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La réparation sociale par le cannabis débute à New York [GREENEWZ]

La réparation sociale par le cannabis à New York

La réparation sociale par le cannabis débute à New York

Les États-Unis mettent en place leur volonté de réparation sociale pour les personnes victimes de la guerre contre la drogue, et notamment contre le cannabis. Depuis des décennies, le pays de l’Oncle Sam sanctionnait très sévèrement les Américains pris en possession de la plante longtemps diabolisée. Mais par l’intermédiaire du président Joe Bien, les USA affichaient leur volonté de rendre justice à ses concitoyens, notamment les minorités, qui avaient été particulièrement visées et fermement, souvent trop fermement, condamnées par les autorités.

À New York, les premiers dispensaires ouvrent

Dans l’une des villes les plus connues du monde, le cannabis est désormais légal. Et les premiers dispensaires ouvrent tout juste leurs portes, après une longue attente et surtout un chemin de croix afin d’obtenir des licences de commercialisation. On pouvait s’attendre à l’arrivée de poids lourds sur le marché new-yorkais, mais les autorités ont décidé d’agir autrement. La réparation sociale va bien avoir lieu, avec l’exemple du deuxième dispensaire, qui ouvre en ce début d’année 2023.

« Ce dispensaire est le dernier exemple de nos efforts pour construire l’industrie du cannabis la plus équitable et la plus inclusive du pays », a d’ailleurs déclaré la gouverneure démocrate Kathy Hochul. « Alors que nous continuons à travailler pour réparer les torts du passé, j’attends avec impatience l’ouverture prochaine de nouveaux dispensaires, appartenant à ceux qui sont les plus touchés par la surveillance excessive de la prohibition du cannabis. » L’élue cite donc l’exemple de Roland Conner, premier bénéficiaire de ce système de réparation sociale.

Une réparation sociale pour Roland Conner

En effet, cet homme, qui fut condamné suite à la politique répressive en matière de cannabis, va ouvrir Smacked LLC à Manhattan. La deuxième boutique à ouvrir à New York, après la première gérée par une organisation à but non-lucratif, qui lutte contre le Sida et les problèmes liés à ce qu’on appelle outre-Atlantique « l’itinérance », des personnes sans domicile fixe. Roland Conner, lui, se réjouit. « Je suis tellement excité de faire partie de l’histoire en tant que premier individu à ouvrir un dispensaire de cannabis légal à New York. Compte tenu de mon expérience avec le cannabis, je n’aurais jamais pu imaginer que j’ouvrirais un magasin comme celui-ci. »

« Je suis reconnaissant d’avoir l’opportunité d’ouvrir une entreprise avec mon fils et ma femme à mes côtés et de créer une richesse générationnelle, en travaillant ensemble, ici même à New York. Mais il ne s’agit pas seulement de moi et de ma famille. Il s’agit de tous ceux qui ont été lésés par les lois draconiennes sur les drogues par le passé », a-t-il réagi sur le site de l’État de New York au sujet de ce système de réparation sociale. « L’engagement de New York à réparer ces torts par la loi est une source d’inspiration. Je suis la preuve de cet engagement parce que je suis ici aujourd’hui. »

Une fierté new-yorkaise après des années de répression

La sénatrice Liz Kruger, partie prenante dans la légalisation du cannabis à New York, se félicite elle aussi. « Après des années de travail des défenseurs, il est très gratifiant de voir le marché du cannabis au détail pour adultes commencer enfin à prendre forme, et de le faire en mettant l’accent sur l’équité et en réparant les dégâts de la guerre ratée contre la drogue. » Des aveux longtemps attendus aux États-Unis, dont les autorités espèrent de ce principe de réparation sociale sera le début d’une rédemption plus large.

La cheffe de la majorité à l’Assemblée, Crystal Peoples-Stockes, s’est dit « fière de voir l’État de New York continuer à donner suite à cet engagement avec l’ouverture de ce dispensaire de vente au détail à usage conditionnel pour adultes, détenu par un titulaire de licence d’équité sociale et économique et soutenue par le New York Cannabis Social Equity Investment Fund ». Un grand pas en avant aux États-Unis dans la réhabilitation non seulement du cannabis, mais aussi de toutes les personnes lésées par des années de lutte contre une plante qui est désormais démocratisée dans une majorité des États américains.

