-15% sur votre commande avec le code GBZ15 ! Uniquement sur le site

Revue de presse CBD
  • 24 janvier 2022
  • by Matthieu

    Revue de presse CBD : les médias s’emparent du sujet du cannabis

    Avec l’intense actualité de ce début d’année 2022, Greenboyz vous propose un petit rattrapage avec sa revue de presse CBD. Le chanvre bien-être avait déjà conquis nos centres-villes avant que la presse française lui taille la part belle. Avec la multiplication des boutiques et l’engouement de la population pour le CBD est venue celle des articles et reportages dans les médias. En plein boum, la filière est depuis maintenant près de deux ans sur le devant de la scène. Fait de société, le cannabidiol a également été contraint de passer par les tribunaux pour se faire sa place au soleil. L’affaire Kanavape, en novembre 2020, a fait du bruit. Elle a poussé la France à accepter les décisions de la Cour européenne de justice. Mais depuis, de nouvelles décisions gouvernementales sont venues bousculer encore une fois une activité prospère.

    Revue de presse CBD : un arrêté incompris et combattu

    Le volet judiciaire de la saga CBD intéresse évidemment les médias. Et cette revue de presse CBD s’y consacre. Dans son édition datée des 9-10 janvier, Le Monde retrace les déboires du cannabidiol en France. Un article qui fait suite à l’arrêté ministériel du 30 décembre 2021. Avec le point concernant l’interdiction de vente de fleurs de CBD, origine de toutes les crispations de la filière. Dans « CBD : la filière s’active face à l’interdiction », le journal rappelle l’affaire Kanavape. Mais aussi la décision de la Cour de cassation prise à l’été 2021. Celle-ci avait « estimé que le CBD pouvait être vendu en France s’il était produit de manière légale dans un autre pays européen ». Cependant, elle n’avait « pas tranché sur la question de l’interdiction de la commercialisation en lien avec un objectif de santé publique ».

    C’est pourtant cette question de « santé publique » sur laquelle l’arrêté s’appuie principalement. Et ce, pour justifier « la prohibition de la vente de fleurs », comme l’écrit toujours Le Monde. Alors que l’arrêté était en cours d’écriture, la Cour européenne de justice « avait invité la France à “apprécier les données scientifiques disponibles afin de s’assurer que le risque réel allégué pour la santé publique n’apparaît pas comme étant fondé sur des considérations purement hypothétiques“ ». La France s’est néanmoins appuyée sur « une note rédigée par l’Association française des centres d’addictovigilance ». Selon celle-ci, le CBD pourrait avoir des « effets psychoactifs notamment à type de sédation et de somnolence ».

    Revue de presse CBD : une « guérilla juridique »

    Le texte explicatif de l’arrêté, rédigée par la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et conduites addictives), va plus loin. La « teneur en THC plus importante dans les fleurs (…) les rapprochent des stupéfiants, les risques liés à la voie fumée sont établis ». Des arguments parfois difficiles à entendre. Les médias, eux, donnent la parole à la filière CBD. Le Monde met en avant les arguments « des organisations représentatives du CBD », dont l’Union des Professionnels du CBD. Celle-ci évoque notamment un document d’un comité d’experts de l’OMS (organisation mondiale de la santé) précisant qu’aucun « cas d’abus ou de dépendance n’a été rapporté en relation avec l’utilisation du CBD pur et aucun problème de santé publique n’y a été associé ».

    Le syndicat des professionnels du chanvre ajoute « que les consommateurs de cannabis récréatifs utilisent les fleurs soit pour arrêter totalement le THC, soit pour diminuer fortement leur consommation ». Enfin l’argument sécuritaire, fondé sur l’impossibilité pour les forces de l’ordre de différencier rapidement CBD et THC est dénoncé en un clin d’œil avec le rappel de l’existence de tests, utilisés notamment en Suisse, qui ne coûtent que « quelques centimes ». Ces « désaccords » se régleront donc « devant la justice », conclue Le Monde. Une « guérilla juridique » menée par la filière CBD, basée sur « la violation de trois libertés fondamentales : la liberté d’entreprendre, le droit de propriété et la liberté personnelle ».

