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Le HHC, ce qu’il faut savoir sur ce « nouveau » cannabinoïde…

HHC, ce qu'il faut savoir

Le HHC, ce qu’il faut savoir sur ce « nouveau » cannabinoïde…

Les amateurs de CBD ont peut-être vu débarquer, sur certains sites e-commerce, un nouveau produit : le HHC. Un nouveau cannabinoïde, à l’instar du CBD et du THC ? Oui et non. En tout cas, un nouveau sigle à connaître ! Car le HHC, de son nom complet hexahydrocannabinol, vous risquez d’en entendre beaucoup parler dans les mois à venir. Même s’il est connu depuis de nombreuses années, son arrivée sur le marché est très récente et a créé de sacrés remous dans le secteur du cannabis. Car la molécule fait débat. On en connaît très peu à son sujet, si ce n’est qu’elle est potentiellement aussi, voire plus puissante que le THC. Ses effets sont méconnus. Quant à l’aspect légal, il est encore plus flou. Et pourtant, le HHC fait son trou, y compris en France. Greenboyz vous explique tout sur ce phénomène.

Le HHC, qu’est-ce que c’est ?

Le HHC n’est pas la dernière découverte dans le domaine des cannabinoïdes, loin de là. Il a été synthétisé pour la première fois dès les années 1940 par Roger Adams (dont nous avons déjà parlé ici). Le chercheur a pour cela ajouté des molécules d’hydrogène au THC. De ce processus d’hydrogénation a découlé le HHC. Celui-ci n’a pas fait preuve d’une grande attention, les études se concentrant par la suite sur le THC et le CBD. Mais récemment, les fabricants se sont emparés de ce « néo-cannabinoïde » pour le commercialiser comme alternative au THC. Présent en très faible quantité à l’état naturel, au sein des graines et du pollen des plants de cannabis mâles, le HHC aujourd’hui subit de nombreuses manipulations humaines en laboratoire dans son processus de création. Il n’est donc pas extrait du cannabis.

C’est pour cela qu’on parle de « néo-cannabinoïde », par opposition aux phyto-cannabinoïdes, présents à l’état végétal naturel, et aux endocannabinoïdes synthétisés par notre organisme. En laboratoire, on utilise donc un extrait de cannabis concentré en THC qu’on met sous pression avec de l’hydrogène. Les doubles liaisons carbone du THC sont rompus sous l’effet de l’hydrogénation et le HHC est ainsi créé. On obtient alors deux versions, le HHC 9R et le HHC 9S. Le ratio entre les deux impacte sur la puissance du produit final, mais c’est bien le HHC 9R qui se lie aux récepteurs CB1 de notre système endo-cannabinoïde, comme le fait le THC connu pour ses effets psychoactifs.

« Le HHC n’est pas une molécule sur laquelle vous tomberez dans une plantation de cannabis. Ce qui est requis pour le créer est très éloigné de ce qui peut être fait sur un site de production classique, cela n’a rien à voir ».

Dr. Markus Roggen, chercheur allemand, président de Delic Labs.

Quels sont les effets du HHC ?

Si la structure chimique du HHC est très proche de celle du THC, on en sait finalement très peu sur ce cannabinoïde. Ses effets semblent assez proches de ceux du THC, avec euphorie, modification de l’humeur, de la perception, appétit, fatigue, enivrement… Et sa puissance semble elle-aussi varier en fonction de sa fabrication et du produit fini. Une chose est sûre, on en sait très peu. Les témoignages sont souvent contradictoires. On lit parfois que le HHC est potentiellement 1000 fois plus puissant que le THC, similaire à la morphine, ou qu’il a des effets 20% moins intenses que le THC. Et ceux qui vendent des produits au HHC restent très vagues sur ces fameux effets, notamment le potentiel psychoactif. Quant à une éventuelle dangerosité, c’est encore plus vague. Les études sont si rares qu’on ne sait rien des possibles conséquences sur la santé.

Le processus de création pose déjà question. Cette molécule, qui n’est pas une substance naturelle, est semi-synthétique. Sa fabrication implique des manipulations humaines et suggère l’utilisation de produits chimiques. Le processus d’hydrogénation peut inclure des catalyseurs, notamment des métaux lourds comme le nickel, le palladium ou le platine. Des substances qui peuvent être cancérigènes. En outre, on ignore tout des effets à court, moyen et long termes de la consommation de HHC, dont les produits dérivés peuvent prendre désormais de nombreuses formes. E-liquides, concentrés, bonbons, mais aussi résines et fleurs sont maintenant disponibles sur de nombreux sites.

Le HHC est-il légal ?

On vous a raconté en long et en large le flou artistique qui a entouré l’arrivée du CBD sur le marché. Un produit pourtant bien étudié, non addictif, non psychotrope. Alors imaginez un peu la situation dans laquelle nous nous retrouvons avec le HHC. Un cannabinoïde de laboratoire, qui semble très comparable au THC, mais qui n’est pas du THC… au sujet duquel on ignore tout ou presque ! Ce qui semble certain, c’est que le HHC se vend pour ses effets très proches du THC et pour profiter du vide légal dû à la méconnaissance de ce nouveau produit. Et ce, si l’on omet le cadre légal, sans aucun recul scientifique ou presque. Vous sentez la polémique arriver ? On vous comprend !

Il y a fort à parier que le sujet du HHC arrive très rapidement sur la table en France. Le CBD, pourtant inoffensif, ne passe déjà pas pour le gouvernement. Le HHC, lui, joue encore plus avec la limite, qu’elle soit morale, éthique, ou légale. Peut-on cependant dire que le HHC est légal tant qu’il n’est pas illégal ? Rien n’est moins sûr. Aux Etats-Unis, par exemple, le Federal Analogue Act considère les substances analogues aux substances dangereuses comme telles. En France, le THC est illégal, les risques encourues sont donc grands. Et malgré le flou qui entoure le produit, c’est la certitude de longues et pénibles procédures qui attend ceux qui ne passeront pas entre les mailles du filet.

Trop méconnu, trop flou, trop risqué

Aucune norme, aucun certificat ne vient encadrer la fabrication du HHC. Très peu d’études sont disponibles sur le sujet et certains laboratoires peuvent se montrer peu scrupuleux. Consommer du HHC, c’est prendre un risque pour sa santé avec des produits potentiellement nocifs. C’est aussi courir un risque légal. Le vide juridique n’est pas gage de sécurité, au contraire. Surtout, il ne faut pas se voiler la face. Si le HHC se vend et gagne en popularité, c’est bien pour ses effets similaires au THC. C’est en réalité un cannabis illégal en France qui tait son nom. Et dont on sait très peu de choses. Alors méfiance.

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Travailleur de nuit, j’ai retrouvé le sommeil grâce au CBD [Témoignage]

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Travailleur du nuit, j’ai retrouvé le sommeil grâce au CBD [Témoignage]

Travailler de nuit, ce n’est pas toujours facile. Bien sûr, il y a des avantages, avec une paye plus conséquente, mais il faut aussi faire de nombreux sacrifices. Cela ne m’a jamais dérangé. À 36 ans, cela fait maintenant plus de 5 ans que j’ai décidé d’opter pour un rythme de vie différent de celui de la majorité des gens. Je me suis vite rendu compte que les horaires de bureau n’étaient pas faits pour moi. 9h-18h, ce n’est pas ma tranche favorite. Je suis plus efficace le soir et la nuit, il fallait donc que je trouve un boulot qui puisse se rapprocher de mes habitudes. Je suis devenu travailleur de nuit, avec le poste qui me convenait, avec un bon salaire mais de nouveaux horaires auxquels il a fallu que je m’habitue.

Ce poste, je l’occupe depuis quelques années maintenant. Il me demande une présence sur site de minuit à huit heures du matin, ou de une heure à neuf heures du matin. Quand on a été habitué toute sa vie à travailler en journée, la transition est un peu difficile. Mais avec l’enthousiasme qui accompagne souvent le début d’un nouveau travail, les premières semaines ne m’ont pas semblé si difficiles. J’avais beaucoup d’énergie à revendre, notamment après ma nuit de boulot. Impossible de me coucher en rentrant au petit matin, j’avais trop d’adrénaline, il fallait que je « redescende » avant de pouvoir imaginer dormir. Finalement, je traînais jusqu’à la fin d’après-midi pour ne dormir que 5 heures entre 18h et 23h. Ça n’a duré qu’un temps avant que la fatigue ne prenne le dessus. Il fallait que je m’impose un rythme et que je m’y tienne absolument.

Travailleur de nuit, c’est adopter un autre rythme de vie

Dans un premier temps, j’ai opté pour calquer le mode de vie diurne. Je me couchais plus tôt pour toujours me réveiller une heure et demi avant le travail. J’étais au lit vers 14-15h et, malgré des difficultés à m’endormir, je pouvais éventuellement faire au moins six ou sept heures de sommeil. Mais ce rythme n’était pas viable pour la vie de famille. Je voyais mes filles quelques minutes, au mieux, avant leur départ à l’école, pour ne plus les voir de la journée ensuite. Je dormais à leur retour des cours et c’était à leur tour de dormir quand je me levais. J’ai alors pris la décision de calquer ma période de sommeil sur la période d’école de mes filles. Je pouvais toujours les voir parfois le matin avant leur départ, voire les conduire. Surtout, je pouvais profiter de toute la fin de journée avec elles et ma compagne.

C’est là que s’est posé avec force un problème que j’avais jusque-là minimiser : dormir en journée, ce n’est vraiment pas si simple ! Deux soucis principaux et récurrents m’empêchaient d’être en pleine forme. Certains jours, malgré une routine qui s’installait, il m’était très difficile de trouver le sommeil. Je pouvais tourner plusieurs heures dans mon lit avant de m’endormir. D’autres jours, je me réveillais à de nombreuses reprises pendant ma « nuit », jusqu’à une fois toutes les heures. Avec parfois des difficultés à me rendormir. Enfin, dans les pires périodes, tous ces problèmes s’accumulaient. Je commençais le travail avec seulement trois ou quatre heures de sommeil. Autant dire qu’en fin de semaine, quand certaines durent six jours, j’étais totalement épuisé et incapable de profiter de mes jours de repos. Tout ce que je faisais de mon dimanche, c’était… dormir.

Une surprise nommée huile de CBD

Vous vous en doutez, je suis passé par toutes les solutions pour tenter de mieux dormir. Diminution des écrans, tisanes, mélatonine, exercices de respiration… J’ai arpenté des dizaines et des dizaines de sites internet pour trouver de nouveaux conseils, de nouvelles astuces. J’ai même essayé l’hypnose, sans résultat ! Rien à faire. Pourtant, malgré toutes ces difficultés, il y a un cap que je ne voulais pas franchir. En effet, je voulais absolument éviter de prendre des médicaments et notamment des somnifères. On m’en avait déjà prescrit plus  jeune. Je savais qu’entre l’accoutumance et les matins vaseux, je ne voulais pas en avoir besoin au quotidien pour pouvoir tenir la cadence. Mais après six mois de travail, une grosse dette de sommeil et une énergie toujours décroissante, sans compter une vie de famille plus dure à gérer, j’étais à deux doigts de me résoudre à prendre ces somnifères.

C’est alors qu’un ami m’a offert un flacon d’huile de CBD. J’en avais bien sûr déjà entendu parler, mais je pensais que c’était un « gadget » bien-être de plus pour les plus crédules. Je ne croyais absolument pas les arguments des marques, notamment au sujet du stress, du sommeil, et de tous ces supposés bienfaits. Pourtant, mon ami m’a expliqué que sa mère avait des troubles du sommeil depuis des années et des années. Des soucis assez similaires aux miens, avec des réveils fréquents au cours de la nuit. Sans vraiment en attendre grand-chose, j’ai accepté ce flacon. Une huile broad spectrum à 10% de CBD, dont mon ami me vantait la qualité, tout en me précisant qu’il faudrait sans doute une semaine pour que j’en ressente les effets. Avec un tableau de dosage, j’ai donc commencé ma prise quotidienne de 5 à 6 gouttes d’huile de CBD.

Redécouvrir le plaisir d’une nuit complète

Effectivement, au bout de quelques jours, mes réveils intempestifs étaient moins fréquents. J’ai légèrement augmenté le dosage pour passer à 8 à 10 gouttes par jour, réparties en deux prise, une le matin et une le soir. Après une quinzaine de jours, j’ai redécouvert le plaisir de faire des nuits complètes. Je m’endors plus facilement et je ne me réveille plus avant l’heure. Je pense que le CBD me détend et atténue l’excitation liée au travail qui m’empêchait principalement de trouver le sommeil ou qui le troublait. J’achète donc régulièrement de l’huile de CBD, mais je suis passé à un taux de 20%. Le flacon est plus cher mais c’est un format plus économique pour moi, car j’en consomme moins. Je sais également que je peux m’en passer, quand je l’oublie ou quand je n’en ai plus. Il n’y a pas d’addiction, même si je dors toujours mieux avec.

L’huile de CBD est finalement entrée très simplement dans ma routine quotidienne. Quelques gouttes sous la langue au lever et au coucher ont suffi pour que je retrouve un certain équilibre. Bien sûr, le travail de nuit reste difficile même si on s’y habitue. Et je suis très content d’avoir le coup de pouce du CBD pour m’aider chaque jour. Pourtant, j’étais bien loin de penser que cela pouvait fonctionner. Au final, ça ne coûte pas grand-chose d’essayer !

Merci à Mickaël pour son témoignage !

Huile de cbd - Greenboyz
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Cannabis, CBD et élection présidentielle : la position des candidats

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Cannabis, CBD et élection présidentielle : la position des candidats

L’élection présidentielle approche à grands pas, le premier tour a lieu le 10 avril 2022. Et le cannabis, ainsi que le CBD, sont devenus des sujets courants dans les programmes des candidats. Douze candidats et candidates ont exprimé, ces dernières semaines, leur point de vue notamment sur la question de la légalisation du cannabis. Ils et elles se sont également prêtés, pour la plupart, à un exercice de questions-réponses pour Konbini, et ont également été invités à s’exprimer sur le CBD. Des réponses parfois amusantes, parfois inquiétantes. Mais qui en disent aussi long sur les projets des candidats et leur connaissance, ou méconnaissance, du sujet. Greenboyz vous propose donc de retrouver l’avis des douze candidats et candidates au sujet du cannabis, de sa légalisation ou non, et du CBD.

Nathalie Arthaud, Lutte ouvrière

La légalisation du cannabis ? « Je suis plutôt pour », répond la candidate Nathalie Arthaud. « Manifestement, la répression ne fonctionne pas ». À 52 ans, la professeure d’économie, ancienne porte-parole d’Arlette Laguiller, s’est présentée à deux reprises à l’élection présidentielle. Avec la légalisation du cannabis, Nathalie Arthaud souhaite « mettre fin à la répression contre les consommateurs et les plus petits revendeurs ». « Parmi ceux qui souhaitent la légalisation du cannabis se trouvent ceux qui veulent en vendre légalement. La commercialisation serait contrôlée par l’État. Quant à savoir si la fin de la prohibition serait un progrès contre l’addiction, il suffit de voir que les deux drogues qui font le plus de dégâts en France sont le tabac et l’alcool, deux drogues tout à fait légalisées ! »

« Mais je tiens quand même à dire que je ne suis pas favorable à la consommation de drogue », précise-t-elle. D’ailleurs, comme pour d’autres, il faudra que la candidate de Lutte ouvrière révise rapidement ses fiches quant à la question du CBD. Interrogée par Konbini sur le sujet du cannabidiol, Nathalie Arthaud répond : « Non, je ne peux pas vous dire qu’elle est la différence [entre CBD et THC] ». Et de conclure avec ce poncif vieillissant : « Moi, très très clairement, j’appelle la jeunesse à se droguer aux idées révolutionnaires ». Cannabis, CBD, THC… Ces points semblent être sensiblement les mêmes pour la candidate à l’élection présidentielle. La confusion entre le CBD et le cannabis illégal, considéré comme stupéfiant, reste encore très prégnante chez nos politiques. Nathalie Arthaud étant loin d’être la seule à ramer ou utiliser la langue de bois sur le sujet du CBD.

Arthaud-Cannabis

Fabien Roussel, Parti communiste français

« Je ne suis pas pour la légalisation du cannabis », explique Fabien Roussel. « Je serais plutôt pour la dépénalisation, parce que la légalisation du cannabis, c’est légaliser du cannabis avec un taux de THC qui sera forcément faible, pour des raisons de santé publique. Et donc, il y aura toujours, à côté, un trafic avec du cannabis avec un fort taux de THC et qui sera sur le marché noir ». Pour le candidat du Parti communiste français, 52 ans et ancien journaliste télé, les « enjeux que soulève la dépénalisation du cannabis et la diversité des opinions en présence nécessiteront un débat démocratique, rigoureux et éclairé par le travail des professionnels, en concertation avec les communes ». Pas de légalisation donc, pour Fabien Roussel. Mais une éventuelle dépénalisation après un débat national, projette celui qui affirme avoir déjà fumé du cannabis.

« Chez les jeunes et les moins jeunes, cet usage soulève des questions sanitaires, sociales, économiques, de sécurité publique et de politique internationale. Une politique répressive ne saurait être une réponse adaptée », estime Roussel. Mais si la prévention, la formation et l’accompagnement sont au centre de son projet dans le cadre des luttes contre les drogues, le candidat ajoute que « cette action sera complétée par la lutte résolue contre les trafics, ce qui exigera que des moyens supplémentaires soient affectés aux services de police et de douane, ainsi qu’aux instances judiciaires compétentes ». Enfin, concernant le CBD, le candidat à l’élection présidentielle semble en connaître les grandes lignes. Pour Fabien Roussel, la différence entre CBD et THC est claire. « Le CBD est ce cannabis qui est aujourd’hui en vente libre, non toxique et qu’on peut fumer sans avoir les effets nocifs du cannabis ».

Roussel-Cannabis

Emmanuel Macron, La République en marche

Après cinq ans d’une politique très répressive, dans la lignée de ses prédécesseurs, Emmanuel Macron, candidat à sa réélection, ne compte pas changer d’orientation lors d’un éventuel futur mandat. « Je ne suis pas favorable à la légalisation du cannabis », a récemment affirmé le candidat de 44 ans. Pour lui, la solution, c’est la répression. « Nous avons mis en place une stratégie massive de lutte contre les trafics de drogue, qui sont un fléau dans les quartiers », s’enorgueille-t-il. Avec les résultats que l’on connaît… « Plus de postes d’OPJ (officier de police judiciaire, ndlr) est la clé dans la lutte contre les trafics de drogue ». Pas de place pour le débat, c’est la mode, le crédo reste celui du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin : « La drogue, c’est de la merde ! »

Et pour ce qui est du CBD, aucune différenciation avec le THC. Le président sortant ne se prêtant à aucun exercice médiatique s’il n’en est pas l’organisateur, la ligne de conduite reste donc la même que ces derniers mois. Entretenir la confusion entre CBD et THC, considérer la fleur de CBD comme un produit à interdire et le cannabis dans sa globalité comme une drogue. D’ailleurs, le gouvernement macroniste, sûr de la réélection de son champion, prévoit déjà la publication d’un nouvel arrêté interdisant la vente de fleurs de CBD. Il ne faudra donc pas s’attendre à un quelconque assouplissement en cas de réélection du candidat de La République en marche, qui souhaite « des amendes forfaitaires plutôt que des procédures longues » pour « les délits qui empoisonnent le quotidien, comme c’est désormais le cas pour l’usage de cannabis ou l’occupation des halls d’immeuble ».

Macron-Cannabis

Jean Lassalle, Résistons !

« Légaliser le cannabis, en encadrant strictement sa vente et en dédiant une grande part des recettes à la lutte contre l’addiction ». Voilà la ligne de conduite du candidat Jean Lassalle. « Il faut que ce soit encadré par l’État, mais je veux, en contrepartie, que les gains que nous pourrions faire soient remis pour le suivi de ceux qui ont été très profondément touchés. Si la mise en œuvre de cette légalisation n’est pas encore clairement définie, le candidat de « Résistons ! », 66 ans, est beaucoup plus disert quand on lui demande s’il a déjà consommé du cannabis. Et il se pourrait bien que l’ancien maire de Lourdios-Ichère soit le plus au fait !

« Au Québec », alors qu’il était « jeune » mais « déjà maire », l’ancien élu local a « vu tourner une cigarette » lui semblant « un peu particulière ». « Je lui ai trouvé un drôle de goût et j’ai tout de suite compris de quoi il s’agissait. J’ai plutôt eu mal au ventre qu’autre chose, mais certains s’en sont trouvé transportés à je ne sais quel ciel. » Sa seule expérience du cannabis ? Pas vraiment ! « Il m’est arrivé d’en fumer pendant mes campagnes électorales, vous savez elles terminent tard parfois. Des fêtes, dans le noir, on en roule une, on ne sait pas trop ce que c’est. J’en ai refumé quelques-unes pendant l’époque des Gilets Jaunes parce qu’il y avait quelques-uns, très peu je précise, qui fumaient aussi sur les coups de 3 ou 4h. Pour montrer qu’au fond, je comprenais parfaitement. »

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Marine Le Pen, Rassemblement national

Pour la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, la légalisation du cannabis n’est « évidemment pas la solution ». La candidate du Rassemblent national, ex-FN, s’est exprimé sur le sujet en octobre dernier, au micro de France Bleu Vaucluse. « Ceux qui pensent qu’en légalisant le cannabis, les dealers vont devenir producteurs de melons à Cavaillon sont au mieux des naïfs, au pire inquiétants. Il faut mener la guerre contre la drogue », affirme de façon très démagogue la candidate de 53 ans. Sa ligne de conduite ? La prohibition sur fond de « guerre contre la drogue ». Une position finalement assez similaire à celle d’Emmanuel Macron. Elle aussi est favorable à la verbalisation des consommateurs. Marine Le Pen souhaite aussi « mettre en prison ceux qui dealent » et « adapter les peines des dealeurs en fonction des kilos ou des grammes de drogue qu’ils détiennent ».

