Publié le

Un vin au cannabis fait l’unanimité chez les grands chefs français [GREENEWZ]

Un vin au cannabis fait l'unanimité

Un vin au cannabis fait l’unanimité chez les grands chefs français

Fabriquer du vin au cannabis, c’est possible ? Sans problème pour Maxime Bordelot. Dans le vignoble nantais, à La Regrippière, le jeune homme de 33 ans a tenté l’expérience. Et ce n’est pas sa première folie. Déjà, avec son ami Romain Héraud, vigneron à Clisson, il s’était essayé à la création d’un vin houblonné. Une première en France. Un projet « tenté au départ pour rire », sourit Maxime à Presse Océan. « Wine Hop, vin blanc infusé à la fleur de houblon, est sorti des caves en 2020. Dans le même temps, j’ai vu toutes ces boutiques de CBD fleurir partout », et l’idée d’un vin au cannabis a germé.

Pas si fou, après le houblon. En effet, houblon et chanvre ont de nombreuses similarités, ce sont des plantes cousines, avec des fleurs très proches. Pourquoi, dès lors, ne pas tenter la même expérience avec le cannabis ? Celui qui est diplômé en qualité de « sommelier bière » s’est donc lancé dans ce nouveau projet, après avoir créé les bières Duck en 2015 puis passé plusieurs années à trouver la bonne recette pour son vin au houblon.

Ne dites pas « vin au cannabis », mais…

Bien sûr, le cannabis utilisé par Maxime Bordelot est légal, et ne contient que très peu de THC, la molécule psychotrope de la plante. Il utilise plutôt des variétés de CBD. D’ailleurs, pour éviter tout amalgame, cet Ovni de la vigne préfère parler de sa création comme un vin infusé à la fleur de chanvre, et non un vin au cannabis, « qui fait perdre la crédibilité au produit ». Car ce ne sont pas les effets du cannabidiol que Maxime cherche dans son chanvre, mais plutôt les arômes et les saveurs qui donneront un petit plus à sa production particulière.

C’est ainsi que ce vin au cannabis – pardon, au chanvre – est arrivé sur le marché, avec le petit nom de Brume. Mais le lancement a été difficile. Commercialisé mi-décembre 2021, le producteur subit alors l’arrêté ministériel sur la vente de CBD. « Le 30 décembre, le gouvernement prenait un arrêté prohibant toute détention et cession brute de feuilles et fleurs de chanvre ! Un mois plus tard, le Conseil d’État suspendait la mesure d’interdiction », raconte-t-il. Mais aujourd’hui, ses vins séduisent de plus en plus, au point d’être déclinés en cinq cuvées différentes.

Du vin au cannabis, mais lequel ?

Mais comment s’y prend Maxime Bordelot ? « Le procédé est toujours le même. J’utilise des fleurs naturelles françaises – il en existe une trentaine de variétés – notamment celles d’un chanvrier de Saint-Mars-de-Coutais (Loire Atlantique) », explique-t-il. De la Lemon Ice, au goût citronné, de la Cherry Haze, évoquant la cerise et les fruits rouges… « Quand j’en ai parlé aux anciens vignerons, ils m’ont pris pour un fou. Et puis j’ai fait des dégustations à l’aveugle sans leur dire et ils ont trouvé ces saveurs citronnées très flatteuses. “C’est vachement bon”, m’ont-ils dit ! »

De quoi donner envie de plus, comme ses deux nouveautés de l’été. « Brume blanc, que je travaille avec du melon blanc, cépage de notre territoire, et un assemblage de trois fleurs. Et Brume rouge, à base de cabernet franc. Le premier se marie très bien avec les plats épicés, le second avec les raclettes et viandes rouges. Il n’y a pas une cuvée avec un vin de moins de 36 mois sur lie. Je vais là où c’est le meilleur pour les matières premières. Et je revends le chanvre, après filtration, à des cuisiniers qui en font des marinades ou agrémentent leurs plats. »

Reconnu par le Collège culinaire de France !

Le succès est au rendez-vous, y compris chez les restaurateurs les plus estimés. « Le resto gastronomique du Château de Maubreuil à Carquefou le sert en accord mets vins, cet été, avec l’entrée petits pois, fraises blanches, menthe, balsamique blanc. Je suis aussi allé voir le chef étoilé Éric Guérin qui travaille avec des fleurs de chanvre. L’équipe de sommeliers de La Mare aux oiseaux a été séduite par le produit », se réjouit Maxime Bordelot.

Mais la plus grande reconnaissance restait à venir, quand il s’est vu décerné le titre de « producteur artisan de qualité » pour son vin au cannabis. Et pas par n’importe qui ! « Il est décerné par le Collège culinaire de France, constitué de 23 chefs français, parmi lesquels Georges Blanc, Alain Ducasse, Alain Dutournier, Thierry Marx ou Anne-Sophie Pic. Je rejoins ainsi les vignerons des prestigieux domaines Luneau-Papin, Éric Chevalier et Landron pour la Loire-Atlantique. Un véritable honneur ! »

 

 

Bannière Sugar Bomb Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Légaliser le cannabis, un non-sens et une « grave faute sanitaire » ? [GREENEWZ]

Légaliser le cannabis, une erreur ?

Légaliser le cannabis, un « non-sens et une grave faute sanitaire » ?

Si la France décidait de légaliser le cannabis, commettrait-elle une « erreur irresponsable » ? C’est l’avis de deux médecins, les Professeurs Jean-Pierre Goullé, toxicologue, et Jean-Paul Tillement, exprimé dans une tribune publiée par Le Quotidien du Médecin. Alors que des voix s’élèvent au plus haut niveau de l’État, notamment au Sénat et à l’Assemblée, pour étudier les questions de légalisation et/ou dépénalisation de la plante consommée de manière récréative, ces deux membres des académies nationales de médecine et de pharmacie se placent à l’opposé.

Une prise de parole qui fait donc suite à celle d’un groupe d’une cinquantaine de sénateurs français, à la rentrée 2022, affirmant dans Le Monde que « légaliser le cannabis donnera les moyens d’agir plus efficacement pour protéger davantage nos citoyens », alors que plus de 18 millions de personnes disent avoir déjà expérimenté le cannabis dans notre pays au moins une fois dans leur vie et que 5 millions l’ont fait dans l’année. Ce qui fait du cannabis la substance illicite la plus consommée en France, selon un rapport de l’Assemblée Nationale.

Deux médecins vent-debout contre la légalisation

Les Professeurs Goullé et Tillement, eux, ne sont pas du tout de cet avis. Ils estiment que légaliser le cannabis ne protègera pas les Français, comme le pensent les sénateurs, et « certainement pas leur santé ». Ils jugent que « cette proposition va manifestement à l’encontre d’une protection sanitaire », mais pas seulement. Les deux médecins battent en brèche les arguments avancés en matière de santé, mais aussi au niveau social ainsi que sur le plan criminel. Bien sûr, en tant que professionnels de la santé, leur volonté de tenir la population éloignée de produits stupéfiants, addictifs et psychotropes est logique. Mais tous leurs arguments ne se valent pas.

Les groupes criminels resteront… criminels

« L’idée que légaliser le cannabis permettrait d’avoir la « paix dans les quartiers » est un leurre car les trafiquants se sont déjà investis dans la vente de toutes les autres drogues », écrivent Goullé et Tillement. Il est vrai que les activités des groupes criminels et du grand banditisme ne cesseront pas avec une légalisation du cannabis. « Il semble que les activités des groupes criminels transnationaux n’aient pas fondamentalement été remises en cause », indiquait l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dans un rapport de 2017, complété en 2021, réalisé à la suite de la légalisation aux États-Unis.

Un « effet de report » vers d’autres drogues est « possible », juge Danièle Jourdain-Menninger, ancienne présidente de la Midelca.  » »Dans la mesure où il s’agit de réseaux mafieux », elle estime qu’il est logique d’envisager pour certains un recentrage  »autour d’autres activités illicites » », écrit LCI. Un fait inhérent à ces groupes criminels. Car « rien n’a démontré qu’il y avait un transfert de consommation et de trafic du cannabis vers la cocaïne et autre drogue ».

Légaliser le cannabis, un « marchepied » vers d’autres drogues ?

S’il ne semble pas y avoir de véritable « report » des trafics, le marché noir du cannabis resterait majoritaire dans les pays qui ont légalisé, estiment les deux professionnels de santé. « L’idée d’un cannabis d’État légalisé à l’image du Canada, avancé également comme un argument pour la légalisation, est aussi un autre leurre car le marché illicite reste encore majoritaire dans ce pays », font-ils remarquer. C’est faux, selon Statistique Canada qui, après quatre ans de légalisation, estime le poids du marché légal à 68%, avec pour objectif d’atteindre 80% en 2028.

« L’argument de légaliser le cannabis pour « protéger la société » est non seulement un leurre, mais aussi un total non-sens : le cannabis est le marchepied de la diffusion massive des autres drogues qui apparaissent », pestent les Pr. Goullé et Tillement. Un point de vue difficile à prouver. Professeure à l’école d’économie de Toulouse, Emmanuelle Auriol « a constaté l’absence totale de « l’effet passerelle ». Une théorie selon laquelle la consommation de cannabis serait un tremplin conduisant à d’autres drogues, potentiellement plus nocives ou addictives. Il n’en est rien. On n’assiste pas à une demande en hausse pour l’héroïne, la cocaïne ou d’autres substances du fait de légaliser le cannabis », note LCI.

Des arguments sur la santé qui se comprennent

C’est sur le point de la santé que les arguments de Goullé et Tillement se comprennent le mieux. Ils ne souhaitent pas voir un autre « fléau », après « le tabac et l’alcool », être légalement commercialisé en France. Avec ce que cela peut impliquer en termes de santé mentale, cognitive, voire de sécurité routière. Mais là encore, il y a quelques raccourcis. « Rappelons que le tabac est responsable de 75 000 décès chaque année et que pour consommer du cannabis, il faut fumer », affirment les deux professionnels. Pas forcément, pourrait-on rétorquer. Fumer du cannabis mélangé à du tabac est une pratique totalement absente des habitudes hors de France, et notamment en Amérique du Nord.

Reste effectivement que ce mode de consommation par combustion est nocif. Mais légaliser le cannabis permet également de proposer d’autres produits, à inhaler, ingérer, comme des huiles, des produits de vape, ou des vaporisateurs. Le débat reste ouvert !

 

Bannière pub California CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Cannabis et santé mentale : les jeunes LGBTQ+ s’expriment en photos [GREENEWZ]

Cannabis et santé mentale

Cannabis et santé mentale : les jeunes LGBTQ+ s’expriment en photos

À Montréal, les enjeux de cannabis et santé mentale parmi la jeunesse LGBTQ+ du Québec s’exposent en photos. À la base de ce projet d’exposition, Oliver Ferlatte, professeur à l’école de santé publique de l’université de Montréal et chercheur au centre de recherche en santé publique. Son idée ? « Poser un regard nuancé sur la consommation de cannabis et la santé mentale chez les jeunes de la communauté LGBTQ+ et prioriser leur perspective », écrit l’université de Montréal sur son site internet.

