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CBD et Covid-19 : face au virus, le cannabis fait front

CBD et Covid-19

CBD et Covid-19 : face au virus, le cannabis fait front

Ces deux dernières années ont été particulièrement spéciales, tout le monde peut en témoigner. En France, nous avons fait la connaissance de deux nouvelles stars : le CBD et le Covid-19. Deux vedettes en haut de l’affiche depuis de longs mois. Pour le virus, on aimerait évidemment qu’il disparaisse rapidement de nos vies, afin qu’elles retrouvent une certaine normalité. Le second, quant à lui, s’est également imposé dans notre quotidien, mais pour de bonnes raisons cette fois. Le CBD a véritablement déboulé en France en 2020. Et il a aidé de nombreuses personnes à traverser les périodes difficiles de la pandémie actuelle. Stress ou angoisses du quotidien, lutte contre la solitude liée aux confinement ou au télétravail… Mais de nouvelles études tendent à démontrer le potentiel du cannabis contre le Covid-19.

CBD et Covid-19 : un soutien pendant la pandémie

La crise sanitaire a, selon les périodes et les décisions gouvernementales, fortement altéré notre manière de vivre. Le confinement et le télétravail ont mené un grand nombre de personnes vers un certain isolement. Mais également des angoisses ou du stress liés à ces changements brutaux et forcés. Subitement, la plupart des Français n’a plus eu que des contacts virtuels avec ses proches, amis et collègues. Peur du virus, anxiété face à l’inconnu, solitude, manque de liberté, de soleil… Face au Covid-19, le CBD est apparu comme une soupape de décompression. Si certains s’étaient déjà lancé dans l’aventure, la décision de la Cour européenne de justice en novembre 2020 dans l’affaire Kanavape a permis la démocratisation de ce cannabis légal sur le territoire français. Les boutiques ont alors fleuri en France, offrant une alternative ou un potentiel soutien face à une situation difficile.

Nous l’avons déjà évoqué en publiant plusieurs témoignages de consommateurs : le CBD, face au Covid-19, a été très utile contre les maux du quotidien. Ces derniers ont eu tendance à s’aggraver ces derniers mois. Alors, les Français ont tenté de faire front. Nombre d’entre eux a donc opté pour le cannabidiol et ses dérivés. En fleurs, en résines, en huile ou encore en gélules, la molécule non-psychotrope du cannabis a connu un incroyable succès. Ses bienfaits potentiels ont permis de traverser une mauvaise passe, de soulager tête et corps, de retrouver un sommeil plus reposant. Chez d’autres, le CBD a aussi été un substitut au cannabis illégal. Et un moyen de se sortir de consommations néfastes et dangereuses. Par sa nature, il a permis à certains de trouver la volonté et un produit permettant de retrouver une vie et des pratiques plus saines.

CBD et Covid-19 : un mode de consommation à éviter

Ailleurs dans le monde, notamment dans des pays plus avancés que la France sur la question du cannabis, des informations ont été publiées très rapidement. Par exemple, au Canada, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage des substances prévenait, dès 2020, les consommateurs fumeurs. « Il y a lieu de croire au contraire que l’inhalation de la fumée de cannabis, ainsi que de la fumée d’autres sources comme le tabac, pourrait endommager l’appareil respiratoire. Une altération de cet appareil pourrait, à son tour, rendre plus vulnérable à la COVID-19 et aggraver les symptômes respiratoires de la maladie chez les personnes infectées », pouvait-on alors lire. En effet et de tous temps, Greenboyz a déconseillé de fumer fleurs et résines pour des raisons évidentes de santé. Mais entre les dérivés et d’autres modes de consommation comme la vaporisation, le CBD s’est rendu compatible avec la pandémie.

Le CBD peut-il soigner du Covid-19 ?

C’est la grande question qui se pose actuellement : pourrait-on soigner le Covid-19 avec du CBD ? Et si on la prend au pied de la lettre, la réponse est non. Et pourtant…

Remontons quelques mois en arrière. En 2020, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage des substances écrivait : « Aucune information scientifique ne démontre les bienfaits du THC ou du CBD dans la prévention ou le traitement de la Covid-19. » En janvier 2022, les connaissances et les expérimentations mènent à des conclusions plus nuancées. Une étude de l’Oregon State University et de l’Oregon Health and Science University a été menée sur différentes plantes et leur affinité potentielle avec « la protéine de pointe du Covid-19 ». Le média Slate explique : cette protéine « est une structure microscopique dépassant du corps du virus, comportant des récepteurs chimiques qui ont évolué pour se lier aux parties externes des cellules humaines. Si un autre produit chimique se lie à ces récepteurs, il peut les bloquer et ainsi les rendre inefficaces. »