Récemment, elle a réaffirmé sa position. « Le dealeur de cannabis deviendra dealeur d’autre chose ». Pour la candidate du RN, le cannabis d’aujourd’hui est « bien plus puissant » que celui que « fumaient nos parents à Woodstock (sic) ». Marine Le Pen n’a jamais fumé, « même pas une bouffée ». Elle affirme qu’il n’y « a pas de comparaison entre les dégâts médicaux d’un joint fumé et les dégâts d’un verre de vin. On ne peut pas comparer les deux, l’un est incontestablement plus mauvais pour la santé que l’autre. Étant entendu qu’il faut boire avec modération (49 000 décès en France en 2019 étaient attribués à l’alcool, ndlr) ». Elle conclut en affirmant avoir vu « plusieurs de ses amis tomber dans le cannabis et, honnêtement, ce n’est pas beau à voir ». Voilà pourquoi elle est « archi contre » une légalisation.

Le-Pen-Cannabis

Eric Zemmour, Reconquête !

Porté par une très forte médiatisation et la banalisation de ses propos ayant parfois mené à des condamnations, Eric Zemmour s’est imposé dans le paysage politique français. Le candidat de Reconquête !, « habitué des plateaux TV et des salles d’audience » est contre la légalisation du cannabis. En mai 2021, il se demandait « s’il ne fallait pas envisager la légalisation organisée du cannabis ». Depuis, sa pensée a évolué. « Après mûre réflexion, je suis contre. Nous n’avons jamais vraiment essayé la répression. En plus, je pense que c’est très mauvais pour la mémoire, très mauvais pour le QI, ça crée des états dépressifs. Je pense que c’est très néfaste. En plus, cela alimente un marché colossal et ça enrichit des bandes de racailles banlieusardes. »

« Pour toutes ces raisons, nous devons combattre vigoureusement et nous n’avons pas fait ce qu’il fallait. Il faut donner les moyens aux policiers de réprimer. » Et le CBD dans tout ça ? Le candidat Zemmour tente de le démarquer du THC. « Le THC, je crois que c’est le taux dans le… dans le cannabis quoi. » Une analyse plutôt vague et incomplète, c’est le moins qu’on puisse dire. « L’important », pour Eric Zemmour, « c’est surtout d’interdire le THC, qui est l’élément toxique du cannabis. » Quant au CBD, « déjà autorisé, il n’y a aucune raison de changer cette réglementation ». Que le gouvernement tente pourtant de modifier depuis maintenant un an. Sans surprise, c’est donc la question de l’ordre public que le candidat de Reconquête met en avant.

Zemmour-Cannabis

Jean-Luc Mélenchon, Union populaire

La légalisation ? « Je suis pour », affirme Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle pour l’Union populaire. « 60% des contacts de policiers avec des jeunes, c’est pour trouver du cannabis. Après, vous connaissez la chaîne. Quand on cherche du cannabis, parfois on n’en trouve pas. Ça arrive assez souvent. Alors, il se peut que le jeune réagisse mal. Ah ? Outrage. Ça permet de cocher une petite case… », prend pour exemple le député des Bouches-du-Rhône, qui souhaite légaliser un usage récréatif. Tout en précisant : « Attention, beaucoup de cannabis, ça ne fait pas du bien. C’est exactement comme l’alcool. On a essayé la prohibition dans certains pays, ça ne donne rien du tout. Prohibition = trafic ». Et d’ajouter : « Il faut aussi admettre la vérité, le cannabis est un moyen de soin dans certains cas ».

Pour Jean-Luc Mélenchon, 70 ans, « ce n’est pas vrai qu’on passe d’une drogue à l’autre, c’est une histoire qu’on raconte. Celui qui fume du cannabis ne passera pas forcément à la coke. Ce n’est pas la même chose et il ne faut pas prendre les gens pour plus déraisonnables qu’ils ne le sont ». Ainsi, le candidat de l’Union populaire propose donc la légalisation de « la production, la distribution et la consommation de cannabis sous le contrôle de l’État » en visant « la réduction des consommations à risques, sans pour autant en banaliser l’usage ». Avec pour « bénéfices, le financement de campagnes massives de santé publique, des rentrées fiscales pour les caisses de l’État, le contrôle de la qualité des produits consommés, l’économie d’environ 30% du temps de travail (…) côté police et justice, la création d’emplois légaux dans la filière ».

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Anne Hidalgo, Parti socialiste

« Oui », la maire de Paris et candidate du Parti socialiste, Anne Hidalgo, a déjà fumé du cannabis. Elle constate dans son programme que les politiques menées ont été un « échec ». Et précise, sur Konbini : « Je ne suis pas pour le statu quo. On ne peut pas rester dans cette situation ». Anne Hidalgo, 62 ans, propose donc « une méthode », soit « la création d’une conférence de consensus pour chercher le consensus dans la société française ». « Nous insisterons sur la prévention et la lutte contre les addictions, sur le combat offensif contre le commerce illégal du cannabis et nous examinerons sans tabou la question d’une légalisation menée sous le contrôle et l’encadrement strict de l’État (…) Si elle aboutissait, comme en Allemagne, l’État reprendrait le contrôle de la production et de la qualité (…) et de sa mise sur le marché ».

La candidate du Parti socialiste n’est donc pas encore alignée. Et elle s’appuiera sur le débat que sa « conférence de consensus » doit engager. « Nous entrerons dans ce travail et cette discussion par les questions de santé publique et de prévention des addictions pour construire des solutions efficaces. Cette conférence de consensus s’organisera sur tout le territoire national avec l’appui des maires », peut-on lire dans son programme. Enfin, avec franchise, Anne Hidalgo reconnaît qu’elle ne « saurait pas dire » la différence entre THC et CBD. Il faudra réviser sérieusement la question si elle remporte l’élection, mais la candidate du PS n’est pas la seule à qui la question pose problème.

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Yannick Jadot, Europe Ecologie Les Verts

Le candidat d’Europe Ecologie Les Verts à l’élection présidentielle est « pour la légalisation du cannabis ». Selon Yannick Jadot, « c’est un enjeu majeur à la fois pour sortir des quartiers les mafias du deal. Ça nous permet aussi de dégager des recettes fiscales, 5 à 6 milliards d’euros, qui nous permettront à la fois d’avoir une grande politique de santé et aussi une politique sociale dans les quartiers qui seraient débarrassés de ces deals ». Yannick Jadot, 54 ans, ajoute dans son programme : « La légalisation permettra une diminution de la criminalité et les forces de police et la Justice pourront se concentrer sur des missions prioritaires. Le médecin de famille deviendra un acteur essentiel de la prise en charge des addictions et une large information du public sur les effets des différentes drogues sera menée ».

Côté CBD, le député européen et candidat connaît son sujet. La différence entre THC et CBD, il l’explique. « Le THC, c’est, j’allais dire, le taux de psychotropes dans le cannabis ». Surtout, Yannick Jadot juge « aberrant de voir ce gouvernement voulant stopper la vente de CBD par obsession de la lutte contre le cannabis ». En pleine polémique autour de l’interdiction de vente de fleurs, en janvier, il déclarait au Courrier de l’Ouest : « Au fond, le CBD est un peu comme le tilleul, un produit de bien-être, absolument pas psychotrope. Et on a un gouvernement qui est tellement dans le déni (…) qu’il en vient à interdire des produits qui se développent partout, avec une activité économique de transformation, des activités agricoles, des magasins, une économie du bien-être dans une société qui est, reconnaissons-le, plus que stressée et tendue. On est au bout de l’absurdité ».

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Valérie Pécresse, Les Républicains

« Je suis contre la légalisation du cannabis », déclare Valérie Pécresse, candidate Les Républicains à l’élection présidentielle. « Le cannabis est toxique pour la santé. Je pense que si on légalisait le cannabis, les dealeurs continueraient leurs trafics en proposant des produits avec des THC supérieurs ». La présidente du Conseil régional d’Île-de-France avait déjà exprimé la même idée sur Europe 1 : « Ils (les dealeurs, ndlr) ne vont pas se faire priver de leurs revenus, donc ils iront dealer autre chose ». Côté consommateurs, Valérie Pécresse, 54 ans, veut « taper au portefeuille ». Elle soutient le principe d’amende pénale, avec possibilité d’inscription au casier judiciaire. La candidate résume ainsi son point de vue : « Si on légalise le cannabis, on fait sauter l’interdit sur la drogue ». Et c’est la possible ouverture d’une porte « vers la contrebande » (Twitch, 15/02/22).

Sur la question du CBD, Valérie Pécresse reste évasive et s’en remet à la science. « Moi je n’ai pas d’avis sur les substances qui sont considérées comme non toxiques par la science. C’est à la médecine de dire ce qui est toxique et ce qui ne l’est pas ». Une phrase difficile à comprendre, car faut-il encore déterminer ce qu’on considère comme « toxique ». Le CBD ne l’est pas, fumer des fleurs de CBD l’est, le cannabis thérapeutique ne l’est pas, le récréatif l’est… La question du CBD reste donc vague dans les propos de la candidate Les Républicains à l’élection présidentielle. Enfin, Valérie Pécresse répond par la négative à la question « avez-vous déjà fumé du cannabis ? ».

Pécresse-Cannabis

Philippe Poutou, Nouveau Parti anticapitaliste

Le Nouveau Parti anticapitaliste de Philippe Poutou est « pour la légalisation du cannabis ». Le candidat à l’élection présidentielle précise : « Globalement, nous sommes pour la dépénalisation des drogues. La répression, c’est une méthode qui est totalement inefficace. C’est aussi, on le sait très bien, une occasion pour la police de faire chier les jeunes, notamment dans les quartiers populaires ». Dans le programme du NPA, on peut lire également : « La pénalisation de la consommation de drogue favorise les mafias et envoie des milliers de jeunes qui tombent sous leur influence derrière les barreaux ». C’est avec l’ambition de rompre avec la politique carcérale que le parti du candidat Philippe Poutou axe sa réflexion. Celle-ci va de pair avec une politique de santé qui comprend la « création de centres de santé sur tout le territoire, publics et gratuits, polyvalents, financés par la Sécu ».

Si Philippe Poutou avoue ne pas connaître la différence entre THC et CBD (nos fiches de lecture sont à disposition ici), il reconnaît avoir déjà consommé du cannabis. « Je n’ai pas fumé quand j’étais jeune alors que j’étais entouré de plein de babas-cool et ça fumait à toutes les soirées », raconte le candidat de 55 ans. « J’étais le seul à ne pas fumer, je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas si c’était une position de principe. Je n’avais pas de vision hostile puisque j’étais avec mes potes. J’ai testé quelques années plus tard et bon, ça ne m’a pas convaincu ».

Poutou-Cannabis

Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France

Candidat de Debout la France à l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan est « contre » la légalisation du cannabis. « Tout simplement parce que c’est mauvais pour la santé. Et je crois qu’une légalisation augmenterait obligatoirement la consommation et reporterait l’interdit sur d’autres drogues plus dures », ajoute l’ancien maire d’Yerres, 61 ans. « la légalisation du cannabis n’empêchera pas les règlements de compte, qui se poursuivront sur l’héroïne, ou d’autres substances. Il faut au contraire intensifier la lutte. Pas contre les usagers, mais contre les trafiquants. Les condamnations pour trafic de drogue sont dérisoires en France. Il faut taper les gros bonnets, à la source. Plus de la prévention au collège, et un accompagnement pour sortir les jeunes de cette catastrophe de santé publique », déclarait-il à Ouest-France.  

Nicolas Dupont-Aignan n’a jamais fumé de cannabis. Il s’en dit « désolé », estimant « être une exception » dans un sourire. S’il évoque la lutte contre le cannabis dans son programme, la question du CBD n’est en revanche pas d’actualité. Entre CBD et THC, « je sais qu’il y a une différence, mais ça ne m’intéresse pas », lâche le candidat de Debout la France. Les choses sont claires !

Dupont-Aignan-Cannabis

Cannabis, CBD et élection présidentielle : un sujet important encore très clivant

Cinq candidats pour, cinq candidats contre, deux candidats avec des propositions alternatives, et des projets de société bien différents. Ce petit tour d’horizon des candidats à l’élection présidentielle au sujet du cannabis en dit long, non seulement sur ce point précis, mais également sur la personnalité, les ambitions et les méthodes de chacun et chacune. Une chose est sûre, cette présidentielle 2022 confirme que le cannabis est un véritable enjeu dans cette élection. Et que son traitement divise encore très fortement au sein du panel des candidats.

https://www.youtube.com/watch?v=-vnkKSa8Z-s

Retrouvez aussi ci-dessous le programme de chaque candidat à l’élection présidentielle.

Nathalie Arthaud, Lutte ouvrière
Fabien Roussel, Parti Communiste français
Emmanuel Macron, La République en marche (Liens inactifs sur le site officiel)
Jean Lassalle, Résistons !
Marine Le Pen, Rassemblement National

Eric Zemmour, Reconquête !
Jean-Luc Mélenchon, Union populaire
Anne Hidalgo, Parti Socialiste
Yannick Jadot, Europe Ecologie Les Verts
Valérie Pécresse, Les Républicains
Philippe Poutou, Nouveau Parti anticapitaliste
Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France

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CBD-A, CBD… Le piège des taux de CBD et comment ne pas se faire avoir

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CBD-A, CBD… Le piège des taux de CBD et comment ne pas se faire avoir

Avec l’arrivée massive du CBD en France, les sites internet, boutiques, marques et vendeurs se sont multipliés. Et avec eux, l’apparition de nouveaux termes : CBD-A, CBD, THC, cannabinoïdes, etc… En effet, quand on se plonge dans l’univers du CBD, il y a tout un nouveau vocabulaire à apprendre. Et parfois, certaines marques ou commerçants peu scrupuleux jouent sur cet effet de nouveauté pour vous tromper. Car dans le secteur du chanvre bien-être, comme partout, la concurrence est rude. Et certains n’hésitent pas à travestir la réalité, notamment sur la question des taux. Une partie des consommateurs cherche en effet à se procurer les fleurs ou résines aux taux de CBD les plus élevés. Mais en réfléchissant de la sorte, et parfois par manque de connaissances sur le sujet, on peut très vite se faire avoir. Greenboyz vous explique comment éviter embûches et tromperies.

Des fleurs à 1% de THC vendues en France ? C’est courant et illégal

C’est donc des taux de CBD dont nous allons parler aujourd’hui. Vous l’avez sans doute remarqué, la plupart des vendeurs de CBD accolent un pourcentage à leurs fleurs et résines de cannabis légal. Dans un premier temps, il faut savoir qu’en France, le taux de THC autorisé dans les produits au cannabis doit être strictement inférieur à 0,2%. Un taux en passe d’être rehaussé à 0,3% à la suite de l’arrêté ministériel publié en toute fin d’année 2021. Cependant, la grande majorité des fleurs de CBD vendues en France proviennent de l’étranger. Et notamment de pays qui autorisent jusqu’à 1% de THC dans leurs plantes, comme la Suisse ou l’Italie. Bon nombre de marques peu scrupuleuses ne s’encombrent pas avec cette question du taux de THC. Par conséquent, elles vous vendent des produits dont le taux de THC dépasse largement les 0,3%.

Cette pratique trompeuse et illicite est bien plus répandue qu’on ne le croit. Et c’est vous, le consommateur, qui courez le risque d’être en possession d’un cannabis illégal. Si vous êtes contrôlé avec des fleurs ou des résines au taux de THC supérieur à 0,3%, vous êtes en possession d’un produit considéré comme stupéfiant. En d’autres termes, de drogue, aux yeux de la justice et des forces de l’ordre. On vous laisse imaginer les déboires et la procédure qu’il vous faudra affronter si tel est le cas. Et ne croyez pas qu’une fleur à 1% de THC vous fera un effet différent d’une fleur à 0,2% de THC. Ne courez pas un tel risque, cette fleur ou résine illégale ne vous « défoncera » pas. Elle vous fera juste passer pour un délinquant aux yeux de la police. Et si vous êtes automobiliste, vous serez positif au test salivaire…

CBD-A ou CBD ? Ne vous faites pas piéger !

Au-delà de cette pratique pouvant mettre le consommateur dans une situation très compliquée vis-à-vis de la loi, une autre, également trompeuse, est largement répandue. Elle concerne les taux de CBD-A et CBD. De nombreux sites vendeurs mettent en effet en avant un pourcentage de CBD-A élevé pour justifier de la qualité d’une fleur ou d’une résine. On peut lire « 25% de CBD-A », par exemple. Cette pratique trompeuse a pour but de créer la confusion entre le CBD-A et le CBD. Des commerçants peu scrupuleux affichent en effet un très haut pourcentage de CBD-A dans leurs produits. Le tout en laissant croire qu’il s’agit de la même chose que le CBD. Ce n’est évidemment pas le cas. Le but ici est de vous vendre des fleurs et résines avec une concentration forte en CBD-A que l’on fait passer pour du CBD.

CBD-A et CBD sont deux choses différentes

En réalité, dans le cannabis, on trouve des cannabinoïdes sous une forme différente. Ce qui est naturellement présent en quantité dans la plante, c’est la version acide d’un cannabinoïde. Le CBD-A, c’est l’acide cannabidiolique, et non du cannabidiol. Et il en va de même pour les autres cannabinoïdes : THC-A, CBG-A, etc… Ce que vous consommerez, vous, ce n’est pas le CBD-A. D’ailleurs, celui-ci ne fait que très peu d’effet, notre corps ne l’assimile pas de la même façon que le CBD. Et de toute façon, vous n’allez pas le consommer sous cette forme. Toute fleur ou résine, pour produire des effets sur notre organisme, suit un processus de décarboxylation. Ce phénomène, par la chauffe, transforme le CBD-A en CBD, le THC-A en THC, etc. La combustion, la torréfaction, la vaporisation : ce sont ces pratiques qui vont rendre les cannabinoïdes « efficaces ».

Les cannabinoïdes sous leur forme acide sont donc naturellement très présents dans le chanvre, avec des taux élevés. Mais une fleur avec 30% de CBD-A ne donnera pas un produit avec 30% de CBD. Il sera en réalité bien moins élevé une fois décarboxylé. Et selon la façon dont vous consommez vos fleurs et résines de CBD, ce n’est pas non plus le taux affiché qui sera assimilé par votre organisme. Quoi qu’il en soit, c’est pour cette raison que Greenboyz vous conseille de ne surtout pas vous fier aux taux de CBD-A que vous pourriez trouver sur différents sites ou différents vendeurs de CBD/CBG. Si cette pratique aura moins de conséquences judiciaires que la tromperie des taux de THC autorisés, elle reste néanmoins mensongère, en vous faisant croire que vous achetez un produit avec un très haut taux de CBD, alors que ce n’est pas du tout le cas.

Pourquoi Greenboyz n’affiche pas précisément les taux de CBD ?

Maintenant que vous savez faire la différence entre CBD-A et CBD, une autre question se pose. Vous avez sans doute remarqué que chez Greenboyz, aucun pourcentage précis de CBD n’est indiqué sur les fiches produit de nos fleurs et résines. Contrairement à la majorité de nos confrères du secteur, nous avons décidé de ne pas montrer cet élément, qui est pourtant un indéniable argument de vente. Greenboyz ne veut pas participer à une « course à l’échalote ». En effet, le taux de CBD dans les produits du chanvre est devenu un argument massue. Il faut trouver la fleur de CBD avec le taux le plus élevé possible pour espérer profiter d’effets plus puissants. Vous comprenez le nœud du problème : les taux de CBD affichés un peu partout sont généralement bien plus hauts que la réalité. Et ce, pour vous pousser à l’achat d’une marque plutôt qu’une autre.

CBD-A, CBD, THC… Des récoltes et des taux différents

Outre des taux artificiellement boostés, il faut savoir qu’un taux de CBD dans une variété n’est jamais fixe. Malgré une production encadrée et maîtrisée, le chanvre reste une plante qui, à chaque récolte, présente de légères différences. Consistance, goût ou taux de CBD sont des éléments qui peuvent varier. Des différences toutes petites, mais des différences quand même. Ainsi, une même variété d’un même producteur peut, selon les récoltes, avoir un taux de CBD différent. Un peu plus ou un peu moins, mais ce n’est jamais la même chose. Et même au sein d’un même plante, on remarque que toutes les fleurs n’ont pas la même concentration en cannabinoïdes. Une variété de fleurs à 10% de CBD affiché peut en avoir 8% ou 12% selon les récoltes. Il en va de même pour les résines, comme l’Ice-o-lator dont le taux de CBD peut varier de 35% à plus de 50%.