Pour cela, Olivier Ferlatte a invité 46 jeunes LGBTQ+ âgés de 15 à 24 ans à « partager en photos (et en citations) leurs opinions sur leurs enjeux de santé mentale et leur consommation de cannabis ». L’exposition photographique sur le lien cannabis et santé mentale s’axe autour de quatre thèmes principaux : « l’utilisation de cannabis pour s’apaiser, l’utilisation de cannabis pour réfléchir et faire de l’introspection, les effets négatifs de la consommation, et les enjeux de santé mentale ». De là se dévoilent des questions portant sur l’anxiété, la sexualité, l’exploration du genre, la perte de contrôle ou la gestion des effets négatifs de la consommation.

Cannabis et santé mentale, un sujet « complexe »

Une quarantaine de photos sont exposées à la galerie La P’tite Porte à Montréal. L’objectif premier étant de donner la parole à la jeunesseLGBTQ+, en offrant un coup de projecteur sur leurs questionnements, leurs réponses et leurs espoirs. « Ce sont des jeunes qui consomment du cannabis et qui ont des enjeux de santé mentale. […] Mais c’est complexe. La personne peut se tourner vers le cannabis pour gérer ses problèmes de santé mentale qui sont souvent liés à de la stigmatisation, de la discrimination, que peuvent vivre ces jeunes dans leur environnement », explique Olivier Ferlatte.

« Dans ce contexte-là, on a demandé aux jeunes de prendre des photos qui reflètent leurs diverses expériences, et c’est ce qui est présenté dans cette exposition-là », où se mêlent donc cannabis et santé mentale. « On invite les gens à venir découvrir les perspectives de ces jeunes. Ces jeunes LGBTQ+ se tournent vers le cannabis de manière à se libérer des normes sociales et pouvoir vivre leur identité sexuelle ou de genre », ajoute le chercheur.

Casser les préjugés sur le cannabis et sur la jeunesse LGBTQ+

Pour le laboratoire de recherche communautaire, dont fait partie Olivier Ferlatte, l’exposition a pour autre but de « déconstruire les stigmas (clichés/préjugés, ndlr) liés aux enjeux de santé de mentale et à la consommation de cannabis et, d’autre part, réfléchir à des moyens pour améliorer et adapter les services de santé offerts aux jeunes 2S/LGBTQIA+* ». Les chercheurs ajoutent : « Les photographies invitent à une remise en question des normes cadrant les discours sur la santé mentale des personnes 2S/LGBTQIA+ », le tout dans un environnement « sans jugement ».

Et la déconstruction d’idées reçues est arrivée très vite dans le projet. « On était loin des stéréotypes normalement véhiculés sur les jeunes qui consomment », explique Olivier Ferlatte. « Ce n’était pas pour se  »geler » (se défoncer, ndlr) ou  »s’échapper », mais la consommation leur permettait de faire de l’introspection, de réfléchir à leur identité de genre ou sexuelle. C’est ce qui nous a surpris et qu’on ne voit pas dans les recherches habituelles sur les jeunes et le cannabis. » Un lien bien perceptible associe donc cannabis et santé mentale chez les jeunes de ces communautés.

*2SLGBTQ+ est un acronyme pour diverses orientations sexuelles et identités de genre, comme bispirituel, lesbienne, gay, bisexuel, transgenre, queer ou en questionnement et d’autres orientations sexuelles et identités de genre. 

Adapter l’aide aux enjeux des jeunes LGBTQ+

« On espère sensibiliser les intervenants pour adapter les services en santé mentale pour rejoindre cette population de jeunes qui vit avec des enjeux qui ne sont pas les mêmes que pour des jeunes qui ne sont pas LGBTQ+. On le répète, ces jeunes peuvent vivre avec des problèmes de discrimination, de stigmatisation que d’autres jeunes n’ont pas à vivre », appuie Olivier Ferlatte.

Le cannabis est donc un biais pour considérer les problèmes que peuvent vivre ces jeunes, et cette exposition entre cannabis et santé mentale le démontre parfaitement. C’est en partant de leur consommation qu’il est possible de jeter un regard plus large sur le vécu de nombreuses personnes, avec à terme l’ambition de pouvoir mieux aider et protéger cette jeunesse.

Cannabis et santé mentale : pour en savoir plus…

 

 

Bannière pub Green Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Des cellules de cannabis clonées et cultivées dans un bioréacteur ? [GREENEWZ]

Des cellules de cannabis cultivées en Israël

Des cellules de cannabis clonées et cultivées dans un bioréacteur ?

Une entreprise israélienne affirme pouvoir cloner et cultiver des cellules de cannabis. Une méthode qui permettrait d’obtenir une substance contenant tous les principes actifs du cannabis, en offrant une stabilité du produit, ainsi qu’une puissance et une efficacité décuplées. Cette méthode pourrait entraîner la mise à disposition du public les avantages médicaux que présente le cannabis sous une forme moins coûteuse en termes de production, mais aussi d’impact environnemental.

C’est la société BioHarvest Sciences qui a imaginé cloner des cellules de cannabis. « Nous ne faisons absolument pas pousser la plante », explique son directeur général, Ilan Sobel, au Times of Israel. L’idée consiste simplement à « répliquer » des cellules de cannabis extraites d’un plant dans de grands réservoirs appelés « bioréacteurs ». Et ce, dans le but de produire un nombre important de cellules identiques. Celles-ci pourraient ensuite servir l’industrie médicale et pharmacologique en proposant un produit extrêmement stable.

Un contrôle total sur la production

Selon la firme israélienne, la méthode mise en place présente de nombreux avantages. « Nous cultivons les cellules de cannabis dans de gros bioréacteurs en seulement trois semaines, quand il en faut 14 à 23 pour le cannabis habituellement », continue Ilan Sobel. Mais ce n’est pas tout. « Notre technologie permet également d’augmenter de manière significative les niveaux de substances actives en pourcentage de poids, c’est-à-dire en taux, en comparaison à ce qu’on trouve normalement dans les plants. »

« En adaptant les conditions spécifiquement auxquelles les cellules de cannabis sont exposées, nous sommes en mesure de créer les compositions différentes désirées en matière de principe actif. Ce qui signifie que nous pouvons augmenter ou réduire les taux de cannabinoïdes présents », décrypte le patron de BioHarvest. Avec un environnement de culture tel, plus d’inquiétude concernant de possibles contaminations lors de la culture ou des récoltes trop différentes en termes de taux de cannabinoïdes. Obtenir des niveaux constants et stables de cannabinoïdes est en effet un véritable casse-tête dans la culture classique du cannabis. Cette méthode pourrait donc résoudre ce problème.

À quoi ressemblent ces cellules de cannabis clonées ?

Mais cloner des cellules de cannabis et les cultiver dans un bioréacteur, à quoi ça ressemble ? « La biomasse qui sort du réacteur est un amas de cellules identiques à celles qu’on trouve dans le cannabis classique. Il n’y a aucune modification génétique », continue Ilan Sobel. Si on devait, visuellement, trouver un comparatif, on pourrait dire que cette biomasse ressemble… à une sorte de crumble ! Cette matière peut ensuite être transformée en produits à fumer, en pilules, en gouttes, ou encore en chewing-gum pour les patients à qui elle est destinée.

Autre avantage, la biomasse peut couvrir l’intégralité du spectre du cannabis. On y retrouve tous les composants chimiques de la plante, c’est-à-dire une large variété de cannabinoïdes, mais aussi des terpènes ou des vitamines. « Il y a, dans notre composition, une importante quantité des deux cannabinoïdes majeurs, le CBD et le THC, ainsi que des quantités significatives de ce qu’on appelle des cannabinoïdes mineurs », comme le CBG par exemple.

Une avancée majeure pour le secteur médical ?

Pour le  patron de BioHarvest, l’impact de son innovation pourrait être « époustouflant » sur le marché du cannabis. Il estime que ses cellules de cannabis peuvent être jusqu’à douze fois plus efficaces que ce qui est récolté actuellement. Si le projet fonctionne comme prévu, le prix des produits pourrait être plus faible pour les patients, grâce à une production moins contraignante et moins risquée. Selon les calculs de l’entreprise, chaque kilowatt d’électricité produit huit fois plus de substance dans le bioréacteur que dans une plantation. Et les exigences en matière de terre réduites de plus de 90%.

« Ce qui est important ici, c’est que nous pouvons rendre le cannabis et le chanvre beaucoup plus utiles que ce n’était le cas auparavant, et à un moindre coût en matière de ressources planétaires. C’est une solution de bien-être durable, une solution susceptible d’apporter une contribution réellement inspirante au monde », conclut un Ilan Sobel très enthousiaste.

 

Bannière pub California CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Les femmes s’ouvrent au cannabis et veulent en savoir plus [GREENEWZ]

Les femmes s'intéressent aussi au cannabis

Les femmes s’ouvrent au cannabis et veulent en savoir plus

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à montrer leur intérêt pour le cannabis et, notamment, pour ses effets sur la santé et le bien-être. C’est ce que révèle une très récente étude menée aux États-Unis auprès de 1000 femmes américaines majeures. Au pays de l’oncle Sam, le cannabis se démocratise de plus en plus, avec une opinion publique qui s’ouvre largement sur le sujet. Une large majorité des Américains estime que le cannabis est moins dangereux que l’alcool et la plupart d’entre eux soutient les actions du président Joe Biden, qui a récemment recommandé la grâce pour les personnes condamnées à la suite d’une arrestation en possession d’une petite quantité de cannabis.

Avec le sondage mené uniquement auprès de femmes par la marque Blissiva, on apprend que 62% des personnes interrogées se disent « curieuses au sujet du cannabis ». Un chiffre qui augmente chez les plus jeunes. Les « millennials », aussi appelés génération Y, des personnes nées entre 1980 et 2000, sont 74% à se dire curieuses et montrer leur intérêt pour le cannabis, surtout s’il est possible qu’il améliore leur bien-être et/ou leur santé.

Pourquoi les femmes américaines s’intéressent au cannabis ?

Les premières raisons qui poussent les femmes américaines à s’intéresser au cannabis sont donc de l’ordre de la santé. En effet, 52% d’entre elles se penchent sur un possible usage du cannabis afin de combattre l’anxiété ou des problèmes de santé mentale. Un peu plus de la moitié également, soit 55% pourrait utiliser du cannabis pour soulager des douleurs, qu’elles soient musculaires ou qu’elles soient consécutives de syndromes menstruels ou prémenstruels.

Pour les femmes de la génération X – nées entre 1960 et 1980, l’intérêt se porte en particulier, pour plus d’un tiers des interrogées, sur les bienfaits que pourrait apporter le cannabis sur certains symptômes de la ménopause ou périménopause. La docteure Leslie Apgar, gynécologue obstétricienne explique, du haut de ses 20 ans d’expérience : « À la ménopause, des femmes commencent à remarquer des prises de poids, une augmentation de l’anxiété, des troubles du sommeil, mais ce que la plupart ne réalise pas, c’est que le cannabis peut être très efficace pour traiter ces symptômes et d’autres liés à la ménopause.

Du cannabis aussi pour se détendre

Parallèlement aux questions liées à la santé, le cannabis comme outil de relaxation récréative a aussi la cote. Presque la moitié des femmes (47%) dit être ouverte à l’idée de consommer du cannabis plutôt qu’un verre de vin ou une autre boisson alcoolisée lors d’un moment de détente. Pareil ici, les chiffres augmentent avec les plus jeunes générations. 59% des femmes de la génération Z et 61% de celles de la génération Y opteraient plutôt pour du cannabis.