Les résultats étonnants d’une étude américaine

Les chercheurs américains ont donc testé plusieurs plantes, comme le trèfle rouge, le houblon, l’igname sauvage ou encore la réglisse. Et les résultats sont étonnants. L’acide cannabigérolique (ou CBGA) et l’acide cannabidiolique (ou CBDA) seraient en mesure de bloquer les récepteurs de la fameuse protéine de pointe du Covid-19. Ces deux composés sont naturellement présents dans la plante. C’est d’ailleurs la forme acide que l’on trouve plus communément dans la plante, contrairement aux molécules décarboxylées (CBG et CBD) que nous consommons. Pour faire simple, dans la plante, il y a beaucoup de CBDA. Après décarboxylation (passage à la chaleur), le CBDA devient CBD. Il en va de même pour le CBG. C’est aussi une des raisons pour lesquelles il faut se méfier des vendeurs affichant les taux de CBDA dans leurs produits. Ce n’est pas ce que vous consommerez et le taux de CBD sera en réalité bien plus faible.

Mais revenons-en à notre étude. Les acides cannabigérolique et cannabidiolique se sont montrés « très efficaces contre les variants Alpha et Bêta et ils pourraient aussi se montrer performants face à Omicron », écrit l’AFP via Ouest-France. « Si ces résultats sont confirmés, et si des laboratoires pharmaceutiques décidaient d’inclure ces composés dans la fabrication d’un médicament spécifique, le cannabis pourrait ainsi devenir un nouvel outil dans la lutte contre l’épidémie. » Il faudra pour cela les isoler et les extraire de la plante. Et pour Richard van Breemen, principal auteur de l’étude, « ce ne sont pas des substances contrôlées comme le THC, l’ingrédient psychoactif de la marijuana, et elles ont un bon profil de sécurité chez l’être humain. Ces composés peuvent être pris par voie orale et ont une longue histoire d’utilisation sécurisée chez l’être humain ».

Le potentiel toujours plus important du cannabis

Ce n’est donc pas votre CBD qui sera la clé face au Covid-19. Cela serait trop simple ! Cependant, en attente d’études complémentaires, le cannabis prouve encore une fois ses nombreuses vertus. Déjà connus du milieu et avec de plus en plus de consommateurs, CBD et CBG montrent aussi l’étendue de leur potentiel, sous toutes leurs formes. Et nous promettent un avenir des plus optimiste !

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CBD et télétravail : traversée d’une période difficile [Témoignage]

CBD et télétravail

CBD et télétravail, traversée d’une période difficile [Témoignage]

Je m’appelle Marie, j’ai 33 ans et je vais vous raconter mon expérience du CBD, du télétravail et du confinement.

Je n’ai jamais beaucoup aimé la solitude. Déjà petite, j’avais besoin d’être le plus souvent entourée. Que ça soit avec des amies ou avec ma famille, j’ai toujours cherché la compagnie des autres. J’aime l’interaction, les échanges et le partage. J’ai donc orienté ma carrière professionnelle dans cette direction. Voilà plusieurs années que je travaille tous les jours au contact des gens. Enfin… travaillais. En effet, la période Covid que nous connaissons a changé beaucoup de choses pour chacun d’entre nous. La crise sanitaire a bouleversé nos habitudes personnelles et professionnelles. Elle nous a forcés à modifier notre train de vie. Et pour les habitués du travail collectif, au contact, les changements ont pu être parfois brutaux. Se retrouver seule face à soi-même pendant de longues semaines, lors du premier confinement, ça n’a vraiment pas été simple !

La crise sanitaire, une période angoissante

Pour moi, l’annonce du confinement en mars 2020 a été synonyme d’angoisses. Je suis très à l’aise avec les gens. Dans le cadre professionnel comme dans la sphère privée. En revanche, s’il y a bien quelqu’un avec qui j’ai des difficultés à me retrouver en tête-à-tête, c’est bien moi ! Et très vite, après seulement quelques jours, une vieille addiction est revenue montrer le bout de son nez. En effet, quand j’étais ado et mal dans ma peau (comme beaucoup d’ados !), j’ai suivi certaines pratiques de mes amies. Pour s’amuser, mais aussi pour chasser quelques pensées ou me changer les idées, j’ai commencé à fumer du cannabis. D’une consommation entre amies, je suis passée à en fumer seule. Puis l’addiction a fait son effet. Je fumais de plus en plus souvent, seule.

Et sans m’en rendre compte, je me suis retrouvée dans un cercle vicieux. Je m’isolais des autres pour fumer seule, alors que la solitude était souvent la cause de mes tourments. Heureusement, la fin des études, le début de la vie professionnelle et des coups de pied aux fesses m’ont permis de diminuer, puis stopper ma consommation. J’ai eu de la chance car ça s’est fait assez naturellement. J’étais passée à autre chose. J’étais dans la vie active, dans un milieu qui me plaisait. J’avais complètement sorti le cannabis de ma vie. Et ce, pendant plusieurs années. Mais une saleté de virus a tout fait remonter à la surface.