Enfin, sachez que selon votre mode de consommation des fleurs et résines de CBD, l’impact du cannabidiol sur votre organisme ne sera pas le même. Par exemple, une fleur fumée, qui passe par un processus de combustion, va réduire le taux de CBD initialement présent dans la plante de manière bien plus importante qu’avec une fleur consommée via un vaporisateur. Le taux de CBD d’une fleur n’est donc pas le seul élément à prendre en compte lors d’un achat CBD. La façon de la consommer joue aussi sur le potentiel du cannabidiol. Voilà pourquoi Greenboyz n’affiche pas le taux de CBD de ses fleurs et résines. Nous ne souhaitons pas tromper le consommateur et nous ne voulons pas vous induire en erreur. Mais pensez-y, en particulier pour les fleurs : plus le taux de CBD annoncé est élevé, plus il y a anguille sous roche.

Les bonnes pratiques pour ne pas se faire piéger

Résumons donc le piège des taux des cannabinoïdes. Premièrement, essayez de vous assurer que les fleurs ou résines achetées ont un taux de THC strictement inférieur à 0,2%. La vente de produits illégaux, avec un taux de THC de 1% est malheureusement monnaie courante. Chez Greenboyz, nous analysons tous nos produits à deux reprises, dans deux laboratoires différents, afin que nous, comme vous, ne courrions aucun risque.

Deuxièmement, le CBD-A et le CBD ne sont pas la même chose. Ce que vous consommerez, c’est du CBD. Le CBD-A est utilisé par certains commerçants pour afficher un pourcentage le plus haut possible, pour en faire un argument de vente. C’est au minimum trompeur, le taux de CBD est drastiquement plus faible que le taux de CBD-A présent naturellement dans la plante. Et le CBD-A n’aura pas d’effet sur votre organisme.

Dernièrement, les taux de CBD présentés sont souvent plus élevés qu’en réalité. Certains aspergent la fleur de cristaux de CBD avant de l’envoyer en analyse pour augmenter artificiellement le taux qui ne sera pas celui qui vous retrouverez une fois le produit acheté. Enfin, n’oubliez pas que selon les récoltes et le mode de consommation, ce taux va lui aussi varier. Il ne peut être d’une précision chirurgicale. Reste désormais à vous orienter vers les vendeurs mettant en avant ces bonnes pratiques afin de ne pas vous faire piéger !

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Reportages CBD : la sélection vidéo de Greenboyz

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Reportages CBD : la sélection vidéo de Greenboyz

Avec l’arrivée en force du cannabidiol dans le quotidien des Français, les reportages sur le CBD se sont multipliés, à la télévision comme sur internet. Les médias généralistes s’emparent massivement du sujet. Car le chanvre bien-être n’est pas forcément un sujet simple pour tout le monde. Et voir des boutiques et CBD Shop fleurir partout dans les centres-villes peut intriguer. Par souci de vulgarisation, d’analyse de l’actualité et, tout simplement, d’information, de nombreux documentaires et reportages viennent décrypter ce tout nouveau marché. Qu’est-ce que le CBD ? À quoi sert-il ? Quelles sont les différences avec le THC ? Des médias comme Arte, France Télévision ou encore Public Sénat tentent de répondre à ces questions, mais ouvrent aussi plus amplement le débat sur le sujet du cannabis et du chanvre. Greenboyz vous propose une sélection de reportages et documentaires bien ficelés sur le CBD, à regarder sans faute !

Reportages CBD : Élise Lucet le nez dans les fleurs

Devenue la terreur des politiques et hommes d’affaires aux pratiques illégales ou immorales, Élise Lucet, célèbre journaliste et présentatrice de France Télévision, est allée mettre son nez dans les fleurs de CBD. Mais rassurez-vous, elle n’est pas venue avec son équipe pour faire tomber votre CBD Shop favori ! Non, pour Envoyé Spécial, la journaliste s’est intéressée au sujet du moment : le cannabidiol. « Je ne connais pas le CBD, il faut m’expliquer », lance d’entrée de jeu l’ex-présentatrice du journal télévisé. Prétexte simple pour la réalisation d’un reportage à valeur de découverte pour le grand public. De cette question basique, l’équipe d’Élise Lucet va dérouler plusieurs thèmes en rapport avec le cannabidiol. Rencontre avec des consommateurs, avec une franchise, avec la filière agricole et les producteurs, tout est passé en revue. Même l’idée d’un CBD militant est évoqué, au travers de l’épineuse question de la législation.

Un « zoom sur un paradoxe français », entre un business qui a déjà explosé et un vieux principe de prohibition, montrant bien la façon dont l’État ne sait sur quel pied danser. Ce reportage CBD de fin 2021 montre le statut compliqué du chanvre et du cannabis en France, que l’arrêté de début 2022 n’a su éclaircir. Ce fut même l’inverse, le gouvernement proposant l’autorisation de la culture du chanvre pour le CBD, mais avec une interdiction de la vente de fleurs en parallèle.

Pour regarder « La Folie du CBD » d’Envoyé Spécial, rendez-vous sur le site de France TV en cliquant ici !

Reportages CBD : sur Arte, le chanvre au cœur du débat

La chaîne franco-allemande Arte est bien connue pour ses nombreux documentaires et reportages toujours très intéressants. Le CBD n’y échappe pas, Arte réalisait en effet en fin d’année 2021 une série de documentaires consacrés à ce sujet d’actualité. Une façon simple et rapide d’en apprendre plus sur le business du CBD, mais pas seulement. Le chanvre dans son intégralité est aussi à l’honneur.

Dans un premier temps, Arte propose une analysé du marché du CBD. Avec, forcément, un regard plus européen que purement français. Dans son reportage « Le CBD, une substance qui nous veut du bien ? », la chaîne évoque la façon dont le cannabidiol a conquis l’Europe et son potentiel économique énorme, plutôt que son potentiel sur la santé. Malgré ce titre un peu à côté du réel contenu, le documentaire explique bien ce qu’est le CBD et comment il peut créer des emplois, notamment du point de vue allemand de la question. Économie, politique, mentalités… les thèmes abordés sont particulièrement actuels et bien amenés. On se rend notamment compte que nos voisins allemands sont confrontés à des problématiques à la fois similaires et différentes des nôtres.

https://www.youtube.com/watch?v=2Y23dBhh2_A

Coup de projecteur sur le chanvre

Parallèlement à ce premier reportage CBD, Arte propose également un coup de projecteur sur la plante en elle-même, le chanvre. Alors que la France est le premier producteur européen de chanvre industriel, il est important de comprendre en quoi cette plante peut être une belle promesse d’avenir après avoir été longtemps diabolisée. Robuste, écologique, facile à cultiver, le chanvre est bien moins gourmand que nombre de nos cultures modernes, comme le coton. Il est aussi utile dans de nombreux domaines. L’alimentation, la cosmétique, la construction, le textile… Le chanvre, ce n’est pas que le CBD et le THC. C’est surtout une plante cultivée depuis des millénaires. Arte vous amène donc en France, chez un producteur de chanvre, avec ses ambitions, ses idéaux et ses problématiques. Le tout avec la question centrale de l’enjeu climatique et environnemental dans l’agriculture moderne.

https://www.youtube.com/watch?v=qAhW0uyqxy4

Chez Public Sénat, le cannabis est un enjeu de société

Légaliser le cannabis ? Seulement à des fins médicales et thérapeutiques ? L’interdire tout bonnement ? Public Sénat, dans une série de reportages, aborde avec précision ces thèmes de société. Si le premier documentaire débute avec le point de vue du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin – « La drogue, c’est de la merde » -, l’enquête de Public Sénat sur la légalisation du cannabis à usage médical va, heureusement, bien plus loin que ce simple constat ! On nous emmène effectivement à la rencontre de malades, dont le cannabis parvient à soulager certaines douleurs. Des témoignages particulièrement touchants, qui mettent en lumière des souffrances souvent invisibilisées. L’enjeu politiques et les combats militants sont aussi abordés, avec des intervenants de la classe dirigeante et du monde scientifique. Un reportage très complet, pour s’éloigner un peu du CBD mais rester dans l’univers du cannabis.

https://www.youtube.com/watch?v=4R8-0iOvcPs

Dans un second temps, Public Sénat va plus loin en abordant directement la question de la légalisation du cannabis. Après une courte introduction sous forme de reportage, vous trouverez dans la vidéo un très intéressant débat. Derrière la question « Légaliser le cannabis : idée neuve ou idée courte ? », ce sont une avocate, un psychiatre addictologue, un professeur d’économie et une auteure qui débattent d’un sujet que de nombreux candidats à l’élection présidentielle évoquent. Contexte politique, sanitaire, économique, voire éthique et moral, tous les aspects sont abordés avec sérieux par des experts dans leur domaine. Un débat clair et calme, où chacun peut expliquer en profondeur les enjeux d’une légalisation du cannabis.

https://www.youtube.com/watch?v=pQIYHAiFHa0

Bonus : Le CBD dans Popcorn

Les streameurs aussi s’intéressent au CBD. Autour de Domingo dans l’émission Popcorn, Marie Palot, Ponce et Zack Nani débattent de cette nouvelle mode. De la découverte du produit aux effets, en passant par les expériences de chacun(e), ce court échange permet de comprendre comment le CBD a conquis les villes et certains consommateurs. Sujet abordé en toute légèreté, sans langue de bois, cette chronique aide à porter un regard sur le cannabidiol et ce que chaque personne peut y trouver de bénéfique. Une discussion entre potes agréable à suivre. Huile, fleurs de CBD, CBD pour animaux, mais aussi les questions d’anxiété, de substitut au THC, d’utilisation pour les sportifs… En une dizaine de minutes, vous saurez tout du potentiel du CBD. Des témoignages enrichissants !

https://www.youtube.com/watch?v=rlMBbnILx4k

Avec la sélection de reportages CBD de Greenboyz, vous savez désormais tout sur le cannabidiol, le chanvre, et tous les enjeux économiques, politiques, sanitaires ou encore écologiques qui y sont liés. Au cœur de l’actualité, le CBD a aussi conquis les médias, de la télévision à Twitch !

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Le chanvre industriel, « résolument une plante d’avenir »

le chanvre industriel

Le chanvre industriel, « résolument une plante d’avenir »

La France est le premier producteur européen de chanvre industriel. Cette plante se cultive sur toute la planète, depuis maintenant des millénaires. Et très tôt, on a compris que le chanvre était réellement une plante multi-usages. Aussi bien pour ses fibres, ses graines que pour ses fleurs, le cannabis a rendu de fiers services tout au long de l’Histoire. Que cela soit pour fabriquer les cordages et voiles des navires de Christophe Colomb ou pour imprimer les Bibles de Gutenberg. Malgré une campagne de diabolisation au cours de la première partie du XXe siècle, qui a considérablement réduit la surface de production mondiale, le chanvre revient en force. Et notamment en France, où on en cultive de plus en plus. Mais qu’est-ce qu’est réellement le chanvre industriel ? De quoi parle-on et que peut-on bien faire d’utile, de nos jours, avec cette plante ?

Le chanvre industriel, qu’est-ce que c’est ?

L’expression « chanvre industriel » est utilisée en France notamment pour différencier les cultures de chanvre destinées principalement à l’industrie de la graine et de la fibre, du cannabis utilisé pour ses bienfaits. Mais en réalité, il existe quatre types de productions de chanvre. Un usage donc industriel, grâce aux graines et aux fibres. Un usage que l’on pourrait appeler « bien-être », donnant les produits, principalement au CBD, que vous retrouvez chez Greenboyz. Mais il existe également une production de cannabis à but médical ou thérapeutique, dans les pays qui l’autorisent ou l’étudient. Et enfin, un cannabis « social » à usage adulte, qu’on nomme couramment « récréatif » et actuellement encore interdit en France. Dans le langage courant, nous avons pris l’habitude d’appeler « cannabis » la plante illégale dans notre pays et « chanvre » la plante légale. C’est pourtant la même : le cannabis sativa L.

Et si l’expression « chanvre industriel » reste relativement récente, la culture du cannabis est connue depuis des millénaires. La plante aurait été domestiquée dès le Néolithique, ce qui en fait une des premières cultivées par l’Homme. On retrouve en Asie des poteries accompagnées de fibres de chanvre datées de 10 000 ans. Des cordelettes annonciatrices de l’avenir radieux du chanvre dans le domaine textile. Plus tard, durant l’Antiquité, on retrouve encore le chanvre dans le monde romain. Et notamment chez nous, en Gaule. Des sites de rouissage du chanvre se trouvaient dans le sud de la France. Le Moyen-Âge va continuer sur cette lancée, avec un usage important du chanvre dans la voilerie et la corderie, puis dans le papier. Parallèlement, on transforme les graines de chanvre en huile et les usages psychotropes ou thérapeutiques de la plante se multiplient.

À quoi sert le chanvre industriel aujourd’hui ?

De nos jours, l’industrie du chanvre utilise principalement les fibres de la plante. Elles se destinent toujours à la confection de textile, notamment pour la production de vêtements. De la fibre au fil, le chanvre est tissé, coloré et sert à la confection de chaussettes, de serviettes, de pantalons… D’ailleurs, les premiers jeans, en denim, étaient fabriqués à base de chanvre. Mais c’est aujourd’hui le secteur du bâtiment et de la construction qui s’est emparé d’une grande partie de la production de chanvre industriel. On trouve notamment des briques de chanvre, car la plante a aussi d’excellentes propriétés isolantes. On utilise bien sûr toujours le chanvre en huile, alimentaire ou cosmétique. Mais d’autres domaines prometteurs sont concernés : plastique biodégradable, biocarburant, papier… Les horizons pour le chanvre, sa culture et sa production sont nombreux. Pourtant, la plante est encore très minoritaire dans tous ces secteurs.

Quels sont les avantages de la plante et de sa culture ?

Quand on s’y penche de plus près, on se rend compte que la culture du chanvre présente énormément d’avantages. Pour Pascal Mortoire, directeur général de la Chanvrière, dans l’Aube, c’est « résolument une plante d’avenir ». Mais pour quelles raisons ? Tout d’abord, pour son mode de culture. Le chanvre ne requiert aucun pesticide, aucun engrais et très peu d’eau (cinq fois moins que le coton, par exemple). Une production écologique qui en font la plante bio par excellence. Mais certaines de ses propriétés ne sont pas compatibles avec tous les débouchés. En effet, le chanvre est un dépolluant naturel pour les sols. Il peut donc être chargé en métaux lourds ou en pesticides à l’issue de sa croissance. Selon les débouchés, il est donc important d’adopter une culture bio. Néanmoins, le chanvre a aussi une très grande capacité d’absorption du CO2. Son empreinte carbone est extrêmement faible.

Écologique, le chanvre est également un matériau robuste. Il est bien plus solide que le coton. C’est un puissant isolant thermique et phonique, des qualités recherchées dans la construction et le textile. La recyclabilité de la plante est importante. Pour des vêtements, du papier, mais également des biocarburants ou des plastiques biodégradables. Henry Ford, précurseur dans le secteur automobile, envisageait d’ailleurs la création d’une voiture à la carrosserie en fibres de chanvre et roulant au biocarburant. Mais pourquoi, malgré tous ces avantages, ne voit-on pas plus de vêtements en chanvre dans les rayons ?

Comment les lobbies ont tenté de tuer le chanvre industriel

Pour comprendre la position minoritaire du chanvre dans l’industrie, il faut remonter quelques décennies en arrière. Dans les années 1930, le chanvre devient « l’ennemi numéro 1 pour les Américains », relate France 3 Champagne-Ardenne. Ces derniers « favorisent le coton et le nylon », ainsi que le pétrole. Les États-Unis vont alors tout mettre en œuvre pour tuer l’industrie du chanvre. À l’aide d’une « taxation agressive et d’une campagne qui assimile le chanvre au cannabis », les Américains vont diaboliser le chanvre et l’écarter au profit des magnats du pétrole, du coton, de l’industrie forestière. En 1937, une loi « instaure la taxation de la production, du commerce ainsi que de l’usage industriel et médical du chanvre : le Marihuana Tax Act. Le chanvre décline alors rapidement. En France, on passe de 176 000 hectares cultivés en 1840 à 3400 seulement en 1939.

Un retour en force ?

Depuis, les choses ont changé. En 15 ans, les États-Unis ont fait exploser leur importation de chanvre, passant de 1,4 million de dollars à 11,5 millions. La France est de son côté le premier producteur européen de chanvre industriel. « Il y a environ 18 000 hectares de chanvre cultivés, dont 10 500 hectares en Champagne Ardenne », explique à France 3 Stéphane Borderieux, président de la fédération nationale des producteurs de chanvre. En 25 ans, il a quadruplé son exploitation. Écologique, durable, recyclable, le chanvre retrouve donc peu à peu ses lettres de noblesse.

Dans la plus grande usine de transformation des fibres de chanvre, dans l’Aube, une coopérative regroupant 515 producteurs, Pascal Mortoire, déclare : « C’est une plante qui pourra se glisser à l’intérieur de tous nos vêtements, de tous nos tissus, parce qu’elle a déjà eu cette place auparavant et qu’elle n’attend que nous, les utilisateurs et les consommateurs, pour reprendre cette place naturelle ». Reste que dans l’industrie textile, le coton écrase tout, avec ses 100 millions de tonnes produites chaque année, soit 100 fois plus que le chanvre…

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Les Français et le CBD en 2022 : un sondage fait le point

Les Français et le CBD

Les Français et le CBD en 2022 : un sondage fait le point

Le début d’année a été mouvementé pour le chanvre bien-être, et l’histoire entre les Français et le CBD continue. Le CBD en France en 2022 s’est fait une belle frayeur, avec la tentative d’interdiction de vente de fleurs par arrêté ministériel aux premières lueurs de janvier. En effet, pour des raisons « d’ordre et de santé publics », le gouvernement souhaite empêcher la vente « de fleurs et feuilles brutes » dans l’Hexagone. Une décision très mal accueillie par l’opinion générale, en particulier par les acteurs du milieu mais également par les consommateurs de CBD. Cependant, les arguments mis en avant dans le texte de l’arrêté n’ont vraiment convaincu personne. Y compris le Conseil d’État qui, trois semaines après la publication du texte, venait suspendre provisoirement l’interdiction de vente de fleurs. Une saga CBD, la première de 2022, que nous vous relations dans un précédent article.

Le secteur du CBD a donc soufflé le chaud et le froid en l’espace de quelques jours. L’inquiétude cédait sa place au soulagement, en attendant une décision pérenne. Depuis, et après trois semaines d’un nouveau flou artistique, la filère du CBD a repris sa marche en avant. Et finalement, la tentative d’interdiction de la fleur n’aura que donné un nouveau coup de projecteur sur ce produit qui a conquis toutes les villes de France. De chaque épisode judiciaire, de chaque combat devant des tribunaux, le CBD et le chanvre bien-être sont sortis, jusqu’ici, vainqueurs. Et les différents feuilletons, relatés avec beaucoup d’intérêt par la presse écrite comme audiovisuelle, n’auront fait que donner une plus grande visibilité au cannabis légal.

En 2022 en France, le CBD gagne en visibilité

Ainsi, le CBD en France en 2022 est mieux connu qu’il ne l’était l’an passé. En effet, en juin 2021, Ifop réalisait un sondage sur le CBD en France. En février 2022, c’est le Huffington Post (via YouGov) qui pose la question aux Français de leur connaissance du chanvre bien-être et leur rapport au CBD. Seulement neuf mois séparent ces deux consultations, mais les chiffres sont assez significatifs. La France a toujours accusé un certain retard quant au cannabis. Les mentalités évoluent lentement et difficilement dans un pays pourtant connu comme étant le plus gros consommateur européen de cannabis illégal. Et le raccourci pris par le gouvernement, entretenant confusion entre fleur de CBD et THC, n’aide pas à la manœuvre. Informer clairement est pourtant une solide base pour permettre à quiconque de forger sa propre opinion.

Mais au règne de la désinformation, celle-ci pouvant malheureusement aussi venir des plus hautes autorités (lire sur Le Monde), il faut savoir jongler entre le vrai et le faux. Avec les efforts récents de la presse française au sujet du CBD et du cannabis en général, nos concitoyens sont plus à même de comprendre par eux-mêmes les tenants et les aboutissants de ce nouveau secteur. La presse prend le pouls du pays, donne les outils de compréhension et corrige certains propos erronés. Par l’expérience, le Français se donne également les moyens de poser un regard clair sur le sujet. Et petit à petit, le changement de mentalité quant au cannabis et au CBD fait son bonhomme de chemin. Ainsi, cette évolution se traduit dans le récent sondage du Huffington Post. Mais il reste encore une longue route à parcourir pour le CBD.

Les Français et le CBD en 2022, un sujet mieux connu

En comparant les sondages de juin 2021 et février 2022, une chose est claire. Le CBD en France en 2022 est un produit connu d’une très large majorité de la population.