Pour Leslie Apgar, « le cannabis est une bonne alternative à l’alcool, sans calorie ou sucre et qui peut aider dans un moment de détente où on souhaite s’ôter un stress ou une angoisse. Cela peut vous aider à vous détendre et récupérer sans certains effets néfastes de l’alcool ». Elle ajoute : « J’ai remarqué que quasiment tous les consommateurs et consommatrices de cannabis – qu’il soit récréatif ou médical – le font pour soigner quelque chose ou lutter contre quelque chose. C’est important que les gens soient mieux informés. »

L’avis médical est plébiscité

L’avis du corps médical reste important pour la plupart des femmes qui se questionnent sur le cannabis. 63% disent qu’elles pourraient en consommer si leur médecin le recommande et 60% ne voient pas de problème à discuter du cannabis avec le corps médical ou leur médecin personnel. Certains experts poussent donc les patients à s’intéresser à certaines alternatives que peut offrir la plante face à des traitements plus classiques qui n’ont pas les effets escomptés.

« Ne soyez pas découragées, il faut parfois parler à plusieurs professionnels de santé avant de trouver le soutien dont vous avez besoin », rappelle le docteur Apgar. « J’ai l’espoir que de plus en plus de personnes s’intéressent au système endocannabinoïde, qui est le plus primitif de nos systèmes nerveux, et découvrent à quel point le cannabis peut aider leur santé et leur bien-être au quotidien ».

 

Bannière Sugar Bomb Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Le projet allemand de légalisation officiellement dévoilé [GREENEWZ]

Le projet allemand de légalisation dévoilé

Le projet allemand de légalisation officiellement dévoilé

On parle beaucoup du projet allemand de légalisation du cannabis récréatif ces dernières semaines. Car les choses avancent vite chez nos voisins d’outre-Rhin. Alors que le ministre de la santé français, François Braun, s’est déclaré contre la légalisation du cannabis, dimanche 23 octobre, son homologue allemand, Karl Lauterbach, a lui présenté les détails du projet mercredi 26 octobre à Berlin. Deux directions diamétralement opposées pour ces pays voisins et alliés. Mais tout n’est pas fait pour l’Allemagne, car ce texte doit encore être validé par l’Union Européenne.

Cependant, on commence à y voir plus clair dans la façon dont l’Allemagne veut rendre le cannabis légal. Déjà, ces derniers jours, plusieurs rumeurs avaient fuité, notamment sur la mise en oeuvre du projet allemand de légalisation, sur les questions de taux de THC, de quantités autorisées ou encore sur la publicité. Des points qui ont été rapidement démentis outre-Rhin par les autorités. Et la présentation de Karl Lauterbach est venue infirmer ou confirmer certaines de ces tendances.

Le ministre de la santé confiant

Le ministre de la santé, lui, est sûr de son coup. « Je pense que nous sommes bien préparés. Le projet allemand pourrait être un modèle pour l’Europe ». Il espère que « la légalisation aura lieu en 2024 », tout en précisant qu’elle n’autorisera pas tout. « Nous voulons créer un cadre et des conditions claires, avec des limites bien établies », a ajouté Karl Lauterbach. Le ministre de 59 ans souhaite « réguler strictement le marché et en contrôler la totalité ». Le tout en insistant sur une meilleure protection de la jeunesse en mettant l’accent sur la prévention, ainsi qu’une meilleure protection de la santé des Allemands vis-à-vis du cannabis.

« La légalisation du cannabis est nécessaire si nous voulons mettre fin à notre lutte infructueuse contre la criminalité liée à la drogue. La loi réduira également la consommation, notamment chez les jeunes. L’objectif est une meilleure santé et moins de consommation », a résumé Karl Lauterbach sur Twitter.

Les points clés du projet allemand de légalisation

Voici, en un coup d’oeil, les points essentiels du projet allemand de légalisation du cannabis, résumés par le Süddeutsche Zeitung.

  • Le cannabis et sa substance psycho-active principale (THC) ne devraient plus être classés sur la liste des produits stupéfiants.
  • L’acquisition et la détention d’un maximum de 20 à 30 grammes de cannabis récréatif par individu à des fins de consommation personnelle seront exemptés de sanction, quelle que soit la teneur en THC. Un taux de THC limite sera cependant mis en place dans le cadre de la vente légale.
  • La culture privée, ou auto-culture, sera autorisée et limitée à « trois plantes à fleurs femelles par adulte ». Ces plants devront être protégés contre l’accès des enfants et des plus jeunes.
  • La vente de cannabis sera rendue possible dans des « boutiques spécialisées agréées », accessibles uniquement aux personnes majeures de plus de 18 ans, et éventuellement en pharmacie. La publicité pour les produits à base de cannabis sera totalement interdite. Il y aura une limite d’achat et, pour le moment, aucune vente par correspondance. Le commerce sans la licence nécessaire restera interdit et punissable.
  • Un taux de THC plus faible que la limite sera peut-être mis en place pour les moins de 21 ans, « en raison du risque accru de lésions cérébrales liées au cannabis à l’adolescence ».
  • En plus de la taxe sur les ventes, une « taxe cannabis » est prévue dans le projet allemand, basée sur la teneur en THC. L’objectif est un prix final « qui se rapproche du prix du marché noir ».
  • Le cannabis sera en vente sous forme de produits à fumer, inhaler, ingérés sous forme de capsules, et potentiellement en produits à vapoter et en huiles. Les edibles, produits à manger comme les gâteaux ou les bonbons, seront pour le moment interdit.
  • Pédagogie, prévention, conseils, options de traitement sont des domaines qui doivent aller plus loin. Il faudra « mettre en place des programmes d’intervention (…) pour réfléchir sur la consommation des jeunes ».
  • Ces premières années seront scrutées de près. Après quatre ans, la réglementation sera évaluée et, si nécessaire, ajustée, notamment « en matière de santé, de protection de l’enfance et de la jeunesse, et de sécurité routière.

Quelques derniers aspects à régler

Le projet allemand de légalisation du cannabis est donc en marche. Restent évidemment quelques questions à régler, notamment concernant les taux de THC limite dans les produits vendus, les taxes, la production des plantes. Mais avant tout il faut que l’Union Européenne ne soulève aucune objection juridique…

 

Moon Rock CBD pub

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

L’alcool plus dangereux que le cannabis pour 54% des Américains [GREENEWZ]

L'alcool moins dangereux que le cannabis pour les Américains ?

L’alcool plus dangereux que le cannabis pour une majorité d’Américains

Les mentalités changent aux États-Unis et, avec elles, le regard que portent les Américains sur le cannabis, l’alcool et le tabac. Pour preuve, un récent sondage publié par la Monmouth University, dévoilant la nouvelle image qu’ont les habitants des USA du cannabis. Notamment par rapport à d’autres produits courants, au potentiel addictif et destructeur pour la santé, comme l’alcool et le tabac, jusqu’alors bien plus acceptés socialement et culturellement. Un changement de regard qui résulte d’années de légalisation, thérapeutique ou récréative, et des changements engagés récemment par le président Joe Biden.

La tendance est donc au cannabis aux États-Unis. Déjà, un précédent sondage mené par Monitoring the Future avait montré des résultats significatifs. La consommation de la plante est largement en hausse aux USA. Parmi les 5000 Américains de 19 à 30 ans interrogés, 43% ont consommé du cannabis au cours de l’année passée. Une augmentation nette par rapport aux chiffres de 2016 (34%) et 2011 (29%). Gallup, dans une étude similaire, avait montré que plus d’Américains avaient avoué avoir consommé du cannabis que du tabac dans la semaine (16% contre 11%).

Cannabis moins dangereux qu’alcool ou tabac ?

Cette fois-ci, c’est la Monmouth University, basée dans le New Jersey, qui a interrogé des Américains sur l’image qu’ils portent au cannabis, comparé à l’alcool et au tabac. Et les résultats obtenus en disent long. 54% des Américains adultes interrogés estiment que l’alcool est plus dangereux que le cannabis. Et la plupart des sondés, 48%, pense que le tabac est plus dangereux que le cannabis. Pour l’alcool comme pour le tabac, 38% des personnes les voient comme aussi dangereux que le cannabis. 7% estiment que le cannabis est plus dangereux que l’alcool, 13% que le cannabis est plus dangereux que le tabac.

L’opinion publique américaine est donc en train de basculer. La popularité du cannabis après des décennies de prohibition, la démocratisation de la plante avec maintenant une vingtaine d’États des USA à avoir légalisé la consommation récréative, jouent évidemment beaucoup dans la balance. Le cannabis thérapeutique plaide aussi en faveur de la bonne image qu’a de plus en plus le cannabis. De plus, les jeunes Américains s’éloignent d’avantage de la consommation excessive d’alcool et de cigarettes.

L’effet Joe Biden ?

Les récentes déclarations du président démocrate Joe Biden participent également à cette évolution. Ce dernier pousse en effet de plus en plus pour une dépénalisation de la possession de petites quantités de cannabis à usage personnel. Il a par ailleurs demandé aux gouverneurs de gracier les Américains condamnés pour ce genre de délit. Un « grand pardon » engagé notamment auprès des minorités, dont il a été reconnu qu’elles avaient été plus ciblées et persécutées en la matière. Des efforts assez largement soutenus par les Américains, si l’on en croit les résultats de l’étude de Monmouth.

En effet, 68% des personnes sondées jugent qu’il faut dépénaliser la possession de petites quantités de marijuana. Seulement 26% sont contre. Parallèlement, 69% soutiennent l’action en grâce menée par Joe Biden. C’est bien sûr au sein des Démocrates et de leurs soutiens que ces mesures sont le plus plébiscitées. 76% des sympathisants appuient l’idée de dépénalisation, 83% les projets de grâce. Du côté des « indépendants », les soutiens représentent 73% et 71%. Chez les Républicains, la dépénalisation est tout de même soutenue par une majorité (52%), et la moitié des sympathisants interrogés appuient les grâces de Biden, malgré le clivage politique.

Les États-Unis dans le sens de l’histoire ?

« Les différents sondages ont montré que le soutien apporté à la légalisation de la marijuana a constamment augmenté au cours des 20 dernières années », analyse Patrick Murray, directeur de l’institut de sondage de la Monmouth University. « L’action de Biden va dans le sens de ce que pense une grande majorité des Américains ». Parallèlement la vice-présidente Kamala Harris a invité le mois dernier, peu de temps avant les élections de mi-mandat, les Américains à élire des législateurs supportant les réformes sur le cannabis, afin que le Congrès puisse engager une « approche uniforme » sur ce sujet.

 

Bannière pub Green Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Le ministre de la santé contre la légalisation du cannabis [GREENEWZ]

Le ministre de la santé contre la légalisation

Le ministre de la santé s’oppose à la légalisation du cannabis

Cet été, François Braun a remplacé Olivier Véran au poste de ministre de la santé. Médecin urgentiste de 60 ans, il prend ses fonctions le 4 juillet 2022, au sein du gouvernement d’Elisabeth Borne. En acceptant le poste de ministre de la santé, François Braun prend ainsi la relève de son prédécesseur dans des dossiers que l’on connaît bien, comme par exemple l’actuelle expérimentation du cannabis thérapeutique menée en France, et qui prend du retard au grand dam des associations de patients. Son avis plus global sur le cannabis était aussi attendu. Mais le nouveau ministre de la santé ne déroge pas de la ligne tracée par ses prédécesseurs.

