économie souterraine et les dégâts qu’elle peut engendrer ? C’est ce que pensent des députés issus du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale. Emmené par l’élu des Bouches-du-Rhône Lionel Royer-Perreaut, ils proposent de durcir les lois sanctionnant les stupéfiants. Pour cette poignée de députés, c’est par la répression que la guerre anti-drogues se doit d’être menée.

« Comme le soulignaient les députés Éric Poulliat et Robin Reda dans leur rapport Usage de stupéfiants : de la dépénalisation de fait à l’amende forfaitaire (2018) : « Le nombre d’interpellations d’usagers de stupéfiants n’a cessé de croître pour atteindre près de 140 000 interpellations en 2016″, expliquent les députés en préambule de leur proposition de projet de loi.

Punir, l’argument numéro un

Pour ces élus de la majorité présidentielle, il faut donc punir plus durement, du consommateur au trafiquant. La loi du 31 décembre 1970 a théoriquement interdit l’usage de stupéfiants dans notre pays, prévoyant jusqu’à un an de prison et 3 750 euros d’amende pour la consommation de drogues. La population française est pourtant la plus grosse consommatrice de stupéfiants en Europe. Elle compte 1 million de consommateurs quotidien, et 4 à 5 millions occasionnels », écrivent-ils.

« Le premier terreau sur lequel prospèrent les trafics de stupéfiant, c’est évidemment la consommation. Aucune consommation n’est anodine et participe au contraire à la vitalité d’un système lucratif pour les délinquants », jugent ces députés Renaissance. « Les trafics de stupéfiants sont ainsi la cause directe de nombreux règlements de compte, notamment en région parisienne ou dans les cités marseillaises. Les riverains subissent la présence de points de deal et leurs nuisances, à toute heure de la journée et de la nuit. »

« Renforcer la dissuasion et la répression »

La solution pour remédier à ces problèmes de société ? Punir ! « Cette situation ne peut plus durer, et il est temps que les consommateurs de stupéfiants prennent conscience qu’ils participent à une activité mortifère. Pour mener cette lutte sur tous les fronts, il conviendrait ainsi de renforcer la dissuasion et la répression de l’usage de stupéfiants, en complément de l’action proactive de nos forces de police. Cette proposition de loi propose ainsi de durcir les sanctions pour les consommateurs de cannabis et, plus largement, de stupéfiants. »

Malgré l’échec constaté de la politique de guerre contre le cannabis menée depuis des décennies, les députés Renaissance porteurs de cette proposition de projet de loi estiment qu’il convient encore de punir sévèrement pour tenter de réguler les trafics. Pourtant, la tendance mondiale va vers l’assouplissement des lois concernant le cannabis, avec un grand nombre de pays franchissant le pas de la légalisation, à l’image de nos voisins allemands.

Augmenter l’amende forfataire

Pour parvenir à leurs fins, le groupe de députés porteurs de projet émet trois articles visant à punir plus durement la consommation de stupéfiants.

Premièrement, « le rehaussement de l’amende forfaitaire délictuelle pour la consommation de stupéfiants, de 200 à 500€
de sanctionner la consommation de drogues par « une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, ou par le personnel d’une entreprise de transport terrestre, maritime ou aérien, de marchandises ou de voyageurs exerçant des fonctions mettant en cause la sécurité du transport » par 5 ans d’emprisonnement et 75 000€ d’amende ».

Ils veulent également « ouvrir les amendes forfaitaires aux mineurs à partir de 16 ans, en primo-infraction et en récidive » et ajouter des circonstances aggravantes à la consommation de cannabis, comme par exemple la consommation en présence de mineurs.

 

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L’Ohio veut réviser ses lois sur le cannabis médical [GREENEWZ]

Ohio cannabis médical

L’Ohio veut réviser ses lois sur le cannabis médical

Dans l’Ohio, aux États-Unis, le cannabis médical est légal depuis 2016. Cependant, deux législateurs républicains cet État du Nord-Est des USA veulent revenir sur les lois qui régissent la distribution de cannabis thérapeutique. Ils ont proposé un projet qui vise à créer une nouvelle agence de contrôle, mais aussi à élargir la production et l’accès aux médicaments et l’ont déposé devant les chambres de l’État. Pour les deux sénateurs de l’Ohio Steve Huffman et Kirk Schuring, qui portent cette révision, le but est « de rationaliser les choses ».

On pourrait croire qu’il ne s’agit là que d’une formalité. Pourtant, dans cet État qui n’a pas encore légalisé le cannabis récréatif, les opposants restent puissants. En 2021, un projet similaire avait été adopté par le Sénat, mais rejeté par la Chambre des représentants. Pour les deux sénateurs donc, il va falloir convaincre les opposants. « J’espère que les membres de la Chambre seront à l’aise avec ce projet », a déclaré le sénateur Steve Huffman.

Faciliter tous les accès au cannabis médical dans l’Ohio

Plusieurs mesures accompagnent le projet des deux élus de l’Ohio. La première concerne directement la production de la plante. « Ce que nous avons constaté, c’est que beaucoup de cultivateurs veulent se développer et cultiver davantage », a commenté Steve Huffman aux médias locaux. « Il y a plus de cultivateurs, il y a plus de demande. Ils déposent une demande auprès du ministère du commerce, et elle reste là pendant 18 mois, deux ans. J’espère que cette mesure permettra d’alléger la bureaucratie et de rationaliser les choses pour améliorer le fonctionnement de l’industrie. »

Parallèlement, les deux sénateurs veulent faciliter l’accès au cannabis médical auprès de plus en plus de patients dans l’Ohio. Le projet de loi inclurait de nouvelles pathologies autorisant l’accès à des médicaments à base de cannabis. Cela concernerait notamment certains troubles du spectre autistique, l’arthrite, certaines formes de migraines, spasmes musculaires et troubles liés à l’utilisation d’opiacés. Actuellement, « le plus grand distributeur pour les Ohioans est dans le Michigan », a regretté Steve Huffman, l’État voisin aux lois plus libérales sur le cannabis thérapeutique et son accès.

 

Augmenter la production, réduire les coûts

Il faut donc recentrer les débats au maximum sur l’Ohio et relancer toute la machine économique de l’industrie locale deu cannabis médical. « S’il est adopté, notre projet de loi rendra les produits de cannabis médical sûrs et testés accessibles à davantage d’Ohioans en élargissant les conditions de qualification, en autorisant des formes d’administration supplémentaires et en codifiant les mécanismes permettant une croissance responsable et progressive de l’industrie », expliqué pour sa part Trent Woloveck qui travaille dans le secteur, au High Times.

« En fin de compte, les changements proposés dans cette loi faciliteront une chaîne d’approvisionnement stable, réduiront les prix des produits et bénéficieront généralement aux patients de l’Ohio », ajoute-t-il. En attendant, il va falloir que le projet passe les votes des deux chambres en Ohio, où le Sénat semble tout de même pencher en sa faveur. Il faudra attendre la décision de la chambre des représentants pour faire évoluer la loi sur le cannabis médical dans l’État qui borde le lac Erie.

Qu’en est-il du cannabis récréatif ?

Mais pour ce qui est du cannabis récréatif à usage adulte, c’est un autre débat. Steve Huffman, qui est aussi médecin regretterait qu’une telle loi arrive trop vite, sans quoi, selon lui, il n’y aurait pas « beaucoup d’industrie de la marijuana médicale ». Beaucoup de personnes concernées passeraient directement par le secteur récréatif. Un effet a contrario de ce qu’espèrent les sénateurs porteurs du projet de loi qui se veut bénéfique à l’industrie du cannabis médical dans l’Ohio, dans un premier temps.