En effet, en juin 2021, 55% seulement des Français annonçaient avoir déjà entendu parler du CBD. Neuf mois plus tard, ils sont 78% à répondre par l’affirmative. D’une grosse moitié de Français, on passe à plus de trois quarts de la population. La multiplication des boutiques de CBD dans tous les centres-villes de France et les démêlés judiciaires de la filière, largement relayés dans la presse, expliquent ces chiffres. Les tranches d’âges montrent bien qui, au sein de la population, sont ceux les plus concernés par le CBD. En effet, les 18-54 ans ressortent de l’étude. 88% des 18-34 ans et 83% des 35-54 ans ont déjà entendu parler du CBD. Pour les 55 ans et plus, ce chiffre tombe à seulement 68%. Chez Greenboyz, notre clientèle s’étale de 18 à plus de 70 ans. Cependant, nous remarquons également que la fourchette moyenne se situe entre 25 et 55 ans.

En février 2022, 78% des Français disent avoir déjà entendu parler du CBD

Sondage YouGov/Huffington Post

Reste néanmoins que pour les 55 ans et plus, le chiffre est passé d’environ 40% en juin 2021 à, donc, 68% en février 2022. Déjà en tête l’année précédente, les femmes font croître leur avance sur les hommes. De 55% à avoir entendu parler du CBD en 2021 (contre 54% pour les hommes), elles sont désormais 81% à être au courant en 2022, contre 75% des hommes.

Les Français et le CBD : des consommateurs toujours plus nombreux

Plus de gens au courant de l’existence du CBD, cela se traduit évidemment par plus de consommateurs et consommatrices.

8% des Français disaient en avoir déjà consommé en 2021. Ils sont aujourd’hui 15 à 16% de consommateurs (« régulièrement » ou « de temps en temps »). À cela, on peut ajouter les 8% déclarant ne plus en consommer, mais l’avoir déjà fait. Le pourcentage de personnes n’ayant jamais pris de CBD a donc chuté. Il est passé de plus de 90% en 2021, à 75% en 2022. Et ce sont les hommes qui en consomment le plus. Ils sont 19% contre 13% de femmes (à égalité à 8% en 2021). Les 35-54 ans devancent les 18-34 ans, avec 21% de consommateurs contre 19%. Le CBD n’est donc pas un fait qui touche particulièrement les jeunes. En comparaison, l’an dernier, 34% des 18-24 ans disaient avoir consommé du cannabis illégal au cours de leur vie.

Les Français et le CBD : quelle consommation et pour quelles raisons ?

Mais quels sont les produits au CBD que les Français préfèrent ? Sans surprise, les fleurs ressortent largement du lot. En « infusion » (32%) ou « en cigarette » (32%) sont les réponses les plus données par les consommateurs. Comprendre par-là que l’utilisation et la consommation de fleurs prend le pas sur presque tous les autres modes de consommation. Rappelons tout de même que nous déconseillons fortement de fumer des fleurs de CBD, une pratique évidemment nocive pour la santé, mais qui peut s’expliquer, comme nous le verrons plus tard. Au-delà des fleurs et résines, l’huile a beaucoup de succès avec une utilisation à hauteur de 32% des consommateurs. Viennent ensuite, plus loin, les produits de vape comme les e-liquides (18%), l’alimentaire comme les bonbons (16%), les produits cosmétiques (9%), puis les gélules (6%).

Selon les tranches d’âges, la consommation changent. Les plus jeunes (18-34 ans) consomment majoritairement des fleurs ou des résines (40% en infusion, 42% en cigarette). Les moins jeunes (35 ans et plus) privilégient les huiles. En se penchant sur les raisons qui poussent les gens à consommer du CBD, on peut émettre plusieurs constats.

Pourquoi les Français consomment du CBD ?

Les jeunes Français consomment des fleurs, donc. Et ça ne plait pas. L’argument de santé selon lequel fumer des fleurs est nocif est incontestable. Cependant, on remarque que le CBD est beaucoup utilisé pour se détourner du THC. Un peu comme un produit de substitution, le CBD sert, pour 29% des 18-34 ans, à « remplacer le THC ». Un chiffre qui chute à 18% pour les 35-54 ans. Affirmer que le CBD mène vers le THC semble donc être un faux argument. C’est même plutôt l’inverse, avec une consommation que l’on peut rapprocher de celle de la cigarette électronique pour les anciens fumeurs de tabac. Et pour éviter de fumer du CBD, les options sont nombreuses. De quoi faire d’une pierre trois coups pour d’anciens fumeurs de cannabis illégal : l’arrêt du THC, du tabac, et la sortie de l’illégalité. Des arguments de poids.

Les autres raisons de la consommation de CBD par les Français sont plus communes. 41% désirent agir sur des problèmes de sommeil ou de stress. Et notamment les plus jeunes. Ils sont 51% à vouloir améliorer leur sommeil et 47% à souhaiter subir moins de stress. 38% des consommateurs espèrent « lutter contre des douleurs, des inflammations ». Ce chiffre passe à 54% chez les 55 ans et plus. En fonction de l’âge, les maux changent et les raisons de la consommation de CBD évoluent. Comme les mentalités.

Les jeunes Français mieux informés, la confusion entretenue ?

Le regard des Français sur le cannabis change également. Nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre la différence entre CBD et THC. Et ce, malgré une certaine confusion entretenue consciemment ou non. Pour exemple, la question posée dans son sondage par le Huffington Post est peu claire. « Selon vous, existe-t-il une différence entre le CBD et le cannabis ? » On imagine ici que le média parle de cannabis illégal. Mais la question aurait plutôt dû concerner explicitement la différence entre CBD et THC. Néanmoins, 69% des Français y voient une différence. 22% ne savent pas et seulement 10% estiment qu’il n’y a aucune différence entre les deux produits. Chez les 18-34 ans, on passe à 77% de réponses positives, contre 14% de « je ne sais pas ». Chez les plus de 55 ans, 27% des Français ne peuvent exprimer une opinion.

Cette confusion se ressent également quant à la question : « Dans quelle mesure êtes-vous d’accord, ou non, avec la décision du gouvernement de restreindre la vente de CBD ? » Que signifie « restreindre la vente de CBD » ? L’encadrer, interdire la vente de fleurs, autre chose ? Ainsi, difficile d’analyser les réponses. 37% des personnes interrogées sont « d’accord », 38% ne le sont pas. Le reste ne « sait pas ». Des chiffres à peu près équivalent dans toutes les tranches d’âges. Par conviction, habitude ou méconnaissance, les Français restent assez divisés sur la question du cannabis. Rappelons tout de même que les mentalités changent sur l’éventualité d’une légalisation. Pour la première fois, en 2021, la majorité (51%) des Français se prononçait pour. Reste à tous, autorités officielles, médias et acteurs du secteur, à faire des efforts d’honnêteté et de précision pour ne plus entretenir la confusion.

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La fleur de CBD interdite… Où en est-on ?

La fleur de CBD interdite

La fleur de CBD interdite… Où en est-on ?

On vous rassure tout de suite ! Nous sommes le 14 février, c’est la fête des amoureux, et la fleur de CBD, interdite début janvier, ne l’est plus ! Vous avez peut-être suivi ce feuilleton du début de l’année 2022. Difficile de passer à côté. Et en réalité, il dure depuis bien plus longtemps. Nous avons déjà évoqué avec vous les démêlés judiciaires du CBD en France. Car depuis son arrivée dans l’Hexagone en 2019, le cannabidiol n’a pas la vie facile. Et la mauvaise réputation de son penchant psychoactif et addictif, le THC, n’a pas aidé. Le cannabis et ses nouvelles formes, pris dans un immense flou juridique, se voient encore une fois diabolisés. Et ce, sans distinction de ce qui les compose. Alors que l’Europe statuait sur le CBD, la France faisait toujours de la prohibition son mot d’ordre.

Une Europe à deux vitesses

Depuis un arrêté de 1990, la France limitait la production, la distribution et la consommation de chanvre aux graines et éléments fibreux de la plante. Le cannabis se classait alors comme produit stupéfiant et la consommation de sa fleur interdite. Et le CBD n’était pas d’actualité. En retard sur la question, la France a vu l’Europe s’ouvrir aux dérivés du chanvre, notamment le cannabidiol. Au fil des études scientifiques, le CBD s’est révélé comme étant une molécule différente du THC. Un élément non-psychotrope, non-addictif, doté d’un joli potentiel pour notre organisme. Sans danger, la fleur de CBD n’avait donc aucune raison d’être interdite. L’Europe en autorisait alors la commercialisation. À la condition que les produits au CBD aient un taux de THC strictement inférieur à 0,2%. En 2017, c’était au tour de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) de déclarer le CBD comme n’étant pas dangereux pour la santé.

Alors que certains pays relevaient le taux de THC autorisé dans leurs produits au CBD, la France, quant à elle, laissait planer le flou. Trop longtemps pour certains. Grâce aux décisions européennes, certains s’engouffraient alors dans le business du CBD directement sur notre territoire. Les boutiques commençaient à fleurir courant 2019, puis en 2020. Dès lors, le gouvernement commençait à riposter. En attaquant Kanavape, société proposant des produits de vape au CBD, l’État montrait clairement son intention d’empêcher la vente des produits dérivés du chanvre en France. Après une première condamnation lourde, les deux gérants de Kanavape obtenaient finalement gain de cause en novembre 2020. Et ce, grâce à l’intervention… de l’Europe. La Cour européenne de justice décidait effectivement de casser le jugement français. Considéré par l’Union comme produit non-stupéfiant, le chanvre dit « bien-être », les dérivés et les fleurs de CBD ne pouvaient être interdits à la vente.

La fleur de CBD interdite en guise de riposte

En 2021, les cours de cassation emboîtait le pas de l’Europe. Alors que le CBD s’implantait dans tous les centres-villes de France, la justice allait dans le sens de l’autorisation de commercialisation. Mais le gouvernement engageait enfin sa responsabilité en déclarant travailler à un nouvel arrêté pour remplacer celui de 1990. Autorisation de la production et de la vente de produits dérivés du cannabis, taux de THC limite relevé à 0,3%… L’avenir s’annonçait radieux. Il semblait toutefois qu’une interdiction de la vente de fleurs de CBD était dans les tuyaux. Pendant ce temps-là, en quelques mois, le nombre de boutiques de CBD passait de 400 à environ 2000. Une croissance très rapide et une activité déjà bien installée, employant pas moins de 6000 personnes, en comptant seulement les commerçants du secteur.

Mais en guise de bonne année, le gouvernement publiait son nouvel arrêté le 30 janvier 2021. Et voilà la fleur de CBD interdite à la vente, à compter du 2 janvier 2022. Un coup de massue pour tous les acteurs du CBD. Pour certaines boutiques, sans fleurs ni feuilles brutes à vendre, c’est parfois 70% du chiffre d’affaires qui risquait de disparaître.

« Les fleurs et les feuilles ne peuvent être récoltées, importées ou utilisées que pour la production industrielle d’extraits de chanvre. Il en résulte en particulier que la vente aux consommateurs de fleurs ou de feuilles brutes sous toutes leurs formes (…) leur détention par les consommateurs et leur consommation sont interdites. »

Mildeca, drogues.gouv.fr

Mais pourquoi la France décide-t-elle d’autoriser la production de cannabis destiné au marché du CBD, d’autoriser la vente des produits dérivés, de rehausser le taux de THC à 0,3%, mais d’interdire la vente de fleurs brutes ? Pour des raisons d’ordre et de santé publiques, arguait le gouvernement.

La fleur de CBD interdite : un argumentaire brouillon

Deux éléments venaient donc appuyer cette interdiction de la fleur de CBD. Des « motifs de santé » tout d’abord. Sur le site du gouvernement, via la Mildeca, on lit : « Outre une teneur en THC plus importante dans les fleurs et les feuilles brutes qui les rapproche des stupéfiants, les risques liés à la voie fumée sont établis ». Ou encore : « Des études scientifiques ont montré que le CBD agissait au niveau du cerveau sur les récepteurs à la dopamine et à la sérotonine en faisant ainsi un produit psychoactif à part entière ». Un premier point étonnant quant au statut du tabac. Un deuxième point à l’encontre des constats des scientifiques établis et non sourcé. Un argumentaire peu étayé et plutôt vague.

Pour le second élément constitutif de cette interdiction, on évoquait des « des motifs d’ordre public ». Pour « préserver la capacité opérationnelle des forces de sécurité intérieure de lutter contre les stupéfiants, celles-ci doivent pouvoir discriminer simplement les produits ». Autrement dit, il est difficile pour les policiers de faire la différence entre des fleurs de CBD ou de THC. Un argument aussitôt attaqué par les défenseurs de la cause du CBD. Et de rappeler qu’en Suisse, les tests utilisés par les forces de l’ordre ne coûtent que quelques centimes. La fleur de CBD interdite, les réactions ne se sont pas fait attendre. L’arrêté a été immédiatement attaqué en référé-liberté.

La fleur de CBD interdite : des réactions unanimes

L’interdiction de la vente de fleurs de CBD donnait alors un nouveau coup de projecteur sur le secteur. La presse donne toujours plus de visibilité aux acteurs de la filière, mais également aux consommateurs. Et la décision du gouvernement étonne ici, décourage là, choque ailleurs. Cécile Duflot, ancienne secrétaire générale d’Europe Écologie Les Verts et ministre sous François Hollande, s’insurge sur France Inter. « Malgré le travail des spécialistes, et notamment de tous les professionnels de santé publique, malgré des dizaines de rapports, la politique française du cannabis reste sur une hystérie prohibitionniste résumée dans un slogan datant de 1986, aussi niais qu’inefficace : « la drogue c’est de la merde ». » Et pour tourner au ridicule la décision française sur la fleur de CBD, elle use de cette comparaison.

« Pour résumer : interdire les fleurs de CBD c’est comme bannir le Champomy parce qu’on pourrait le confondre avec du champagne… Parfois on pourrait penser que certains arrêtés sont dictés par des ministres qui ont fumé de la très très bonne. »

Cécile Duflot
https://www.youtube.com/watch?v=Yu_6E_KukeI

Le Conseil d’État, lui, décidait de ne pas conforter le gouvernement dans sa décision irrationnelle. Il décidait, le 24 janvier 2022, de suspendre provisoirement l’arrêté du 30 décembre 2021. « Saisi par des commerçants du secteur, le juge des référés du Conseil d’État suspend à titre provisoire l’interdiction de commercialiser à l’état brut des fleurs et feuilles de certaines variétés de cannabis, alors même que leur teneur en THC est inférieure à 0,3 %. Le juge relève que ce seuil, en dessous duquel les produits sont dépourvus de propriétés stupéfiantes, est celui que retient la réglementation pour autoriser la culture, l’importation, l’exportation et l’utilisation industrielle et commerciale de certaines variétés de cannabis ». « Un camouflet pour le gouvernement », selon de nombreux commerçants.

Le ministère de l’Intérieur persiste et signe

Une décision saluée par les Écologistes, regrettée par l’Intérieur. « De manière générale toutes les substances qui relèvent du cannabis, de la drogue, sont très mauvaises pour la santé », lâchait, non sans sourciller, Gérald Darmanin sur France Inter. Mais la presse prend désormais pleinement le contre-pied des versions de l’exécutif. Le Monde dénonce « les raccourcis » d’un ministre qui « entretient la confusion », affirmant « à tort » la nocivité de toutes les substances issues du cannabis. « C’est justement parce que la nocivité du CBD n’a pas été démontrée jusqu’ici que le Conseil d’État a décidé de suspendre l’arrêté ministériel », ajoute le média. Mais le gouvernement ne compte rien lâcher. La suspension est seulement provisoire. « Charge à nous désormais de démontrer que le motif sanitaire est valable », déclare de son côté Olivier Véran, ministre de la Santé.

Et maintenant ?

C’est donc la fin de l’interdiction de la fleur de CBD. Mais pourrait-elle l’être de nouveau ? Probablement pas dans l’immédiat. « La suspension de l’arrêté est provisoire puisque prise en référé, mais le raisonnement retenu sans la moindre ambiguïté dans cette ordonnance laisse augurer une décision au fond, dans plusieurs mois, avec une orientation similaire », écrit toujours Le Monde. Après trois semaines d’interdiction, la fleur de CBD a donc retrouvé les étals. Ce nouvel épisode a cependant pointé du doigt « les incohérences du gouvernement » (Le Monde). Tandis que « les vertus thérapeutiques du cannabis lui-même font par ailleurs de moins en moins de doute ». Signe que petit à petit, malgré les obstacles et quelques récalcitrants, les mentalités évoluent.

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Le chanvre dans l’Antiquité, une plante aux mille usages

Le chanvre dans l’Antiquité

Le chanvre dans l’Antiquité, une plante aux mille usages

Le cannabis est une plante millénaire. À chaque période historique, elle joue un rôle important. Le chanvre dans l’Antiquité, comme au Moyen-Âge, aux époques moderne et contemporaine, est utilisé de différentes façons par de nombreuses civilisations. Ses vertus accompagnent le développement des peuples qui se transmettent les savoirs. Comme ce fut le cas pour la période du Moyen-Âge, Greenboyz se penche désormais sur une autre ère : l’Antiquité. Un long temps historique d’environ quatre millénaires. Il débute vers 3300 avant Jésus-Christ, avec le développement ou l’adoption de l’écriture comme tournant depuis la préhistoire. Il se conclut vers 500 après JC, avec la chute de l’empire romain d’Occident. Tout au long de l’Antiquité, le chanvre fait des apparitions dans les textes. Mais il laisse également des traces physiques qui font le bonheur des archéologues.

Petit rappel historique

De la diffusion du cannabis de l’Orient vers l’Occident, on sait de plus en plus de choses. La plante, originaire de l’Asie Centrale, se diffuse vers l’Ouest de la fin de la préhistoire et de l’Âge de Bronze au début de l’Antiquité. Les migrations, la maîtrise de l’équitation, les routes commerciales vont participer à la propagation du chanvre au Moyen-Orient et dans la sphère eurasiatique. Dès 5500 avant JC, on trouve des traces de semis de chanvre dans le Thuringe, au cœur de l’actuelle Allemagne. La plante est pourtant utilisée en Asie depuis bien plus longtemps. On la trouve déjà à Taïwan, dans des poteries, en -8000. Les premières mentions écrites de la plante sont, quant à elle, plus tardives. Plusieurs indices de l’utilisation du chanvre dans l’Antiquité nous aident à retracer son histoire et ses usages.

L’usage médicinal du cannabis dans l’Antiquité

Cette première trace écrite nous vient d’Égypte. Sous le règne d’Amenhotep Ier, au XVIe siècle avant JC, on rédige un important traité médical. Le papyrus Ebers, c’est son nom, est un document essentiel encore difficile à décrypter. Certains passages restent énigmatiques et des substances mentionnées n’ont pu être identifiées. Cependant, il marque les débuts d’une pensée médicale, voire pharmacologique, dans un monde encore dominé par le spirituel parfois teinté de magie. Malgré ses côtés mystérieux, le papyrus Ebers fait cependant mention du chanvre. On y évoque notamment l’huile de chènevis (huile de graines de chanvre) pour soigner les inflammations vaginales.

En Chine, la médecine se transmet oralement entre -3000 et le début de notre ère. C’est à ce moment qu’on commence à compiler les savoirs en un ouvrage appelé Shennong bencao jing. On parlait alors du cannabis comme un remède naturel particulièrement important. Au Ier siècle après JC, on utilisait le chanvre en Chine pour soigner une centaine de maladies. Parallèlement, dans le monde gréco-romain, le médecin et botaniste Dioscoride décrit le kannabis emeros dans son ouvrage De Materia Medica. Il dit : « Le cannabis (…), mangé en grande quantité, empêche de concevoir des enfants. Le jus de la plante verte est bon contre le mal d’oreille ».

On retrouve également des usages médicinaux du chanvre au Proche-Orient datant du IVe siècle. Des résidus carbonisés découverts dans un tombeau contenaient un composant du cannabis. Le tout à proximité d’un corps d’une très jeune fille enceinte. Les chercheurs ont estimé que la plante avait été administrée par inhalation pour soulager des douleurs et tenter de faciliter l’accouchement, en vain.  

Le chanvre dans l’Antiquité : des usages psychotropes et liturgiques ?

Selon les usages du chanvre dans l’Antiquité, la frontière entre drogue et médicament est fine. Il est d’ailleurs très simple de comprendre cette ambivalence grâce aux écrits chinois. Au IIIe siècle, sous la dynastie des Han, le chirurgien Hua Tao opère ses patients sous anesthésie grâce au cannabis. Le mot chinois pour anesthésie se compose d’ailleurs des idéogrammes désignant le chanvre et l’ivresse. Et en effet, le grec Hérodote nous renseigne, dès -450, sur les usages psychotropes du cannabis. L’historien décrit des séances de « fumigation collective » chez les Scythes. Ce peuple d’Eurasie, de cavaliers nomades, dressaient des tentes en laine serrée dans lesquelles se déroulaient des bains de vapeur à partir de fleurs de chanvre.

Plus tard, au sein de l’empire romain, le Grec Galien (129-201 env.) prévient : « Certains mangent les graines [de cannabis] frites avec des sucreries. (…) Les graines apportent une sensation de chaleur et si consommées en grandes quantités, affectent la tête en lui envoyant des vapeurs chaudes et toxiques ».

Le chanvre dans la sphère religieuse et spirituelle ?