Ce n’est pas vraiment une surprise, mais François Braun ne semble pas être un grand fan du cannabis. Il faut dire que la réélection d’Emmanuel Macron et la victoire de son parti aux législatives n’inspiraient rien de bon aux partisans de la légalisation du cannabis. Un parti buté sur de vieilles croyances, des clichés, et un rejet presque total de la plante, comme le démontre l’action constante du ministère de l’intérieur et de son patron, Gérald Darmanin. Qu’il s’agisse de CBD – aux propriétés non-psychotropes, ou du cannabis thérapeutique, le gouvernement prône la prohibition ou avance à tout petits pas…

Un ministre de la santé, une vision arriérée…

Invité de BFM TV dimanche 23 octobre, François Braun était invité à s’exprimer sur deux sujets choisis parmi trois proposés par la chaîne. Et le ministre de la santé a sélectionné celui du cannabis. Il n’aurait peut-être pas dû… « Je ne suis pas, à titre personnel, favorable à la légalisation du cannabis », déclare-t-il en préambule. Pas vraiment étonnant pour ce ministre, qui suit quoi qu’il en pense la ligne tracée par le gouvernement. Mais ses quelques minutes d’intervention sur le sujet vont surtout se conclure par son expérience personnelle et sa vision du cannabis. Et là, le bât blesse.

Voilà la vision qu’a l’actuel ministre de la santé du cannabis. « Quand j’étais très jeune, il m’est arrivé de fumer un joint à une époque où j’avais les cheveux longs, le loden et je roulais en solex », raconte-il. Un cliché qui rappellera à certains leurs années hippie, à d’autres leurs années reggae, mais qui est loin de ce qu’on peut appeler une expertise en la matière. Mais une faculté qu’a tout personnage politique digne de ce nom de donner son avis tranché sur un sujet qu’il ne connaît pas. Et 40 ou 45 ans après ce premier joint, François Braun ne semble pas avoir appris grand-chose sur le cannabis.

Et un discours mensonger

Mais grâce à une pirouette, le ministre de la santé va quand même donner son avis d’expert sur ce qu’est le cannabis aujourd’hui.

« Mais pour repréciser : on ne parle pas de la même chose. On a aujourd’hui du cannabis qui est modifié, qui est extrêmement concentré, qui est dangereux et qui s’apparente plus à des drogues dures qu’à des drogues des années 1970 ».

François Braun, ministre de la santé.

Tant de choses à dire pour une si petite phrase… Le cannabis « d’aujourd’hui » s’apparenterait « plus à des drogues dures » ? À l’heure où la cocaïne est devenu un produit accessible, où l’héroïne, les méthamphétamines et d’autres détruisent à vitesse grand V des vies, est-il responsable de tenir un tel discours ? D’autant plus en France, où l’alcool en vente libre et promu comme trésor national est un véritable fléau. Pour commencer à parler sérieusement du cannabis, il faudrait d’abord engager un discours honnête.

Et puis, de quelles drogues des années 1970 parle-t-on, quand on les compare avec le cannabis de 2022 ? Le LSD, l’héroïne ? Pas sûr qu’il s’agisse là de produits plus soft. Mais entendons les dires du ministre de la santé. Le cannabis peut être dangereux, oui. Rien de surprenant avec le THC, addictif et psychotrope. Entendons que ce THC a des taux plus élevés aujourd’hui qu’ils ne le furent à l’époque. La solution ne serait-elle pas d’en encadrer la production et le commerce ?

Finalement, un vibrant plaidoyer pour la légalisation ?

Finalement, avec ses petites phrases sur le cannabis, le ministre de la santé ne vient-il pas de faire le meilleur plaidoyer pour la légalisation ? S’il estime que le cannabis est « mélangé », avec des ajouts dont on ne connaît pas l’origine, produit dans des conditions que l’on ignore, qu’il est trop fort, trop chargé en THC, mais que cinq millions de Français en consomment sans que les gouvernements successifs ne parviennent à réduire la consommation, enrayer les trafics et les crimes liés, pourquoi ne pas en encadrer tous les aspects, de la production à la commercialisation ?

Difficile, de nos jours, d’entendre le discours du ministre de la santé. Le Canada, où le cannabis récréatif est légal depuis quatre ans, n’est pas devenu un pays de zombies toxicomanes, comme le peuvent être des quartiers entiers rongés par le crack ou la meth. Il faut absolument que les hommes et les femmes au pouvoir fassent évoluer ce discours, pour pouvoir porter un nouveau regard et de nouvelles politiques sur le cannabis, s’ils en ont le courage.

 

Bandeau Huile CBD 40%

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

Snoop Dogg, rappeur, business-man et icône du cannabis [GREENEWZ]

Snoop Dogg, icône du cannabis

Snoop Dogg, rappeur, business-man et icône du cannabis

Quand on parle du cannabis, il n’est pas rare d’entendre le nom de Snoop Dogg intervenir au cours de la discussion. En effet, l’image du rappeur américain a souvent été associé à la « weed », au cannabis, et il faut dire qu’il a tout fait pour que cette plante lui colle à la peau. Entre ses paroles, son look, ses frasques, mais aussi son investissement dans le cannabis légal, Snoop Dogg est devenu une véritable icône dans le domaine de la marijuana. Et chacune de ses apparitions offre une porte d’entrée sur un monde qui devient de plus en plus banal aux États-Unis, où le cannabis prend petit à petit le pouvoir.

Tous les amateurs de hip-hop se souviennent des paroles qui viennent conclure le morceau avec Dr Dre, The Next Episode, prononcées par Snoop Dogg : « Smoke weed everyday ». Et le rappeur, Calvin Cordozar Broadus Jr. de son vrai nom, semble respecter cet adage à la lettre. À maintenant 51 ans, il révélait il y a peu sa consommation monstrueuse. Combien de joints fume-t-il ? « Ça dépend. Quand je tourne pour la télévision, j’en fume environ 15 par jour. Mais quand je fais de la musique, je dirais 25 en moyenne », a-t-il révélé dans le podcast The Marsha Stewart.

Snoop Dogg, entrepreneur cannabique

Mais Snoop Dogg n’est pas seulement célèbre pour ses morceaux dans lesquels il faisait régulièrement l’apologie du cannabis récréatif. Le mouvement de légalisation aux États-Unis, notamment dans les états de la côte ouest, a permis à l’artiste de mettre les deux pieds dans le business du cannabis légal. Il semblait très logique de voir le natif de Long Beach en profiter et utiliser son nom très influent, surtout en la matière ! Dans un premier temps, Snoop Dogg a créé un site internet, Merry Jane, relayant l’actualité liée au cannabis. Et c’est par ce biais qu’il a fait son entrée dans le secteur.

Dès fin 2015, Snoop lançait sa propre ligne de produits au cannabis, baptisée Leafs by Snoop, ou LBS pour les intimes. Fleurs, concentrés, nourriture au cannabis, toute une gamme est proposée à la vente. « C’est un grand honneur pour moi de partager ces produits que j’aime tant avec vous. Des fleurs aux concentrés et aux edibles, tous ces produits ont été choisis par votre serviteur, vous pouvez donc être sûr que c’est le meilleur produit ici bas. C’est une vraie annonce et vous devez venir au Colorado pour l’essayer en premier ! », déclarait-il à l’époque.

Moins d’un an plus tard, l’artiste et business-man s’associait à la firme canadienne Canopy Growth afin de proposer ses produits au nord de la frontière. « Snoop est bien plus qu’un artiste, un entertainer et un entrepreneur, expliquait en 2016 le président de Tweed (filiale de Canopy Growth), Mark Zekulin. Nous sommes ravis d’accueillir une icône de la culture cannabis dans l’industrie canadienne. »

Les délires de Snoop

Bien sûr, avec Snoop Dogg, il fallait aussi s’attendre à quelques délires du rappeur ! On se souvient par exemple de son livre fumable. En effet, avec Snoop Dogg Rolling Words: A smokable Songbook, le Californien proposait ses textes à succès imprimés sur des feuilles à rouler, dans un livre à la couverture de chanvre et donc la tranche pouvait servir de grattoir à allumettes ! Sorti en 2012 en partenariat avec une marque de feuilles à rouler, l’oeuvre est devenu un produit collector et introuvable… si tout n’a pas été fumé !

Plus récemment, Snoop Dogg est apparu à l’occasion du show du Superbowl. Avec ses anciens compères, Dr Dre, Eminem ou encore 50 Cent, il chantait ses classiques à la mi-temps devant des dizaines millions de téléspectateurs. Mais Snoop n’avait pu s’empêcher de faire un petit arrêt au stand. En effet, une vidéo le montre fumant de la marijuana entre deux morceaux, l’air de rien !

Quelques bouffées qui ont permis à certains parieurs de gagner un peu d’argent. En effet, il était possible de miser, avant le match, sur le fait que Snoop Dogg allait fumer – ou non – pendant son show. Pari gagnant !

 

Bannière pub Green Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

La légalisation allemande du cannabis se précise [GREENEWZ]

La légalisation allemande du cannabis se précise

La légalisation allemande du cannabis se précise

Les grandes lignes de la légalisation allemande du cannabis se dessinent. Alors que nos voisins d’outre-Rhin prévoyaient l’arrivée en boutique du cannabis légal pour l’année prochaine, les grandes lignes de ce changement majeur dans la société allemande commencent à se préciser. Pour rappel, l’Allemagne autorise déjà la prescription de cannabis médical, dont peuvent bénéficier environ 200 000 patients. Mais le pays le plus peuplé d’Europe a récemment voulu passer à la vitesse supérieure.

« Mon objectif personnel est que l’année prochaine, nous soyons prêts à vendre peut-être le premier joint légal », déclarait début mai Marco Buschmann, ministre de la justice. Et la légalisation allemande du cannabis pourrait profiter à 4 millions de personnes. Un chiffre pas si élevé dans un pays de 83 millions d’habitants, surtout quand on le compare à la France où l’on trouve 5 millions de consommateurs pour 67 millions d’habitants.

Quelles sont les grandes lignes du projet ?

C’est notamment pour cette raison que l’Allemagne prend son temps pour dessiner les contours de sa future légalisation, à l’étude par la coalition tripartite au pouvoir. Mais les choses commencent petit à petit à se préciser, notamment sur des sujets comme la quantité de cannabis autorisée à la possession, le taux de THC dans les produits légaux, l’âge minimum d’achat, la localisation des boutiques, l’origine des plantes et, bien sûr, la partie financière, avec taxe et impôt.

C’est le ministre de la santé, Karl Lauterbach, qui a récemment précisé les principaux détails de la légalisation allemande du cannabis. Dans un premier temps, l’achat et la possession de 20 grammes de cannabis devraient être globalement dépénalisés et autorisés à partir de 18 ans. Cette limite de possession de 20 grammes devrait s’appliquer quelle que soit l’origine du cannabis et sa teneur en THC, et son respect n’entraînera pas de poursuites. Parallèlement, l’auto-culture serait autorisée à hauteur de deux plants par personne.

Les règles de la légalisation allemande du cannabis

Cependant, le taux maximum de THC dans les produits cannabiques légaux ne devra pas dépasser 15% et ce, afin de prévenir « les lésions cérébrales liées au cannabis ». Et pour la tranche 18-21 ans, ce taux maximum de THC passe à 10%. Mais en principe, le cannabis ne devrait plus être classé comme stupéfiant. Ainsi, pour les mineurs pris en sa possession, « l’impunité s’appliquera également », écrit le Süddeutsche Zeitung. Outre la confiscation du produit, ces mineurs pourraient néanmoins avoir à suivre des stages de prévention.