Pourtant il ne se dit pas contre sur le principe. « Ce projet de loi, pour moi, ne concerne pas tant l’initiative de vote, mais de faire l’industrie aussi bien que nous pouvons », s’est-il justifié. En attendant, pour le cannabis médical en Ohio, s’est un nouveau test après l’échec de 2021.

 

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La réparation sociale par le cannabis débute à New York [GREENEWZ]

La réparation sociale par le cannabis à New York

La réparation sociale par le cannabis débute à New York

Les États-Unis mettent en place leur volonté de réparation sociale pour les personnes victimes de la guerre contre la drogue, et notamment contre le cannabis. Depuis des décennies, le pays de l’Oncle Sam sanctionnait très sévèrement les Américains pris en possession de la plante longtemps diabolisée. Mais par l’intermédiaire du président Joe Bien, les USA affichaient leur volonté de rendre justice à ses concitoyens, notamment les minorités, qui avaient été particulièrement visées et fermement, souvent trop fermement, condamnées par les autorités.

À New York, les premiers dispensaires ouvrent

Dans l’une des villes les plus connues du monde, le cannabis est désormais légal. Et les premiers dispensaires ouvrent tout juste leurs portes, après une longue attente et surtout un chemin de croix afin d’obtenir des licences de commercialisation. On pouvait s’attendre à l’arrivée de poids lourds sur le marché new-yorkais, mais les autorités ont décidé d’agir autrement. La réparation sociale va bien avoir lieu, avec l’exemple du deuxième dispensaire, qui ouvre en ce début d’année 2023.

« Ce dispensaire est le dernier exemple de nos efforts pour construire l’industrie du cannabis la plus équitable et la plus inclusive du pays », a d’ailleurs déclaré la gouverneure démocrate Kathy Hochul. « Alors que nous continuons à travailler pour réparer les torts du passé, j’attends avec impatience l’ouverture prochaine de nouveaux dispensaires, appartenant à ceux qui sont les plus touchés par la surveillance excessive de la prohibition du cannabis. » L’élue cite donc l’exemple de Roland Conner, premier bénéficiaire de ce système de réparation sociale.

Une réparation sociale pour Roland Conner

En effet, cet homme, qui fut condamné suite à la politique répressive en matière de cannabis, va ouvrir Smacked LLC à Manhattan. La deuxième boutique à ouvrir à New York, après la première gérée par une organisation à but non-lucratif, qui lutte contre le Sida et les problèmes liés à ce qu’on appelle outre-Atlantique « l’itinérance », des personnes sans domicile fixe. Roland Conner, lui, se réjouit. « Je suis tellement excité de faire partie de l’histoire en tant que premier individu à ouvrir un dispensaire de cannabis légal à New York. Compte tenu de mon expérience avec le cannabis, je n’aurais jamais pu imaginer que j’ouvrirais un magasin comme celui-ci. »

« Je suis reconnaissant d’avoir l’opportunité d’ouvrir une entreprise avec mon fils et ma femme à mes côtés et de créer une richesse générationnelle, en travaillant ensemble, ici même à New York. Mais il ne s’agit pas seulement de moi et de ma famille. Il s’agit de tous ceux qui ont été lésés par les lois draconiennes sur les drogues par le passé », a-t-il réagi sur le site de l’État de New York au sujet de ce système de réparation sociale. « L’engagement de New York à réparer ces torts par la loi est une source d’inspiration. Je suis la preuve de cet engagement parce que je suis ici aujourd’hui. »

Une fierté new-yorkaise après des années de répression

La sénatrice Liz Kruger, partie prenante dans la légalisation du cannabis à New York, se félicite elle aussi. « Après des années de travail des défenseurs, il est très gratifiant de voir le marché du cannabis au détail pour adultes commencer enfin à prendre forme, et de le faire en mettant l’accent sur l’équité et en réparant les dégâts de la guerre ratée contre la drogue. » Des aveux longtemps attendus aux États-Unis, dont les autorités espèrent de ce principe de réparation sociale sera le début d’une rédemption plus large.

La cheffe de la majorité à l’Assemblée, Crystal Peoples-Stockes, s’est dit « fière de voir l’État de New York continuer à donner suite à cet engagement avec l’ouverture de ce dispensaire de vente au détail à usage conditionnel pour adultes, détenu par un titulaire de licence d’équité sociale et économique et soutenue par le New York Cannabis Social Equity Investment Fund ». Un grand pas en avant aux États-Unis dans la réhabilitation non seulement du cannabis, mais aussi de toutes les personnes lésées par des années de lutte contre une plante qui est désormais démocratisée dans une majorité des États américains.

 

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Le chanvre textile veut revenir sur le devant de la scène [GREENEWZ]

chanvre textile

Le chanvre textile veut revenir sur le devant de la scène

Premier producteur européen de la « plante aux mille vertus », la France veut développer le chanvre textile. La culture de cette plante représente 22 000 hectares, soit 37% des surfaces européennes. Notre pays se classe même au troisième rang mondial pour la culture de chanvre. Une forme de « reconquête », comme l’écrit Ouest-France, alors qu’elle avait quasiment disparu dans les années 1960, après une très longue et importante exploitation les siècles précédents.

Utilisée dans bien des secteurs, la plante veut désormais prendre une part plus importante dans l’industrie textile. « Les surfaces ont été multipliées par trois en dix ans. On s’attend à ce qu’elles doublent d’ici à cinq ans. 50 millions d’euros seront investis dans les prochaines années pour construire de nouvelles chanvrières, augmenter les capacités de production », explique au quotidien du grand ouest Franck Barbier, président de Interchanvre et cultivateur lui-même.

Le chanvre textile largement minoritaire dans nos vêtements

Le chanvre textile apparaît donc comme un débouché à « forte valeur ajoutée » et la plante conquérir d’autres secteurs que ceux du bâtiment ou du bien-être. La « demande croissante de vêtements éthiques » et les enjeux environnementaux poussent le chanvre textile à se développer. « La fibre est travaillée pour la rendre suffisamment fine et de même longueur que le coton. Le résultat, appelé « chanvre cotonisé », permet d’intégrer la filière textile », décrypte Franck Barbier. De plus, « le chanvre a un impact environnemental cinq à huit fois plus faible que le coton. Il n’a besoin d’aucun pesticide ni d’irrigation ».

Mais il va falloir de gros efforts pour s’imposer dans un secteur où le coton et les fibres synthétiques représentent l’immense majorité de la production. Le coton représente 30% des matières utilisés pour concevoir des vêtements, les fibres synthétiques 69%. Pour le chanvre textile, c’est seulement… 0,1%. « Nous sommes à un niveau statistiquement si faible qu’il se situe sous les radars des flux du textile mondial », analyse Damien Durand, de la confédération européenne du lin et du chanvre.

Les grandes marques de plus en plus intéressées

Pourtant, de grandes marques se tournent vers cette plante, comme Levi’s, Zara ou Tommy Hilfiger, qui souhaitent intégrer le chanvre textile à leurs jeans. En France, la marque Le slip français a créé son premier sous-vêtement en chanvre. « Un sous-vêtement 100 % en chanvre, il faut oublier pour la douceur. Nous avons mis au point un fil composé à 30 % de chanvre et 70 % de lyocell. Cela a demandé beaucoup de recherche et développement, car le fil est plus épais. Il a fallu baisser le rythme des machines et tricoter moins vite », analyse Léa Marie, directrice industrielle de la marque.

« Le chanvre est capable de répondre à plusieurs utilisations que l’on ne soupçonnait pas », juge de son côté Franck Barbier. « Nous menons des recherches sur les variétés pour le textile pour obtenir du fil adapté aux chemises par exemple, ou encore pour réduire le coût des process. Le chanvre textile a un grand avenir. » Et les marques commencent à changer leur fusil d’épaule, après des décennies à dénigrer la plante.