Enfin, l’usage liturgique et religieux du chanvre reste sujet à débat. Dans la Bible hébraïque, notamment le livre de l’Exode, on décrit la fabrication d’huile sacerdotale à partir d’huile d’olive, de myrrhe, de cinnamone aromatique et de canne aromatique. Cette dernière mention pose question. Faut-il traduire le mot hébreu qannabbôs en cannabis ? C’est le débat qui agite les linguistes. Dans l’Exode, Moïse doit oindre la tente des convocations de cette huile. On comprend alors l’aspect religieux que pourrait prendre le chanvre dans certains contextes. Et les recherches menées en 1936 et 1980 semblent accréditer cette thèse.  

Le chanvre dans l’Antiquité : déjà au service du textile

Le chanvre dans l’Antiquité ne s’utilise pas seulement comme plante médicinale ou psychotrope. Elle est aussi, très tôt, utilisée pour ses propriétés textiles. Chez les Hébreux, l’usage textile du chanvre à l’époque de la Bible hébraïque est aujourd’hui documenté. En 1929, un archéologue russe, Sergueï Ivanovitch Roudenko, découvre des preuves de cet usage textile chez les Scythes. Dans la vallée de Pazyryk, en Sibérie, Roudenko trouve notamment des vêtements de chanvre. Au Ier siècle, Dioscoride, toujours lui, écrit : « Le cannabis est une plante de grande utilité qui permet de tresser des cordes très solides ». Cette utilisation particulière du chanvre n’est pas nouvelle. Il y a 10 000 ans déjà, à Taïwan, on confectionnait des cordelettes de chanvre.

Mais en Occident, on va peu à peu cultiver le chanvre dans ce but précis. La romanisation joue d’ailleurs un rôle important dans ce processus. Certains sites en Gaule révèlent que la culture du cannabis est antérieure à la romanisation. On trouve des sites dans le Sud-Ouest, comme à Marseille. Cependant, dès le IIe siècle, Rome va développer la culture du chanvre en Gaule. On trouve par exemple en Isère un site de rouissage. Celui-ci servait à la décomposition partielle de la plante pour en obtenir les fibres, donc pour produire des textiles ou cordages. Dans son Histoire naturelle, Pline l’Ancien donne d’ailleurs de précieux conseils relatifs à la culture du chanvre. Quand le planter ? Quand récolter ? Quelles variétés choisir ? Tout ce savoir sera réutilisé plus tard, au Moyen-Âge, par Charlemagne.

Le chanvre tient une place importante dans l’Histoire

Préhistoire, âge de Bronze, Antiquité, Moyen-Âge, époques moderne et contemporaine… Le chanvre tient une place importante au sein de toutes les périodes historiques. En se penchant sur les découvertes des historiens et archéologues, on comprend à quel point cette plante a aidé aux développements de certaines civilisations. Les usages sont multiples, de la sphère thérapeutique à la sphère religieuse, en passant évidemment par le textile. Le chanvre dans l’Antiquité devient une plante-monde. Elle apparaît en Occident, amenée d’Orient, et ne va plus quitter le monde connu. Elle va même accompagner les expéditions vers le Nouveau Monde à la fin du Moyen-Âge, sous la forme des voileries et cordages des navires de Christophe Colomb…

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FAQ CBD : Tout savoir sur le CBD et Greenboyz

FAQ CBD

FAQ CBD : Tout savoir sur le CBD et Greenboyz

Grâce à notre FAQ CBD, trouvez une réponse à chacune de vos questions. Qu’il s’agisse d’une interrogation au sujet du CBD ou de Greenboyz, vous devriez trouver votre bonheur sur cette page. Et surtout, n’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir de vous répondre et d’enrichir notre FAQ CBD.

FAQ CBD – Qu’est-ce que le CBD ?

Le CBD, pour cannabidiol, est une molécule issue du chanvre, ou cannabis sativa L. Le cannabis contient des dizaines de cannabinoïdes, dont le CBD. Le CBD est l’un des cannabinoïdes le plus présent dans la plante, avec le THC, connu pour ses effets psychotropes que n’a pas le cannabidiol. Découvert en 1963, le CBD est de plus en plus étudié par les scientifiques. Il bénéficie de nombreuses vertus agissant positivement sur notre santé. En France, depuis 2018, il bénéficie d’un effet de mode avec l’arrivée de CBD Shops et autres boutiques spécialisées. Et de plus en plus de personnes en consomment au quotidien pour ses bienfaits potentiels.

Quelles sont les vertus du CBD ?

Le CBD a des effets dits « bien-être ». En effet, le cannabidiol peut apaiser certaines douleurs grâce à son pouvoir anti-inflammatoire et antalgique. Le CBD a également des propriétés anxiolytiques. Il peut donc aider à lutter contre l’anxiété ou le stress. On lui connaît aussi des effets anti-convulsivants et neuroprotecteurs. Le CBD peut donc être un excellent soutien au quotidien. Ses effets relaxants et apaisants peuvent induire, par ricochets, une qualité de sommeil améliorée, une meilleure détente musculaire ou mentale, un repos et une récupération plus bénéfiques… En parallèle, le CBD, quelle que soit sa forme, n’est pas un stupéfiant. Autrement dit, il n’a aucun effet « planant » comparable à celui provoqué par le THC. Le CBD n’est pas non plus addictif. Et tout son potentiel n’est pas encore découvert.

Pourquoi le CBD est légal ?

Le CBD a bénéficié d’un certain flou pour s’imposer sur le marché français. Et d’un coup de pouce de l’Europe. En France, c’est le THC, la molécule psychotrope du cannabis, qui est interdite. Si son taux atteint 0,3% dans un produit, celui-ci prend immédiatement le statut stupéfiant et est donc illégal. Le CBD n’ayant aucun effet psychoactif, sa commercialisation est libre en Europe et donc en France. Et désormais, la culture du chanvre pour les produits au CBD est autorisée dans l’Hexagone. Cependant, la vente de fleurs de CBD reste dans le collimateur du gouvernement. Notamment pour des raisons d’ordre public. Mais avec plus de 1500 boutiques spécialisées en France, le CBD a de beaux jours devant lui.

FAQ CBD – Quel est le statut du CBD depuis le 1er janvier 2022 ?

Le 30 décembre 2021, le gouvernement publiait un arrêté ministériel au sujet du CBD. « La mise en place de ce nouveau cadre réglementaire global vise à permettre le développement sécurisé en France de la filière agricole du chanvre ainsi que des activités économiques liées à la production d’extraits de chanvre et à la commercialisation de produits qui les intègrent, tout en garantissant la protection des consommateurs et le maintien de la capacité opérationnelle des forces de sécurité intérieure de lutter contre les stupéfiants », pouvait-on lire sur le site de la Mildeca. Ce « nouveau cadre » interdisait parallèlement la vente de fleurs et feuilles de CBD brutes. Cependant, fin janvier 2022, le Conseil d’Etat suspendait cette interdiction, autorisant de nouveau la vente de fleurs.

Quels produits au CBD chez Greenboyz ?

Chez Greenboyz, nous proposons tous types de produits au CBD. Les fleurs et les résines sont les formes les plus connues du grand public. La fleur ou la résine de CBD peut être utilisée en infusion, en vaporisation ou encore en cuisine. L’huile de CBD est un produit également très apprécié. Ces huiles se déclinent en plusieurs gammes : des huiles « full spectrum » contenant le spectre complet des cannabinoïdes, des huiles « broad spectrum » (spectre large) sans THC, ou des huiles à base d’isolat ne contenant que du CBD. Mais il existe aussi de nombreux autres produits dérivés du cannabidiol : des gélules, des bonbons, des produits bien-être comme des crèmes, des gels, ou encore des huiles et sprays pour les animaux.

Quelles différences entre l’huile de CBD « broad spectrum », « full spectrum » et « isolat » ?

Il existe trois façons différentes de produire l’huile de CBD. L’huile « full spectrum », à spectre complet, comportes tous les cannabinoïdes présents dans le cannabis, y compris le THC (à très faible taux). L’huile « broad spectrum », à spectre large, contient tous les cannabinoïdes à l’exception du THC. Enfin, l’huile isolat provient des cristaux de CBD et ne contient donc aucun autre cannabinoïde. Le plus souvent, l’huile « broad spectrum » est considérée comme une huile premium, de haute qualité.

Pourquoi Greenboyz n’affiche aucun taux précis de CBD ?

Pour les fleurs et résines de CBD, il est très difficile de donner précisément un taux de CBD. En effet, chaque variété a ses propres spécificités. Chaque récolte produit des plantes différentes. Enfin, chaque fleur peut avoir un taux de CBD ou CBG qui lui est propre. Ça n’est pas une science exacte. Pour ne pas vous tromper, nous n’affichons donc que les taux de produits dont les pourcentages sont fixes, comme les huiles.

Quelle est la différence entre CBD et CBD-A ?

Vous avez peut-être pu voir des taux ou pourcentages de CBD-A affichés chez certains vendeurs. Méfiance. Le CBD-A est la molécule naturellement présente dans la plante. Il s’agit d’une version acide de la molécule. On ne parle alors pas de cannabidiol (CBD) mais d’acide cannabidiolique (CBD-A). Avec les fleurs et les résines, vous ne consommerez jamais de CBD-A. En effet, sous l’effet de la chaleur, cet agent acide disparaît et le CBD-A devient du CBD. C’est ce qu’on appelle la décarboxylation. Ainsi, le pourcentage de CBD-A dans une plante n’est pas le même que le pourcentage de CBD que vous consommerez. Ce dernier est généralement bien plus faible. Ainsi, un taux de CBD-A posé comme argument de vente est au mieux trompeur. Ce n’est en rien une promesse d’obtenir une fleur plus « chargée » en CBD.

FAQ CBD – Pourquoi choisir Greenboyz ?

Greenboyz, c’est l’assurance de produits d’une très grande qualité. Nos fleurs, nos résines, nos huiles sont sélectionnées avec le plus grand soin. Nos produits au CBD sont 100% bio et bénéficient de l’expertise poussée de nos équipes. Le tout afin de vous proposer une qualité premium, sans fausse note. Vous retrouverez chez Greenboyz plusieurs gammes de produits, de nombreuses variétés de fleurs indoor et greenhouse, des Haze aux Skunk, différentes lignes d’huiles de CBD… Des goûts et des saveurs différentes mais toujours les effets et les bienfaits potentiels du CBD mis en avant. Greenboyz, c’est aussi la sécurité. Nous analysons à deux reprises tous nos produits issus du cannabis. Nous proposons également des prix les plus avantageux possibles et des offres promotionnelles régulières en boutique.

Quand sont expédiées les commandes ?

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Revue de presse CBD : les médias s’emparent du sujet du cannabis

Revue de presse CBD

Revue de presse CBD : les médias s’emparent du sujet du cannabis

Avec l’intense actualité de ce début d’année 2022, Greenboyz vous propose un petit rattrapage avec sa revue de presse CBD. Le chanvre bien-être avait déjà conquis nos centres-villes avant que la presse française lui taille la part belle. Avec la multiplication des boutiques et l’engouement de la population pour le CBD est venue celle des articles et reportages dans les médias. En plein boum, la filière est depuis maintenant près de deux ans sur le devant de la scène. Fait de société, le cannabidiol a également été contraint de passer par les tribunaux pour se faire sa place au soleil. L’affaire Kanavape, en novembre 2020, a fait du bruit. Elle a poussé la France à accepter les décisions de la Cour européenne de justice. Mais depuis, de nouvelles décisions gouvernementales sont venues bousculer encore une fois une activité prospère.

Revue de presse CBD : un arrêté incompris et combattu

Le volet judiciaire de la saga CBD intéresse évidemment les médias. Et cette revue de presse CBD s’y consacre. Dans son édition datée des 9-10 janvier, Le Monde retrace les déboires du cannabidiol en France. Un article qui fait suite à l’arrêté ministériel du 30 décembre 2021. Avec le point concernant l’interdiction de vente de fleurs de CBD, origine de toutes les crispations de la filière. Dans « CBD : la filière s’active face à l’interdiction », le journal rappelle l’affaire Kanavape. Mais aussi la décision de la Cour de cassation prise à l’été 2021. Celle-ci avait « estimé que le CBD pouvait être vendu en France s’il était produit de manière légale dans un autre pays européen ». Cependant, elle n’avait « pas tranché sur la question de l’interdiction de la commercialisation en lien avec un objectif de santé publique ».

C’est pourtant cette question de « santé publique » sur laquelle l’arrêté s’appuie principalement. Et ce, pour justifier « la prohibition de la vente de fleurs », comme l’écrit toujours Le Monde. Alors que l’arrêté était en cours d’écriture, la Cour européenne de justice « avait invité la France à “apprécier les données scientifiques disponibles afin de s’assurer que le risque réel allégué pour la santé publique n’apparaît pas comme étant fondé sur des considérations purement hypothétiques“ ». La France s’est néanmoins appuyée sur « une note rédigée par l’Association française des centres d’addictovigilance ». Selon celle-ci, le CBD pourrait avoir des « effets psychoactifs notamment à type de sédation et de somnolence ».

Revue de presse CBD : une « guérilla juridique »

Le texte explicatif de l’arrêté, rédigée par la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et conduites addictives), va plus loin. La « teneur en THC plus importante dans les fleurs (…) les rapprochent des stupéfiants, les risques liés à la voie fumée sont établis ». Des arguments parfois difficiles à entendre. Les médias, eux, donnent la parole à la filière CBD. Le Monde met en avant les arguments « des organisations représentatives du CBD », dont l’Union des Professionnels du CBD. Celle-ci évoque notamment un document d’un comité d’experts de l’OMS (organisation mondiale de la santé) précisant qu’aucun « cas d’abus ou de dépendance n’a été rapporté en relation avec l’utilisation du CBD pur et aucun problème de santé publique n’y a été associé ».

Le syndicat des professionnels du chanvre ajoute « que les consommateurs de cannabis récréatifs utilisent les fleurs soit pour arrêter totalement le THC, soit pour diminuer fortement leur consommation ». Enfin l’argument sécuritaire, fondé sur l’impossibilité pour les forces de l’ordre de différencier rapidement CBD et THC est dénoncé en un clin d’œil avec le rappel de l’existence de tests, utilisés notamment en Suisse, qui ne coûtent que « quelques centimes ». Ces « désaccords » se régleront donc « devant la justice », conclue Le Monde. Une « guérilla juridique » menée par la filière CBD, basée sur « la violation de trois libertés fondamentales : la liberté d’entreprendre, le droit de propriété et la liberté personnelle ».

Dans la presse, la parole aux commerçants

Parallèlement à cette saga juridique largement relatée dans les médias, la presse se penche aussi sur les commerçants, premiers touchés par l’arrêté. Inutile dans cette revue de presse CBD d’évoquer tous les articles parlant du désarroi des commerçants et gérants de boutiques : ils sont bien trop nombreux. Une bonne et une mauvaise nouvelle. Leur parole est forte dans la presse régionale, mais souvent pour crier colère ou inquiétude. Les journaux locaux avaient déjà bien documenté la multiplication des boutiques dans les centres-villes. Ils retournent maintenant voir des commerçants désabusés. Dans son édition du 23 janvier, Dimanche Ouest-France décrypte la situation. « Les boutiques de “cannabis light“ sont inquiètes », peut-on lire. Mêmes inquiétudes exprimées dans les colonnes du Midi Libre. La Voix du Nord évoque « un esprit de résistance ».

Dans L’Est Républicain, on lit « le coup de massue » reçu par les boutiques. Ouest-France rappelle qu’un « peu plus de 2000 boutiques sont présentes en France. Et le secteur emploie 6000 personnes en comptant seulement les commerçants. Les producteurs aussi ont la parole. Dans l’Hérault, Barbara et Siegfried sont « assis sur [leur] production » et « s’insurge[nt] ». Mais le consommateur n’est pas en reste. Il exprime aussi ses inquiétudes. Alexandre, cité dans le Midi Libre début janvier, explique avoir « été un gros fumeur ». Il dit : « Grâce au CBD, j’ai pu arrêter ». Avant de conclure : « Les consommateurs vont retourner dans les quartiers acheter des produits de mauvaise qualité ». Partout, en ce moment de janvier, on voit dans les médias l’incompréhension et le désarroi de la filière.

Revue de presse CBD : vulgarisation et évolution

L’arrivée sur le marché du CBD a invité les Français à porter un nouveau regard sur le cannabis. La presse s’est faite écho de cette évolution des mentalités. Par exemple, dans un effort de vulgarisation, Ouest-France a réalisé un entretien avec le Professeur Nicolas Authier, spécialiste en pharmacologie et addictologie. Celui-ci y explique les différences entre cannabis médical et CBD. L’évolution du marché intéresse aussi les médias. Toujours dans Ouest-France, on peut lire dans l’édition des 15-16 janvier « le boom des semences de chanvre en Anjou » avec la création d’une « coopérative agricole ».

En outre, on évoque aussi la « légalisation du cannabis ». À l’approche de l’élection présidentielle, le sujet est à la mode, comme nous avons pu le constater en préparant cette revue de presse CBD. Dans Dimanche Ouest-France (16 janvier 2022), Marie Ducamin, maire de Saint-Jacques-de-la-Lande, est claire : « La légalisation du cannabis est une urgence ». L’élue « doit faire face au trafic de drogue devant la mairie ». Elle relate la mort de Wilhem Houssin, père de famille battu à mort à proximité du point de deal. « Quand (…) les auteurs présumés ont été arrêté, j’ai pensé que le point de deal allait s’arrêter un moment. Le trafic n’a pas arrêté une seconde ». Ainsi, elle plaide pour une « légalisation de l’usage de cannabis ». Avec « une véritable politique sanitaire comme c’est fait pour le tabac et l’alcool ».

Le CBD et le cannabis omniprésents dans les médias

Enfin, dans Le Monde (13 janvier 2022), Philippe Askenazy, chercher au Centre Maurice-Halbwachs, se voit publier une chronique. Elle s’intitule : « Le cannabis récréatif, ça n’empêche pas le travail ». Il y démonte l’idée reçue de moindre productivité et performances individuelles des consommateurs de cannabis. En effet, le recul des états américains ayant légalisé le cannabis prouve l’inverse. De plus « aux Etats-Unis, des économistes ont observé une baisse des indemnités maladie perçues par les usagers de 40 à 62 ans », ajoute le chercheur.

La revue de presse CBD prouve bien que le cannabis est au cœur de l’actualité, quelle que soit sa forme. Elle démontre aussi l’écart grandissant entre le regard porté par les Français sur cette plante et ses dérivés, et les politiques gouvernementales, axées sur la prohibition et la répression.

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CBD et Covid-19 : face au virus, le cannabis fait front

CBD et Covid-19

CBD et Covid-19 : face au virus, le cannabis fait front

Ces deux dernières années ont été particulièrement spéciales, tout le monde peut en témoigner. En France, nous avons fait la connaissance de deux nouvelles stars : le CBD et le Covid-19. Deux vedettes en haut de l’affiche depuis de longs mois. Pour le virus, on aimerait évidemment qu’il disparaisse rapidement de nos vies, afin qu’elles retrouvent une certaine normalité. Le second, quant à lui, s’est également imposé dans notre quotidien, mais pour de bonnes raisons cette fois. Le CBD a véritablement déboulé en France en 2020. Et il a aidé de nombreuses personnes à traverser les périodes difficiles de la pandémie actuelle. Stress ou angoisses du quotidien, lutte contre la solitude liée aux confinement ou au télétravail… Mais de nouvelles études tendent à démontrer le potentiel du cannabis contre le Covid-19.

CBD et Covid-19 : un soutien pendant la pandémie

La crise sanitaire a, selon les périodes et les décisions gouvernementales, fortement altéré notre manière de vivre. Le confinement et le télétravail ont mené un grand nombre de personnes vers un certain isolement. Mais également des angoisses ou du stress liés à ces changements brutaux et forcés. Subitement, la plupart des Français n’a plus eu que des contacts virtuels avec ses proches, amis et collègues. Peur du virus, anxiété face à l’inconnu, solitude, manque de liberté, de soleil… Face au Covid-19, le CBD est apparu comme une soupape de décompression. Si certains s’étaient déjà lancé dans l’aventure, la décision de la Cour européenne de justice en novembre 2020 dans l’affaire Kanavape a permis la démocratisation de ce cannabis légal sur le territoire français. Les boutiques ont alors fleuri en France, offrant une alternative ou un potentiel soutien face à une situation difficile.

Nous l’avons déjà évoqué en publiant plusieurs témoignages de consommateurs : le CBD, face au Covid-19, a été très utile contre les maux du quotidien. Ces derniers ont eu tendance à s’aggraver ces derniers mois. Alors, les Français ont tenté de faire front. Nombre d’entre eux a donc opté pour le cannabidiol et ses dérivés. En fleurs, en résines, en huile ou encore en gélules, la molécule non-psychotrope du cannabis a connu un incroyable succès. Ses bienfaits potentiels ont permis de traverser une mauvaise passe, de soulager tête et corps, de retrouver un sommeil plus reposant. Chez d’autres, le CBD a aussi été un substitut au cannabis illégal. Et un moyen de se sortir de consommations néfastes et dangereuses. Par sa nature, il a permis à certains de trouver la volonté et un produit permettant de retrouver une vie et des pratiques plus saines.