Concernant les lieux de commercialisation, des boutiques devraient voir le jour. À condition de respecter une certaine distance avec tout ce qui touche à la jeunesse. Impossible, donc, d’ouvrir son commerce à côté d’une école ou d’installations pour enfants et/ou adolescents. Il est également fort probable que la légalisation allemande du cannabis autorise les pharmacies à vendre des produits. Ce afin d’enrayer plus largement le marché noir, notamment dans les zones plus rurales. Des commerces où il est possible de consommer sont également envisagés.

Publicité interdite

Concernant la vente en ligne, « l’éloignement du marché noir serait probablement plus fort si le cannabis récréatif pouvait également être acheté sur internet, qui représente une part importante des transactions », dit également le projet allemand. Mais il sera interdit d’en faire la publicité.

En effet, et dernier point essentiel qui donne la teneur de la future légalisation allemande du cannabis : aucune publicité ou promotion ne sera autorisée. « Le cannabis récréatif sera vendu dans des emballages neutres sans design publicitaire », un peu à la manière des paquets de cigarettes français. De plus, « les incitations publicitaires à l’achat » seront parallèlement interdites pour les points de vente physiques comme sur internet.

Taxes et produits allemands seulement ?

Les produits vendus seront soumis à la taxe classique sur le chiffre d’affaires, mais une « taxe cannabis » sera sûrement mise en place. Selon les possibilités étudiées, « un calcul de l’impôt sur la base de la teneur en THC semble approprié ». Quant au prix des produits, ils devront avoir un tarif « qui se rapproche du prix du marché noir ».

Enfin, l’Allemagne souhaite mettre en place une production nationale de cannabis pour alimenter ce nouveau marché. En l’état des choses, l’importation semble impossible en raison des règles européennes et internationales en vigueur. « Selon cette évaluation provisoire, la demande nationale devrait être couverte par la production allemande », explique le rapport préalable au projet de loi. Et d’envisager plutôt les premières ventes en 2024, l’année 2023 devant être consacrée au vote et à la mise en place du projet de légalisation.

 

Bannière Sugar Bomb Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

À Toronto, du cannabis livré à votre porte par Uber Eats ? [GREENEWZ]

Uber Eats livre du cannabis à Toronto

À Toronto, du cannabis livré à votre porte par Uber Eats ?

Imaginez : à votre porte, un livreur Uber Eats attend avec votre commande de cannabis. Impossible ? Ça sera pourtant bientôt le cas à Toronto, au Canada ! Alors que le pays a fêté les quatre ans de la légalisation du cannabis récréatif, la libéralisation des services va bon train. Il faut dire que selon Statistique Canada, 68% des consommateurs se fournissent maintenant sur le marché légal. Et le gouvernement se frotte les mains : il est passé de 440 millions de dollars canadiens dépensés dans la lutte anti-drogue à 250 millions gagnés par an en taxes et plus de 15 milliards de recettes fiscales depuis quatre ans.

Et pour atteindre 80% d’achats sur le marché légal en 2028, objectif fixé, il faut développer de nouveaux services. Outre un rapport complet sur quatre ans de légalisation, quelques actions se mettent en place, notamment pour faire définitivement entrer le cannabis dans les moeurs, en le considérant comme n’importe quel autre produit. Ainsi, en Ontario, et particulièrement à Toronto, il sera désormais possible de se faire livrer son cannabis à domicile, à la manière d’un repas ou de courses, comme le fait la société Uber Eats.

Uber CannabEats ?

C’est d’ailleurs la célèbre mais controversée société de livraison à domicile qui se chargera d’approvisionner les Torontois en cannabis. La firme a signé un accord avec le monstre Leafly le 16 octobre 2022, permettant à Uber Eats de proposer des livraisons de cannabis à domicile en provenance de trois magasins de Toronto : Shivaa’s Rose, Hidden Leaf Cannabis et Minerva Cannabis. Pour le client, l’expérience sera similaire à une commande de nourriture sur l’application Uber Eats. Mais désormais, le consommateur trouvera une catégorie cannabis intégrée directement dans l’application.

Seule véritable différence avec le service classique proposé par la société, les livreurs. En effet, la loi en Ontario n’autorise pas la livraison de cannabis aux services tiers indépendants. Tous les livreurs de cannabis à Toronto seront donc des personnels des magasins en question, formés par CannaSell, le programme de formation et de certification des détaillants de cannabis de l’Ontario. Un pas de plus pour Uber Eats, qui proposait depuis près d’un an déjà un service « click and collect », permettant de commander en ligne son cannabis avant d’aller le retirer en boutique.

Un accord bénéfique à chacun des acteurs

Pour la directrice générale d’Uber Eats au Canada, Lola Kassim, c’est une avancée logique. « Nous nous associons à des leaders de l’industrie comme Leafly pour aider les détaillants à offrir des options sûres et pratiques aux habitants de Toronto afin d’acheter du cannabis légal à livrer à domicile, ce qui contribuera à lutter contre le marché illégal et à réduire la conduite avec facultés affaiblies », explique-t-elle dans un communiqué de presse. « Au cours des dernières années, nous avons investi massivement dans notre activité de livraison et la sélection a largement augmenté ».

« Nous applaudissons la décision historique d’Uber de s’associer à Leafly. Ce partenariat historique est un pas en avant important pour les marchés canadien et mondiaux du cannabis et sera crucial pour renforcer la crédibilité de l’industrie », se félicite de son côté Charlie Bowman, président d’Hexo, poids lourd de l’industrie du cannabis en Amérique du Nord. « Uber Eats s’est développé rapidement pour devenir une plateforme polyvalente utilisable par diverses entreprises, grandes et petites », se réjouit, quant à elle, Lola Kassim.

Toronto rejoint le reste du Canada

Toronto aura donc rapidement ses livreurs de cannabis. La ville rejoint ainsi les autres provinces du Canada, qui gèrent chacune la façon de distribuer le cannabis légal. L’Alberta autorise la livraison, mais pas par des services tiers comme Uber Eats ou Skip the Dishes. En Colombie britannique, les boutiques peuvent effectuer leurs propres livraisons, et peuvent désormais passer par Pineapple Express, un service tiers. Le Manitoba, la Saskatchewan ou encore le Québec livrent également via leurs organismes propres, comme la SQDC dans la belle province.

Le Canada continue ainsi d’être un acteur majeur dans le monde du cannabis légal, inspirant notamment de nombreux pays à propos de leur future réglementation et en rendant le commerce de la plante simple et rapide d’accès, comme n’importe quel autre produit.

 

Bandeau Huile CBD 40%

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Cannabis thérapeutique : la colère grimpe chez les patients [GREENEWZ]

Cannabis thérapeutique en France

Cannabis thérapeutique : la colère grimpe chez les patients

La France a lancé en mars 2021 sa première expérimentation sur le cannabis thérapeutique. Un projet censé durer deux ans et prendre donc fin en mars 2023. Et qui n’avait pas pour but de prouver les effets thérapeutiques du cannabis, mais d’organiser sa future prescription et distribution auprès de certains patients. « L’objectif principal n’est pas d’évaluer l’efficacité du cannabis thérapeutique mais de valider les conditions d’accès, de prescription et de dispensation », expliquait Nicolas Authier, président du comité de suivi à l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé).

3 000 personnes devaient participer à l’expérimentation à la française du cannabis thérapeutique et les attentes étaient fortes. Mais ces deniers ont récemment appris la prolongation pour un an de l’expérience, jusqu’au printemps 2024. À ce rythme, la France n’est pas près de rejoindre la vingtaine de pays européens déjà engagés sur le sujet, comme l’Allemagne, le Portugal ou encore l’Italie. Et les associations de patients commencent à perdre de patience face à ce que Le Monde nomme un « imbroglio ».

Des justifications floues qui passent mal

Le report à 2024 de la fin de l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France n’est pas encore gravé dans la roche. Mais des députés devraient déposer un amendement en ce sens au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023. Et les débats à l’assemblée sont prévus à partir du 20 octobre. Au ministère de la santé, on explique que « l’expérimentation n’est pas allée aussi loin que prévu, la crise sanitaire qui en a retardé le démarrage l’explique en partie ».

On avance aussi un nombre de patients qui n’a pas encore atteint les 3000, comme prévu initialement. « Les résultats sont insuffisants en termes de patients, pour l’instant, pour avoir des résultats qui sont solides », avance le ministre François Braun. On se questionne aussi sur « le déploiement du produit », ainsi que son « statut ». Parallèlement, le rapport d’évaluation de l’expérimentation du cannabis thérapeutique, remis aux autorités, n’a pas encore été rendu public, accentuant l’impatience et l’incompréhension des associations de patients.

Une expérimentation pourtant déjà positive

« Avec 2 100 patients inclus, le nombre est suffisant pour valider l’efficacité de l’expérimentation », plaide pourtant Nicolas Authier. « 1 400 patients sont encore traités aujourd’hui » et 100 à 200 rejoignent l’expérimentation du cannabis thérapeutique chaque mois. « L’expérience est positive, plusieurs patients voient leurs symptômes apaisés. Certains réduisent aussi les doses d’autres médicaments », témoigne de son côté Laure Copel, cheffe du service des soins palliatifs à Paris, au sein du groupe hospitalier Diaconesses-Croix-Saint-Simon.

« Cela semble améliorer le sommeil, l’appétit, les troubles anxieux. S’il n’est pas un très bon antalgique, c’est un excellent traitement pour le patient douloureux car sa qualité de vie est le plus souvent améliorée », ajoute-t-elle. « C’est une nouvelle classe thérapeutique intéressante qui n’a pas d’équivalent ». Des réserves sont émises cependant quant à l’aspect psychotrope et/ou addictogène de certains médicaments à base de cannabis, mais Nicolas Authier prévient : « On cherche à soulager sans nuire avec des médicaments, pas à faire une légalisation déguisée du cannabis ».

D’autres barrières bloquent le cannabis thérapeutique

Surtout, le président du comité de suivi voudrait « un engagement de la part du ministère de la santé, il est nécessaire de déconstruire toutes ces idéologies, tous ces fantasmes autour de ce produit ». Et les associations de patients de se questionner sur « le volontarisme politique ». Car il semblerait que les désaccords soient nombreux au sein du gouvernement sur le sujet du cannabis thérapeutique. « Le sujet reste clivant au sein même de la majorité, et c’est à se demander si c’est le ministère de l’intérieur ou celui de la santé qui décide », souffle un médecin au Monde.

La colère monte donc chez les malades face à ce temps perdu. « Nous demandons, dès la fin de l’expérimentation, la mise à disposition de médicaments à base de cannabis, conditionnée à une prescription de produits remboursés », explique Mado Gilanton, présidente de l’association Apaiser. « Dans certains centres antidouleur, aujourd’hui, on nous rapporte des temps d’attente de deux ans. Le gouvernement devrait le savoir, lui qui s’est engagé à améliorer l’accès aux soins. Ces patients qui souffrent, combien de temps va-t-il leur falloir attendre encore ? »

 

Bannière Sugar Bomb Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Le marché allemand du cannabis fait déjà des envieux [GREENEWZ]

Le juteux marché allemand du cannabis

Le marché allemand du cannabis fait déjà des envieux

La légalisation du cannabis avance à grands pas chez nos voisins d’Outre-Rhin et le futur marché allemand promet d’être juteux. En légalisant le cannabis à usage récréatif pour les personnes majeures, ce après l’autorisation de l’usage médical, l’Allemagne va devenir, d’ici 2023-2024, l’un des plus gros marchés européens voire mondial en la matière. L’université de Düsseldorf table sur environ 4,7 milliards d’euros de recettes et d’économies cumulées. Un gros gâteau dont certains espèrent bien se tailler une jolie part !

