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Le dépistage du cannabis au volant va-t-il devoir évoluer ? [GREENEWZ]

Dépistage au cannabis lors d'un contrôle de police.

Le dépistage du cannabis au volant va-t-il devoir évoluer ?

Le dépistage du cannabis au volant pourrait changer de forme. En effet, depuis l’apparition du CBD dans nos vies, nombreux sont les automobilistes qui se sont vus retirer leur permis de conduire en raison d’un test positif au THC. Cependant, certains n’avaient consommé que des produits au cannabidiol, molécule non-psychotrope de la plante. De longues procédures suivent alors pour pouvoir prouver sa bonne foi, avec en attendant un important préjudice avec la suspension du droit de conduire.

Depuis 2016, les forces de l’ordre ont le droit, lors d’un contrôle routier, de soumettre le conducteur ou la conductrice à un dépistage anti-drogues. « Il s’agit d’un dispositif qui permet de récolter un peu de salive dans la bouche du conducteur. Le prélèvement est ensuite enclenché dans un petit appareil, qui recherche la présence des quatre grandes familles de stupéfiants : la cocaïne, les opiacés, les amphétamines et le cannabis », explique le docteur Gaulier, toxicologue au CHU de Lille, à France Info.

Les tests salivaires dans le collimateur

Depuis l’arrivée du CBD, un problème se pose. Les produits au cannabidiol peuvent en effet contenir des traces résiduelles de THC, qui est autorisé dans les produits vendus en-dessous d’un taux de 0,3%. Ces très faibles traces de la molécule psychoactive du cannabis peuvent néanmoins entraîner lors des dépistages un « faux positif » au THC, un peu de la même façon que les auto-test au Covid-19, car le test ne permet que de prouver la présence de THC, pas son taux. Avec un dépistage positif, c’est une suspension de permis immédiate avant de longs mois de procédure.

« À partir du moment où on est capable d’identifier formellement la présence de THC dans le prélèvement, l’infraction est constituée, indépendamment de sa concentration », rappelle le docteur Gaulier. Et les sollicitations d’automobilistes se comptent par « dizaines », reconnait l’avocat Antoine Régley. « Je les invite à produire des factures prouvant qu’ils ont acheté du CBD, à ne pas renoncer à leur droit à effectuer une contre-expertise. Ils peuvent également faire ensuite des analyses d’urine en laboratoire. Si leur test ne détecte pas de THC dans leur organisme 48 heures après celui fait par la police, cela peut accréditer leur position auprès du juge. »

Une décision du Conseil d’État qui change tout ?

Cependant, la décision du Conseil d’État d’annuler l’arrêté interministériel de décembre 2021 pourrait entraîner un changement dans les tests salivaires. En effet, la haute juridiction a notamment répondu à l’argument des problèmes de différenciation de fleurs chargées en THC ou en CBD lors des contrôles. Mais le Conseil d’État est clair. Il « a relevé que le taux de THC des fleurs et de feuilles pouvait être contrôlé au moyen de tests rapides et peu coûteux permettant d’identifier les variétés présentant des propriétés stupéfiantes ».

Alors, faudra-t-il rapidement changer la méthode dépistage ? « Avec les modes de prélèvement actuels, nous sommes incapables de connaître la quantité de salive présente dans l’écouvillon que nous transmettent les forces de l’ordre, commente le docteur Gaulier. On pourrait dans l’absolu évaluer une concentration de THC ou de CBD mais, sans connaître le volume dans lequel elle a été mesurée, cette concentration ne signifierait rien. »

Vers une nouvelle méthode de dépistage

En Europe, certains pays adoptent déjà des méthodes de dépistage plus précises. La Belgique et l’Allemagne ont équipé leurs polices de tests permettant de récolter une quantité de salive précise et de la conserver pour que les laboratoires émettent des analyses formelles quant aux taux de THC et/ou de CBD. Des tests qui « coûtent entre 3 et 5 euros l’unité, alors que ceux actuellement utilisés valent environ 4 centimes », fait remarquer Jean-Michel Gaulier.