« Nous avons rencontré des marques qui ne voulaient pas entendre parler du chanvre, mais cela a changé », explique pour sa part Mathieu Ebbesen-Goudin, fondateur de la coopérative VirgoCoop, à Fashion Network. « C’est un peu comme pour les légumes : on refusait les produits difformes, alors qu’aujourd’hui c’est presque gage de qualité. Le chanvre a encore des enjeux de régularité, des défauts et grosseurs, mais il répond à une attente réelle des consommateurs qui veulent du naturel, de l’authentique. »

Un avenir prometteur ?

La part du chanvre textile dans la production de vêtements devrait donc croître de manière significative dans les années à venir. Mais il faudra se montrer patient, car la plante revient de loin. L’avenir semble tout de même se conjuguer avec le chanvre dans le secteur du textile. « En vingt-cinq ans, je n’ai jamais vu un engouement aussi fort. On est en train de recréer quelque chose qui avait disparu. Tout réapprendre demande du temps. Mais on y vient ! », se réjouit Benoit Savourat, dirigeant de la Chanvrière, dans l’Aube.

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Le consommateur moyen de cannabis en France vieillit ! [GREENEWZ]

En France, le consommateur de cannabis vieillit !

Le consommateur moyen de cannabis en France vieillit !

En France, le consommateur moyen de cannabis prend de la bouteille ! L’OFDT, l’observatoire français des drogues et des tendances addictives, a révélé dans sa dernière étude, publiée en décembre 2022, que le profil de l’usager moyen de cannabis se faisait plus vieillissant. Une vaste enquête, menée auprès de plus de 23 000 adultes âgés de 18 à 24 ans, dresse le portrait robot de l’usager de la version toujours illégale de la plante, chargée donc en THC. Et les résultats sont, comme l’écrit Le Monde, « tout en contrastes » et « parfois à rebours des idées reçues ».

Le consommateur de cannabis est plus vieux qu’auparavant

La première tendance qui se dégage de l’enquête, c’est la « stabilisation des grands indicateurs de consommation ». En effet, celle-ci démontre que 10,6% de la population majeure française a consommé du cannabis dans l’année. Tandis que 47,3%, environ 18 millions de Français, ont déjà expérimenté la plante enivrante au cours de leur vie. Des chiffres qui restent relativement stables par rapport à la précédente étude de l’OFDT.

Mais ce qui ressort surtout de l’enquête, c’est l’âge moyen du consommateur. En effet, ce dernier a tendance à être plus vieux qu’auparavant. Entre 1992 et 2021, l’âge moyen du consommateur de cannabis en France est passé de 25,1 ans à 32,8 ans. Et chez les plus jeunes, notamment les moins de 25 ans, l’usage est en baisse depuis 2017. Il est passé de 53,5% à 48% pour ceux qui expérimentent le cannabis. Et la consommation régulière est passé de 8,4% à 6,3% entre 2017 et 2021.

Au-delà de 35 ans, la consommation augmente

Parallèlement, « les usagers sont de plus en plus nombreux à déclarer une consommation au-delà de 35 ans, plus encore après 45 ans », écrit le quotidien national. En effet, les 45-54 ans, qui déclaraient avoir consommé du cannabis au moins une fois par mois en 2017 représentaient 2,9% des personnes interrogées. En 2021, ce chiffre grimpe à 3,4%. Il en va de même pour les 55-64 ans, avec une consommation dans l’année passée de 1,6% à 2,5%.

Pour Stanislas Spilka, co-auteur de l’étude de l’OFDT, « ces éléments interrogent sur une vision initiale un peu naïve de l’usage du cannabis dans la population. À la fin des années 1990, on croyait qu’au-delà de 25 ans, avec une vie active, en couple, l’usage baisserait. Or, on remarque qu’une partie de ces jeunes usagers de l’époque ont poursuivi – ou repris – leur usage en vieillissant. »

Le consommateur plus âgé fait aussi un usage sans doute moins festif du cannabis. « Cette image-là n’est vraisemblablement pas la même à 40 ans. Il convient d’amorcer une réflexion sur ces usages du “joint du soir” ou au dîner par exemple », ajoutent les auteurs, qui mènent une autre enquête sur les motivations de ces fumeurs plus âgés.

Hommes et femmes, Nord et Sud : des différences

Si, habituellement, l’écart entre hommes et femmes ne varie que très peu dans l’usage des drogues, de 1 à 3%, on remarque dans l’étude de l’OFDT une vraie différence de genre chez le consommateur de cannabis. En effet, 54,9% des hommes ont déjà expérimenté la substance, contre seulement 39,9% de femmes. La consommation dans l’année, elle aussi, montre un usage deux fois plus élevé chez l’homme que chez la femme : 14,2% contre 7,2%.

Géographiquement, les résultats montrent « une forme d’opposition nord-sud », ajoute Le Monde. En Occitanie, par exemple, on compte 55,1% de personnes ayant expérimenté le cannabis, contre seulement 38,8% dans les Hauts-de-France. Même constat avec l’outre-mer. En Guyane, on constate « un niveau d’expérimentation deux fois plus faible que la métropole ». Cependant, ceux qui y consomment du cannabis régulièrement, voire quotidiennement, représentent une part beaucoup plus importante que dans la métropole.

Proximité avec l’Espagne pour le sud de la France, part plus importante de la consommation d’alcool dans le nord peuvent expliquer ces différences chez le consommateur. Mais globalement, avec le recul de la consommation chez les plus jeunes, on peut penser qu’à l’avenir, les chiffres des usagers de cannabis vont baisser avec le vieillissement de ces derniers. « Avec la baisse du tabac dans la population adolescente, il se joue quelque chose », estime Stanislas Spilka. Il sera donc très intéressant d’analyser les données de la consommation dans les années à venir.

 

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L’expérimentation du cannabis médical suit son cours en France [GREENEWZ]

L'expérimentation du cannabis médical en France.

L’expérimentation du cannabis médical suit son cours en France

Depuis mars 2021, l’expérimentation du cannabis médical suit son cours en France. Ouverte à 3000 patients souffrant de pathologies précises, elle a pour but premier d’évaluer la prescription de produits médicamenteux au cannabis, avant de juger de leur efficacité. C’est Nicolas Authier, psychiatre spécialisé en pharmacologie et addictologie, qui pilote cette expérimentation au CHU de Clermont-Ferrand. Ouest-France est allé à sa rencontre pour faire le point sur ce test, mené notamment par l’ANSM, l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

Une expérimentation qui « se passe bien »

Selon l’expert, l’expérimentation en cours de la prescription de cannabis thérapeutique « se passe bien ». « Plus de 2 400 patients ont été traités dont environ 1 500 toujours inclus » dans le dispositif. « Scientifiquement, le bilan est majoritairement positif. Environ deux tiers des patients sont satisfaits des traitements. Dans certains cas, comme pour les douleurs neuropathiques, jusqu’à 40 % des personnes jugent d’une amélioration « importante » de leur état de santé », juge Nicolas Authier.