 

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La vente légale de cannabis démarre doucement à New York [GREENEWZ]

La vente légale de cannabis à New York

La vente légale de cannabis démarre doucement à New York

Voilà deux ans que New York a légalisé le cannabis, mais la vente légale met du temps à se mettre en place. Au tournant de 2023, les New-Yorkais vont enfin pouvoir acheter légalement du cannabis dans des boutiques dédiées. Mais le temps presse avant que le marché noir ne supplante définitivement le marché autorisé, alors que quelques lenteurs se font ressentir dans le processus. Pourtant, c’est une véritable mine d’or vert sur laquelle est assis l’État, qui pourrait devenir le deuxième plus gros marché du cannabis au monde.

La vente légale de cannabis débute à New York

Les premières boutiques de vente légale de cannabis ont enfin ouvert à New York. Ce, deux ans après la légalisation de la plante dans l’une des plus célèbres et visitées villes du monde. La mégalopole a rejoint en 2021 le nombre croissant d’endroits aux États-Unis où il est possible de consommer du cannabis récréatif. Pourtant, il aura fallu attendre près de deux ans avant de voir se créer les premiers points de vente légaux, soumis à l’obtention d’une licence spécifique.

36 premières licences de détaillants ont été accordées le 20 novembre dernier. Il s’agit d’entrepreneurs locaux, car New York veut éviter la création de grandes entreprises qui géreraient tous le processus, de la culture de la plante à sa vente. C’est la raison pour laquelle 277 licences séparées ont été attribuées à des agriculteurs qui, eux, devront faire pousser leur cannabis dans l’État, afin de bien séparer les secteurs d’activité.

Trop d’incertitude pour ouvrir une boutique ?

D’autres difficultés existent pour les futurs petits entrepreneurs du cannabis. La vente légale s’accompagnant de l’ouverture d’une boutique, nombreux sont ceux qui ont besoin de l’appui des banques. Cependant, celles-ci sont encore bien frileuses à l’idée de prêter de l’argent pour des investissements ou la création d’entreprise dans le secteur du cannabis. Car pour les établissements bancaires, le risque est grand compte tenu de l’interdiction encore en vigueur dans certaines zones du pays.

Si la majorité démocrate au Congrès souhaite faire voter un « Safe Banking Act », afin de « décriminaliser les prêts » bancaires pour le cannabis, la bascule à droite en janvier de la chambre change la donne. Et ce, malgré les tentatives de Joe Biden de dédiaboliser le cannabis et les personnes condamnées pour des délits mineurs qui y sont liés, notamment en accordant une grâce pour ces Américains souvent durement sanctionnés.

La priorité : le commerce illicite ?

Pendant que les commerçants s’échinent à trouver des prêts, des locaux, des autorisations, la ville de New York, quant à elle, met l’accent sur la répression du commerce illégale. Car les petits vendeurs discrets n’ont pas attendu pour se mettre au travail et ont un coup d’avance. « Le premier geste des autorités après l’attribution des licences commerciales a donc été de lancer la chasse aux vendeurs sauvages. Dans leur boutique ou leur camionnette, ils ont pignon sur rue », écrivent Les Échos.

« La priorité est de réprimer ce commerce illégal et dangereux, aux revenus évalués par Cannabis Public Policy Consulting à 1,95 milliard de dollars dans l’Etat en 2022 », continue le journal économique. Face à la vente légale qui tarde à démarrer, ce commerce illicite prend ses aises. Avec souvent un cannabis de mauvaise qualité, « près de 40 % des produits illicites sont contaminés au plomb ou avec des bactéries comme la salmonelle ». Un défi de plus pour la vente légale de cannabis.

Un marché et un potentiel énormes

Pour le maire de New York, Eric Adams, il est urgent de réguler tout cela, avant que le marché illicite supplante la vente légale et ne devienne incontrôlable. Car pour la ville, à la clé, ce sont près de 19 000 à 24 000 emplois qui devraient être créés, pour un chiffre d’affaires de 1,3 milliard de dollars espéré l’année prochaine.

Et cela va de pair avec la politique de justice social mené par le gouvernement. « Au cours des trente dernières années, les New-Yorkais noirs ont été 15 fois plus susceptibles d’être arrêtés pour détention de cannabis que les Blancs. Pour les Latinos, c’est 8 fois plus. Par conséquent, la majorité des licenciés du jour sont des personnes de couleur », s’est réjouit le bureau de gestion du cannabis de l’Etat le 20 novembre, en dévoilant les 36 premiers licenciés.