CBD et Covid-19 : un mode de consommation à éviter

Ailleurs dans le monde, notamment dans des pays plus avancés que la France sur la question du cannabis, des informations ont été publiées très rapidement. Par exemple, au Canada, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage des substances prévenait, dès 2020, les consommateurs fumeurs. « Il y a lieu de croire au contraire que l’inhalation de la fumée de cannabis, ainsi que de la fumée d’autres sources comme le tabac, pourrait endommager l’appareil respiratoire. Une altération de cet appareil pourrait, à son tour, rendre plus vulnérable à la COVID-19 et aggraver les symptômes respiratoires de la maladie chez les personnes infectées », pouvait-on alors lire. En effet et de tous temps, Greenboyz a déconseillé de fumer fleurs et résines pour des raisons évidentes de santé. Mais entre les dérivés et d’autres modes de consommation comme la vaporisation, le CBD s’est rendu compatible avec la pandémie.

Le CBD peut-il soigner du Covid-19 ?

C’est la grande question qui se pose actuellement : pourrait-on soigner le Covid-19 avec du CBD ? Et si on la prend au pied de la lettre, la réponse est non. Et pourtant…

Remontons quelques mois en arrière. En 2020, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage des substances écrivait : « Aucune information scientifique ne démontre les bienfaits du THC ou du CBD dans la prévention ou le traitement de la Covid-19. » En janvier 2022, les connaissances et les expérimentations mènent à des conclusions plus nuancées. Une étude de l’Oregon State University et de l’Oregon Health and Science University a été menée sur différentes plantes et leur affinité potentielle avec « la protéine de pointe du Covid-19 ». Le média Slate explique : cette protéine « est une structure microscopique dépassant du corps du virus, comportant des récepteurs chimiques qui ont évolué pour se lier aux parties externes des cellules humaines. Si un autre produit chimique se lie à ces récepteurs, il peut les bloquer et ainsi les rendre inefficaces. »

Les résultats étonnants d’une étude américaine

Les chercheurs américains ont donc testé plusieurs plantes, comme le trèfle rouge, le houblon, l’igname sauvage ou encore la réglisse. Et les résultats sont étonnants. L’acide cannabigérolique (ou CBGA) et l’acide cannabidiolique (ou CBDA) seraient en mesure de bloquer les récepteurs de la fameuse protéine de pointe du Covid-19. Ces deux composés sont naturellement présents dans la plante. C’est d’ailleurs la forme acide que l’on trouve plus communément dans la plante, contrairement aux molécules décarboxylées (CBG et CBD) que nous consommons. Pour faire simple, dans la plante, il y a beaucoup de CBDA. Après décarboxylation (passage à la chaleur), le CBDA devient CBD. Il en va de même pour le CBG. C’est aussi une des raisons pour lesquelles il faut se méfier des vendeurs affichant les taux de CBDA dans leurs produits. Ce n’est pas ce que vous consommerez et le taux de CBD sera en réalité bien plus faible.

Mais revenons-en à notre étude. Les acides cannabigérolique et cannabidiolique se sont montrés « très efficaces contre les variants Alpha et Bêta et ils pourraient aussi se montrer performants face à Omicron », écrit l’AFP via Ouest-France. « Si ces résultats sont confirmés, et si des laboratoires pharmaceutiques décidaient d’inclure ces composés dans la fabrication d’un médicament spécifique, le cannabis pourrait ainsi devenir un nouvel outil dans la lutte contre l’épidémie. » Il faudra pour cela les isoler et les extraire de la plante. Et pour Richard van Breemen, principal auteur de l’étude, « ce ne sont pas des substances contrôlées comme le THC, l’ingrédient psychoactif de la marijuana, et elles ont un bon profil de sécurité chez l’être humain. Ces composés peuvent être pris par voie orale et ont une longue histoire d’utilisation sécurisée chez l’être humain ».

Le potentiel toujours plus important du cannabis

Ce n’est donc pas votre CBD qui sera la clé face au Covid-19. Cela serait trop simple ! Cependant, en attente d’études complémentaires, le cannabis prouve encore une fois ses nombreuses vertus. Déjà connus du milieu et avec de plus en plus de consommateurs, CBD et CBG montrent aussi l’étendue de leur potentiel, sous toutes leurs formes. Et nous promettent un avenir des plus optimiste !

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CBD et télétravail : traversée d’une période difficile [Témoignage]

CBD et télétravail

CBD et télétravail, traversée d’une période difficile [Témoignage]

Je m’appelle Marie, j’ai 33 ans et je vais vous raconter mon expérience du CBD, du télétravail et du confinement.

Je n’ai jamais beaucoup aimé la solitude. Déjà petite, j’avais besoin d’être le plus souvent entourée. Que ça soit avec des amies ou avec ma famille, j’ai toujours cherché la compagnie des autres. J’aime l’interaction, les échanges et le partage. J’ai donc orienté ma carrière professionnelle dans cette direction. Voilà plusieurs années que je travaille tous les jours au contact des gens. Enfin… travaillais. En effet, la période Covid que nous connaissons a changé beaucoup de choses pour chacun d’entre nous. La crise sanitaire a bouleversé nos habitudes personnelles et professionnelles. Elle nous a forcés à modifier notre train de vie. Et pour les habitués du travail collectif, au contact, les changements ont pu être parfois brutaux. Se retrouver seule face à soi-même pendant de longues semaines, lors du premier confinement, ça n’a vraiment pas été simple !

La crise sanitaire, une période angoissante

Pour moi, l’annonce du confinement en mars 2020 a été synonyme d’angoisses. Je suis très à l’aise avec les gens. Dans le cadre professionnel comme dans la sphère privée. En revanche, s’il y a bien quelqu’un avec qui j’ai des difficultés à me retrouver en tête-à-tête, c’est bien moi ! Et très vite, après seulement quelques jours, une vieille addiction est revenue montrer le bout de son nez. En effet, quand j’étais ado et mal dans ma peau (comme beaucoup d’ados !), j’ai suivi certaines pratiques de mes amies. Pour s’amuser, mais aussi pour chasser quelques pensées ou me changer les idées, j’ai commencé à fumer du cannabis. D’une consommation entre amies, je suis passée à en fumer seule. Puis l’addiction a fait son effet. Je fumais de plus en plus souvent, seule.

Et sans m’en rendre compte, je me suis retrouvée dans un cercle vicieux. Je m’isolais des autres pour fumer seule, alors que la solitude était souvent la cause de mes tourments. Heureusement, la fin des études, le début de la vie professionnelle et des coups de pied aux fesses m’ont permis de diminuer, puis stopper ma consommation. J’ai eu de la chance car ça s’est fait assez naturellement. J’étais passée à autre chose. J’étais dans la vie active, dans un milieu qui me plaisait. J’avais complètement sorti le cannabis de ma vie. Et ce, pendant plusieurs années. Mais une saleté de virus a tout fait remonter à la surface.

Une phase de télétravail sans CBD

Le Covid-19 est arrivé et avec lui son confinement, son télétravail, ses villes vides. La déprime s’est rapidement faite ressentir. Je tournais en rond, les sorties autorisées ne me suffisaient pas. Surtout, je n’avais plus de contact direct avec qui que ce soit, mis à part les caissiers du supermarché ! C’est là que j’ai commis une erreur. J’ai eu l’opportunité de me procurer du cannabis. J’ai pensé que ça m’aiderait à traverser ce premier confinement. Et puis, ça faisait longtemps que j’avais arrêté. Je me suis dit : « c’est juste pour quelque temps, ça va le faire ». Dans un premier temps, le cannabis calmait certaines de mes angoisses et m’aidait à dormir. Je suis pourtant vite retombée dans un cercle vicieux. J’étais inefficace dans mon télétravail, même avec le peu de dossiers que j’avais à gérer. L’envie de rien, même plus de sortir pour mon heure réglementaire.

Le confinement s’est arrêté à temps. Mais j’ai encore passé tout l’été en télétravail. Ma consommation s’est réduite, mais je me rendais bien compte que j’en ressentais le besoin. La reprise du boulot en présentiel n’a duré qu’un mois avant un nouveau coup dur à l’automne 2020 : télétravail et couvre-feu. J’ai donc eu une grande poussée d’angoisse à l’idée de replonger dans la situation du printemps. Je me suis confiée à des amies et l’une d’entre elle m’a parlé du CBD. Je connaissais le CBD, mais ce que je ne savais pas, c’est que je pouvais désormais m’en procurer légalement en France.

CBD et télétravail, la combinaison gagnante !

J’ai immédiatement pris la décision d’acheter des fleurs de CBD. Et ça a tout changé sur deux points essentiels. J’ai d’abord été prise d’un élan de confiance. J’étais sûre qu’avec le CBD, le télétravail et le couvre-feu allaient mieux se passer. Un peu comme quand j’avais arrêté de fumer des cigarettes, j’avais cette volonté et cet optimisme. D’ailleurs, j’ai débuté en fumant mes fleurs de CBD comme je le faisais avec le cannabis illégal. Mais je souhaitais me débarrasser de toutes mes addictions revenues quelques mois plus tôt, tabac compris. J’ai vite décidé de passer à la vaporisation, pour ne pas me pourrir la santé avec les effets de la combustion. J’étais déjà passée de la cigarette à la vapoteuse par le passé, le processus me semblait donc logique.

Parallèlement, le CBD a été salvateur. La consommation de fleurs a remplacé celle de cannabis illégal sans effort. Je pouvais faire mon télétravail en restant concentrée toute la journée. En même temps, l’angoisse de la solitude me semblait prendre petit à petit ses distances. J’étais clairement plus zen sans être défoncée. J’avais la motivation de faire du sport, des activités créatives, tout en passant une bonne nuit de repos. Mes besoins de THC et de tabac s’éloignaient eux-aussi. En prime, je retrouvais avec les fleurs de CBD un goût que j’appréciais et que j’étais contente d’apprécier sans craindre les effets négatifs du THC. Depuis, nous avons alterné plusieurs phases de boulot. Et, à chaque fois, le CBD et le télétravail ont fait bon ménage.

Sans fleurs de CBD, comment faire ?

Le mieux dans tout ça ? C’est que dès que je peux faire sans CBD, j’y arrive sans problème. Je ne consomme pas de fleurs de CBD pour anticiper aveuglément mes angoisses. Je me connais et je sais quand elles peuvent montrer le bout de leur nez. Comme pendant les périodes de télétravail, le CBD m’aide à affronter un quotidien plus stressant pour moi que d’habitude. Et je sais maintenant que sans, je cours le risque de retomber dans de très mauvaises habitudes… J’ai été très inquiète de voir, alors que le Covid flambait de nouveau fin 2021-début 2022, que les fleurs de CBD seraient interdites à la vente. Je voyais revenir le télétravail, sans mon CBD sous la forme qui me convient.

Heureusement, j’ai pu me tourner vers d’autres produits autorisés. J’ai été surprise de découvrir de très bonnes résines de CBD, loin du souvenir que j’en avais. J’ai été rassurée de voir que malgré les récentes décisions, il existait encore des alternatives afin que je puisse traverser mes moments de moins bien ! J’espère désormais, comme tout le monde, que cette crise sanitaire se finisse rapidement. Et je sais maintenant que j’ai un soutien de poids pour combattre mes angoisses de toujours avec le CBD.

Merci beaucoup à Marie pour son témoignage !

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Le chanvre au Moyen-Âge, jalon d’un tournant de l’Histoire

Le chanvre au Moyen-Âge

Le chanvre au Moyen-Âge, jalon d’un tournant de l’Histoire

Le chanvre au Moyen-Âge a une histoire très dense. Cette plante accompagne, depuis plusieurs millénaires, l’être humain et participe à son évolution. On a récemment découvert que le cannabis nous est connu depuis bien plus longtemps qu’on ne le croyait. Une histoire si ancienne qu’elle nous emmènerait 12 000 ans dans le passé, date désormais fortement présumée de sa domestication par l’homme. Au Moyen-Âge, c’est-à-dire pour simplifier, entre 500 et 1500 après JC, le chanvre et le cannabis s’imposent en France, sur le continent européen, mais pas seulement. L’influence de l’Asie sur la péninsule arabique amène de nouveaux savoirs et des innovations adoptées en Occident. Artisanat, économie, santé, commerce… Les domaines où on croise le chanvre au Moyen-Âge sont nombreux. Retraçons ensemble mille ans d’une période considérée à tort comme un « âge médiocre », qui fut un tournant de l’Histoire. Et le cannabis n’y est pas pour rien !

Un bref rappel historique

Chinois, Égyptiens, Scythes, Grecs, Romains… De l’Asie à l’Europe, le chanvre a traversé les siècles et les régions du monde. On le cultive pour ses fleurs, ses graines, ses fibres. L’historien grec Hérodote, en 450 avant JC, l’évoque pour son usage textile, notamment chez les Scythes. Ainsi, on comprend que la diffusion du cannabis s’est faite de l’Est vers l’Ouest. C’est d’ailleurs en Asie centrale qu’on place désormais l’origine de la plante. L’Occident, de son côté, a très vite compris les capacités et l’utilité du chanvre. On retrouve des preuves de son emploi chez les peuples germaniques au début de l’Antiquité. Principalement pour la fabrication de vêtements ou de cordage. Et, bien sûr, les Romains ne sont pas en reste. Pline L’Ancien (né en 23, mort en 79), dans son Histoire Naturelle, donne de précieux conseils sur la culture du chanvre.

Le chanvre au Moyen-Âge : une riche histoire

Est-ce par le biais de Rome que la culture du chanvre a fait son apparition en Gaule, au sein de la future France ? Pas tout à fait. On sait qu’au IIe siècle, les Romains introduisent sa culture en Gaule, avec également le seigle, la vesce ou la gesse. Cependant, des découvertes archéologiques dans le Sud de la France indiquent que la culture du chanvre en Gaule existait avant la romanisation. Il est pourtant probable que l’organisation romaine de l’espace ait grandement contribué à une présence plus massive du chanvre dans les cultures. D’ailleurs, du déclin et de la chute de l’Empire Romain, entre les IIIe et Ve siècles, à l’émergence des empires, monarchies et principautés locaux européens, et une vraie résurgence du chanvre au début du IXe siècle, celui-ci n’a pas été oublié.

Charlemagne relance la culture du chanvre au Moyen-Âge

La barbe de Charlemagne était fleurie comme le dit la légende. De fleurs de CBD ? Sans doute pas, mais on aime à le penser ! C’est plutôt en signe de sagesse que cette célèbre figure historique a été affublée de ce surnom. Il semble que cela soit d’ailleurs à lui que l’on doit la mise en place d’une culture importante du chanvre à la fin du premier tiers du Moyen-Âge. Vers 800, Charlemagne émet le Capitulaire de Villis, un acte législatif destiné à ses gouverneurs locaux. Le texte contient des ordres ou des recommandations. Mais également la liste d’une centaines de plantes dont la culture est conseillée. On peut d’ailleurs lire : « Quid de lana, lino, vel canava ». Autrement dit, « qu’en est-il de la laine, du lin et du chanvre ? » Pour le roi des Francs et futur empereur, le chanvre est une plante stratégique.

Le chanvre laisse son empreinte en France

Et ce pour plusieurs raisons. Textile, cordage, voilerie… À une époque où le coton est encore inconnu en Occident, le chanvre se révèle être une plante particulièrement utile. Sa fibre est un véritable gage de prospérité. Et sa culture se développe au point qu’on en trouve encore les traces dans les noms de certains lieux. Par exemple, à la fin du Moyen-Âge, à Marseille, une zone de la cité était destinée à la production de chanvre. Elle fournira les corderies et voileries marseillaises. Elle prendra plus tard, au XVIIe siècle, le nom de Canebière. Un toponyme qui vient tout simplement du provençal canebe, signifiant cannabis. La ville était alors l’un des ports chanvriers les plus importants au monde.

Plus au Nord, les cultures de chanvre prennent le nom de « chennevières ». Une appellation tirée elle-aussi du latin cannabis. Aujourd’hui, on appelle chènevis les graines de chanvre, dont on tire notamment de l’huile. Au Moyen-Âge, ces « chennevières » du Nord-Est de la France servent également la batellerie avec cordages et voiles. Et elles laissent une marque dans le paysage. Dans le Val-de-Marne, la ville de Chennevières-sur-Marne en est la preuve. Son nom apparaît pour la première fois dans des textes du XIIe siècle, tout simplement en raison de la forte production de chanvre de la région. En effet, péniches et bateaux plats mouillaient sur la Marne à Chennevières. D’où un fort besoin de fibres de chanvre, corderies et voileries, qui plus est sur un important axe commercial fluvial. Aujourd’hui, les habitants de Chennevières-sur-Marne s’appellent les Canavérois et des feuilles de chanvre figurent sur le blason de la ville.

Blason de Chennevières-sur-Marne

Ailleurs aussi, au Moyen-Âge, le chanvre s’impose…

Au-delà du continent européen, le chanvre est omniprésent au Moyen-Âge. À la fin du IXe siècle, Rhazès, médecin persan, décrit l’action du cannabis et son potentiel thérapeutique. Le monde arabe également s’y intéresse de près et diffuse son savoir. On se penche notamment sur les effets de cette plante sur l’organisme humain, ses vertus médicinales. Les savants musulmans et la présence arabe dans le Sud de l’Europe (du VIIe jusqu’au XVe siècle) participent à la popularité du chanvre, y compris dans la sphère chrétienne. On y traduit les écrits arabes en latin. L’abbesse allemande Hildegarde de Bingen (1098-1179) cultive dans le jardin de son couvent une plante au nom de cannabus, contre les nausées et les maux d’estomac. Des plans de jardins de monastères témoignent également de la culture d’un chanvre plus médicinal qu’industriel.

Enfin, n’oublions pas les écrits de Marco Polo, marchand vénitien célèbre pour ses voyages. Au XIIIe siècle, il relate les récits qu’il entend au Moyen-Orient. Notamment celui relatant la vie d’Hassan Ibn al-Sabbah, de sa forteresse d’Alamût et de son ordre guerrier. Des guerriers au sujet desquels, Marco Polo parle de « certain breuvaige à boire, par le moyen duquel ilz estoient incontinent troublez de leur esperit, & venoient à dormir profondément ». Il n’en faudra pas plus pour que des auteurs des XIXe et XXe siècles s’en emparent et créent la fameuse légende des guerriers haschischins, qui aurait donné le terme « assassin ».

« Des haschischins semblables à ceux qui, du haut des tours d’Alamoun, au signe du chef, se précipitaient dans le vide. »

Théophile Gautier, Le Club des Haschischins, 1846.

Les savants arabes, point de départ d’un tournant en Europe

Mais les savants arabes n’ont pas seulement décrit, analysé, étudié les effets du chanvre. Eux aussi ont de nombreuses connaissances sur ses usages en terme d’artisanat. Dès le VIIIe siècle, ils apprennent de prisonniers de guerre chinois les secrets de fabrication du papier, à la suite de la bataille du Talas (751). L’écorce de mûrier et la fibre de chanvre en sont les deux matériaux de base. Cette technique se perfectionne alors et sert à la diffusion de nombreux manuscrits, dont le Coran, ainsi que des textes scientifiques, philosophiques ou littéraires. Dans le monde chrétien, l’écriture va continuer à se faire sur des parchemins en matière animale, notamment le vélin. Mais petit à petit, le papier de chanvre se développe, jusqu’à faire date.

On donne souvent la date de 1492 et la « découverte » de l’Amérique comme la fin du Moyen-Âge et le début de la Renaissance. Mais le basculement d’une ère à l’autre s’est fait petit à petit et une autre date marque l’Histoire. Un peu plus tôt, en 1455, Gutenberg achève la première Bible imprimée en Europe. Sur… du papier de chanvre. Un tournant historique pour les techniques de l’écrit et sa diffusion massive.

Le chanvre participe à la marche de l’Histoire

La fin du XVe siècle est donc déterminante dans notre Histoire et le chanvre y prend une place importante. Les deux événements de l’époque reconnus aujourd’hui comme des tournants doivent beaucoup au chanvre. Côté Gutenberg pour le papier de ses Bibles imprimées. Côté Christophe Colomb pour les voiles qui équipent ses caravelles faisant route vers les Indes. En effet, la voilerie des navires de Colomb provient alors de France. Et plus précisément de Locronan. La cité finistérienne prospère grâce à sa manufacture. Elle produit voiles, cordages et gréements pour les flottes les plus puissantes d’Europe, notamment l’Invincible Armada de Philippe II d’Espagne. Un véritable âge d’or pour le chanvre. Et une bénédiction au Moyen-Âge.  

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Un Noël CBD avec les petits sablés de Greenboyz [Recette]

Noël CBD

Un Noël CBD avec les petits sablés de Greenboyz

Avec Greenboyz, passez un Noël très CBD ! Les fêtes de fin d’année, c’est l’occasion pour certaines et certains de se retrouver en famille. De s’offrir et recevoir des cadeaux. Mais aussi (et surtout ?) de bien manger ! C’est généralement le temps où les cuisines s’emplissent de bonnes odeurs et les papilles frémissent. Et Greenboyz a décidé de venir ajouter sa petite touche personnelle à une recette traditionnelle de Noël.

Car oui, le CBD s’utilise également en cuisine. Nous avons déjà eu l’occasion de vous en parler à de précédentes occasions. Mais l’avantage, c’est qu’il existe un nombre illimité de recettes. Alors notre équipe de gourmands ne pouvait pas manquer l’opportunité de partager avec vous l’une d’entre elles. Suivez le chef, il vous explique pas à pas la recette des fameux petits biscuits sablés de Noël. Au CBD bien sûr !