Pour Claudia, patiente volontaire qui souffre de « maladies auto-immunes », lui provoquant de vives douleurs, l’amélioration est assez nette quand elle inhale des fleurs de cannabis. Une expérimentation donc positive pour elle, explique-t-elle au quotidien. « Avec le vaporisateur, ça soulage immédiatement au moment de la crise. Pas dix minutes plus tard. » Ce qui change beaucoup de choses dans sa vie. « Je vois des amis, j’ai une vie sociale. Moralement, c’est important. Sinon, on se renferme sur soi-même. Là, je peux aller où je veux quand je veux. Pour moi, le cannabis a vraiment un effet positif. »

Pas de miracle, mais des effets globalement positifs

L’expérimentation permet, au-delà du système de prescription, de voir les effets de ces médicaments au cannabis sur les patients. « Nous n’avons pas identifié de cas de dépendance aux médicaments, comme nous aurions pu le redouter », se réjouit Nicolas Authier. Ce dernier précise qu’il ne s’agit néanmoins pas d’un « essai clinique ». « Nous avons restreint les tests à cinq grandes indications (épilepsies sévères et pharmacorésistantes, cancers, douleurs neuropathiques, soins palliatifs, spasticités douloureuses des pathologies du système nerveux central). »

Claudia, elle, a remarqué « peut-être des petits vertiges ». Quant au risque d’addiction, plutôt écarté par les spécialistes après des mois d’expérimentation, elle « ne se pose pas la question. Quand on souffre, on veut juste avoir moins mal. Le plus important, c’est le soulagement. » Cependant, « des patients ont quitté l’expérimentation, car les médicaments étaient inefficaces ou à cause d’effets indésirables (somnolence, anxiété, troubles digestifs…) », précise le spécialiste. Mais, « cela arrive avec tous les médicaments. Ce n’est pas spécifique au cannabis ».

D’autres problèmes soulevés par l’expérimentation

Reste l’objectif premier de l’expérimentation : voir si le système de prescription fonctionne. « La principale problématique : c’est le relais de prescription auprès des médecins généralistes – en grande partie liée aux contraintes de l’expérimentation elle-même – qui leur demande d’effectuer une formation, le plus souvent, pour traiter un seul patient. Ce frein sera rapidement levé si les médicaments reçoivent une AMM (autorisation de mise sur le marché) à l’issue du processus. »

« L’objectif principal de déterminer les conditions d’accès à ces médicaments est validé. Désormais, il faut travailler le réglementaire. En décembre dernier, la Direction générale de la santé (DGS) a mis en place un groupe de travail. Pour préciser le statut que pourraient recevoir les médicaments à base de cannabis et leur modalité de remboursement par la Sécurité sociale », ajoute Nicolas Authier.

La France n’est pas prête à produire ses médicaments

À l’issue de l’expérimentation, la France pourra-t-elle produire ses propres médicaments à base de cannabis ? « Pour l’instant, non, regrette l’expert. L’ensemble des médicaments testés dans le cadre de l’expérimentation proviennent de l’étranger. Cependant, nous avons tout intérêt à développer une filière qui nous permette d’être autonomes. »

Il faudra donc encore se montrer patient du côté des malades. « Si tout se passe bien, les travaux seront bouclés avant l’été. La légalisation pourrait ensuite être débattue au Parlement, dans le cadre du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale », explique Nicolas Authier. Un lent mais nécessaire processus, dont les patients espèrent une accélération rapide, afin de parer à l’inefficacité de certains médicaments plus traditionnels.

 

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L’immense majorité du CBD vendu en France provient de l’étranger [GREENEWZ]

L'immense majorité du CBD vendu en France vient de l'étranger.

L’immense majorité du CBD vendu en France provient de l’étranger

Sur le territoire français, l’immense majorité du CBD vendu en boutique provient de l’étranger, notamment de pays voisins. Mais depuis l’annulation pure et dure de l’arrêté de décembre 2021, qui interdisait notamment la vente de fleurs de CBD, les producteurs et vendeurs de produits au cannabidiol voient l’avenir s’éclaircir. Ils espèrent désormais une véritable réglementation du secteur, afin de pouvoir cultiver et vendre au sein d’un cadre légal fort, et développer une vraie filière française pour le chanvre bien-être, en s’éloignant notamment des productions étrangères.

La filière voit l’avenir plus vert

Ouest-France a rencontré une famille productrice de CBD dans le Calvados (14), qui se bat pour contrer la main-mise étrangère, car l’immense majorité sur CBD acheté en France est étrangère. Trois frères, les Piéplu, font pousser et transforment leur cannabis légal. « Le CBD ou cannabidiol est un cannabinoïde, une substance naturelle présente dans le cannabis. Contrairement au tétrahydrocannabinol (THC), lui aussi présent dans la plante, le CBD n’a pas de propriétés psychotropes. On lui confère des vertus relaxantes. Tous les plants que nous cultivons sont issus de variétés avec peu de THC, moins de 0,3 %, mais riches en CBD », explique Megan, au milieu de sa ferme de 8000 m2 de surface cultivée.

Son frère Brian, reconnait que « l’interdiction, fin 2021, avait été un véritable coup dur pour la filière » qui doit donc se fournir, pour son immense majorité, à l’étranger. En tant que producteurs, nous avons moins subi le contrecoup de cette annonce. L’arrêté ne suspendait pas la culture de fleurs, seulement la vente. Pour les boutiques, en revanche, il y a eu de nombreuses fermetures. Des revendeurs n’ont pas renouvelé leur stock. D’autres ne se sont pas lancés. On a perdu du temps… » Mais depuis décembre 2022, les choses ont changé.

L’immense majorité du CBD vendu sur le territoire n’est pas français

En annulant l’arrêté de 2021, le Conseil d’État vient de donner un grand coup de pouce à la filière. L’immense majorité de notre CBD vient de Suisse, d’Italie ou d’autres pays voisins de la France. Et il est temps que cela change. « À long terme, l’objectif est de pouvoir concurrencer les filières italiennes ou suisses. En augmentant nos capacités de production, pour proposer des fleurs de chanvre avec un prix au kilo plus compétitif, mais aussi des produits plus qualitatifs », explique de troisième frère Piéplu, Joss, au quotidien du Grand Ouest.

« Actuellement, 95 % des produits à base de CBD proposés en boutique proviennent de l’étranger », estime Jouany Chatoux, « producteur de fleur de chanvre dans la Creuse, et porte-parole de l’Association française des producteurs de cannabinoïdes (AFPC) », précise Ouest-France.

Mais en janvier 2023, « les commandes sont reparties à la hausse. Le téléphone n’arrête pas de sonner », se réjouissent les trois producteurs. Cependant, « la filière française n’est pas en mesure de s’aligner sur l’Italie ou la Suisse. La lecture des normes européennes y est différente. Elles produisent des fleurs avec un taux de THC plus élevé. Pour les commercialiser en France, ou le taux légal est de 0,3 %, elles sont « lavées » avec des solvants ou du CO2 supercritique (gaz permettant l’extraction de certaines molécules). Ce ne sont pas des productions locales saines ».

Vers un terroir français du cannabis ?

Avec une immense majorité du CBD vendu provenant de nos voisins vient également un regard toujours très critique en France vis-à-vis du cannabis. « Il faut sortir le cannabis de l’univers de la drogue et ses fantasmes. Dès qu’on en parle, c’est : « cannabis = Bob Marley = défonce ». Évitons la caricature, pour un vrai débat de société. Sur le cannabis à usage thérapeutique, comme le récréatif », demande Megan Piéplu.

La fratrie est parallèlement favorable à une légalisation du cannabis récréatif en France. « Oui, bien sûr. Ne soyons pas hypocrites. Les Français sont les plus gros consommateurs européens de cannabis. Il faut qu’on avance sur cette question. Pour construire des véritables filières. Avec une traçabilité. Comme pour le vin ou le fromage. » Un véritable terroir français du cannabis, en somme, espéré par ces producteurs, qui estiment, « l’année prochaine, encore doubler [leur] chiffre d’affaires ».

 

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Google autorise enfin la publicité pour le CBD… sous conditions ! [GREENEWZ]

Google autorise peu à peu la publicité pour le CBD.

Google autorise enfin la publicité pour le CBD… sous conditions !