 

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À New York, réinsertion dans le cannabis pour d’anciens condamnés [GREENEWZ]

À New York, du cannabis pour d'anciens condamnés ?

À New York, réinsertion dans le cannabis pour d’anciens condamnés

En avril 2021, New York devenait le 15e État américain à légaliser le cannabis, quelque temps après son voisin, le New Jersey. Le potentiel est énorme : un marché estimé à 4,6 milliards de dollars, avec une marge de croissance de 1 milliard de dollars par an. Le gouverneur de New York en 2021, Andrew Cuomo, en attendait 350 millions de dollars de recettes fiscales annuelles.

Dans l’une des villes les plus célèbres du monde, l’enjeu économique se pare d’un enjeu social. Car l’octroi des licences commerciales ne se fera pas sans réflexion. Et près d’un an et demi après la légalisation, l’État a seulement ouvert cet été le dépôt des dossiers. Mais il existe certaines particularités.

Un potentiel économique énorme pour New York

La légalisation du cannabis, c’est un potentiel énorme au niveau de l’emploi. La création de 30 000 à 60 000 emplois est espérée. Alors avec l’ouverture des candidatures, beaucoup essayent de se faire connaître. Les Échos racontent une rencontre avec Alex et sa société Wise Herb, qui tient un stand à Prospect Park, à Brooklyn. Il y présente ses produits : des fleurs, un baume à lèvres.

« On ne vend rien, on donne juste des échantillons pour faire connaître notre entreprise », précise-t-il, en démontrant les qualités d’un baume  qu’il donne aussi à sa grand-mère. Moyennant 2000 dollars, il pourra déposer un dossier pour, peut-être, obtenir une licence pour commercialiser ses produits issus du cannabis.

Le principe de « réparation sociale »

Mais un principe inédit vient avec cette autorisation commerciale : « favoriser ceux qui ont été condamnés (ou un membre de leur famille) pour détention de marijuana ». Derrière ce projet, un objectif de réinsertion, mais surtout de « justice sociale » avec l’idée de « réparation sociale » envers certaines minorités ethniques.

« À New York comme dans le reste du pays, les Afro-Américains et les Hispaniques ont été historiquement surreprésentés dans les arrestations pour possession de cannabis, alors que la consommation de cette drogue est loin d’être aussi radicalement marquée », écrivent Les Échos. Car aux États-Unis, les statistiques ethniques existent et les situations en fonction de l’origine sont mesurées avec précision.

« Un début insuffisant »

Rashawn Ray, sociologue à l’université du Maryland, explique la réflexion de l’État fédéral. « La logique, c’est que les Noirs sont exclus de la croissance économique du cannabis après avoir été incarcérés pour cette raison pendant si longtemps ». D’où l’idée de réparation sociale, alors que la question « des conséquences de l’esclavage sur l’évolution socio-économique des Afro-Américains est toujours vive » aux États-Unis.

« Il reste à voir quel sera l’impact de cette mesure. Ce n’est pas suffisant, mais c’est un début. Il est important de s’attaquer simultanément à l’incarcération de masse et aux inégalités économiques », estime Rashawn Ray. D’autres partagent cet avis, jugeant les mesures locales insuffisantes, comme William Darity, professeur de politique publique à Duke, partisan d’actions beaucoup plus larges.

Du cannabis légal pour financer les réparations

Ainsi à New York, avoir fait l’objet d’une condamnation liée au cannabis peut donner un « bonus » sous forme de réparation sociale « défendu par l’État ». Et le secteur du cannabis légal finance d’autres initiatives du genre ailleurs dans le pays. « À Evanston, près de Chicago (Illinois), ce sont aussi les recettes issues du cannabis qui doivent financer des réparations pour les Afro-Américains victimes de la politique du logement dans les années 1960 ».

Une part des marchés publics est également réservée aux entreprises détenues par des minorités ethniques avec le Disadvantaged Business Enterprise, tandis que l’ancien maire Bill de Blasio a créé, avant son départ « une commission sur la justice raciale ».

En attendant, Les Échos prennent l’exemple de Jeremy Rivera, « sorti de prison en 2018 après une condamnation pour détention de drogue » et désormais « consultant dans le secteur de la construction », qui remplit parfaitement deux des conditions pour obtenir une licence de commercialisation de cannabis à New York : « avoir été condamné pour un délit lié à la marijuana et avoir détenu et exploité une entreprise rentable pendant au moins deux ans ».

 

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