Petit rappel des bases de la cuisine au CBD

Intégrer du CBD à une recette, c’est très simple. L’huile ou les fleurs de chanvre bien-être s’associent facilement à tous types de préparations, sans en dénaturer le goût. Les fleurs, par exemple, peuvent apporter une touche aromatique complémentaire, végétale, florale ou fruitée selon les variétés. D’ailleurs, les cuisiniers du monde entier l’ont bien compris. Ils sont de plus en plus nombreux à découvrir la plante et à créer de nouvelles recettes en jouant avec ses saveurs. Des pizzas, salades ou kebabs les plus communs à des pâtisseries réalisées par des chefs connus dans le monde entier.

Philippe Conticini réalise par exemple des gâteaux aux agrumes, dont le Cirrus. « La première pâtisserie du chef mélangeant subtilement agrumes et CBD. Généreuse et aérienne, elle propose une harmonie entre les notes herbacées du CBD et la fraicheur des agrumes », peut-on lire sur son site. Et la composition fait rêver ! « Mousse citron vert et yuzu, insert crémeux pamplemousse orange sanguine citron jaune et CBD, baies de Timut, biscuit dense à la pâte d’amande et marmelade de citron confit, fine couche de caramel au citron vert, streusel à la fleur de sel, chocolat blanc ». Rien que ça !

Les fleurs de CBD : quelques précisions pour la cuisine

Dans notre recette de biscuits de Noël au CBD, nous utiliserons des fleurs de chanvre. Mais il est important de savoir plusieurs choses à leur propos. Premièrement, le CBD est hydrophobe : il n’aime pas l’eau. Deuxièmement, il est lipophile : il aime le gras. Le cannabidiol n’est donc pas soluble dans l’eau, mais il se marie très bien avec un corps gras. C’est pour cela que dans le cadre d’une infusion, il est important de penser à laisser infuser son CBD dans un lait, du miel, par exemple. Pour cette recette, pas de problème. Notre pâte à biscuits fera parfaitement l’affaire.

De plus, il faut savoir que la fleur de chanvre contient peu de CBD à l’état brut, car les cannabinoïdes y sont présents sous leur forme acide. Pour le cannabidiol, il s’agit du CBDA. Le passage du CBDA au CBD se fait par un processus de décarboxylation. Mot barbare mais idée très simple. Pour tirer le meilleur de vos fleurs, il vous suffit de les « torréfier » une vingtaine de minutes à 130°C. Le composant acide sera alors supprimé. Pour nos sablés de Noël CBD, la décarboxylation se fera à la cuisson. Il n’y a donc rien à prévoir en amont pour vos fleurs. Mais nous en reparlerons au moment de la préparation de la recette ! À vos ustensiles !

Les biscuits de Noël au CBD de Greenboyz

Tout le monde ou presque connaît les petits biscuits de Noël, simples à faire et délicieux à manger. Greenboyz vous propose sa recette de sablés, sans oublier évidemment notre touche personnelle ! Et pour nous, l’Orange Bud CBG est la fleur parfaite pour le temps des fêtes. Agrumes, épices, quoi de mieux comme arômes pour accompagner cette période ? Un mariage idéal et gourmand, avec tout le potentiel du CBG.

Les ingrédients

  • 200 grammes de farine
  • 5 grammes d’Orange Bud
  • 1 sachet de levure
  • 100 grammes de sucre
  • 2 œufs
  • 150 grammes de beurre
  • 100 grammes de poudre d’amandes

La préparation des biscuits de Noël au CBD

Comme nous l’avons évoqué plus haut, la décarboxylation des fleurs va se faire à la cuisson. Cependant, nous vous conseillons de les passer 5 minutes au four à 150°C dans un petit récipient. Il sera alors bien plus facile de les émietter finement.

Dans un saladier, mélangez la farine, la levure et le sucre. Puis ajoutez-y deux jaunes d’œufs, en prenant soin de conserver les blancs pour la suite de la préparation. Parallèlement, faites ramollir votre beurre (aux cristaux de sel pour Greenboyz, afin d’avoir cette petite pointe salée en bouche !). C’est d’ailleurs le bon moment pour y ajouter les 5 grammes d’Orange Bud. Émiettez vos fleurs le plus finement possible en éliminant d’éventuelles petites branches. Puis ajoutez-les, avec le beurre ramolli, à votre préparation. Mélangez le tout. Enfin, ajoutez la poudre d’amandes et malaxez jusqu’à obtenir une pâte homogène. Laissez-la reposer quelques minutes.

Saupoudrez ensuite votre plan de travail d’un peu de farine et étalez la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Avec des emporte-pièces ou un couteau, découpez les formes que vous souhaitez dans la pâte. Placez-les sur un papier de cuisson sur une plaque. Enfin, avec un pinceau à cuisson, appliquez les blancs d’œuf sur vos futurs biscuits !

La cuisson des biscuits

Pour la cuisson, nous vous conseillons de chauffer modérément. En effet, certains cannabinoïdes n’apprécient pas une chaleur trop forte. Même si au sein d’une préparation, il est possible de chauffer un peu au-delà des températures conseillées d’environ 150 à 170°C. Pour les biscuits de Noël, optez pour une température de 175°C et une durée de 10 à 20 minutes, selon si vous les préférez tendres ou plus croustillants. Si vous êtes gourmands, laissez-les tout de même refroidir quelques minutes avant de les goûter ! Ils vont également légèrement durcir pendant cette phase de refroidissement. Alors ajustez la cuisson selon vos goûts et vos désirs ! Chez Greenboyz, nous faisons plusieurs fournées à temps de cuisson différents, pour régaler ceux qui préfèrent les biscuits moelleux et ceux qui les aiment plus secs !

Greenboyz vous souhaite un joyeux Noël CBD !

Si vous avez bien suivi notre recette, vous obtiendrez, pour votre Noël CBD, de délicieux biscuits dorés, avec de légers arômes d’agrumes parfaits pour les fêtes de fin d’année. Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes fêtes ! Et comme le web est intemporel, peut-être que l’envie vous prendra de réaliser cette recette n’importe quand dans l’année. N’hésitez donc pas à partager avec nous vos réalisations sur nos réseaux sociaux, Facebook ou Instagram. Nous avons hâte de voir vos biscuits au CBD, en hiver comme en été !

Retrouvez ici nos points de vente Greenboyz, nos CBD Shops et Corners, de Nantes à Paris et partout en France !

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Sexe et CBD, du chanvre dans notre intimité ?

Sexe et CBD

Sexe et CBD, du chanvre dans notre intimité ?

Ça y est, le cannabidiol est partout. Mais un sujet est encore peu discuté, bien qu’il nous concerne tous. Sexe et CBD font-ils bon ménage ? Aujourd’hui, la molécule bien-être du chanvre prend une place de plus en plus importante dans nos vies. On la recommande dans de nombreux cas, pour aider à lutter contre les maux du quotidien. Relaxation, détente musculaire, nerveuse ou mentale, problèmes de sommeil, de peau, de douleurs… Le CBD peut être un allié de poids face à tous ces tracas. Sous forme d’huile, de gélules ou, au plus naturel, de fleurs, le cannabidiol se décline de bien des manières. Mais peut-il aussi nous aider dans notre intimité ? Améliorer notre vie sexuelle et intime ? C’est ce à quoi nous allons essayer de répondre dans cet article.

Le CBD, une molécule « féminine » ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est important de prendre en compte tous les aspects de notre intimité. La thématique « Sexe et CBD » ne s’applique pas uniquement aux rapports sexuels, mais à tous les aspects de l’intime et de la sexualité. Dans un entretien accordé à Elle, Léa Ruellan, porte-parole du Syndicat Professionnel du Chanvre, explique bien certains enjeux. Notamment pour les femmes. Souffrant d’un « trouble dysphorique menstruel », une forme aigüe de syndrome prémenstruel avec au premier plan des symptômes psychiatriques tels que l’anxiété ou l’irritabilité, Léa Ruellan découvre une aide précieuse avec le CBD. « À l’époque, je me fournissais aux États-Unis ou en Suisse, et cette plante a changé ma vie. J’ai envie de dire à toutes les femmes que le CBD est un véritable atout pour soulager les troubles gynécologiques, tels que l’endométriose ou le SOPK. C’est une molécule féminine par excellence. »

Syndrome prémenstruel, règles douloureuses…

Quel rapport avec la sexualité ? La porte-parole du Syndicat Professionnel du Chanvre continue, toujours dans Elle. « Traiter les désagréments féminins peut améliorer la sexualité, qui devient alors plus confortable », juge-t-elle. « Il n’y a pas d’études publiées sur l’utilisation du CBD pour soulager les douleurs menstruelles », explique de son côté Dani Gordon, experte en médecine des cannabinoïdes. « Mais il a des effets anti-inflammatoires et analgésiques bien établis et bien étudiés pour un large éventail de douleurs chroniques. » De plus, on sait désormais, à la suite d’une étude canadienne, que l’appareil génital féminin possède des récepteurs avec lesquels le CBD va interagir. Toutes ces propriétés ont mené le cannabidiol à intervenir « plutôt sur le terrain de la santé sexuelle », reconnaît Laure Bouguen, fondatrice du Syndicat Professionnel du Chanvre. Mais les choses commencent à évoluer.

Sexe et CBD : quel impact sur notre sexualité ?

Désormais, on s’intéresse de plus en plus à la compatibilité entre sexe et CBD. Ainsi qu’à l’impact direct de la molécule sur notre sexualité. Et, finalement comme avec le sommeil, c’est plutôt indirectement que le CBD agit. Par effet de ricochet, le potentiel des cannabinoïdes peut permettre un état de détente propice au lâcher-prise. « Le CBD fait du bien au corps mais aussi à l’esprit. Il génère une détente mentale et c’est en ça qu’il peut améliorer la vie sexuelle », estime Léa Ruellan. N’imaginez donc pas des orgasmes transcendantaux ou une désinhibition totale grâce au rapport entre sexe et CBD ! Encore une fois, la molécule bien-être du chanvre n’est pas miraculeuse. Mais en agissant sur certains facteurs physiques et mentaux, le CBD peut induire un état de relaxation et de détente qui sera utile pour certaines et certains dans le cadre de la sexualité.

Les médecins eux aussi se montrent curieux, mais prudents. « Il est encore trop tôt pour déterminer les effets exacts du CBD sur la sexualité. Des études ont été réalisées, mais à petite échelle. Si on entend bien que le CBD n’est pas complètement inutile, on ignore à quelle dose et face à quels besoins nous pouvons le conseiller », décrypte le sexologue Gilbert Bou Jouadé pour le magazine. Parallèlement, le cannabidiol ne stimule pas le désir ni la libido. « Le CBD est capable d’impacter positivement la libido, mais seulement en nous rendant plus réceptifs à celle-ci. Il ne l’invente pas et ne la crée pas »,ajoute le médecin. Il n’a pas d’effet aphrodisiaque, pourtant certaines de ses propriétés peuvent être intéressantes dans le cadre de la sexualité. Et c’est notamment pour cette raison que de nouveaux produits apparaissent sur le marché.

Sexe et CBD, vers un nouveau marché ?

Vous avez peut-être vu apparaître une nouvelle gamme de dérivés du cannabidiol dans certains CBD Shops. Gels de toutes sortes, lubrifiants, crèmes… L’arrivée de ces produits dans les rayons des boutiques et sur les sites de vente en ligne s’explique facilement. Par exemple, le CBD a un effet vasodilatateur. Il fluidifie le sang. D’où l’apparition d’huiles de massage. Pour les hommes, un impact du cannabidiol sur la production de dioxine pourrait aider dans le cadre de troubles de l’érection. Parallèlement, une étude de 2009 prouverait aussi la présence de récepteurs endocannabinoïdes dans les testicules. À terme et bien étudié, ce lien pourrait entraîner des actions positives sur l’appareil reproducteur masculin.

Enfin, dans le cadre de sécheresses ou douleurs vaginales, le CBD pourrait aussi être une aide précieuse. Les producteurs de lubrifiant l’ont bien compris, en alliant pouvoir hydratant d’un côté et effet antalgique du CBD de l’autre. De nouveau, les études manquent encore à ce sujet, même si le potentiel du cannabidiol reste entier.

S’écouter, analyser, étudier

Sexe et CBD ont donc des points de jonction. Comme souvent, le cannabidiol va agir indirectement sur la sexualité, en soulageant certaines douleurs, en faisant jouer ses effets relaxants, anxiolytiques… Le tout afin de vous placer dans les meilleures conditions au quotidien. « Généralement, si nous prenons un produit naturel pour améliorer notre sexualité, c’est que nous avons pris le temps, en amont, d’analyser notre problématique et de l’étudier », avance le docteur Gilbert Bou Jouadé. « Le CBD est un outil complémentaire qui peut aider certaines personnes. Je ne saurais dire s’il est intéressant d’en consommer mais si on est tenté, alors l’essentiel est de tester, d’évaluer et de décider : « Est-ce une bonne chose pour moi ? » », conclut-il.

Encore une fois, le CBD se place comme un soutien, un allié, mais pas un traitement médical. Il n’aura pas les mêmes effets selon chaque individu. Bénéfique pour certaines et certains, il sera moins utile pour d’autre. L’important est de s’écouter et, pourquoi pas, d’essayer !

Vous cherchez un CBD Shop ou un point de vente Greenboyz ? Consultez la liste de nos boutiques et corners, de Saint-Maur à Narbonne !

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Mon nouveau magasin CBD à Paris [Témoignage]

Mon nouveau magasin CBD

Mon nouveau magasin CBD à Paris [Témoignage]

Mon nouveau magasin CBD… Paris, une ville qui vit à 100 à l’heure. Travailler dans la capitale, c’est devoir subir de multiples agressions tout au long de la journée. Il faut être toujours au top pour affronter la routine métro-boulot-dodo. Et ce n’est pas toujours une partie de plaisir. Quand j’ai débarqué dans la capitale en 2015, j’étais très enthousiaste. J’avais décroché un excellent poste et je me faisais une joie de rejoindre une ville aussi dynamique que Paris. Pourtant, on m’a rapidement prévenu : « Attention, la vie parisienne est parfois difficile ! » Mes nouveaux collègues m’ont vite paru épuisés. Des cernes, du stress, de l’anxiété, un mauvais teint… Puis, petit à petit, des burnouts, des arrêts de travail. Et des confessions au détour d’une pause-café sur la difficulté de conjuguer vie de famille, vie sociale et vie professionnelle.

À la découverte du CBD à Paris

« Paris est parfois une ville merveilleuse et parfois elle te dévore et t’épuise », m’a dit une collègue un jour. Après quelques mois de travail, une heure et demi passée dans les transports en commun, notamment le métro, tous les jours, j’ai vite compris. J’ai commencé à ressentir beaucoup de fatigue. Je dormais mal, je ne me reposais que très peu. J’avais toujours l’impression d’avoir de l’huile sur le feu quelque part ! Après réflexion, j’ai compris que tout cela était dû au stress du quotidien. Entre le métro et le travail, les horaires, les délais, les retards, les imprévus, j’étais tout le temps « au taquet ». Je vivais de plus en plus mal mes déplacements en transports en commun. Petit à petit, je sentais ma santé vaciller tous les jours un peu plus et je n’avais aucune idée de comment réagir.

Je n’étais pas malade, je n’avais pas besoin de médicament. J’ai tenté le sport, de changer certaines habitudes. Mais mes sorties running sur mon peu de temps libre m’épuisaient encore plus car je n’arrivais pas à bien récupérer de mes séances. Et le cercle vicieux s’est engagé. Je me suis mis à angoisser à force de me sentir mal dans ma peau. J’ai vraiment pensé à ce moment-là à quitter Paris. Mais au détour d’une promenade dans le 14e arrondissement, où je commençais à avoir mes habitudes, je suis tombé sur une petite boutique qui a attiré mon attention. Un magasin CBD, au pied de la station de tram Jean Moulin et de la Porte de Châtillon. J’avais déjà entendu parler du CBD, mais je n’y avais jamais prêté attention. Je n’ai jamais consommé de cannabis, alors j’ai gardé mes distances dans un premier temps.

Le cannabidiol, c’est quoi au juste ?

De ce que je savais, on vantait les vertus du CBD pour se débarrasser de certains maux du quotidien. Bien qu’en temps normal, j’aurais passé mon chemin, ma curiosité l’a emporté et je suis entré dans ce CBD Shop. J’ai expliqué à Alex, qui m’a gentiment accueilli, mes soucis. Il les a tout de suite compris. Il faut dire que je ne suis pas le seul dans ce cas à Paris ! En quelques minutes, Alex a comblé mes lacunes. Le cannabidiol (c’est le nom complet du CBD) peut m’aider au quotidien. Ce n’est pas un remède miracle, mais un potentiel soutien pour combattre le stress et l’anxiété. Donc, à terme, l’espoir de mieux dormir, d’être capable de reposer mon esprit de temps à autre. Puis, sans détour, Alex m’a aussi prévenu que les cannabinoïdes (car il en existe beaucoup), n’agissent pas tous de la même façon sur chaque individu.

Alors, qui ne tente rien n’a rien. Aucun effet psychoactif ou addictif, rien à voir avec le cannabis illégal, donc rien à perdre à essayer finalement ! Et puis, dans cet agréable magasin CBD, je me suis senti en confiance, considéré et bien conseillé. Je ne connaissais rien aux fleurs et résines, mais je possédais un petit vaporisateur de poche. J’ai choisi une variété de chaque, pour tester. Cependant, je me suis plus intéressé à l’huile de CBD. Un mode d’administration facile et des effets rapides, c’est ce qui me fallait. J’ai quitté le CBD Shop d’Alex impatient de tester mes achats, mais tout en me disant que « ça ne me ferait rien ». Chez moi le soir, j’ai goûté une résine et, sans m’en rendre compte, j’ai passé une bonne soirée.

Mon magasin CBD préféré à Paris !

Le lendemain, après trois gouttes d’huile de CBD sous la langue, j’ai débuté ma journée de travail. J’ai répété l’opération à deux autres reprises, en début d’après-midi et avant de dormir. Le temps que mon corps s’habitue au cannabidiol, je n’attendais pas d’effet avant deux semaines de prise d’huile. Il a fallu faire preuve d’un peu plus de patience. En effet, c’est au bout de trois semaines que j’ai ressenti les premiers bénéfices du CBD. Le soir, il me relaxe et me permet de passer une meilleure nuit, plus reposante. En journée, il m’apaise face aux agressions du travail, du métro. Je me sens beaucoup moins stressé, plus léger. Et au travail, on me dit que j’ai une meilleure mine.

Avec Greenboyz et le magasin CBD d’Alex, j’affronte beaucoup mieux mon quotidien. Moi qui n’en attendais pas grand-chose, je suis devenu un inconditionnel du CBD Shop du Boulevard Brune dans le 14e arrondissement de Paris. J’ai découvert de nouvelles saveurs avec les fleurs et les résines, tandis que l’huile m’apporte beaucoup au jour le jour. Tout n’est pas parfait, mais le cannabidiol est un bel atout dans mon cas personnel. Et grâce au site de Greenboyz, mais aussi aux bons conseils en magasin, je trouve toutes les réponses dont j’ai besoin. Alors je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour au Greenboyz CBD Shop Paris 14. Qui ne tente rien n’a rien ! Vous pourriez avoir une bonne surprise, avec en prime d’excellents produits !

Un grand merci à Benjamin pour son témoignage !

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L’essor du CBD en 2021 : une ascension fulgurante

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L’essor du CBD en 2021 : une ascension fulgurante

Depuis l’arrêté européen de novembre 2020, le CBD est en plein essor. La décision de la cour européenne dans l’affaire Kanavape a ouvert un nouveau marché dans lequel beaucoup se sont engouffrés. Et ces derniers mois, on voit fleurir les CBD Shops à toute vitesse, aux quatre coins du pays. Les produits à base de cannabidiol se vendent dans les grandes villes comme dans les plus petites communes. Et de nouvelles réglementations vont permettre de localiser la chaîne de production. Après avoir pris le microscope pour faire le point sur la croissance de Greenboyz ces douze derniers mois dans un précédent article, regardons maintenant le marché français dans son ensemble. Et ce, alors qu’il est à l’orée d’une nouvelle ère. Petit bilan ensoleillé avant un futur radieux malgré quelques derniers nuages.

L’essor du CBD en France, fulgurant et global

C’est sans conteste la star de cette année 2021 ! Le CBD est partout. En quelques mois le chanvre bien-être s’est offert une place de choix dans nos centres-villes. C’est grâce à la décision de la Cour européenne de justice, en novembre 2020, que le CBD a connu un véritable essor en France. Pour rappel, l’affaire Kanavape a donné un nouveau visage au cannabidiol dans notre pays. Après une très longue bataille juridique, l’entreprise de cigarettes électroniques vendait des huiles de CBD à vapoter. En 2017, plusieurs mois de prison avec sursis et une amende très salée étaient prononcés à l’encontre des deux gérants. À la suite de l’appel de l’entreprise, on appelait l’Europe à la rescousse pour arbitrer cet épineux dossier. Celle-ci déclarait alors illégale « l’interdiction de commercialisation de produits à base de cannabidiol en France » dans une décision de novembre 2020.