Jusqu’ici, Google interdisait toute publicité promouvant le CBD. Mais cette politique est en passe de changer. Pour la première fois, le géant américain d’internet va autoriser la publicité pour des produits au CBD, mais seulement dans trois territoires des USA pour le moment et sous des conditions relativement drastiques. Un pas en avant pour tous les fabricants et commerçants du secteur, qui attendent avec impatience une autorisation plus large. D’autres géants du web sont attendus sur la question, notamment Facebook, qui banni encore toutes les publicités de ce type sur ses réseaux.

Google fait un petit pas en avant

À la suite d’une mise à jour de ses conditions relatives « aux produits et services dangereux, à la santé et aux médicaments », Google va donc autoriser la publicité pour certains produits au chanvre et au CBD dans deux États et un territoire associé : le Colorado, la Californie et Porto Rico. Mais les produits qui pourront être promus via la plateforme restent très limités. Pas question de faire de la publicité pour ceux destinés à la consommation humaine interne. Exit donc, « les compléments, produits destinés à la vape ou à la vaporisation, et additifs alimentaires ».

Les produits pharmaceutiques, quant à eux, devront d’abord être validés par la FDA – Food and drug administration – avant de pouvoir passer entre les mailles du filet de Google. À ce jour, seul l’Epidiolex, une huile de CBD à taux élevé, est approuvé par la FDA. Ces changements menés par Google sont donc très limités, et devraient entrer en vigueur le 20 janvier 2023. Pour ce faire, Google s’est associé à LegitScript, une entreprise de Portland, qui certifiera les produits. Ceux-ci pourront ensuite faire l’objet de publicité sur Google.

Quelles sont les règles pour les publicités autorisées par Google ? 

Google a donc mis à jour ses conditions d’utilisation et met en avant plusieurs points qui devront être respectés avant de faire la publicité des produits au chanvre et au CBD. Les voici. Il faudra d’abord « démontrer la conformité du produit avec toutes les normes légales et réglementaires », puis « si une licence est requise pour la fabrication du produit, la fournir ». Ensuite, « le demandeur devra fournir un certificat d’analyse démontrant que le CBD utilisé dans le produit final est conforme aux lois fédérales concernant la culture et la transformation du chanvre ».

Il faudra également « fournir des échantillons aléatoires non périmés des produits soumis à la certification pour test. Ces produits doivent contenir la quantité annoncée de composés dérivés du chanvre et doivent se conformer aux exigences légales liées aux substances cannabinoïdes et aux niveaux d’ingrédients », ainsi que « démontrer que les produits soumis à la certification ont été conçus en conformité avec toutes les exigences de l’USDA et de l’État en matière de culture du chanvre, ou qu’ils sont autrement exemptés de ces exigences ».

Google reste très prudent sur la question

Mais ce n’est pas tout. Il faudra aussi « démontrer que le demandeur ou le fabricant du produit, y compris le personnel, les entreprises ou les sites Web associés, ne doit pas avoir fait l’objet de cas significatifs récents et/ou répétés de mauvaise conformité juridique, de sanctions disciplinaires ou d’autres mesures réglementaires ».

Google veut également, avec son partenariat, « soumettre les dirigeants de l’entreprise du demandeur, les directeurs, ou ceux qui exercent un contrôle sur les décisions commerciales importantes à des vérifications des antécédents criminels menées à la demande de LegitScript, et ces mêmes personnes doivent divulguer toute violation criminelle, réglementaire ou civile antérieure. Le candidat doit également divulguer tout litige entamé, résolu, ou autrement traité qui implique le candidat à tout moment au cours des 10 dernières années. Les infractions antérieures ou autres mauvaises actions, y compris toute discipline réglementaire antérieure peuvent être un facteur de disqualification, à la seule discrétion de LegitScript ».

Et, bien sûr, il faudra « adhérer aux conditions de service de Google pour la publicité ». Un petit pas en avant donc, mais qui peut être précurseur d’un nouveau système promotionnel pour tous les acteurs du secteur, qui attendent de pouvoir faire la publicité de leurs produits partout sur internet.

 

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La culture illégale de cannabis gagne du terrain en France [GREENEWZ]

La culture illégale de cannabis gagne du terrain en France.

La culture illégale de cannabis gagne du terrain en France

En France, la culture illégale de cannabis est en train de devenir un sport national. Les cannabiculteurs amateurs sont de plus en plus nombreux, alimentant un réseau proche pour les moins téméraires, ou des réseaux criminels pour les plus organisés. Le trafic local, qui dépasse le cadre de la consommation personnelle, est de plus en plus important, en ville comme à la campagne, et la culture illégale de la plante, toujours interdite en France quand elle est chargée en THC, se multiplie.

Cave, hangar, local commercial… Les forces de l’ordre découvrent régulièrement ces cultures illégales aux quatre coins de la France, ainsi qu’en Outre-Mer, avec une part prépondérante dans le nord et le sud de la France. Mais comment la culture illégale de cannabis a émergé en France et, surtout, pourquoi dépasse-t-elle le cadre de la consommation personnelle pour alimenter des réseaux parfois bien organisés ?

La culture illégale de cannabis s’impose sur le territoire français

Le Monde dresse la carte des récentes découvertes de la police et de la gendarmerie. Elles sont… stupéfiantes ! Le quotidien cite l’exemple de Maubeuge, dans le Nord, où le 6 décembre dernier, la police découvre une culture illégale de cannabis dans un local commercial détourné en « ferme de culture ». Là, elle y découvre 2000 plants. « Un kilo de résine de cannabis, un kilo d’herbe, 6 260 euros en espèces et une arme de poing de calibre 6,35 mm ont également été saisis », détaille le parquet de Lille.

En octobre, c’est à Montgeron dans l’Essonne qu’une culture illégale prospérait dans le sous-sol d’un immeuble. À Lourdes (Hautes-Pyrénées), une bagarre de rue conduit les forces de l’ordre à « une salle de cannabiculture contenant 18 pieds ». Cet été, la douane découvre une plantation de 83 pieds en Picardie, « gérée par un père de famille ».

De la culture personnelle aux trafics à plus grande échelle

Christian de Rocquigny, directeur adjoint de l’office antistupéfiants, fait le point. « La saisie de ces stupéfiants procède d’une cartographie particulière, avec beaucoup d’opérations dans le Nord, notamment en intérieur, dans le Sud-Est et en Nouvelle-Aquitaine. Les gens se lancent de chez eux et produisent plus que leur consommation personnelle, puis davantage encore que pour leur cercle d’amis. Ils entrent ensuite dans une logique de trafiquants, en concurrence avec des organisations criminelles, notamment des trafiquants locaux déjà établis, qui défendent leur territoire, avec les risques que cela induit. »

100 000 pieds de cannabis auraient ainsi été saisis en 2021. Le matériel et les semences viennent de boutiques ou sites spécialisés et, selon Europol, des cannabiculteurs français feraient appel à des experts néerlandais, recrutés comme « consultants ». Pour l’observatoire français des drogues et tendances addictives, « l’herbe bénéficie aujourd’hui d’une sorte de “label bio”, exprimant l’apparition d’une véritable “culture” du cannabis associée à la notion de territoire et de circuit court ».

À qui est destiné ce cannabis illégal ?

Ce type de culture illégale plaît davantage à un public « plus âgé et mieux inséré socialement ». D’ailleurs le rapport de l’observatoire français des drogues estime que « 7% des fumeurs sont aussi des cannabiculteurs ». Cela devient donc un complément aux produits venant notamment du Maroc, en ce qui concerne la résine de cannabis. Une herbe locale, dont on pense connaître l’origine, qui plait beaucoup en France. Le made in France aussi à la mode dans le cannabis ?