En Suisse, la police utilise des tests rapides et peu coûteux, qui permettent de déterminer la présence de THC dans un produit s’il dépasse un taux limite d’environ 1%. Si le ministère de l’Intérieur français ne communique pas sur la question, le spécialiste du CHU de Lille fait une confidence : « Les autorités sont en train de mettre en œuvre les modalités de changement du dispositif de recueil salivaire utilisé par la police. » Une bonne nouvelle pour les automobilistes consommateurs de CBD.

 

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CBD et conduite : un point sur le cannabidiol au volant

CBD et conduite

CBD et conduite : un point sur le cannabidiol au volant

Le CBD se démocratise à pas de géant. De plus en plus de personnes utilisent cette molécule du cannabis au quotidien. Le chanvre bien-être se fait une place au soleil et avec cette popularité de nouvelles questions se posent, comme celle du CBD et de la conduite. Non psychoactif, le cannabidiol s’impose dans la vie de tous les jours comme un produit de soutien face à bien des tracas. Douleurs, stress, anxiété, sommeil difficile… Les nombreux bienfaits du CBD peuvent apporter une aide importante. Ainsi, des interrogations émergent. Est-il utile de prendre du CBD pour dormir ? Quel dosage dois-je privilégier ? Faut-il prendre des fleurs de CBD ou de l’huile ? Nous répondons à toutes ces questions dans nos différentes articles. Mais à d’autres, plus pratiques, également.

Avec une consommation quasi quotidienne de cannabidiol, certains points sont importants pour rester dans la légalité la plus totale. La législation relative au CBD diffère selon les pays et il est nécéssaire de bien se renseigner avant toute décision. Est-il possible de voyager et traverser les frontières avec du chanvre bien-être ? Quelle est la réglementation dans le monde et chez nos voisins ? Et dans cet article, nous allons aborder la question « CBD et conduite ». Est-il autorisé ou interdit de prendre le volant après avoir consommé du cannabidiol ? Conduire sous l’effet du CBD est-il dangereux ? Voilà les différents points que nous allons éclaircir aujourd’hui.

CBD et conduite : cannabidiol, THC… que dit la loi ?

La loi française est très stricte dans le cas du cannabis illégal. Pour rappel, le cannabis, sous toutes ses formes, est considéré comme une drogue, un produit stupéfiant, dès lors que son taux de THC atteint 0,2%. Le THC, c’est une des principales molécules de la plante. Il provoque les effets « planants » du cannabis, dits psychotropes. Un produit donc totalement interdit en France. Autre molécule du chanvre, le CBD se démarque par son côté non psychoactif. Il est légal en France grâce à la réglementation européenne, seulement si les produits finis contiennent moins de 0,2% de THC. Pour cette raison, Greenboyz analyse scrupuleusement toutes ses fleurs et résines de CBD. Cela afin de vous proposer des produits de grande qualité tout en respectant scrupuleusement le cadre législatif.

Interdit, le cannabis illégal l’est tout autant au volant. Et plutôt deux fois qu’une. Sur son site officiel, la Sécurité routière prévient, avec « le risque d’une peine très lourde et d’une facture élevée ». En cas de contrôle positif à un stupéfiant, un conducteur encourt jusqu’à 4500 euros d’amende, deux ans de prison, six points de moins sur le permis et un retrait de permis allant jusqu’à trois ans. Et ce, en plus des risques sur sa propre santé et la sécurité d’autrui.

Pour dépister la présence de THC dans l’organisme, les forces de l’ordre utilisent des tests salivaires. « La police et la gendarmerie disposent d’un test salivaire qui a la capacité de détecter les différents types de drogues en quelques minutes. Ce test indique le type de drogue prise : le cannabis, la cocaïne, les opiacés, l’ecstasy et les amphétamines », peut-on lire sur le site du gouvernement. CBD et conduite n’entrent donc pas dans ce cadre. Et pourtant.

