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L’alcool plus dangereux que le cannabis pour 54% des Américains [GREENEWZ]

L'alcool moins dangereux que le cannabis pour les Américains ?

L’alcool plus dangereux que le cannabis pour une majorité d’Américains

Les mentalités changent aux États-Unis et, avec elles, le regard que portent les Américains sur le cannabis, l’alcool et le tabac. Pour preuve, un récent sondage publié par la Monmouth University, dévoilant la nouvelle image qu’ont les habitants des USA du cannabis. Notamment par rapport à d’autres produits courants, au potentiel addictif et destructeur pour la santé, comme l’alcool et le tabac, jusqu’alors bien plus acceptés socialement et culturellement. Un changement de regard qui résulte d’années de légalisation, thérapeutique ou récréative, et des changements engagés récemment par le président Joe Biden.

La tendance est donc au cannabis aux États-Unis. Déjà, un précédent sondage mené par Monitoring the Future avait montré des résultats significatifs. La consommation de la plante est largement en hausse aux USA. Parmi les 5000 Américains de 19 à 30 ans interrogés, 43% ont consommé du cannabis au cours de l’année passée. Une augmentation nette par rapport aux chiffres de 2016 (34%) et 2011 (29%). Gallup, dans une étude similaire, avait montré que plus d’Américains avaient avoué avoir consommé du cannabis que du tabac dans la semaine (16% contre 11%).

Cannabis moins dangereux qu’alcool ou tabac ?

Cette fois-ci, c’est la Monmouth University, basée dans le New Jersey, qui a interrogé des Américains sur l’image qu’ils portent au cannabis, comparé à l’alcool et au tabac. Et les résultats obtenus en disent long. 54% des Américains adultes interrogés estiment que l’alcool est plus dangereux que le cannabis. Et la plupart des sondés, 48%, pense que le tabac est plus dangereux que le cannabis. Pour l’alcool comme pour le tabac, 38% des personnes les voient comme aussi dangereux que le cannabis. 7% estiment que le cannabis est plus dangereux que l’alcool, 13% que le cannabis est plus dangereux que le tabac.

L’opinion publique américaine est donc en train de basculer. La popularité du cannabis après des décennies de prohibition, la démocratisation de la plante avec maintenant une vingtaine d’États des USA à avoir légalisé la consommation récréative, jouent évidemment beaucoup dans la balance. Le cannabis thérapeutique plaide aussi en faveur de la bonne image qu’a de plus en plus le cannabis. De plus, les jeunes Américains s’éloignent d’avantage de la consommation excessive d’alcool et de cigarettes.

L’effet Joe Biden ?

Les récentes déclarations du président démocrate Joe Biden participent également à cette évolution. Ce dernier pousse en effet de plus en plus pour une dépénalisation de la possession de petites quantités de cannabis à usage personnel. Il a par ailleurs demandé aux gouverneurs de gracier les Américains condamnés pour ce genre de délit. Un « grand pardon » engagé notamment auprès des minorités, dont il a été reconnu qu’elles avaient été plus ciblées et persécutées en la matière. Des efforts assez largement soutenus par les Américains, si l’on en croit les résultats de l’étude de Monmouth.

En effet, 68% des personnes sondées jugent qu’il faut dépénaliser la possession de petites quantités de marijuana. Seulement 26% sont contre. Parallèlement, 69% soutiennent l’action en grâce menée par Joe Biden. C’est bien sûr au sein des Démocrates et de leurs soutiens que ces mesures sont le plus plébiscitées. 76% des sympathisants appuient l’idée de dépénalisation, 83% les projets de grâce. Du côté des « indépendants », les soutiens représentent 73% et 71%. Chez les Républicains, la dépénalisation est tout de même soutenue par une majorité (52%), et la moitié des sympathisants interrogés appuient les grâces de Biden, malgré le clivage politique.

Les États-Unis dans le sens de l’histoire ?

« Les différents sondages ont montré que le soutien apporté à la légalisation de la marijuana a constamment augmenté au cours des 20 dernières années », analyse Patrick Murray, directeur de l’institut de sondage de la Monmouth University. « L’action de Biden va dans le sens de ce que pense une grande majorité des Américains ». Parallèlement la vice-présidente Kamala Harris a invité le mois dernier, peu de temps avant les élections de mi-mandat, les Américains à élire des législateurs supportant les réformes sur le cannabis, afin que le Congrès puisse engager une « approche uniforme » sur ce sujet.

 

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Le CBD et l’addiction : nouvel espoir face aux dépendances

CBD et lutte contre les addictions

Le CBD et l’addiction : un nouvel espoir contre les dépendances ?