Pour les réseaux criminels, ce mode de culture est également intéressant. Le coût logistique y est largement divisé, comparé à des cargaisons qu’il faut acheminer d’Espagne ou d’ailleurs. Une note des services de police souligne que « la cannabiculture leur permet d’obtenir des gains rapides et considérables. La culture d’environ 1 000 plants peut rapporter en un an un chiffre d’affaires théorique de 1,2 million d’euros pour la vente en gros, et de 2,4 millions d’euros pour la vente au détail. La culture illégale de cannabis en France devient un problème majeur dans la lutte contre les trafics de stupéfiants et un nouvel argument en faveur d’une légalisation encadrée…

 

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Les vendeurs de CBD soulagés après la décision du Conseil d’État [GREENEWZ]

Les vendeurs de CBD soulagés

Les vendeurs de CBD soulagés après la décision du Conseil d’État

Chez les vendeurs de CBD, propriétaires de boutiques et producteurs de chanvre bien-être, le mot qui prime en ce début d’année 2023 est « soulagement ». La raison, c’est la décision du Conseil d’État, le 29 décembre, d’annuler purement et simplement l’arrêté interministériel du 30 décembre 2021, interdisant notamment la vente de fleurs de CBD. Suspendu trois semaines après sa publication, cet arrêté attendait une décision définitive de la plus haute juridiction française.

Un doute enfin levé

Il persistait donc un doute pour les vendeurs de CBD. Le principe de précaution a été appliqué par de nombreux distributeurs, pas vraiment certains que leur business ne soit pas définitivement interdit, ou qu’ils puissent éviter d’éventuelles poursuites judiciaires. De nombreux commerçants hésitaient à faire du stock et fonctionnaient à flux tendu. Il fallait donc que le Conseil d’État entérine sa décision. Et c’est désormais chose faite.

« On se doutait que ça allait se concrétiser, mais c’est mieux maintenant que c’est officiel », se réjouit Thomas, gérant de boutique à Carcassonne, cité par La Dépêche. Le CBD n’est pas considéré comme stupéfiant et le Conseil d’État a bien fait la différence avec la molécule cousine interdite, le THC. « On va arrêter d’entretenir une confusion entre les stupéfiants et les produits que je vends. On vend du bien-être, on n’est pas un point de deal, on ne vient pas se défoncer ici », appuie Thomas.

Les vendeurs de CBD rassurés se projettent

Maintenant que l’arrêté est définitivement annulé, les vendeurs de CBD peuvent espérer des jours meilleurs. Le tout ouvre de belles perspectives. « On peut ainsi penser à l’arrivée rapide d’une législation sur les produits. On peut aussi espérer un commerce en circuit court avec des producteurs locaux. Le tout dans un cadre légal », explique Sylvain, gérant à Poitiers, au groupe Centre Presse. Un marché du cannabidiol mieux encadré, c’est ce que demandent depuis longtemps les vendeurs de CBD.

Cela permet aussi d’obtenir la confiance des banques, comme le déclare Benoît, lui aussi commerçant à Carcassonne : « Un petit peu partout en Europe les législations évoluent, on s’y attendait un peu. Ça va encourager les banques à davantage nous suivre et nous soutenir, car aucune banque ne veut prendre le risque de s’engager avec une boutique de CBD. » C’est donc probablement un peu plus de sécurité qui attend maintenant les vendeurs de CBD.

Un peu plus de sérénité pour les vendeurs de CBD

Ces derniers ne masquent d’ailleurs pas leur soulagement. « Il y a un an, jour pour jour, je me demandais comment j’allais me reconvertir. Aujourd’hui, je me demande sur quel projet je vais pouvoir investir », se réjouit Morgan, fondateur d’une enseigne de cannabidiol, au Progrès. « Sur le plan personnel, il y a une famille derrière ce commerce. La nouvelle nous ouvre des perspectives », confirme, lui aussi soulagé, Sylvain de Poitiers.

Ces difficultés auront au moins permis aux commerçants d’avancer prudemment dans le marché du CBD. Ils savent que leur affaire n’est pas encore tout à fait sécurisée, même si cette décision est un important pas en avant. Cependant, pour la première fois depuis l’arrivée du cannabidiol en France, ils peuvent espérer voir se développer un secteur organisé et réglementé, de la production à la vente.

Une victoire aussi pour les producteurs français

Il en va de même pour les agriculteurs, qui peuvent voir dans cette décision l’assurance de pouvoir écouler leur production. Car avec l’annulation de l’arrêté, d’autres barrières sautent. « Nous nous réjouissons qu’il ait également prononcé l’annulation de l’article prévoyant l’obligation d’un contrat écrit entre producteur et acheteur avant la campagne de production, au motif d’une discrimination à rebours contraire au principe d’égalité, qui pénalisait les cannabiculteurs français », écrit pour sa part l’UPCBD (Union des professionnels du CBD), qui n’oublie pas qu’au-delà des vendeurs de CBD, il y a aussi tout un secteur qui se retrouve positivement impacté.

 

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Les néocannabinoïdes passés à la loupe par le Canada [GREENEWZ]

Les néocannabinoïdes passés au cribe.

Les néocannabinoïdes passés à la loupe par le Canada

Méconnus, les néocannabinoïdes arrivent sur le marché légal dans certaines régions du monde. Mais leur nouveauté et le manque de données les concernant poussent les autorités sanitaires à prendre leurs précautions. C’est notamment le cas au Canada, où plusieurs provinces ont suspendu la distribution de certains produits, notamment ceux contenant du delta-8 THC, très proche du THC traditionnel (delta-9), en attendant les conseils de Santé Canada.

Le delta-8 THC est naturellement présent dans la plante, mais cette molécule issue du cannabis s’y trouve en taux très faibles. Plusieurs laboratoires en conçoivent néanmoins, souvent à partir de CBD, pour fabriquer des produits comme des liquides de vape ou comestibles. Mais ce néocannabinoïde, comme on l’appelle, reste psychotrope et donc potentiellement dangereux, tout en étant méconnu scientifiquement.

Un néocannabinoïde méconnu

Au Canada, donc, en attente de l’évaluation de l’organe de santé, certaines provinces ont pris les devants. L’Ontario ou la Colombie britannique ont annoncé suspendre toute approbation de nouveaux produits contenant du delta-8 THC. « Le delta-8-THC est un néocannabinoïde enivrant (comprendre « psychotrope ») et l’un des nombreux cannabinoïdes trouvés ou produits naturellement par la plante de cannabis », explique Santé Canada.

« Les produits à base de cannabis contenant du delta-8-THC présentent des risques potentiels pour la santé et la sécurité qui peuvent être similaires à ceux du delta-9-THC, dont certains peuvent être graves ou mettre la vie en danger. Les produits contenant des niveaux élevés de delta-8 THC ont peu ou pas d’antécédents d’utilisation, de sorte que la compréhension scientifique et médicale de leurs effets biologiques et des risques pour la santé est encore en développement », décrypte l’organisme canadien.

Quand Santé Canada se penche sur l’affaire

« Santé Canada commande actuellement des projets de recherche préliminaires chez les rongeurs pour commencer à comparer les effets psychoactifs de divers cannabinoïdes autres que le delta-9-THC. Cela aidera à mieux informer l’équivalence d’intoxication de ces cannabinoïdes non-delta-9 THC au delta-9-THC. Les données générées par ce projet et d’autres projets potentiels sur ce sujet pourraient aider à éclairer les efforts d’éducation et de sensibilisation du public, les évaluations des risques potentiels ainsi que toute politique ou réglementation concernant ces substances », peut-on lire chez StratCann.