Ainsi débutait une nouvelle ère pour le CBD. Dès mars 2021, Les Echos évoquaient dans un article le nombre de 400 CBD Shop en France. Une croissance fulgurante et continue. Cela a déclenché un véritable boom du secteur dans l’Hexagone », expliquait alors Ludovic Rachou, président de l’UIVEC (Union des industriels pour la valorisation des extraits de chanvre). « La croissance du chiffre d’affaires est impressionnante. Depuis le début de l’année 2021, le secteur a engrangé entre 100 et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires », continuait-il récemment. L’essor du CBD est donc impressionnant. Et cela se voit dans le paysage. Une sortie en ville, c’est l’assurance de croiser une boutique et ses divers produits au cannabidiol. Fleurs et résines, huiles, crème, compléments alimentaires… Le chanvre propose une variété telle que chacun peut y trouver son compte.

Vers une rapide saturation ?

Le marché du CBD, en pleine expansion, serait-il déjà proche de la saturation ? On pourrait le penser. De 400 boutiques estimées en mars 2021, on serait passé à 1700 CBD Shops selon les chiffres de L’Usine Nouvelle et du Nouvel Obs. Et environ 5 000 points de distribution (bureaux de tabac, vape shop), si on en croit toujours l’hebdomadaire. Ce à quoi on assiste ressemble au boum de la cigarette électronique il y a dix ans. Et la densité nouvelle des points de vente pourrait en laisser certains sur le carreau. Ludovic Rachou, dans L’Usine Nouvelle : « Les CBD shop sont partout, aussi bien dans les grandes villes que les toutes petites villes. À cela s’ajoute 2000 pharmacies qui vendent également des produits à base de CBD. »

Pourtant, le Français est encore peu connaisseur du CBD. En juin dernier, une étude affirmait que seuls 8% des Français avaient déjà consommé des produits au cannabidiol. Et 45% de nos concitoyens n’en avaient jamais entendu parler. Un chiffre largement en baisse, alors que le premier tend à grimper. Une idée de ce à quoi ressemblera le futur du CBD en France.

Avec l’essor du CBD, une nouvelle réglementation

La démocratisation du CBD conduit les autorités françaises à modifier la réglementation. L’été a été clément également pour les professionnels. Notamment sur le plan juridique. Deux décisions en cour de cassation permettaient aux acteurs du marché du cannabidiol de consolider leurs acquis. L’arrêté déposé par le gouvernement prévoit de pouvoir relocaliser la production de chanvre destiné au commerce du CBD en France. Plus grand producteur européen de chanvre industriel, la France passe néanmoins sur ses voisins pour l’importation de fleurs de CBD mais aussi de produits finis. Cet assouplissement se révèle donc être une excellente nouvelle. Mais tout ne sera pas si simple pour le CBD…  Et notamment ses fleurs !

Des fleurs de CBD déjà amenées à faner ?

En effet, l’arrêté français prévoit l’interdiction de la vente de fleurs de cannabidiol. « On pouvait s’attendre à une extension de la commercialisation de la fleur française, mais cette décision d’interdire la vente de la fleur est un recul par rapport à l’arrêt Kanavape », estime de son côté Charles Morel, président du l’Union des Professionnels du CBD. Déjà, des recours sont prévus du côté des acteurs du marché. De plus, l’Europe pourrait à nouveau intervenir. Notamment en avançant l’argument du taux de THC dans la plante. Celui-ci, s’il est inférieur à 0,2%, est légal. L’Union européenne prévoit d’ailleurs de le rehausser à 0,3%. La France pourrait donc être amenée à se plier aux injonctions de l’UE. Le gouvernement pousse lui aussi, mais dans le sens inverse, avec ses arguments.

La France peut-elle contrecarrer l’essor du CBD ?

Alors que la décision de l’Europe statue sur la qualité non-stupéfiante du CBD, la France évoque des problèmes d’ordre public pour justifier cette interdiction. La difficulté pour les forces de l’ordre de différencier le CBD du THC serait le cœur du problème. Pourtant, chez certains de nos voisins, le problème a été résolu. La Suisse, par exemple, a équipé ses agents de tests rapides. « Mode d’emploi ?, écrit Le Nouvel Obs. On place quelques brins « d’herbe » dans un petit sachet de plastique épais contenant deux mini-ampoules. Puis, on presse entre le pouce et l’index pour libérer ces réactifs chimiques (hydroxyde de sodium et éthanol). On secoue… et en moins de 30 secondes, le liquide se colore. Rose, c’est du CBD ; bleu c’est du THC ! Simple comme bonjour. »

Dès lors, il sera très difficile pour la France de faire valoir cet argument auprès de la Cour européenne. Si interdiction de vente de fleurs de CBD il y a, des recours seront rapidement déposés. Et avec des exemples forts pour appuyer la chose. Le cannabidiol a donc encore de beaux jours devant lui. Il risque d’être très difficile de lui fermer des portes qu’il a déjà ouvertes.

2022, l’année de la confirmation ?

Mi-octobre se tenait effectivement à Paris le premier salon international du CBD en France. De nombreux exposants et professionnels étaient dans la capitale française. Une manière de rendre encore plus visible et de matérialiser la croissance du marché du chanvre légal. L’année 2022 s’annonce donc passionnante pour les amateurs et les professionnels, tandis que l’essor du CBD ne semble pas en passe de s’arrêter de sitôt. De nouveaux produits et producteurs devraient également apparaître dans le paysage. Avec un aspect de plus en plus local et une agriculture française mise en avant. Pendant ce temps, nos voisins européens ne manquent pas non plus d’imagination et se montrent toujours plus créatifs. Le CBD n’a pas fini de faire parler de lui.

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L’histoire du CBD : les pionniers du cannabidiol

Histoire du CBD

L’histoire du CBD : les pionniers du cannabidiol

L’histoire du chanvre n’est pas récente, contrairement à l’histoire du CBD. Et plus les découvertes scientifiques se font, plus la date de la domestication de cette plante par nos ancêtres recule. « L’histoire évolutive du cannabis a très peu été étudiée », expliquait Luca Fumagalli, de la Faculté de biologie et de médecine de Lausanne, dans un article du Monde. Récemment, pourtant, Luca Fumagalli et une équipe de chercheurs ont décalé dans le temps et dans l’espace la domestication du cannabis. Les premières mentions de la plante remontaient alors à 5 000 avant Jésus-Christ. On la croyait originaire de l’Asie centrale et des versants de l’Himalaya. Dorénavant, c’est la date de -12 000 qu’on retient.

En étudiant les génomes de nombreuses variétés de chanvre, Luca Fumagalli découvrait donc que l’histoire du cannabis était bien plus ancienne qu’on ne le pensait. La plante serait originaire d’Asie de l’est, l’actuelle Chine, et ferait partie d’une des plus anciennes domestiquées par l’Homme. Cette découverte très récente vient enrichir l’histoire du chanvre et, a fortiori, l’histoire du CBD, l’une des molécules les plus communes de la plante avec le THC. Pourtant, si le cannabis et l’homme ont une histoire commune de près de 15 000 ans, la découverte et la connaissance scientifique du CBD a, quant à elle, moins d’une centaine d’années. Plusieurs personnalités ont contribué à ces avancées. Mais qui a écrit l’histoire du CBD ?

Les précurseurs de l’histoire du CBD

Plusieurs chercheurs et scientifiques ont contribué à faire avancer l’histoire du CBD. Une histoire pourtant en retard vis-à-vis de découvertes scientifiques similaires. Mais le XXe siècle, notamment sa seconde partie, fut le témoin de grandes avancées au sujet du cannabidiol. Depuis 1940, on est capable d’isoler le CBD. Les années 1960 ont, quant à elles, permis de mieux comprendre cette molécule. Et sur la base de ces recherches, les nouvelles découvertes se multiplient depuis. Découvrons ensemble quelques grands noms du CBD. Sans elles et eux, nous ne pourrions peut-être pas vous proposer les bienfaits potentiels du cannabidiol, que cela soit sous forme de fleurs et résines ou de dérivés, comme les huiles.

Roger Adams, un tournant dans l’histoire du CBD

Entre 1940 et 1949, Roger Adams, biochimiste américain, se penche avec attention sur le cannabis. Le contexte est pourtant particulier. La plante est déjà diabolisée par les autorités des Etats-Unis et la prohibition se met en place. En effet, dès 1937, sous l’impulsion de Harry Anslinger, le cannabis devient illégal aux USA. Membre éminent du nouveau Bureau Fédéral des Narcotiques (FBN), il met en place l’interdiction dans le pays et demande une mission d’information sur cette plante encore méconnue. Le but : traquer le principe actif du cannabis responsable de l’effet « planant ». Chimiste accompli, Siegfried Lowe charge son ami Roger Adams de la besogne. Et ce dernier, entré à Harvard à seulement 16 ans, fait des merveilles au sein de l’Université de l’Illinois.

Dès 1940, il identifie et synthétise le CBD (cannabidiol) et le CBN (cannabinol). Il identifie également le THC, mais ne l’isole pas directement de la plante. Il le synthétise en modifiant la structure moléculaire d’autres cannabinoïdes. En 1942, il obtient un brevet pour sa méthode d’isolation du CBD. Puis, il reçoit les éloges des autorités dans le La Guardia Report on the Marihuana Problem, en 1944. « Nous sommes redevables au Dr Roger Adams de l’Université de l’Illinois et au Dr H. J. Wollner, chimiste consultant du Trésor américain, pour nous avoir fourni certains des principes actifs de la marijuana. » Entre 1940 et 1949, Roger Adams et son équipe publient pas moins de 27 études dans l’American Journal of Chemistry. Enfin, un an après sa retraite, en 1958, l’American Chemical Society crée le prestigieux prix Roger Adams en l’honneur de son travail.

Raphael Mechoulam, Monsieur CBD

Le CBD doit beaucoup à Raphael Mechoulam. Biochimiste, spécialisé dans les substances végétales, ce chercheur israélien s’intéresse dans les années 1960 au cannabis. « Personne ne s’y était vraiment intéressé, ce qui m’a étonné, déclarait-il à Vice. À l’époque, la morphine avait été isolée de l’opium et la cocaïne de la feuille de coca, mais personne n’avait pris soin d’étudier la composition de la marijuana. » Au sein de l’Université hébraïque de Jérusalem, Raphael Mechoulam est le premier à découvrir, en 1963, la structure exacte du CBD. Celle-ci se compose de 21 atomes de carbone, 30 d’hydrogène et 2 d’oxygène. Cette découverte, comme celle de la composition du THC en 1964, a permis de déterminer que le CBD n’était pas une substance psychotrope. Ainsi, cet état de fait transforme en profondeur les travaux sur le cannabis et toute son industrie.

La porte s’ouvre donc sur d’autres études. Celles-ci vont être menées de par le monde, mais le Dr Mechoulam n’en sera jamais loin. Pourtant, rien ne fut simple. Libération écrivait, en le citant : « Sa prohibition dès 1937 aux Etats-Unis, puis son classement sur la liste des stupéfiants par l’ONU en 1961 « ont imposé des tracasseries dissuasives pour qui voulait avoir du cannabis pour l’étudier ». » Malgré tout, Mechoulam, 90 ans aujourd’hui, est l’auteur de plus de 300 publications sur le cannabis.

Grâce à ses découvertes, l’usage thérapeutique du chanvre est désormais reconnu. En Israël, il en est un acteur majeur, où plus de 11 000 patients ont accès au cannabis. « L’étude de la marijuana inaugurée par le professeur Mechoulam a mené non seulement à une compréhension de ses mécanismes d’action mais aussi à la découverte d’un système physiologique insoupçonné », écrit encore Libération : le système endocannabinoïde. « Il semble être un système majeur de protection de l’organisme, il ouvre des pistes extraordinaires », s’enthousiasmait le chercheur.

Le système endocannabinoïde et ses pionniers

De ces avancées en découlent de nouvelles. En 1988, une équipe de l’Université de St Louis, aux Etats-Unis, découvre que le cerveau d’un rat possède des récepteurs activés par le THC. On doit cette étude au professeur Allyn Howlett et son étudiant William Devane. Ils nomment ce récepteur « CB1 » et se rendent compte qu’il est particulièrement présent chez les mammifères. Ce récepteur du système endocannabinoïde s’avère alors essentiel dans la régularisation de certains processus physiologiques, comme la gestion du stress, de l’humeur, de la douleur… À partir des résultats de Raphael Mechoulam, on a donc compris comment certains cannabinoïdes agissaient sur notre organisme. Mais également que notre corps en produisait.

Ainsi, au fil des dernières décennies, les scientifiques font de nouvelles découvertes. William Devane rejoint Raphael Mechoulam à Jérusalem et, avec Lumir Ondrej Hanus, ils découvrent et isolent l’anandamide en 1992. Ce cannabinoïde est endogène, il est produit par notre corps. C’est un neurotransmetteur, il envoie donc des informations à d’autres neurones via les cellules nerveuses. Avec une connaissance accrue, la recherche sur le cannabis, notamment ses vertus thérapeutiques, devient massive et mondiale. Les publications sur le sujet sont désormais nombreuses, même s’il reste tant à découvrir. Les applications du chanvre et du CBD deviennent multiples et scientifiquement prouvées.

L’histoire du CBD continue

En 80 ans, on a énormément appris sur le cannabis et le CBD. Un retard énorme à l’allumage se comble partiellement. Désormais, le cannabis médicinal se fait une place au soleil dans de nombreux pays, après avoir été largement diabolisé. Parallèlement, l’aspect non psychotrope du CBD en fait un produit de plus en plus populaire. Il se démarque maintenant largement de son cousin massivement interdit, le THC. Et l’avenir lui promet de belles heures, maintenant qu’il a acquis ses lettres de noblesse auprès des scientifiques.

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La rentrée CBD 2021 de Greenboyz : un petit tour d’horizon

Rentrée CBD

La rentrée CBD 2021 de Greenboyz : un petit tour d’horizon

Après une petite année d’existence, Greenboyz a déjà parcouru un long chemin ! La rentrée CBD 2021 marque notre premier anniversaire et, grâce à vous, ces douze derniers mois furent une véritable aventure. Partis de rien, nous continuons d’apposer notre nom au côté de celui du cannabidiol. Ce dernier s’impose quant à lui dans nos vies. Le CBD est désormais partout et rencontre un franc succès. Ses potentiels bienfaits profitent à nombre d’entre vous, vous ne vous y trompez pas. Le moment est donc parfait pour faire un petit bilan de l’année. Côté Greenboyz, comme côté CBD. Les évolutions de la législation, vos variétés préférées, le réseau Greenboyz… Un petit tour d’horizon, alors que nous attendons tous avec impatience la fin d’une crise sanitaire interminable. L’occasion également d’évoquer l’avenir. Un avenir qui s’annonce très… CBD !

Rentrée CBD : comment le cannabidiol s’est imposé dans nos vies ?

Vous ne pouvez plus passer à côté. Les CBD shops et autres boutiques fleurissent aux quatre coins de nos centres-villes. Elles se multiplient depuis plusieurs mois et le cannabidiol se fait un nom et une place chez les Français. Huiles et gélules, fleurs et résines de CBD et autres dérivés du chanvre ont conquis notre quotidien. Il n’existe pas de chiffres précis sur le nombre de boutiques en France. En mars, Les Échos évoquaient entre 400 et 500 CBD Shops dans l’Hexagone. Quatre fois plus qu’en 2019. À l’heure de la rentrée CBD 2021, il est probable que ce nombre soit bien plus important. Ce boum s’explique notamment par l’avis de la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) de novembre 2020. Comme vous pouvez le lire dans un précédent article, cet avis rendu dans le cadre de l’affaire Kanavape a offert un premier cadre de commercialisation du CBD.

Il établit la chose suivante : « Le CBD n’est pas un stupéfiant et peut donc être commercialisé dans tous les pays de l’Union ». Une porte ouverte à la suite d’un flou juridique dans laquelle beaucoup s’engouffrent. Au début de l’été, en France, la Cour de cassation est venue confirmer cet avis dans deux affaires similaires. Enfin, le gouvernement a pris la décision de revoir l’arrêté de 1990 pour offrir un cadre légal au CBD et une véritable réglementation. Le processus de démocratisation du cannabidiol suit donc son cours, cependant chaotique. La France reste globalement en retard sur ses voisins européens sur la question de la considération du cannabis légal. Lentement, les mentalités évoluent néanmoins. Une expérimentation du cannabis thérapeutique a lieu actuellement en France, sous l’égide du ministères des solidarités et de la santé.

Les Français aussi voient le CBD autrement

Si les institutions commencent lentement à porter un regard différent sur le cannabis, les Français ont, quant à eux, appris à connaître le CBD. Une étude de New Frontier Data de 2019 estimait à 6% le nombre de Français ayant déjà essayé le CBD. En juin 2021, ce chiffre grimpait à 8%, à la suite d’un sondage Ifop pour Grams. Si nous accusons toujours un certain retard sur nos voisins européens, la moyenne étant de 16%, les produits au cannabidiol se font de plus en plus communs dans notre pays. Il y a fort à parier que la rentrée CBD 2021 a vu ce chiffre encore augmenter. Car un Français sur cinq se disait récemment prêt à franchir le cap et essayer le chanvre bien-être. Et ce sous forme de fleurs de CBD (21%), d’huiles (20%) ou d’autres produits dérivés comme des crèmes (18%).

La crise sanitaire a probablement donné un autre coup de fouet au marché du CBD. Entre le stress des confinements, les petites angoisses quotidiennes parfois exacerbées par la situation, des maux ou douleurs chroniques, les raisons d’essayer le cannabis légal étaient nombreuses. Le CBD a même, selon les témoignages recueillis par Greenboyz, pu servir de produit de substitution pour certains consommateurs de cannabis illégal à forte teneur en THC. Des Français ont donc pu mettre un terme à une addiction ou lutter contre leurs tracas de tous les jours grâce au soutien du cannabidiol. Meilleur connaissance du produit, commercialisation autorisée et fort intérêt pour les bienfaits potentiels du CBD : tout était réuni pour un franc succès.

Rentrée CBD 2021 : et Greenboyz dans tout ça ?

De son côté, l’équipe Greenboyz était convaincue depuis longtemps par le potentiel du CBD. En se lançant dans l’aventure à l’été 2020, nous avions tracé des grandes lignes desquelles nous ne nous sommes pas éloignés. Nous souhaitions pouvoir vous proposer des produits de très haute qualité, un CBD premium, éthique et biologique. Et votre adhésion à ce projet est totale. Grâce à vous, Greenboyz aujourd’hui, ce sont trois boutiques spécialisées. Nos délicieuses infusions, fleurs et résines de CBD vous attendent dans notre magasin de Paris, au 145 boulevard Brune, dans le 14e arrondissement. Mais aussi à Vincennes, en toute proche périphérie de la capitale. Tout comme à Villecresnes, dans le Val-de-Marne. Trois CBD Shops et une équipe de conseillers experte pour vous accueillir et vous orienter.

Les professionnels sont également de plus en plus nombreux à nous faire confiance. Avec sept Corners Greenboyz à l’heure de la rentrée CBD 2021, nous sommes fiers de pouvoir vous proposer nos produits au sein de dix points de vente physiques. Et ce, bien au-delà de la région parisienne. Si vous pouvez nous retrouver du côté de Clamart, Antony, Saint-Maur-des-Fossés ou Paris, nous vous attendons également à Saint-Lys près de Toulouse, à Narbonne ou encore à Lille. Et Greenboyz ne s’arrêtera pas en si bon chemin à l’approche de 2022 ! Parallèlement, notre web shop remplit parfaitement notre objectif d’information. 25 articles de vulgarisation sur le CBD, d’actualité, de détails sur chaque mode de consommation sont à votre disposition. Enfin, Greenboyz, c’est aussi des dizaines de publications sur les réseaux sociaux, au plus proche de vous.

La saison 2021-2022 du CBD ne fait que commencer !

Vous êtes d’ailleurs de plus en plus nombreux à participer à nos concours. Ayez d’ailleurs à l’œil notre compte Instagram, la rentrée CBD et notre premier anniversaire sont des occasions parfaites pour vous faire gagner de nouveaux cadeaux ! Bien sûr, notre équipe continue de chercher, d’expérimenter, de créer, afin de vous proposer toujours le meilleur du CBD. Notre catalogue va continuer à grandir, toujours avec la qualité Greenboyz au rendez-vous. Vos préférences montrent d’ailleurs que vous appréciez la très grande majorité du catalogue Greenboyz. Si un trio de best-sellers se dessine, avec l’Orange Bud CBG, la Mango Kush et la Super Lemon Haze, les statistiques prouvent une grande variation et amplitude dans vos choix.

La saison 2020-2021 fut donc une année très particulière, mais Greenboyz a su tirer son épingle du jeu à force de travail et de sérieux. Votre confiance a été un moteur pour notre équipe, toujours guidée une éthique sans faille. La prochaine saison d’un feuilleton qui ne fait que commencer s’annonce donc excitante et pleine de surprises. Nouveautés, concours, découvertes… Avec toujours comme mots d’ordre informer, fédérer et démocratiser le cannabidiol et autres cannabinoïdes non psychotropes à gros potentiel. En attendant, toute l’équipe vous souhaite une excellente rentrée, sous le signe du CBD !