Une phase de télétravail sans CBD

Le Covid-19 est arrivé et avec lui son confinement, son télétravail, ses villes vides. La déprime s’est rapidement faite ressentir. Je tournais en rond, les sorties autorisées ne me suffisaient pas. Surtout, je n’avais plus de contact direct avec qui que ce soit, mis à part les caissiers du supermarché ! C’est là que j’ai commis une erreur. J’ai eu l’opportunité de me procurer du cannabis. J’ai pensé que ça m’aiderait à traverser ce premier confinement. Et puis, ça faisait longtemps que j’avais arrêté. Je me suis dit : « c’est juste pour quelque temps, ça va le faire ». Dans un premier temps, le cannabis calmait certaines de mes angoisses et m’aidait à dormir. Je suis pourtant vite retombée dans un cercle vicieux. J’étais inefficace dans mon télétravail, même avec le peu de dossiers que j’avais à gérer. L’envie de rien, même plus de sortir pour mon heure réglementaire.

Le confinement s’est arrêté à temps. Mais j’ai encore passé tout l’été en télétravail. Ma consommation s’est réduite, mais je me rendais bien compte que j’en ressentais le besoin. La reprise du boulot en présentiel n’a duré qu’un mois avant un nouveau coup dur à l’automne 2020 : télétravail et couvre-feu. J’ai donc eu une grande poussée d’angoisse à l’idée de replonger dans la situation du printemps. Je me suis confiée à des amies et l’une d’entre elle m’a parlé du CBD. Je connaissais le CBD, mais ce que je ne savais pas, c’est que je pouvais désormais m’en procurer légalement en France.

CBD et télétravail, la combinaison gagnante !

J’ai immédiatement pris la décision d’acheter des fleurs de CBD. Et ça a tout changé sur deux points essentiels. J’ai d’abord été prise d’un élan de confiance. J’étais sûre qu’avec le CBD, le télétravail et le couvre-feu allaient mieux se passer. Un peu comme quand j’avais arrêté de fumer des cigarettes, j’avais cette volonté et cet optimisme. D’ailleurs, j’ai débuté en fumant mes fleurs de CBD comme je le faisais avec le cannabis illégal. Mais je souhaitais me débarrasser de toutes mes addictions revenues quelques mois plus tôt, tabac compris. J’ai vite décidé de passer à la vaporisation, pour ne pas me pourrir la santé avec les effets de la combustion. J’étais déjà passée de la cigarette à la vapoteuse par le passé, le processus me semblait donc logique.

Parallèlement, le CBD a été salvateur. La consommation de fleurs a remplacé celle de cannabis illégal sans effort. Je pouvais faire mon télétravail en restant concentrée toute la journée. En même temps, l’angoisse de la solitude me semblait prendre petit à petit ses distances. J’étais clairement plus zen sans être défoncée. J’avais la motivation de faire du sport, des activités créatives, tout en passant une bonne nuit de repos. Mes besoins de THC et de tabac s’éloignaient eux-aussi. En prime, je retrouvais avec les fleurs de CBD un goût que j’appréciais et que j’étais contente d’apprécier sans craindre les effets négatifs du THC. Depuis, nous avons alterné plusieurs phases de boulot. Et, à chaque fois, le CBD et le télétravail ont fait bon ménage.

Sans fleurs de CBD, comment faire ?

Le mieux dans tout ça ? C’est que dès que je peux faire sans CBD, j’y arrive sans problème. Je ne consomme pas de fleurs de CBD pour anticiper aveuglément mes angoisses. Je me connais et je sais quand elles peuvent montrer le bout de leur nez. Comme pendant les périodes de télétravail, le CBD m’aide à affronter un quotidien plus stressant pour moi que d’habitude. Et je sais maintenant que sans, je cours le risque de retomber dans de très mauvaises habitudes… J’ai été très inquiète de voir, alors que le Covid flambait de nouveau fin 2021-début 2022, que les fleurs de CBD seraient interdites à la vente. Je voyais revenir le télétravail, sans mon CBD sous la forme qui me convient.

Heureusement, j’ai pu me tourner vers d’autres produits autorisés. J’ai été surprise de découvrir de très bonnes résines de CBD, loin du souvenir que j’en avais. J’ai été rassurée de voir que malgré les récentes décisions, il existait encore des alternatives afin que je puisse traverser mes moments de moins bien ! J’espère désormais, comme tout le monde, que cette crise sanitaire se finisse rapidement. Et je sais maintenant que j’ai un soutien de poids pour combattre mes angoisses de toujours avec le CBD.

Merci beaucoup à Marie pour son témoignage !