« Les résultats de ce projet pilote initial sont attendus au cours de l’année civile 2023 » et « Santé Canada surveille de près l’émergence de produits contenant des niveaux élevés de delta-8 THC, ainsi que des produits pouvant contenir des niveaux élevés d’autres nouveaux cannabinoïdes enivrants, sur le marché canadien ». Président de Dynaleo, producteur canadien de cannabis, Michael Krestell voit tout de même cette prudence d’un bon oeil : « Nous sommes ravis que tout le monde adopte une approche mesurée voit quelle est l’expérience réelle avec le produit sur le marché. »

Un produit récent et pas très populaire

Malgré tout, Krestell regrette que le Canada voit ces produits à travers le prisme américain. « Je pense que le problème auquel nous sommes confrontés ici au Canada, c’est que la catégorie delta-8 est examinée injustement sous l’angle de ce qui se passe dans les marchés non réglementés, très précisément aux États-Unis. Nous comprenons que les régulateurs et les distributeurs provinciaux recherchent une meilleure compréhension et nous pensons qu’il est important d’avoir une meilleure compréhension de ce qui se passe », a-t-il ajouté.

Et puis, le manque d’éducation au produit se fait sentir à chaque étape de la chaîne. Produit méconnu, ce néocannabinoïde a été peu mis en valeur par les producteurs et, donc, ensuite, par les vendeurs. Et il ne connaît qu’une faible popularité. « Je pense que (les producteurs) doivent faire beaucoup plus d’éducation, non seulement pour les clients mais aussi pour les vendeurs. Ils ne nous ont même jamais dit que c’était disponible », regrette Omi Sahota, qui gère deux établissements en Ontario.

Santé Canada donne ses premiers conseils

Si le résultat des expérimentations de Santé Canada ne sera rendu public que plus tard dans l’année, l’organisme a quand même fait quelques recommandations. « Bien qu’il n’y ait actuellement aucune exigence légale similaire pour d’autres cannabinoïdes enivrants comme le delta-8-THC, Santé Canada recommande fortement que la quantité totale de cannabinoïdes enivrants ne dépasse pas les limites réglementaires fixées pour le delta-9 THC, et que des tests et des descriptions précises du contenu enivrant de néocannabinoïde soit clairement indiqué sur les étiquettes des produits. »

En attente donc, de données plus précises sur ce néocannabinoïde, Santé Canada se calque sur les taux de THC traditionnel. Mais l’organisme est clair : il « continuera de surveiller les effets et les risques de tous les produits à base de cannabis, y compris les produits à forte teneur en delta-8 THC, et prendra les mesures appropriées si nécessaire ».

 

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Quand l’armée italienne fait pousser du cannabis médical… [GREENEWZ]

Quand l'armée italienne produit du cannabis...

Quand l’armée italienne fait pousser du cannabis médical…

L’armée italienne productrice de cannabis ? Non ce n’est pas une blague ! Et c’est le cas depuis 2015. En effet, dans un bâtiment sécurisé situé à Florence, l’armée cultive son propre cannabis thérapeutique, dans le but de fournir une partie des patients autorisés à se soigner grâce à des médicaments créés à partir à la plante controversée. Légal en Italie depuis 2013, le cannabis médical était pourtant difficile à se procurer dans la Botte, souvent à des prix presque prohibitifs.

C’est pour cette raison que l’armée a décidé, en 2014, de prendre les choses en main. « Le but de cette opération [était] de fournir un nombre grandissant de patients en produit médical qui [n’était] pas toujours facilement accessible sur le marché, à un prix plus intéressant pour l’utilisateur », expliquait alors le colonel Antonio Medica au Corriere della sera.

L’armée et le secteur médical liés

Si on peut s’étonner de voir l’armée italienne produire du cannabis, ça l’est moins de la savoir confectionner des médicaments. En effet, secteurs médical et militaire sont intimement liés. Le « laboratoire » de l’armée se situe dans un bâtiment militaire, surveillé et protégé. À l’origine, on y fabriquait des médicaments destinés aux militaires. Il a aussi été utilisé pour produire un demi-million de tablettes d’iode lors de l’accident de Tchernobyl en 1986.

« Nous sommes tous des professionnels de la chimie-pharmacie », expliquait le directeur des lieux, le général Gian Carlo Anselmino. « C’est stimulant d’un point de vue scientifique, mais nous avons aussi l’espoir de montrer que l’administration publique fonctionne bien et peut devenir un modèle à exporter ». Le but était alors de produire 100 kg de cannabis médical par an. Un chiffre qui a bien augmenté depuis.

1 500 kg de cannabis médical nécessaires en Italie

Car les patients qui se soignent au cannabis sont de plus en plus nombreux en Italie. Le pays a besoin d’environ 1500 kg de cannabis par an pour produire les médicaments nécessaires. Et les efforts de l’armée ne comblent pas ce besoin. L’Italie se tourne alors vers les Pays-Bas, le Canada, le Danemark ou l’Allemagne pour importer une partie de son cannabis. En 2016, l’armée espérait produire « jusqu’à 100 kg de cannabis chaque année, strictement destiné aux patients atteints de cancer, de sclérose en plaques et aux personnes souffrant d’autres pathologies qui pourraient être soulagées par le médicament ».

Depuis 2017, la production de l’armée a oscillé entre 30 et 200 kg par an. Entre 2020 et 2021, elle a fourni 3% puis 8% du cannabis médical fourni aux malades italiens. L’objectif, pour 2023, est d’atteindre les 700 kg, afin de répondre à la moitié des besoins du pays. Pour y parvenir, « les techniciens perfectionnent l’éclairage, l’arrosage, la température et la ventilation, et ils utilisent un mélange de nutriments secrets développés en interne destiné à une culture en irrigation hydroponique », peut-on lire sur Defense News.

Objectif autosuffisance ?

Pour le directeur de l’Agence italienne des industries de la Défense, Nicola Latorre, « la prochaine étape, c’est l’autosuffisance ». C’est « l’ambition » de l’armée. Elle s’appuie sur un certain savoir-faire en matière de standardisation des médicaments. « À Florence, nous fabriquons un produit hautement standardisé. Ainsi, le dosage ne varie pas », explique Gabriele Picchioni, actuellement chef de l’installation. Mais pour atteindre les 700 kg en 2023, il faudra faire mieux que 2022 et les six récoltes issues des six chambres de floraison, contenant chacune 50 à 125 plants.

Cela ne fait pas peur à l’armée italienne, qui « fabrique également des médicaments dits orphelins, c’est-à-dire des médicaments destinés à soigner des maladies ou des affections rares que les grandes entreprises ignorent en raison des faibles taux de production ». Elle a aussi produit « des antidotes contre la guerre chimique et des pilules contre la malaria pour les soldats ». Et c’est grâce à cette longue expérience du secteur pharmaceutique qu’elle compte bien remplir ses objectifs.

 

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Le dépistage du cannabis au volant va-t-il devoir évoluer ? [GREENEWZ]

Dépistage au cannabis lors d'un contrôle de police.

Le dépistage du cannabis au volant va-t-il devoir évoluer ?

Le dépistage du cannabis au volant pourrait changer de forme. En effet, depuis l’apparition du CBD dans nos vies, nombreux sont les automobilistes qui se sont vus retirer leur permis de conduire en raison d’un test positif au THC. Cependant, certains n’avaient consommé que des produits au cannabidiol, molécule non-psychotrope de la plante. De longues procédures suivent alors pour pouvoir prouver sa bonne foi, avec en attendant un important préjudice avec la suspension du droit de conduire.

Depuis 2016, les forces de l’ordre ont le droit, lors d’un contrôle routier, de soumettre le conducteur ou la conductrice à un dépistage anti-drogues. « Il s’agit d’un dispositif qui permet de récolter un peu de salive dans la bouche du conducteur. Le prélèvement est ensuite enclenché dans un petit appareil, qui recherche la présence des quatre grandes familles de stupéfiants : la cocaïne, les opiacés, les amphétamines et le cannabis », explique le docteur Gaulier, toxicologue au CHU de Lille, à France Info.