On ne compte plus les bienfaits du cannabidiol. Pouvoir relaxant, anti-stress, anti-inflammatoire, lutte contre les douleurs chroniques… Ce cannabinoïde, l’un des plus présents dans la plante appelée communément cannabis, n’est désormais plus à présenter. Et si vous le découvrez, nous vous conseillons de jeter à œil à nos précédents articles sur le sujet. Si le CBD fut découvert dans les années 1960, il n’en reste pas moins un sujet d’études récent. Pour autant, la recherche scientifique avance à grands pas. Tous les jours, on en découvre un peu plus à son sujet. Mais qu’en est-il avec le CBD et l’addiction ? La cannabidiol crée-t-il une dépendance, comme son cousin illégal le THC ? Agit-il sur certaines addictions aux conséquences souvent destructrices, comme celles à la nicotine, à l’alcool, aux opiacés ? C’est ce que nous allons tenter d’expliquer dans cet article.

Qu’est-ce que l’addiction ?

Tout d’abord, il faut comprendre de quoi on parle quand on évoque l’addiction. Celle-ci peut prendre bien des formes. On peut être « addict », dépendant, à des substances ou des pratiques. De nos jours, de nouvelles formes d’addiction se développent, liées notamment à certaines pratiques. Les jeux d’argent, le sexe et/ou la consommation de pornographie, en font par exemple partie. Un usage et une consommation excessifs, irraisonnés, entraînent des dépendances dites « comportementales » qu’il est très difficile de combattre. Mais nous aborderons ici les addictions à des substances : la nicotine, l’alcool, les opiacés ou encore le cannabis illégal riche en THC.

L’Institut nord-américain des drogues (NIDA) donne la définition suivante : « L’addiction est une affection cérébrale chronique, récidivante, caractérisée par la recherche et l’usage compulsifs de drogue, malgré la connaissance de ses conséquences nocives ». Plusieurs critères entrent alors en compte. Les instances internationales en donnent le détail dans un manuel, le Diagnostic and Statistical manual of Mental disorders (DSM). On y trouve « la perte de contrôle de soi, l’interférence de la consommation sur les activités scolaires ou professionnel, ou encore la poursuite de la consommation malgré la prise de conscience des troubles qu’elle engendre ». Onze critères ont été établis, permettant de jauger l’addiction de faible à sévère.

Le CBD est-il une substance addictive ?

Le THC, l’un des cannabinoïdes les plus présents dans le cannabis, provoque de sévères formes d’addiction. On pouvait alors naturellement se demander s’il n’en allait pas de même avec le CBD. Bien que non-psychotrope, le cannabidiol, encore souvent méconnu, a souvent pâti de cette confusion avec le THC. Effectivement, un pas peut être facilement franchi entre le CBD et l’addiction. C’est pourtant une erreur. Car l’addiction au cannabis illégal est bien due au THC. C’est cette molécule qui donne au cannabis son caractère illicite et le classifie comme stupéfiant.

Le THC agit sur le système de récompense de notre cerveau, engendrant ce besoin de consommation. En France, sa présence dans les produits du chanvre à un taux égal ou supérieur à 0,2% est strictement interdite. On comprend facilement pourquoi. Arrêter sa consommation est difficile. L’accoutumance engendre un besoin toujours plus important. De même que le temps passé à essayer de s’en procurer, abandonnant toute autre source de plaisir que celle provoquée par cette substance psychoactive.

De son côté, le CBD ne crée pas cette dépendance. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) l’a affirmé. Les études menées en 2017 au sujet du cannabidiol donnent des résultats très clairs. La dépendance au CBD est quasi inexistante. « Les preuves actuelles montrent que le cannabidiol n’est pas susceptible d’être dangereux en cas de surconsommation, ni de créer une dépendance comme pour les autres cannabinoïdes, tels que le tétrahydrocannabinol (THC) par exemple », écrivent les experts. Ce rapport a été un grand pas en avant vers la démocratisation du CBD. Il a permis de mettre fin à cette confusion. En un mot comme en cent, le CBD et l’addiction, c’est non ! Mais au-delà de ce nécessaire éclaircissement scientifique, d’autres études vont encore plus loin.

Le CBD et l’addiction : un atout de plus dans la lutte contre les dépendances

Le CBD et l’addiction ne font donc pas bon ménage. Et c’est tant mieux ! Maintenant ce fait scientifiquement établi, les recherches ont pu s’orienter vers un autre domaine. Capable de réguler le système endocannabinoïde, notre équilibre interne, le CBD offre de belles promesses. Notamment quant à la lutte contre certaines addictions.