Le CBD en voiture et le test salivaire

Bien sûr, le CBD ne fait pas partie des produits illicites précédemment cités. Le cannabidiol est parfaitement légal et ne provoque aucun des effets psychotropes du THC. Il n’est donc pas recherché en cas de contrôle et de test salivaire. Si vous êtes consommateur d’huile de CBD à spectre large ou en isolat, de gélules ou de bonbons garantis sans THC, aucune crainte à avoir. La prudence est de mise, en revanche, avec les fleurs et les résines de CBD, ou tout autre produit pouvant contenir des traces de THC. Car même avec un taux marginal inférieur à 0,2%, un petit risque existe. En effet, le test salivaire pour les stupéfiants ne laisse aucune tolérance, à l’inverse d’un test d’alcoolémie. Il n’affiche d’ailleurs aucun taux, ne donnant seulement qu’une réponse binaire – positif ou négatif – à l’agent de contrôle.

Chacun réagit différemment à la prise de CBD. C’est pourquoi la consommation de fleurs de cannabidiol et ses très faibles taux licites de THC peuvent entraîner la positivité d’un test salivaire. Encore plus si vous les consommez par vaporisation, plutôt que par infusion, ou combustion. Ce dernier point est par ailleurs très fortement déconseillé par Greenboyz, pour des raisons évidentes de santé publique. Ainsi, même si le risque est faible, il est possible d’être contrôlé positif au THC après avoir consommé du CBD. Risque marginal, mais existant, c’est pourquoi nous conseillons d’espacer CBD et conduite de quelques heures au minimum.

CBD et conduite : du cannabidiol dans la voiture

Enfin, il existe un quiproquo en terme de sécurité publique. La possession de fleurs ou résine de CBD en voiture peut entraîner une confusion pour les forces de l’ordre en cas de contrôle. C’est notamment l’une des raisons qui poussent le gouvernement à souhaiter interdire la commercialisation de ces produits. En effet, dans la réécriture de l’arrêté de 1990, c’est ce point qui est mis en avant pour justifier la décision. Veillez donc, si vous roulez avec du CBD, de le garder dans les sachets scellés de votre vendeur et de vous munir de tous les justificatifs d’achat. Cela pourrait vous éviter un contrôle poussé, bien des déboires et une grosse perte de temps. Mais l’aspect légal n’est pas l’unique argument démontrant que CBD et conduite ne font pas forcément bon ménage. Il existe aussi un volet sécuritaire quant au cannabidiol au volant.

Les effets du CBD au volant

Le CBD n’a pas le même impact chez toutes les personnes. Certaines ressentent le besoin d’un dosage élevé. D’autres réagissent avec plus d’intensité à de faibles taux. Les potentiels bienfaits relaxants du cannabidiol ne sont pas spécialement compatibles avec la conduite. Une certaine somnolence, un effet de relaxation trop important peuvent être très dangereux en voiture. Si CBD et conduite pourraient s’associer pour combattre le stress et l’anxiété qui peuvent naître au volant, Greenboyz conseille là aussi de laisser quelques heures passer entre la prise de cannabidiol et celle du volant. Et à force d’expérience, vous saurez comment réagit votre corps et serez plus à-même de prendre la bonne décision. 

Vous l’aurez compris, CBD et conduite sont parfaitement compatibles légalement. On est tout à fait autorisé à conduire en ayant pris du cannabidiol. Seuls quelques points peuvent prêter à confusion ou sont soumis à votre appréciation. Méfiance, donc, quant aux tests salivaires en cas de consommation de fleurs et résine de CBD pouvant contenir des traces de THC au taux cependant légal. Le transport de ces produits doit se faire sous sachets scellés par le vendeur et avec toutes les factures et justificatifs. Enfin, la consommation de CBD peut provoquer des effets incompatibles avec la conduite chez certaines personnes. Pensez à espacer la prise de CBD et la prise du volant de quelques heures si vous avez le moindre doute !

Pour votre sécurité et celles des autres, voilà donc les trois points à retenir sur le sujet CBD et conduite. Et dans tous les cas, la prudence est de mise en voiture.