Les tests salivaires dans le collimateur

Depuis l’arrivée du CBD, un problème se pose. Les produits au cannabidiol peuvent en effet contenir des traces résiduelles de THC, qui est autorisé dans les produits vendus en-dessous d’un taux de 0,3%. Ces très faibles traces de la molécule psychoactive du cannabis peuvent néanmoins entraîner lors des dépistages un « faux positif » au THC, un peu de la même façon que les auto-test au Covid-19, car le test ne permet que de prouver la présence de THC, pas son taux. Avec un dépistage positif, c’est une suspension de permis immédiate avant de longs mois de procédure.

« À partir du moment où on est capable d’identifier formellement la présence de THC dans le prélèvement, l’infraction est constituée, indépendamment de sa concentration », rappelle le docteur Gaulier. Et les sollicitations d’automobilistes se comptent par « dizaines », reconnait l’avocat Antoine Régley. « Je les invite à produire des factures prouvant qu’ils ont acheté du CBD, à ne pas renoncer à leur droit à effectuer une contre-expertise. Ils peuvent également faire ensuite des analyses d’urine en laboratoire. Si leur test ne détecte pas de THC dans leur organisme 48 heures après celui fait par la police, cela peut accréditer leur position auprès du juge. »

Une décision du Conseil d’État qui change tout ?

Cependant, la décision du Conseil d’État d’annuler l’arrêté interministériel de décembre 2021 pourrait entraîner un changement dans les tests salivaires. En effet, la haute juridiction a notamment répondu à l’argument des problèmes de différenciation de fleurs chargées en THC ou en CBD lors des contrôles. Mais le Conseil d’État est clair. Il « a relevé que le taux de THC des fleurs et de feuilles pouvait être contrôlé au moyen de tests rapides et peu coûteux permettant d’identifier les variétés présentant des propriétés stupéfiantes ».

Alors, faudra-t-il rapidement changer la méthode dépistage ? « Avec les modes de prélèvement actuels, nous sommes incapables de connaître la quantité de salive présente dans l’écouvillon que nous transmettent les forces de l’ordre, commente le docteur Gaulier. On pourrait dans l’absolu évaluer une concentration de THC ou de CBD mais, sans connaître le volume dans lequel elle a été mesurée, cette concentration ne signifierait rien. »

Vers une nouvelle méthode de dépistage

En Europe, certains pays adoptent déjà des méthodes de dépistage plus précises. La Belgique et l’Allemagne ont équipé leurs polices de tests permettant de récolter une quantité de salive précise et de la conserver pour que les laboratoires émettent des analyses formelles quant aux taux de THC et/ou de CBD. Des tests qui « coûtent entre 3 et 5 euros l’unité, alors que ceux actuellement utilisés valent environ 4 centimes », fait remarquer Jean-Michel Gaulier.

En Suisse, la police utilise des tests rapides et peu coûteux, qui permettent de déterminer la présence de THC dans un produit s’il dépasse un taux limite d’environ 1%. Si le ministère de l’Intérieur français ne communique pas sur la question, le spécialiste du CHU de Lille fait une confidence : « Les autorités sont en train de mettre en œuvre les modalités de changement du dispositif de recueil salivaire utilisé par la police. » Une bonne nouvelle pour les automobilistes consommateurs de CBD.

 

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La vente légale de cannabis démarre doucement à New York [GREENEWZ]

La vente légale de cannabis à New York

La vente légale de cannabis démarre doucement à New York

Voilà deux ans que New York a légalisé le cannabis, mais la vente légale met du temps à se mettre en place. Au tournant de 2023, les New-Yorkais vont enfin pouvoir acheter légalement du cannabis dans des boutiques dédiées. Mais le temps presse avant que le marché noir ne supplante définitivement le marché autorisé, alors que quelques lenteurs se font ressentir dans le processus. Pourtant, c’est une véritable mine d’or vert sur laquelle est assis l’État, qui pourrait devenir le deuxième plus gros marché du cannabis au monde.

La vente légale de cannabis débute à New York

Les premières boutiques de vente légale de cannabis ont enfin ouvert à New York. Ce, deux ans après la légalisation de la plante dans l’une des plus célèbres et visitées villes du monde. La mégalopole a rejoint en 2021 le nombre croissant d’endroits aux États-Unis où il est possible de consommer du cannabis récréatif. Pourtant, il aura fallu attendre près de deux ans avant de voir se créer les premiers points de vente légaux, soumis à l’obtention d’une licence spécifique.

36 premières licences de détaillants ont été accordées le 20 novembre dernier. Il s’agit d’entrepreneurs locaux, car New York veut éviter la création de grandes entreprises qui géreraient tous le processus, de la culture de la plante à sa vente. C’est la raison pour laquelle 277 licences séparées ont été attribuées à des agriculteurs qui, eux, devront faire pousser leur cannabis dans l’État, afin de bien séparer les secteurs d’activité.

Trop d’incertitude pour ouvrir une boutique ?

D’autres difficultés existent pour les futurs petits entrepreneurs du cannabis. La vente légale s’accompagnant de l’ouverture d’une boutique, nombreux sont ceux qui ont besoin de l’appui des banques. Cependant, celles-ci sont encore bien frileuses à l’idée de prêter de l’argent pour des investissements ou la création d’entreprise dans le secteur du cannabis. Car pour les établissements bancaires, le risque est grand compte tenu de l’interdiction encore en vigueur dans certaines zones du pays.

Si la majorité démocrate au Congrès souhaite faire voter un « Safe Banking Act », afin de « décriminaliser les prêts » bancaires pour le cannabis, la bascule à droite en janvier de la chambre change la donne. Et ce, malgré les tentatives de Joe Biden de dédiaboliser le cannabis et les personnes condamnées pour des délits mineurs qui y sont liés, notamment en accordant une grâce pour ces Américains souvent durement sanctionnés.

La priorité : le commerce illicite ?

Pendant que les commerçants s’échinent à trouver des prêts, des locaux, des autorisations, la ville de New York, quant à elle, met l’accent sur la répression du commerce illégale. Car les petits vendeurs discrets n’ont pas attendu pour se mettre au travail et ont un coup d’avance. « Le premier geste des autorités après l’attribution des licences commerciales a donc été de lancer la chasse aux vendeurs sauvages. Dans leur boutique ou leur camionnette, ils ont pignon sur rue », écrivent Les Échos.

« La priorité est de réprimer ce commerce illégal et dangereux, aux revenus évalués par Cannabis Public Policy Consulting à 1,95 milliard de dollars dans l’Etat en 2022 », continue le journal économique. Face à la vente légale qui tarde à démarrer, ce commerce illicite prend ses aises. Avec souvent un cannabis de mauvaise qualité, « près de 40 % des produits illicites sont contaminés au plomb ou avec des bactéries comme la salmonelle ». Un défi de plus pour la vente légale de cannabis.

Un marché et un potentiel énormes

Pour le maire de New York, Eric Adams, il est urgent de réguler tout cela, avant que le marché illicite supplante la vente légale et ne devienne incontrôlable. Car pour la ville, à la clé, ce sont près de 19 000 à 24 000 emplois qui devraient être créés, pour un chiffre d’affaires de 1,3 milliard de dollars espéré l’année prochaine.

Et cela va de pair avec la politique de justice social mené par le gouvernement. « Au cours des trente dernières années, les New-Yorkais noirs ont été 15 fois plus susceptibles d’être arrêtés pour détention de cannabis que les Blancs. Pour les Latinos, c’est 8 fois plus. Par conséquent, la majorité des licenciés du jour sont des personnes de couleur », s’est réjouit le bureau de gestion du cannabis de l’Etat le 20 novembre, en dévoilant les 36 premiers licenciés.

 

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