Et pour le moment, tout semble indiquer une libéralisation du marché allemand, et donc la possibilité pour les acteurs étrangers de s’y installer. Et ça n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, notamment au Canada, où les entreprises canabiques lorgnent l’Allemagne. L’avocat allemand Kai-Friedrich Niermann, spécialisé dans le cannabis et co-auteur du rapport sur la future légalisation mené avec Burkhard Blienert – le monsieur drogue du gouvernement – en est convaincu : l’Allemagne adoptera « une approche libérale » dans l’octroi de licences de commercialisation.

Des boutiques canadiennes sur le marché allemand ?

Pour certains, c’est une aubaine. Ne pas voir le monopole de la vente de cannabis donné à des entreprises allemandes ouvre des horizons. C’est notamment le cas pour Raj Grover, fondateur et patron de High Tide, leader nord-américain de la vente de cannabis au détail. « Notre intention est d’établir une présence en Allemagne dès que la légalisation fédérale aura lieu. Notre objectif est d’y être présent dès que possible et de devenir l’un des leaders du marché allemand », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à BusinessCan.

« Nous sommes les plus grands détaillants non franchisés avec 140 sites au Canada et nous gardons un œil très attentif sur la législation allemande. Nous sommes très enthousiastes à l’idée de pouvoir apporter notre concept de magasin de détail Canna Cabana en Allemagne », continue, ambitieux, Raj Grover. Et les choses avancent bien pour le boss de High Tide, qui déclare que des négociations et des discussions sont déjà en cours avec une « douzaine de partenaires potentiels », dont trois à quatre sont déjà implantés sur le marché allemand.

De l’expérience à revendre

Deux options s’offrent à Raj Grover : « Nous allons soit le faire à 100% par nous-mêmes, soit former un partenariat avec un acteur stratégique du cannabis en Allemagne sous la forme d’une co-entreprise. » Quoi qu’il en soit, le PDG du groupe canadien est déterminé. « Nous avons discuté avec de nombreux acteurs majeurs dans des domaines variés. Les entreprises allemandes qui souhaitent travailler avec nous sont très intéressées », se réjouit-il déjà. « Notre intention, c’est d’être en Allemagne. C’est un marché essentiel pour nous. »

Pour ce tout nouveau marché allemand du cannabis, Raj Grover s’appuie sur l’expérience d’High Tide, notamment au Canada. Un plus qui lui permettra de rapidement s’implanter. « Quand la légalisation a eu lieu au Canada, nous avons été un des premiers magasins à ouvrir », se félicite-t-il. Et en plus de ses 140 boutiques Canna Cabana, la société est très présente sur le marché des accessoires, avec une belle emprise aux États-Unis. Et le capital de High Tide s’en ressent. Les résultats du 3e trimestre 2022 font état de revenus records de 95,4 millions de dollars canadiens, une hausse de 98% par rapport à l’année dernière.

La bataille va faire rage pour s’emparer du marché allemand

Avantage de plus pour la firme « cannadienne », elle est déjà présente en ligne sur le marché allemand, par l’intermédiaire du CBD. Outre-Rhin, les investissements vont bon train dans le secteur du cannabis, de grands groupes internationaux placent leurs billes dans des entreprises allemandes, qui approvisionnent déjà pour certaines le marché du cannabis médical. Celui-ci compte près de 200 000 patients, mais pour High Tide, ce n’est pas l’objectif.

« Nous n’avons aucun intérêt à poursuivre la voie du cannabis médical », affirme le PDG. Notre objectif est d’établir des enseignes de plain-pied et nous attendons de plus amples détails sur ce que seront les règles. » Pour l’avocat Kai-Friedrich Niermann, elles seront les suivantes : « Selon toute vraisemblance, il n’y aura pas de plafond, de sorte que les magasins de vente au détail de cannabis seront probablement autorisés en nombre suffisant, même dans les centres-villes ». Que la bataille commence !

 

Bannière pub Fleur CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

Le cannabis au Japon va-t-il trouver sa voie ? [GREENEWZ]

Le cannabis au Japon

Le cannabis au Japon va-t-il trouver sa voie ?

Diabolisé par les Américains après la seconde guerre mondiale, le cannabis au Japon est-il en train de trouver sa voie ? L’archipel, qui partage pourtant une longue histoire avec le chanvre, punit sévèrement la possession et la vente de cannabis. Mais la plante pourrait faire son retour sous sa forme thérapeutique. C’est en tout cas ce que souhaite le ministère de la santé, du travail et des affaires sociales, qui soutient un amendement à la loi sur les drogues qui permettrait l’importation et l’usage de cannabis au Japon à des fins médicales.

Ce n’est pourtant pas une voie toute tracée dans un pays qui condamne de 5 à 7 ans de prison la détention et le trafic de cannabis, mais où une faille juridique en autorise la consommation. Des lois qui datent de 1948, au moment de l’occupation américaine du Japon après la seconde guerre mondiale, quand les États-Unis « considéraient la marijuana comme un problème et une menace, même si la consommation était limitée et stigmatisée », explique à l’AFP Miriam Kingsberg Kadia, historienne à l’université du Colorado.

Faible consommation et législation désuète

C’est là tout le paradoxe du cannabis au Japon. Par exemple, l’autorisation quant à la consommation remonte à une ancienne loi qui évitait aux cultivateurs de chanvre – pour la fabrication de cordages ou de textiles – d’être poursuivis s’ils inhalaient des fumées psychotropes. « Ces lois draconiennes contre une drogue qui n’était pas vraiment un problème sont restées en vigueur », continue l’historienne américaine. En 1980, l’ex-Beatles Paul McCartney avait été arrêté avec plus de 200g de marijuana et avait passé neuf jours en détention avant d’être expulsé manu militari.

Paul McCartney arrêté au Japon
Paul McCartney arrêté au Japon/BeatlesBible

Et après plus de 70 ans de diabolisation, le cannabis a finalement disparu ou presque du paysage japonais. Le rapport récent du ministère dévoile ce chiffre qui peut étonner : 1,4% seulement des Japonais dit avoir déjà consommé du cannabis, contre 40% en France et 50% aux États-Unis environ.

Le cannabis au Japon sous forme thérapeutique ?

Mais le cannabis au Japon pourrait débarquer rapidement sous forme thérapeutique, marquant un gros changement dans l’archipel. Avec les efforts du ministère de la santé, du travail et des affaires sociales, la plante pourrait faire son retour, mais sous aspect médicamenteux. L’autorisation s’appliquerait « aux produits à base de cannabis dont la sécurité et l’efficacité ont été confirmées par les lois régissant les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux ».

Et c’est dès cette année que pourraient arriver les médicaments dérivés du cannabis au Japon. Mais certains veulent aller plus loin. C’est le cas de l’association du chanvre industriel d’Hokkaido (HIHA) qui, dès 2021, avait engagé le débat. « La loi sur le contrôle du cannabis est une loi profondément déraisonnable (…) Afin de développer une industrie du chanvre à la hauteur de celles d’outre-mer et de protéger les intérêts nationaux concernant le chanvre industriel, ce pays doit réviser la loi sur le contrôle du cannabis », avait-elle exprimé.

Et le CBD dans tout ça ?

Difficile pour le CBD de se faire une place dans l’archipel au milieu de tout ça. Entre l’interdiction de possession de fleurs, de feuilles et de racines, et les règles strictes sur le fait de fumer dans l’espace public, le cannabidiol cherche à se faufiler. Rien ne l’interdit s’il est issu de graines ou de tiges, quelques produits dérivés existent. Et donc des vendeurs. Le CBD est « légal, mais nous demandons aux clients d’en profiter à la maison », en appliquant un principe de discrétion, témoigne Norihiko Hayashi, vendeur à Tokyo, à l’AFP.

Le cannabis au Japon jouit toujours d’une mauvaise réputation. « Quand j’étais enfant, on m’a appris à l’école et ailleurs que la marijuana était un interdit absolu », raconte Ai Takahashi, danseuse de 33 ans. « La marijuana est perçue comme une substance prisée par les délinquants », dit de son côté Ryudai Nemoto, employé d’une boutique de CBD. Alors la légalisation du cannabis récréatif au Japon, c’est pour bientôt ? « Jamais ! Ou pas avant plus de 100 ans. Je serai déjà mort », lâche Norihiko Hayashi.

 

Visuel Pub Huiles CBD Pub

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

Joe Biden, les USA et le cannabis : un changement important [GREENEWZ]

Joe Biden et le cannabis : un changement important

Joe Biden, les USA et le cannabis : un changement important

Joe Biden, le président des États-Unis, a annoncé jeudi 6 octobre avoir demandé la grâce des Américains condamnés pour simple détention de cannabis. Un changement majeur dans le pays à l’origine de la diabolisation de la marijuana au XXe siècle. Une diabolisation teintée de racisme, tant les minorités ethniques ont été particulièrement ciblées par les autorités, comme nous avions pu l’évoquer dans un précédent article.

Mais entre la légalisation du cannabis dans de nombreux États américains, le développement du chanvre dans l’industrie et l’agriculture, les États-Unis sont en train de réorienter leur politique globale quant à la plante. La volonté de « réparation sociale » est grande, comme à New York où l’autorisation de licences pour la vente de cannabis va privilégier d’anciens condamnés, et le mouvement pour la dépénalisation prend de plus en plus d’ampleur au pays de l’oncle Sam.

Joe Biden souhaite gracier les condamnés pour simple détention

Ainsi, Joe Biden, le président des États-Unis, a appelé, jeudi 6 octobre, les gouverneurs à prendre cette nouvelle direction et à gracier les personnes condamnées pour de simples délits de détention de cannabis. « Personne ne devrait être emprisonné pour avoir simplement consommé ou possédé du cannabis », a déclaré Joe Biden sur Twitter. Parallèlement, l’élu démocrate a annoncé vouloir repenser la politique pénale américaine vis-à-vis de la marijuana.

Le tout avec également un effort de « rectification », car les procédures ont particulièrement frappé les minorités ethniques aux USA. « Effacer le casier judiciaire des personnes condamnées pour détention de drogue est une question de justice sociale », a expliqué Pramila Jayapal, une influente élue progressiste. « C’est une victoire pour l’équité, la justice et la rédemption », a applaudi, de son côté, Cynthia Roseberry, responsable de l’ACLU, une association de défense des droits civiques.

Les choses changent aux États-Unis

« Des milliers de gens bénéficieront d’une seconde chance, au lieu d’être punis à jamais pour des actions qui sont désormais légales ou décriminalisées dans plus de la moitié des Etats », a ajouté Cynthia Roseberry. En effet, 19 des 50 États américains, ainsi que la capitale Washington, ont légalisé l’usage de cannabis à des fins récréatives. De plus, la plupart des États autorisent l’usage médical du cannabis, depuis des produits à faible taux de THC jusqu’à du cannabis pur.