    Dans la presse, la parole aux commerçants

    Parallèlement à cette saga juridique largement relatée dans les médias, la presse se penche aussi sur les commerçants, premiers touchés par l’arrêté. Inutile dans cette revue de presse CBD d’évoquer tous les articles parlant du désarroi des commerçants et gérants de boutiques : ils sont bien trop nombreux. Une bonne et une mauvaise nouvelle. Leur parole est forte dans la presse régionale, mais souvent pour crier colère ou inquiétude. Les journaux locaux avaient déjà bien documenté la multiplication des boutiques dans les centres-villes. Ils retournent maintenant voir des commerçants désabusés. Dans son édition du 23 janvier, Dimanche Ouest-France décrypte la situation. « Les boutiques de “cannabis light“ sont inquiètes », peut-on lire. Mêmes inquiétudes exprimées dans les colonnes du Midi Libre. La Voix du Nord évoque « un esprit de résistance ».

    Dans L’Est Républicain, on lit « le coup de massue » reçu par les boutiques. Ouest-France rappelle qu’un « peu plus de 2000 boutiques sont présentes en France. Et le secteur emploie 6000 personnes en comptant seulement les commerçants. Les producteurs aussi ont la parole. Dans l’Hérault, Barbara et Siegfried sont « assis sur [leur] production » et « s’insurge[nt] ». Mais le consommateur n’est pas en reste. Il exprime aussi ses inquiétudes. Alexandre, cité dans le Midi Libre début janvier, explique avoir « été un gros fumeur ». Il dit : « Grâce au CBD, j’ai pu arrêter ». Avant de conclure : « Les consommateurs vont retourner dans les quartiers acheter des produits de mauvaise qualité ». Partout, en ce moment de janvier, on voit dans les médias l’incompréhension et le désarroi de la filière.

    Revue de presse CBD : vulgarisation et évolution

    L’arrivée sur le marché du CBD a invité les Français à porter un nouveau regard sur le cannabis. La presse s’est faite écho de cette évolution des mentalités. Par exemple, dans un effort de vulgarisation, Ouest-France a réalisé un entretien avec le Professeur Nicolas Authier, spécialiste en pharmacologie et addictologie. Celui-ci y explique les différences entre cannabis médical et CBD. L’évolution du marché intéresse aussi les médias. Toujours dans Ouest-France, on peut lire dans l’édition des 15-16 janvier « le boom des semences de chanvre en Anjou » avec la création d’une « coopérative agricole ».

    En outre, on évoque aussi la « légalisation du cannabis ». À l’approche de l’élection présidentielle, le sujet est à la mode, comme nous avons pu le constater en préparant cette revue de presse CBD. Dans Dimanche Ouest-France (16 janvier 2022), Marie Ducamin, maire de Saint-Jacques-de-la-Lande, est claire : « La légalisation du cannabis est une urgence ». L’élue « doit faire face au trafic de drogue devant la mairie ». Elle relate la mort de Wilhem Houssin, père de famille battu à mort à proximité du point de deal. « Quand (…) les auteurs présumés ont été arrêté, j’ai pensé que le point de deal allait s’arrêter un moment. Le trafic n’a pas arrêté une seconde ». Ainsi, elle plaide pour une « légalisation de l’usage de cannabis ». Avec « une véritable politique sanitaire comme c’est fait pour le tabac et l’alcool ».

    Le CBD et le cannabis omniprésents dans les médias

    Enfin, dans Le Monde (13 janvier 2022), Philippe Askenazy, chercher au Centre Maurice-Halbwachs, se voit publier une chronique. Elle s’intitule : « Le cannabis récréatif, ça n’empêche pas le travail ». Il y démonte l’idée reçue de moindre productivité et performances individuelles des consommateurs de cannabis. En effet, le recul des états américains ayant légalisé le cannabis prouve l’inverse. De plus « aux Etats-Unis, des économistes ont observé une baisse des indemnités maladie perçues par les usagers de 40 à 62 ans », ajoute le chercheur.

    La revue de presse CBD prouve bien que le cannabis est au cœur de l’actualité, quelle que soit sa forme. Elle démontre aussi l’écart grandissant entre le regard porté par les Français sur cette plante et ses dérivés, et les politiques gouvernementales, axées sur la prohibition et la répression.