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À Londres, le maire Sadiq Khan se penche sur la question du cannabis

Verra-t-on le cannabis légalisé à Londres dans les années à venir ? Rien n’est moins sûr. Cependant, le maire de la capitale britannique, Sadiq Khan, se penche sérieusement sur la question de la législation qui encadre et punit la possession et la consommation de cannabis. Encouragé par les projets de légalisation en Allemagne, les avancées notoires dans le domaine au Luxembourg, au Portugal et en République Tchèque, l’édile londonien s’attaque à un épineux enjeu de société.

Maire de Londres depuis 2016, réélu en 2021, Sadiq Khan avait, lors de sa campagne, promis la mise en place d’une commission chargée d’étudier l’efficacité de la législation britannique sur les drogues. En réunissant un panel d’experts, Sadiq Khan désire avoir un aperçu des différentes politiques mises en oeuvre de par le monde sur le sujet de la consommation de drogues.

Une commission spéciale doit faire le point

Cette commission a donc été mise en place récemment. Elle est présidée par Charlie Falconer, membre de la chambre des Lords, et composée de plusieurs experts. Ces derniers, indépendants, sont spécialistes dans les domaines de la justice pénale, de la santé publique, de la politique locale, nationale ou internationale, ou encore des relations communautaires, avec notamment de nombreux universitaires.

Sa mission ? Recueillir les résultats des différentes politiques en matière de drogues mises en place dans le monde. Qu’il s’agisse, d’ailleurs, de pays sanctionnant fortement l’usage et la détention, ou de gouvernements plus ouverts tentant autre chose que la prohibition. Le but ? « Lutter contre la criminalité liée à la drogue, protéger la santé des Londoniens et réduire les énormes dommages que les drogues illégales causent à nos communautés », a déclaré Sadiq Khan.

Le maire de Londres se renseigne en Californie

Et pour avoir un bon aperçu, le maire de Londres met lui-même la main à la pâte. En effet, au printemps, au cours d’un voyage officiel de quatre jours aux États-Unis pour promouvoir les investissements dans la capitale anglaise à la suite de la pandémie, Sadiq Khan en a profité pour se renseigner sur le cannabis et sa légalisation dans le Golden State. À Los Angeles, il a donc pu visiter un dispensaire de cannabis légal.

En effet, le célèbre état américain a légalisé le cannabis récréatif dès 2016 et s’appuie donc désormais sur six ans d’expérimentation. Libre ensuite, aux comtés et villes, d’autoriser ou non l’installation d’entreprises du secteur. Mais les résultats, notamment en termes économiques et de santé publique, sont plus que positifs.

À Los Angeles, Sadiq Khan prend le pouls

Cette visite a été l’occasion pour le maire de Londres d’exposer sa réflexion. « Le commerce des drogues illégales cause d’énormes dommages à notre société et nous devons faire davantage pour lutter contre cette épidémie et faire avancer le débat autour de nos lois sur les drogues. C’est pourquoi je suis ici aujourd’hui à Los Angeles, pour voir de mes propres yeux l’approche qu’ils ont adoptée à l’égard du cannabis », a-t-il déclaré.

Pour Eric Garcetti, maire de Los Angeles, la légalisation offre à « des communautés historiquement marginalisées des opportunités de guérison, d’entrepreneuriat et de création de richesse. Les villes ont tant à apprendre les unes des autres et j’applaudis l’approche réfléchie du maire Khan alors que Londres va de l’avant ».

Une autre expérimentation qui fait débat

Parallèlement, Sadiq Khan voudrait mettre en place une expérience à Londres, en dépénalisant le cannabis pour les Londoniens âgés de 18 à 24 ans. « L’idée étant que les jeunes de moins de 25 ans contrôlés en possession de petites quantités de cannabis ne soient pas arrêtés ni poursuivis. À la place, ils se verraient présenter des solutions pratiques pour les aider à arrêter le cannabis, selon la mairie londonienne », écrit Le Progrès.

Pour le porte-parole de l’ancien premier ministre Boris Johnson, il n’en est pas question. « Nous n’avons pas l’intention de décriminaliser des substances récréatives dangereuses. La décriminalisation donnerait l’avantage aux organisations criminelles et risquerait d’augmenter l’utilisation des drogues, ce qui conduirait à de la violence et des crimes ». Il reste encore du chemin pour changer certaines mentalités…

 

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