Seuls quelques États américains ultra-conservateurs, comme l’Idaho, le Wyoming ou le Nebraska, « restent intransigeants », écrit l’AFP. Dans l’opposition, notamment au sein du parti républicain, quelques voix s’élèvent face aux décisions récentes de Joe Biden. Le sénateur Tom Cotton dénonce une « tentative désespérée de détourner l’attention d’un mauvais leadership », sans forcément avancer d’autres arguments sur le sujet même du cannabis.

Un changement rapide des mentalités aux USA

Aux États-Unis, malgré la légalisation dans de nombreux États, le cannabis reste illégal au niveau fédéral. L’annonce de Joe Biden marque la volonté de reclassifier la plante. D’ailleurs, une proposition de loi, approuvée par le congrès américain, vise à sortir le cannabis de la liste des drogues dangereuses. Le texte doit encore être adopté par le sénat, mais la dédiabolisation de la marijuana fait son bonhomme de chemin.

D’ailleurs, l’opinion publique aux États-Unis va dans le sens des annonces du président. « Selon une enquête menée par le centre Pew Research [en 2021], 91% des adultes pensent que la marijuana devrait être légale, pour un usage médical, pour un usage récréatif ou les deux à la fois », précise Le Monde. Les ventes de cannabis légal représentaient environ 25 milliards de dollars aux USA l’an passé et la croissance du secteur n’est pas près de faiblir.

Un important changement de paradigme aux États-Unis, qui prouve l’évolution rapide des mentalités.

 

Bannière pub Lemon Cream CBG Résine

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Au Maroc, un cannabis thérapeutique porteur d’espoir [GREENEWZ]

Maroc Cannabis

Au Maroc, un cannabis thérapeutique porteur d’espoir

Au Maroc, une loi adoptée en 2021 est censée encadrer l’usage industriel et médical du cannabis. L’idée ? Prendre position sur le marché du cannabis légal et mettre un frein aux trafiquants. Le tout en faisant sortir de son carcan économique la vallée du Rif, connue depuis longtemps pour être une région productrice de chanvre, où la plante est tolérée, malgré son interdiction officielle. Si le projet n’en est qu’à ses débuts, il est porteur d’espoir pour tous les agriculteurs locaux, pour qui la situation est de plus en plus difficile.

En effet, comme le mentionne l’AFP, « les revenus agricoles annuels du cannabis sont passés d’environ 500 millions d’euros au début des années 2000 à moins de 325 millions d’euros en 2020 », d’après une étude du ministère de l’intérieur marocain publiée en mai 2021. « On reste attaché à cette plante et pourtant, elle ne nous rapporte plus rien. Plus personne n’en veut », regrette une cultivatrice d’Azila, dans la commune au nom bien connu de Ketama.

Au Maroc, des conditions difficiles pour les cultivateurs

Pourtant, le Maroc reste le premier producteur mondial de haschich selon l’ONU. Mais « on est loin des années fastes. On vivote dans des conditions difficiles », se désolent les cultivateurs, à l’image de ce qu’il se passe dans la région du Pondoland, en Afrique du Sud. « Le marché a drastiquement chuté… Il ne nous reste plus que la prison », lâche Karim, avec un sourire d’ironie. La faute à une demande en baisse, mais également au manque d’eau, après une sécheresse historique.

« L’agriculteur a toujours été le maillon faible de la chaîne. Nous payons les pots cassés, mais la légalisation peut être une issue », estime cet agriculteur de 44 ans. Ces derniers ne perçoivent que « 4% du chiffre d’affaires du circuit illégal ». Un chiffre qui pourrait monter à 12% sur le marché légal, selon des estimations officielles de 2021. Mais le temps presse et les cultivateurs s’impatientent. « À l’heure actuelle, rien n’a changé pour nous. On est toujours considéré comme des malfrats, des criminels, alors que nous ne sommes que des agriculteurs… »

Vallée du Rif Maroc
Vallée du Rif – Maroc

Un processus qui prend du temps

Les autorités marocaines, de leur côté, se veulent rassurantes. Les institutions dédiées se mettent peu à peu en place, avec notamment la création de l’agence de régulation du cannabis (Anrac), en juin 2022, qui sera en charge du contrôle toute la chaîne, de la production à la commercialisation. « Il est important de ne pas se précipiter », expliquent-elles. En mettant en avant « des étapes à respecter ». La carte est d’abord donnée aux industriels du Maroc, mais aussi à l’international.

Des entreprises vouées à la transformation du cannabis « à des fins thérapeutiques ». Les candidats intéressés, puis sélectionnés, exposeront alors leurs demandes et besoins. Une fois cette étape passée, les cultivateurs pourront se manifester auprès de l’agence nationale et « se constituer en coopératives ». « L’autorisation de la culture de cannabis n’est octroyée que dans la limite des quantités nécessaires pour répondre aux besoins des activités de fabrication de produits à des fins médicales, pharmaceutiques et thérapeutiques ».

Une autorisation de culture très localisée ?

Et ces autorisations devraient être très localisées. En effet, « seuls les habitants des provinces du Rif d’Al Hoceina, Chefchaouen et Taounate seront autorisés à faire pousser du chanvre ». On estime que 80 000 à 120 000 familles vivent des cultures du cannabis dans le Nord-Est du Maroc, avec environ 55 000 hectares cultivés. « Le travail de médiation est compliqué pour des raisons procédurales, explique Soufiane Zahlaf, représentant des villageois d’Azila. Mais si la démarche des autorités est inclusive, alors de belles choses peuvent être réalisées ».

En attendant, les habitants des zones concernées prennent leur mal en patience, tout en fondant de gros espoirs dans la légalisation du cannabis thérapeutique au Maroc, où la plante est cultivée depuis des siècles. Un savoir-faire qui sera un gros avantage une fois que toutes les conditions seront réunies.

 

Bandeau Lancement

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

La Suisse veut lancer un projet de vente de cannabis [GREENEWZ]

En Suisse, des projets de vente libre de cannabis

La Suisse veut lancer un projet de vente de cannabis

En Suisse, qu’ont en commun les villes et cantons de Lausanne, Bâle, Berne, Zurich ou encore Genève ? Réponse : ils ont tous lancé des projets d’essais-pilotes de vente régulée de cannabis récréatif. En effet, la question évolue très vite chez nos voisins, qui tentent de trouver des alternatives à une répression qui n’a, comme un peu partout dans le monde, jamais vraiment porté ses fruits. La Suisse s’appuie jusqu’à présent sur une loi de 1951, interdisant la culture, la production et la vente de cannabis. Une interdiction étendue à la consommation en 1975.

Mais depuis le début des années 2000, la situation change. « Le taux de THC que contient un produit cannabique est déterminant pour ce qui est de son interdiction ou non. À partir d’1 %, le produit est interdit », peut-on lire sur les sites officiels suisses. « Tout consommateur de cannabis est passible d’une amende de 100 francs (environ 102 euros) ». En outre, la Suisse a fait du CBD l’une de ses spécialités. Notamment grâce au taux de THC autorisé jusqu’à 1%, alors que dans l’Union européenne, il doit être inférieur à 0,3%.

Des projets de vente régulée de cannabis un peu partout en Suisse

Mais depuis peu, c’est la vente régulée de cannabis psychotrope qui est à l’étude. Dans le canton de Genève, qui nous intéresse ici, le projet pilote prévoit la commercialisation de cannabis auprès de 1000 personnes triées sur le volet. Avec des critères de sélection stricts : les candidats « devront être majeurs, consommer à des fins récréatives, mais sans être dépendants », a précisé Daniele Zullino, médecin chef du service d’addictologie des hôpitaux universitaires.

Ce projet sera mené par l’association ChanGE, qui réunit les autorités locales et des consommateurs. Et il se veut participatif, comme l’explique sa présidente, Ruth Dreifuss. « Les participants formeront une communauté, ils échangeront entre eux, afin d’augmenter leurs compétences en matière de consommation ». L’association « sera responsable de la production – biologique et locale – ainsi que de la vente, avec une forte composante de prévention et d’information à la population », décrypte de son côté la RTS.

Produits locaux, liens avec la communauté et suivi scientifique

Cet essai-pilote n’a pas vocation à être lucratif pour le canton, « tout éventuel excédent servant à financer une partie de la recherche ». Les prix des produits, quant à eux, seront alignés sur ceux du marché noir. Les personnes sélectionnés pour cet essai trouveront, à la vente, des fleurs, des résines, mais aussi des e-liquides pour cigarettes électroniques. Le tout avec un taux de THC maximum de 20%. « Les participants pourront obtenir au maximum 10 grammes de THC pur par mois, à raison de 3 grammes par dose », a précisé Ruth Dreifuss.


Les produits seront vendus à Vernier, la deuxième commune la plus peuplée du canton de Genève, avec environ 35 000 habitants. « C’est une ville populaire, où nous connaissons des problèmes avec le deal de rue. Il était essentiel pour nous de nous associer à ce projet, afin d’apporter une réponse globale à cette problématique », a déclaré Martin Staub, conseiller administratif, à 20 Minutes. Mais contrairement aux projets menés ailleurs en Suisse, la vente ne se fera pas en pharmacie. L’ouverture d’une « cannabinothèque » est prévue « dans une zone facilement accessible depuis le centre-ville et bien visible ».

En finir avec une répression inefficace

Reste maintenant à obtenir l’accord de l’OFSP, l’office fédéral pour la santé publique, avec l’objectif de commencer la vente à l’été 2023, pour ce projet en partie financé par deux fondations, dont le budget prévisionnel est estimé à 850 000 francs suisses. « Face à un système de répression qui a démontré son inefficacité et à un marché noir fortement implanté, nous devons étudier de nouvelles solutions, comme le passage à un marché légal et contrôlé », a reconnu de son côté Mauro Poggia, conseiller d’État en charge de la santé.

Avec ce projet permettant de « mieux calibrer les mesures de prévention des addictions et de protection de la jeunesse », et les autres essais similaires menés dans les cantons voisins, la Suisse change donc son axe de réflexion, à l’image de nombreux pays européens. Pendant ce temps-là, la France, quant à elle, prend toujours plus de retard sur la question…

 

Bandeau Huile CBD 40%

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Amsterdam et le sujet épineux des touristes du cannabis [GREENEWZ]

Amsterdam et le tourisme du cannabis

Amsterdam et le sujet épineux des touristes du cannabis

Amsterdam ne sait plus comment conjuguer tourisme et cannabis. La capitale des Pays-Bas et sa maire Femke Halsema souhaitent réguler l’afflux de touristes dans ses coffee-shops, ces fameux cafés où il est possible d’acheter et consommer du cannabis. Une pratique pas tout à fait légale, mais tolérée, qui a notamment fait la renommée de la ville auprès d’un certain type de visiteurs, qui profitent de leur venue pour s’essayer sans crainte au cannabis.

Mais après la période de crise sanitaire et de confinement liée au Covid-19, le retour de ces touristes dans les rues d’Amsterdam provoque une certaine forme de lassitude, voire de la colère, chez les habitants. Ces derniers se plaignent de nuisances, notamment aux abords du quartier rouge, connu notamment pour la prostitution et la possibilité de se procurer des drogues douces. Ainsi, le débat est rude et certains élus plaident pour une interdiction des fameux coffee-shops aux touristes.