Le CBD pour se sevrer du THC ?

Cannabinoïde addictif et psychoactif, le THC est majoritairement responsable de l’addiction au cannabis. Il provoque de multiples symptômes. Des problèmes comportementaux, comme ceux évoqués en début d’article, mais aussi psychologiques et physiologiques. Le manque peut entraîner des soucis d’insomnie, de dépression, de nervosité, d’agressivité, ou encore des tremblements ou des nausées. Le CBD, lui, aurait le pouvoir de neutraliser les effets du THC. Une étude menée dès 2013 tend à démontrer cela. Le CBD inhiberait les symptômes paranoïaques et réduirait les symptômes psychotiques. Il agirait aussi sur notre mémoire, en ce sens où il réduirait le besoin de revenir au THC. Si les études doivent encore être menées pour confirmer ces premiers résultats, les promesses du CBD pour lutter contre l’addiction au THC sont enthousiasmantes. Nombreux sont d’ailleurs les consommateurs de cannabis illégal se tournant vers le CBD et le chanvre bien-être pour se sevrer du THC.

Le CBD et l’addiction à l’alcool et à la nicotine

L’alcool et le tabac font partie des fléaux de ce monde. L’alcool, directement ou indirectement, est responsable d’environ 45 000 décès annuels en France. Le tabac, lui, provoque la mort de 75 000 personnes par an dans l’Hexagone, soit environ 13% des décès annuels dans notre pays (hors période de covid). Le CBD pourrait aider à combattre ces dépendances et leurs effets dévastateurs. En effet, la cannabidiol pourrait protéger les cellules de notre organisme des dommages de l’alcool. Ceci grâce à « l’autophagie », favorisant la régénération cellulaire. Mais le CBD pourrait également soulager les symptômes liées au sevrage. Il aiderait à diminuer la consommation d’alcool et les risques de rechutes. Ceci notamment en améliorant la qualité du sommeil et en combattant l’insomnie.

Il en va de même pour le CBD et l’addiction à la nicotine. Le cannabidiol pourrait en effet être d’une grande aide pour le sevrage tabagique. Ses effets relaxants calment l’irritabilité liée à l’arrêt de la cigarette. Il réduirait le manque en agissant sur l’anandamide. Ceci procurerait un sentiment de « satiété psychologique », diminuant ainsi tout simplement l’envie de fumer et le plaisir qui en découle.

Le CBD et la dépendance aux opiacés

Antidouleurs puissants, les opiacés sont également particulièrement addictifs. On y trouve des molécules aux noms bien connus, telles la morphine ou la codéine. Mais également des dérivés entrant dans la classification des produits stupéfiants, à l’image de l’héroïne. L’addiction aux opiacés peut provoquer des problèmes de santé parfois très graves. Elle affecte notamment les fonctions cardiaques ou respiratoires. Son sevrage est très difficile et entraîne des symptômes comme l’anxiété, l’irritabilité, des douleurs musculaires ou osseuses, une certaine agitation… Mais aussi des problèmes comportementaux comme ceux évoqués plus tôt. Les bienfaits du CBD aident à diminuer ces symptômes. Le cannabidiol permettrait aussi de rétablir l’équilibre de nos récepteurs opioïdes, démontré par une étude de 2006. On découvre également en 2019 un autre point intéressant. Le CBD contribuerait parallèlement à réduire le manque provoqué par le sevrage, en contrecarrant les effets gratifiants des opiacés.

Le CBD et l’addiction, de belles promesses à confirmer

Les études concernant le CBD et l’addiction sont encore à un stade émergeant. Des recherches scientifiques complémentaires restent nécessaires. Mais les premiers résultats évoqués par les experts sont très prometteurs. À terme, combattre les addictions via l’usage du cannabidiol pourrait devenir un fait établi. Se sevrer des substances addictives est, quoi qu’il en soit, très difficile et l’avis du corps médical est primordial. En conclusion, il est cependant important de retenir que le CBD n’est pas une substance addictive et ne provoque aucune dépendance. Sa consommation pourrait être d’un grand secours pour les personnes souffrant d’autres addictions. À condition, bien sûr, de ne pas y adjoindre une substance addictive. C’est pour cela, par exemple, qu’il est strictement déconseillé de fumer des fleurs et des résines de CBD. Outre la combustion, mauvaise pour la santé, l’ajout fréquent de tabac entraîne de fait une addiction à la nicotine. Alors attention !