Des résidents appellent à « arrêter la folie » 

C’est notamment le cas de la maire écologiste Femke Halsema. Elle estime que ces établissements sont « une porte dérobée vers le crime ». Car si la possession et la consommation de cannabis sont tolérées à Amsterdam, la culture commerciale n’est pas légale. Ainsi, nombre de coffee-shops utilisent des moyens d’approvisionnement illégaux, via des réseaux parallèles, qui peuvent être liés à la grande criminalité.

Els Iping, membre du groupe de résidents « Stop de Gekte » (« arrêtez la folie ») et anciennement au parti travailliste, estime de son côté que « les dealers viennent pour les touristes et les touristes viennent pour les coffee-shops ». Un cercle vicieux que les habitants d’Amsterdam veulent faire cesser. Et ils en auraient potentiellement les moyens légaux, car une loi nationale existe déjà limitant l’accès à ces établissements aux seuls résidents. Mais à Amsterdam, elle n’a jamais été appliquée. C’est pourtant ce que souhaitait la maire Femke Halsema.

Une forte opposition au critère de résidence

Mais l’édile amstellodamoise fait face à une forte opposition politique, y compris dans son propre camp. La plupart des groupes politiques locaux est contre la mise en place du critère de résidence. Le criminologue et chercheur spécialisé dans les drogues, Ton Nabben, doute de l’efficacité de la mesure. « Vous aurez une situation où vous arriverez à Schiphol, l’aéroport d’Amsterdam, et les dealers vous demanderont si vous voulez acheter quelque chose parce que vous ne pourrez pas aller dans un coffee-shop », estime-t-il.

De plus, l’efficacité de la mesure est contestée aux Pays-Bas, où elle a déjà été appliquée, notamment dans la ville de Maastricht depuis une dizaine d’années. L’offre s’est juste déplacée. Et il semblerait que le tourisme du cannabis est largement surestimé. Une étude a démontré que moins de la moitié des touristes venait à Amsterdam pour y consommer du cannabis. Et que 24% d’entre eux continueraient à venir même si le cannabis leur était interdit.

Bataille d’arguments à Amsterdam

Une véritable bataille d’arguments s’engage donc dans la capitale néerlandaise. Rob Hofland et son groupe politique, opposés au critère de résidence, prévoient « un transfert massif vers le commerce de rue » si la mesure est mise en place. « Nous pensons qu’il n’est pas judicieux d’opter pour des millions de transactions de drogues illégales ».

Il propose, en revanche, des mesures de contrôle plus strictes pour les coffee-shops. « Nous pourrions demander à inspecter les livres de compte. Les cafés qui refusent, nous pouvons les surveiller plus strictement. Les cafés qui participent, nous pouvons leur donner des avantages, comme avoir un stock plus important ». Mais pour Femke Halsema, ces propositions n’ont pas vocation à réduire la demande, ce qu’elle souhaite. Selon elle, la mise en place du critère de résidence répondrait à cette problématique.

Mais pour le moment, la maire d’Amsterdam fait face à une forte opposition du conseil municipal. Elle ne perd pourtant pas espoir et laisse « mijoter » cette perspective…

 

Bannière pub Nepal Bomb

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

L’AMA maintient le cannabis sur la liste des produits dopants [GREENEWZ]

L'AMA maintient le cannabis comme produit interdit

L’AMA maintient le cannabis sur la liste des produits dopants

L’AMA, l’agence mondiale antidopage, avait déclaré en septembre 2021 sa volonté de réexaminer la présence du cannabis, et surtout du THC, dans la liste des produits interdits. La question s’était notamment posée à la suite de la suspension de la sprinteuse américaine, Sha’Carri Richardson, lors des Jeux Olympiques de Tokyo, ayant eu lieu à l’été 2021, après un an de report dû à la pandémie de Covid-19. Face aux vives réactions, l’AMA avait décidé de réfléchir à la question.

Quatre ans après avoir retiré le CBD de la liste des produits interdits, l’agence mondiale antidopage a montré sa volonté d’évolution en fonction des pratiques et des nouvelles habitudes, mais pas au détriment de l’égalité et de l’équité sur le plan de compétition sportive de haut niveau. C’est pourquoi, fin septembre 2022, l’AMA a décidé du maintien du cannabis, en visant particulièrement le THC, sur la liste des dopants.

Le cas Sha’Carri Richardson entraîne une nouvelle réflexion

Alors pourquoi l’AMA a-t-elle souhaité revoir sa position sur le cannabis ? Le débat a été remis sur la table à la suite de la suspension de la sprinteuse américaine Sha’Carri Richardson, à la veille des Jeux Olympiques de Tokyo, en 2021. Grande chance de médaille d’or sur 100 mètres mais privée de JO, la jeune femme de 22 ans avait alors reconnu avoir consommé du cannabis à la suite du décès de sa mère. « Je suis humaine, avait-elle déclaré. Je présente toutes mes excuses pour ne pas avoir su comment contrôler mes émotions pendant cette période ».

Mais l’affaire avait pris une nouvelle tournure après la réaction du président des États-Unis, Joe Biden. « Les règles sont les règles et chacun doit savoir ce qu’elles impliquent », avait commenté le démocrate de 79 ans. « La question de savoir si les règles devraient rester telles qu’elles sont, c’est un autre problème. Mais en attendant, les règles sont les règles ». Une évolution des mentalités aux USA, où un tiers des États a légalisé le cannabis, qui a poussé l’AMA à réagir à son tour.

Une question « pas simple » pour l’AMA

L’agence mondiale antidopage a donc pris son temps ces douze derniers mois pour interroger des experts, des athlètes et effectuer une revue de la littérature scientifique au sujet du cannabis et du THC. Et la réponse de l’institution est claire : le THC reste sur liste des produits dopants et donc interdits. Une décision qui n’a pas été l’évidence même. « Déterminer comment le THC devrait être traité dans un contexte sportif n’est pas simple », a déclaré Olivier Niggli, directeur général de l’AMA.

L’organisation « est consciente de la diversité des opinions et des perceptions liées à cette substance dans le monde, et même dans certains pays. L’AMA est également consciente que les quelques demandes de retrait du THC de la liste des interdictions ne sont pas soutenues par l’examen approfondi des experts (…) et que les lois de nombreux pays – ainsi que les lois et politiques réglementaires internationales générales – appuient le maintien du cannabis sur la liste à l’heure actuelle ».

L’AMA rappelle sa clémence au sujet du THC

Le THC reste donc sur la liste des produits interdits. Mais l’agence rappelle les règles actuelles. « Le THC est interdit en compétition seulement, et uniquement lorsque la concentration urinaire dépasse un seuil de 150 ng/mL ». Un taux qui, selon l’AMA, « correspondrait à un sportif aux facultés significativement affaiblies ou une consommation fréquente ».

De plus, l’institution rappelle également avoir « considérablement » réduit la durée de suspension en cas de contrôle positif. Celle-ci « est passée de deux (voire quatre) ans auparavant, à aussi peu qu’un mois aujourd’hui pour les sportifs qui peuvent démontrer que la consommation de THC a eu lieu hors compétition et sans lien avec la performance sportive ». Comme ce fut le cas pour Sha’Carri Richardson.

Mais l’AMA est consciente que la question du cannabis est en constante évolution. Elle « prévoit de poursuivre ses recherches dans ce domaine en lien avec les effets potentiels du THC sur la performance, son impact sur la santé des sportifs et aussi en ce qui concerne les perceptions du cannabis par les sportifs, les experts et d’autres personnes dans le monde entier ».

 

Bannière pub Fleur CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

En France, le cannabis médical prend un peu trop son temps [GREENEWZ]

En France, le cannabis thérapeutique prend du retard

En France, le cannabis médical prend un peu trop son temps

La France a lancé, en mars 2021, sa première expérimentation autour du cannabis médical légal. Une première entrée dans le monde du cannabis thérapeutique pour notre pays, qui accuse un retard certain vis-à-vis de ses voisins en la matière. Inaugurée en grandes pompes par Olivier Véran, alors ministre de la santé, à Clermont-Ferrand, cette expérience devait durer deux ans et concerner près de 3000 patients. Ces derniers avaient alors la possibilité de bénéficier de traitement au cannabis, sous forme notamment d’huile et en vaporisation.

Ce projet avait déjà pris bien du retard. Devant être lancé fin 2019, il avait dû attendre plus d’un an pour voir finalement le jour. En cause, la pandémie de Covid-19 mais aussi des problèmes d’approvisionnement. Fournir les vaporisateurs, former les médecins, tout ceci a pris du temps et a finalement retardé le lancement. Mais enfin, après un an et demi d’expérimentation et à six mois de la fin du projet, la mise au point se fait au sujet du cannabis thérapeutique.

Il faudra encore attendre pour la légalisation

Malheureusement et comme pressenti, la fin de l’expérimentation, et donc la mise légale sur le marché, a été reportée. L’association Santé France Cannabis, qui regroupe des acteurs des différents secteur de la future filière française du cannabis médical, a en effet préconisé le prolongement d’un an de l’expérimentation. La raison avancée ? « Laisser le temps nécessaire à la filière de s’organiser », peut-on lire dans une note adressée aux députés.

La crainte de Santé Cannabis France, c’est de voir le pays se fournir à l’étranger, plutôt que de faire bénéficier une filière franco-française. Il y aurait en effet un risque que « la généralisation de l’usage de ces médicaments ou la prorogation de l’expérimentation ne soient, dans les conditions actuelles, favorables aux acteurs étrangers au détriment de la filière française ».

La grogne des patients

La confirmation de la prolongation de l’expérimentation est venue de la Direction générale de la santé. Censée prendre fin en mars 2023, l’expérience durera bien jusqu’en mars 2024. Mais dans un premier temps, l’annonce a été faite aux industriels. Les patients, quant à eux, n’ont été prévenus que trois jours plus tard. Une « maladresse » de la Direction générale de la santé, dénoncée par les associations.

Celles-ci « regrettent vivement n’avoir été ni consultées, ni même informées de cette décision, avant que celle-ci n’ait fuité dans la presse par un communiqué des représentants de la filière agro-industrielle. Cette méthode est symptomatique du peu de considération dont bénéficient les malades dans cette décision ». Mais plus encore, c’est ce nouveau report qui met en colère les associations.

Les associations de patients montent au créneau

Pour elles, « les motifs invoqués pour prolonger l’expérimentation, à savoir l’impréparation de la filière agro-industrielle française et le risque de prise de positions d’acteurs étrangers sur le marché, ne sauraient en aucun cas dicter notre politique sanitaire ».

Elles ajoutent, dans un communiqué : « Privilégier des intérêts économiques à l’amélioration de la santé et de la qualité de vie de dizaines de milliers de malades souffrant de symptômes chroniques et lourdement invalidants constitue une rupture dangereuse avec l’éthique de santé publique et ne serait-ce que la doctrine du « quoi qu’il en coûte » adoptée au moment de la crise du Covid-19 ».

La France se tient tout de même prête

Il semblerait donc que la légalisation du cannabis thérapeutique en France doive attendre. Tout comme les malades, qui ne pourront sans doute pas en bénéficier avant, au plus tôt, fin 2024. Parallèlement, les entreprises françaises se tiennent prêtes. Dans le cadre de projets de recherche et développement, une société angevine travaille déjà à produire des médicaments à base de cannabis. « Objectif, écrit France 3, être prêt fin 2023 en vue de la généralisation d’une filière 100% française ».

 

Moon Rock CBD pub

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !