Publié le

Un vin au cannabis fait l’unanimité chez les grands chefs français [GREENEWZ]

Un vin au cannabis fait l'unanimité

Un vin au cannabis fait l’unanimité chez les grands chefs français

Fabriquer du vin au cannabis, c’est possible ? Sans problème pour Maxime Bordelot. Dans le vignoble nantais, à La Regrippière, le jeune homme de 33 ans a tenté l’expérience. Et ce n’est pas sa première folie. Déjà, avec son ami Romain Héraud, vigneron à Clisson, il s’était essayé à la création d’un vin houblonné. Une première en France. Un projet « tenté au départ pour rire », sourit Maxime à Presse Océan. « Wine Hop, vin blanc infusé à la fleur de houblon, est sorti des caves en 2020. Dans le même temps, j’ai vu toutes ces boutiques de CBD fleurir partout », et l’idée d’un vin au cannabis a germé.

Pas si fou, après le houblon. En effet, houblon et chanvre ont de nombreuses similarités, ce sont des plantes cousines, avec des fleurs très proches. Pourquoi, dès lors, ne pas tenter la même expérience avec le cannabis ? Celui qui est diplômé en qualité de « sommelier bière » s’est donc lancé dans ce nouveau projet, après avoir créé les bières Duck en 2015 puis passé plusieurs années à trouver la bonne recette pour son vin au houblon.

Ne dites pas « vin au cannabis », mais…

Bien sûr, le cannabis utilisé par Maxime Bordelot est légal, et ne contient que très peu de THC, la molécule psychotrope de la plante. Il utilise plutôt des variétés de CBD. D’ailleurs, pour éviter tout amalgame, cet Ovni de la vigne préfère parler de sa création comme un vin infusé à la fleur de chanvre, et non un vin au cannabis, « qui fait perdre la crédibilité au produit ». Car ce ne sont pas les effets du cannabidiol que Maxime cherche dans son chanvre, mais plutôt les arômes et les saveurs qui donneront un petit plus à sa production particulière.

C’est ainsi que ce vin au cannabis – pardon, au chanvre – est arrivé sur le marché, avec le petit nom de Brume. Mais le lancement a été difficile. Commercialisé mi-décembre 2021, le producteur subit alors l’arrêté ministériel sur la vente de CBD. « Le 30 décembre, le gouvernement prenait un arrêté prohibant toute détention et cession brute de feuilles et fleurs de chanvre ! Un mois plus tard, le Conseil d’État suspendait la mesure d’interdiction », raconte-t-il. Mais aujourd’hui, ses vins séduisent de plus en plus, au point d’être déclinés en cinq cuvées différentes.

Du vin au cannabis, mais lequel ?

Mais comment s’y prend Maxime Bordelot ? « Le procédé est toujours le même. J’utilise des fleurs naturelles françaises – il en existe une trentaine de variétés – notamment celles d’un chanvrier de Saint-Mars-de-Coutais (Loire Atlantique) », explique-t-il. De la Lemon Ice, au goût citronné, de la Cherry Haze, évoquant la cerise et les fruits rouges… « Quand j’en ai parlé aux anciens vignerons, ils m’ont pris pour un fou. Et puis j’ai fait des dégustations à l’aveugle sans leur dire et ils ont trouvé ces saveurs citronnées très flatteuses. “C’est vachement bon”, m’ont-ils dit ! »

De quoi donner envie de plus, comme ses deux nouveautés de l’été. « Brume blanc, que je travaille avec du melon blanc, cépage de notre territoire, et un assemblage de trois fleurs. Et Brume rouge, à base de cabernet franc. Le premier se marie très bien avec les plats épicés, le second avec les raclettes et viandes rouges. Il n’y a pas une cuvée avec un vin de moins de 36 mois sur lie. Je vais là où c’est le meilleur pour les matières premières. Et je revends le chanvre, après filtration, à des cuisiniers qui en font des marinades ou agrémentent leurs plats. »

Reconnu par le Collège culinaire de France !

Le succès est au rendez-vous, y compris chez les restaurateurs les plus estimés. « Le resto gastronomique du Château de Maubreuil à Carquefou le sert en accord mets vins, cet été, avec l’entrée petits pois, fraises blanches, menthe, balsamique blanc. Je suis aussi allé voir le chef étoilé Éric Guérin qui travaille avec des fleurs de chanvre. L’équipe de sommeliers de La Mare aux oiseaux a été séduite par le produit », se réjouit Maxime Bordelot.

Mais la plus grande reconnaissance restait à venir, quand il s’est vu décerné le titre de « producteur artisan de qualité » pour son vin au cannabis. Et pas par n’importe qui ! « Il est décerné par le Collège culinaire de France, constitué de 23 chefs français, parmi lesquels Georges Blanc, Alain Ducasse, Alain Dutournier, Thierry Marx ou Anne-Sophie Pic. Je rejoins ainsi les vignerons des prestigieux domaines Luneau-Papin, Éric Chevalier et Landron pour la Loire-Atlantique. Un véritable honneur ! »

 

 

Bannière Sugar Bomb Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Légaliser le cannabis, un non-sens et une « grave faute sanitaire » ? [GREENEWZ]

Légaliser le cannabis, une erreur ?

Légaliser le cannabis, un « non-sens et une grave faute sanitaire » ?

Si la France décidait de légaliser le cannabis, commettrait-elle une « erreur irresponsable » ? C’est l’avis de deux médecins, les Professeurs Jean-Pierre Goullé, toxicologue, et Jean-Paul Tillement, exprimé dans une tribune publiée par Le Quotidien du Médecin. Alors que des voix s’élèvent au plus haut niveau de l’État, notamment au Sénat et à l’Assemblée, pour étudier les questions de légalisation et/ou dépénalisation de la plante consommée de manière récréative, ces deux membres des académies nationales de médecine et de pharmacie se placent à l’opposé.

Une prise de parole qui fait donc suite à celle d’un groupe d’une cinquantaine de sénateurs français, à la rentrée 2022, affirmant dans Le Monde que « légaliser le cannabis donnera les moyens d’agir plus efficacement pour protéger davantage nos citoyens », alors que plus de 18 millions de personnes disent avoir déjà expérimenté le cannabis dans notre pays au moins une fois dans leur vie et que 5 millions l’ont fait dans l’année. Ce qui fait du cannabis la substance illicite la plus consommée en France, selon un rapport de l’Assemblée Nationale.

Deux médecins vent-debout contre la légalisation

Les Professeurs Goullé et Tillement, eux, ne sont pas du tout de cet avis. Ils estiment que légaliser le cannabis ne protègera pas les Français, comme le pensent les sénateurs, et « certainement pas leur santé ». Ils jugent que « cette proposition va manifestement à l’encontre d’une protection sanitaire », mais pas seulement. Les deux médecins battent en brèche les arguments avancés en matière de santé, mais aussi au niveau social ainsi que sur le plan criminel. Bien sûr, en tant que professionnels de la santé, leur volonté de tenir la population éloignée de produits stupéfiants, addictifs et psychotropes est logique. Mais tous leurs arguments ne se valent pas.

Les groupes criminels resteront… criminels

« L’idée que légaliser le cannabis permettrait d’avoir la « paix dans les quartiers » est un leurre car les trafiquants se sont déjà investis dans la vente de toutes les autres drogues », écrivent Goullé et Tillement. Il est vrai que les activités des groupes criminels et du grand banditisme ne cesseront pas avec une légalisation du cannabis. « Il semble que les activités des groupes criminels transnationaux n’aient pas fondamentalement été remises en cause », indiquait l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dans un rapport de 2017, complété en 2021, réalisé à la suite de la légalisation aux États-Unis.

Un « effet de report » vers d’autres drogues est « possible », juge Danièle Jourdain-Menninger, ancienne présidente de la Midelca.  » »Dans la mesure où il s’agit de réseaux mafieux », elle estime qu’il est logique d’envisager pour certains un recentrage  »autour d’autres activités illicites » », écrit LCI. Un fait inhérent à ces groupes criminels. Car « rien n’a démontré qu’il y avait un transfert de consommation et de trafic du cannabis vers la cocaïne et autre drogue ».

Légaliser le cannabis, un « marchepied » vers d’autres drogues ?

S’il ne semble pas y avoir de véritable « report » des trafics, le marché noir du cannabis resterait majoritaire dans les pays qui ont légalisé, estiment les deux professionnels de santé. « L’idée d’un cannabis d’État légalisé à l’image du Canada, avancé également comme un argument pour la légalisation, est aussi un autre leurre car le marché illicite reste encore majoritaire dans ce pays », font-ils remarquer. C’est faux, selon Statistique Canada qui, après quatre ans de légalisation, estime le poids du marché légal à 68%, avec pour objectif d’atteindre 80% en 2028.

« L’argument de légaliser le cannabis pour « protéger la société » est non seulement un leurre, mais aussi un total non-sens : le cannabis est le marchepied de la diffusion massive des autres drogues qui apparaissent », pestent les Pr. Goullé et Tillement. Un point de vue difficile à prouver. Professeure à l’école d’économie de Toulouse, Emmanuelle Auriol « a constaté l’absence totale de « l’effet passerelle ». Une théorie selon laquelle la consommation de cannabis serait un tremplin conduisant à d’autres drogues, potentiellement plus nocives ou addictives. Il n’en est rien. On n’assiste pas à une demande en hausse pour l’héroïne, la cocaïne ou d’autres substances du fait de légaliser le cannabis », note LCI.

Des arguments sur la santé qui se comprennent

C’est sur le point de la santé que les arguments de Goullé et Tillement se comprennent le mieux. Ils ne souhaitent pas voir un autre « fléau », après « le tabac et l’alcool », être légalement commercialisé en France. Avec ce que cela peut impliquer en termes de santé mentale, cognitive, voire de sécurité routière. Mais là encore, il y a quelques raccourcis. « Rappelons que le tabac est responsable de 75 000 décès chaque année et que pour consommer du cannabis, il faut fumer », affirment les deux professionnels. Pas forcément, pourrait-on rétorquer. Fumer du cannabis mélangé à du tabac est une pratique totalement absente des habitudes hors de France, et notamment en Amérique du Nord.

Reste effectivement que ce mode de consommation par combustion est nocif. Mais légaliser le cannabis permet également de proposer d’autres produits, à inhaler, ingérer, comme des huiles, des produits de vape, ou des vaporisateurs. Le débat reste ouvert !

 

Bannière pub California CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Cannabis et santé mentale : les jeunes LGBTQ+ s’expriment en photos [GREENEWZ]

Cannabis et santé mentale

Cannabis et santé mentale : les jeunes LGBTQ+ s’expriment en photos

À Montréal, les enjeux de cannabis et santé mentale parmi la jeunesse LGBTQ+ du Québec s’exposent en photos. À la base de ce projet d’exposition, Oliver Ferlatte, professeur à l’école de santé publique de l’université de Montréal et chercheur au centre de recherche en santé publique. Son idée ? « Poser un regard nuancé sur la consommation de cannabis et la santé mentale chez les jeunes de la communauté LGBTQ+ et prioriser leur perspective », écrit l’université de Montréal sur son site internet.

Pour cela, Olivier Ferlatte a invité 46 jeunes LGBTQ+ âgés de 15 à 24 ans à « partager en photos (et en citations) leurs opinions sur leurs enjeux de santé mentale et leur consommation de cannabis ». L’exposition photographique sur le lien cannabis et santé mentale s’axe autour de quatre thèmes principaux : « l’utilisation de cannabis pour s’apaiser, l’utilisation de cannabis pour réfléchir et faire de l’introspection, les effets négatifs de la consommation, et les enjeux de santé mentale ». De là se dévoilent des questions portant sur l’anxiété, la sexualité, l’exploration du genre, la perte de contrôle ou la gestion des effets négatifs de la consommation.

Cannabis et santé mentale, un sujet « complexe »

Une quarantaine de photos sont exposées à la galerie La P’tite Porte à Montréal. L’objectif premier étant de donner la parole à la jeunesseLGBTQ+, en offrant un coup de projecteur sur leurs questionnements, leurs réponses et leurs espoirs. « Ce sont des jeunes qui consomment du cannabis et qui ont des enjeux de santé mentale. […] Mais c’est complexe. La personne peut se tourner vers le cannabis pour gérer ses problèmes de santé mentale qui sont souvent liés à de la stigmatisation, de la discrimination, que peuvent vivre ces jeunes dans leur environnement », explique Olivier Ferlatte.

« Dans ce contexte-là, on a demandé aux jeunes de prendre des photos qui reflètent leurs diverses expériences, et c’est ce qui est présenté dans cette exposition-là », où se mêlent donc cannabis et santé mentale. « On invite les gens à venir découvrir les perspectives de ces jeunes. Ces jeunes LGBTQ+ se tournent vers le cannabis de manière à se libérer des normes sociales et pouvoir vivre leur identité sexuelle ou de genre », ajoute le chercheur.

Casser les préjugés sur le cannabis et sur la jeunesse LGBTQ+

Pour le laboratoire de recherche communautaire, dont fait partie Olivier Ferlatte, l’exposition a pour autre but de « déconstruire les stigmas (clichés/préjugés, ndlr) liés aux enjeux de santé de mentale et à la consommation de cannabis et, d’autre part, réfléchir à des moyens pour améliorer et adapter les services de santé offerts aux jeunes 2S/LGBTQIA+* ». Les chercheurs ajoutent : « Les photographies invitent à une remise en question des normes cadrant les discours sur la santé mentale des personnes 2S/LGBTQIA+ », le tout dans un environnement « sans jugement ».

Et la déconstruction d’idées reçues est arrivée très vite dans le projet. « On était loin des stéréotypes normalement véhiculés sur les jeunes qui consomment », explique Olivier Ferlatte. « Ce n’était pas pour se  »geler » (se défoncer, ndlr) ou  »s’échapper », mais la consommation leur permettait de faire de l’introspection, de réfléchir à leur identité de genre ou sexuelle. C’est ce qui nous a surpris et qu’on ne voit pas dans les recherches habituelles sur les jeunes et le cannabis. » Un lien bien perceptible associe donc cannabis et santé mentale chez les jeunes de ces communautés.

*2SLGBTQ+ est un acronyme pour diverses orientations sexuelles et identités de genre, comme bispirituel, lesbienne, gay, bisexuel, transgenre, queer ou en questionnement et d’autres orientations sexuelles et identités de genre. 

Adapter l’aide aux enjeux des jeunes LGBTQ+

« On espère sensibiliser les intervenants pour adapter les services en santé mentale pour rejoindre cette population de jeunes qui vit avec des enjeux qui ne sont pas les mêmes que pour des jeunes qui ne sont pas LGBTQ+. On le répète, ces jeunes peuvent vivre avec des problèmes de discrimination, de stigmatisation que d’autres jeunes n’ont pas à vivre », appuie Olivier Ferlatte.

Le cannabis est donc un biais pour considérer les problèmes que peuvent vivre ces jeunes, et cette exposition entre cannabis et santé mentale le démontre parfaitement. C’est en partant de leur consommation qu’il est possible de jeter un regard plus large sur le vécu de nombreuses personnes, avec à terme l’ambition de pouvoir mieux aider et protéger cette jeunesse.

Cannabis et santé mentale : pour en savoir plus…

 

 

Bannière pub Green Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

CBD et anxiété : le CBD marque toujours plus de points [GREENEWZ]

CBD et anxiété

CBD et anxiété : le CBD marque toujours plus de points

CBD et anxiété ne font pas bon ménage, et c’est tant mieux ! La principale molécule non-psychotrope du cannabis voient régulièrement ses qualités anxiolytiques mises en avant. Et pas seulement comme argument commercial, bien au contraire. Bon nombre d’études scientifiques ont en effet prouvé que CBD et anxiété s’opposaient très fortement, et que le cannabidiol était un excellent allié pour lutter contre certains symptômes de l’anxiété que subissent bon nombre de personnes à travers le monde.

Selon la Haute autorité de santé, « 15% des adultes de 18 à 65 ans présentent des troubles anxieux sévères sur une année donnée, et 21% en présenteront au cours de leur vie ». À ceux-là s’ajoutent de nombreuses personnes touchées par des troubles moins sévères mais que l’on peut rapprocher également de l’anxiété, qu’il s’agisse de troubles généralisés, d’agoraphobie, panique, anxiété sociale, etc… Des problèmes de bien-être au quotidien que tous essayent de combattre avec toutes les options disponibles.

Quand CBD et anxiété ne font pas bon ménage…

Parmi ces possibilités pour lutter contre l’anxiété, on trouve depuis quelques années maintenant le CBD. Sous la forme d’huiles, de fleurs, de résines, de produits de vapotage ou d’autres encore, le cannabidiol est particulièrement utilisé pour combattre certains effets de l’anxiété. Une étude menée en 2020 par des chercheurs américains de Californie et du Maryland a démontré que 63% des consommateurs de CBD le faisaient pour combattre des maux liés à des angoisses et à l’anxiété.

CBD et anxiété sont donc très proches. Lutter contre des angoisses et leurs effets négatifs est la première raison de l’utilisation de cannabidiol par les consommateurs, en particulier dans le cadre d’une automédication, sans passer par des anxiolytiques pharmaceutiques bien plus puissants, qui provoquent parfois d’importants effets secondaires, et sont donc, de fait, réservés à la prescription médicale.

Du CBD pour réguler les effets du THC ?

Une étude scientifique de l’université de Maastricht, aux Pays-Bas, en collaboration avec des chercheurs australiens, a prouvé de nouveaux effets du CBD quant à l’anxiété. En effet, le cannabidiol permettrait de compenser l’anxiété et d’autres effets négatifs provoqués par le THC, la molécule psychotrope – et illégale dans de nombreux pays – du cannabis.

Les chercheurs ont, pour cela, réalisé une expérience sur quatre groupes de personnes. L’un s’est vu administré une dose unique de THC, un autre une dose unique de CBD, un troisième une dose unique équilibrée en CBD et THC, et un dernier n’a reçu aucun cannabinoïde.

L’équipe scientifique a ensuite mesuré les niveaux d’anxiété dans chacun des groupes. Les niveaux d’anxiété ont augmenté de manière significative dans le groupe n’ayant reçu que du THC. Le groupe THC/CBD a vu ses niveaux augmenter également, mais de manière moins importante. « Le traitement combiné de THC et de CBD a retardé l’apparition de l’anxiété, réduit son ampleur et raccourci sa durée par rapport à l’inhalation de THC seul », expliquent les chercheurs.

Une voie à suivre pour les pays où le cannabis est légal

Ces conclusions sur le sujet CBD et anxiété conduisent les scientifiques australiens et néerlandais à émettre certains conseils. Tout d’abord, ils estiment que la combinaison THC/CBD serait « plus favorable » pour le cannabis prescrit à des fins médicales. Surtout, ils plébiscitent cette combinaison pour le cannabis récréatif légal. Ainsi, ils encouragent « une culture de variétés de cannabis équilibrées entre THC et CBD dans une approche de santé publique dans des pays où la consommation pour les adultes est désormais légale ».

Le cannabidiol, connu pour ses effets sur la sérotonine, qui agit sur certains récepteurs déclencheurs d’une sensation de bien-être, mais également connu pour son action sur le phénomène de neurogénèse, régulant les émotions, a donc un atout de plus dans sa manche, et se démarque toujours un peu plus du THC. C’est clair, entre CBD et anxiété, c’est bien le cannabidiol qui sort vainqueur !

 

Bandeau Huile CBD 40%

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Des cellules de cannabis clonées et cultivées dans un bioréacteur ? [GREENEWZ]

Des cellules de cannabis cultivées en Israël

Des cellules de cannabis clonées et cultivées dans un bioréacteur ?

Une entreprise israélienne affirme pouvoir cloner et cultiver des cellules de cannabis. Une méthode qui permettrait d’obtenir une substance contenant tous les principes actifs du cannabis, en offrant une stabilité du produit, ainsi qu’une puissance et une efficacité décuplées. Cette méthode pourrait entraîner la mise à disposition du public les avantages médicaux que présente le cannabis sous une forme moins coûteuse en termes de production, mais aussi d’impact environnemental.

C’est la société BioHarvest Sciences qui a imaginé cloner des cellules de cannabis. « Nous ne faisons absolument pas pousser la plante », explique son directeur général, Ilan Sobel, au Times of Israel. L’idée consiste simplement à « répliquer » des cellules de cannabis extraites d’un plant dans de grands réservoirs appelés « bioréacteurs ». Et ce, dans le but de produire un nombre important de cellules identiques. Celles-ci pourraient ensuite servir l’industrie médicale et pharmacologique en proposant un produit extrêmement stable.

Un contrôle total sur la production

Selon la firme israélienne, la méthode mise en place présente de nombreux avantages. « Nous cultivons les cellules de cannabis dans de gros bioréacteurs en seulement trois semaines, quand il en faut 14 à 23 pour le cannabis habituellement », continue Ilan Sobel. Mais ce n’est pas tout. « Notre technologie permet également d’augmenter de manière significative les niveaux de substances actives en pourcentage de poids, c’est-à-dire en taux, en comparaison à ce qu’on trouve normalement dans les plants. »

« En adaptant les conditions spécifiquement auxquelles les cellules de cannabis sont exposées, nous sommes en mesure de créer les compositions différentes désirées en matière de principe actif. Ce qui signifie que nous pouvons augmenter ou réduire les taux de cannabinoïdes présents », décrypte le patron de BioHarvest. Avec un environnement de culture tel, plus d’inquiétude concernant de possibles contaminations lors de la culture ou des récoltes trop différentes en termes de taux de cannabinoïdes. Obtenir des niveaux constants et stables de cannabinoïdes est en effet un véritable casse-tête dans la culture classique du cannabis. Cette méthode pourrait donc résoudre ce problème.

À quoi ressemblent ces cellules de cannabis clonées ?

Mais cloner des cellules de cannabis et les cultiver dans un bioréacteur, à quoi ça ressemble ? « La biomasse qui sort du réacteur est un amas de cellules identiques à celles qu’on trouve dans le cannabis classique. Il n’y a aucune modification génétique », continue Ilan Sobel. Si on devait, visuellement, trouver un comparatif, on pourrait dire que cette biomasse ressemble… à une sorte de crumble ! Cette matière peut ensuite être transformée en produits à fumer, en pilules, en gouttes, ou encore en chewing-gum pour les patients à qui elle est destinée.

Autre avantage, la biomasse peut couvrir l’intégralité du spectre du cannabis. On y retrouve tous les composants chimiques de la plante, c’est-à-dire une large variété de cannabinoïdes, mais aussi des terpènes ou des vitamines. « Il y a, dans notre composition, une importante quantité des deux cannabinoïdes majeurs, le CBD et le THC, ainsi que des quantités significatives de ce qu’on appelle des cannabinoïdes mineurs », comme le CBG par exemple.

Une avancée majeure pour le secteur médical ?

Pour le  patron de BioHarvest, l’impact de son innovation pourrait être « époustouflant » sur le marché du cannabis. Il estime que ses cellules de cannabis peuvent être jusqu’à douze fois plus efficaces que ce qui est récolté actuellement. Si le projet fonctionne comme prévu, le prix des produits pourrait être plus faible pour les patients, grâce à une production moins contraignante et moins risquée. Selon les calculs de l’entreprise, chaque kilowatt d’électricité produit huit fois plus de substance dans le bioréacteur que dans une plantation. Et les exigences en matière de terre réduites de plus de 90%.

« Ce qui est important ici, c’est que nous pouvons rendre le cannabis et le chanvre beaucoup plus utiles que ce n’était le cas auparavant, et à un moindre coût en matière de ressources planétaires. C’est une solution de bien-être durable, une solution susceptible d’apporter une contribution réellement inspirante au monde », conclut un Ilan Sobel très enthousiaste.

 

Bannière pub California CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Les femmes s’ouvrent au cannabis et veulent en savoir plus [GREENEWZ]

Les femmes s'intéressent aussi au cannabis

Les femmes s’ouvrent au cannabis et veulent en savoir plus

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à montrer leur intérêt pour le cannabis et, notamment, pour ses effets sur la santé et le bien-être. C’est ce que révèle une très récente étude menée aux États-Unis auprès de 1000 femmes américaines majeures. Au pays de l’oncle Sam, le cannabis se démocratise de plus en plus, avec une opinion publique qui s’ouvre largement sur le sujet. Une large majorité des Américains estime que le cannabis est moins dangereux que l’alcool et la plupart d’entre eux soutient les actions du président Joe Biden, qui a récemment recommandé la grâce pour les personnes condamnées à la suite d’une arrestation en possession d’une petite quantité de cannabis.

Avec le sondage mené uniquement auprès de femmes par la marque Blissiva, on apprend que 62% des personnes interrogées se disent « curieuses au sujet du cannabis ». Un chiffre qui augmente chez les plus jeunes. Les « millennials », aussi appelés génération Y, des personnes nées entre 1980 et 2000, sont 74% à se dire curieuses et montrer leur intérêt pour le cannabis, surtout s’il est possible qu’il améliore leur bien-être et/ou leur santé.

Pourquoi les femmes américaines s’intéressent au cannabis ?

Les premières raisons qui poussent les femmes américaines à s’intéresser au cannabis sont donc de l’ordre de la santé. En effet, 52% d’entre elles se penchent sur un possible usage du cannabis afin de combattre l’anxiété ou des problèmes de santé mentale. Un peu plus de la moitié également, soit 55% pourrait utiliser du cannabis pour soulager des douleurs, qu’elles soient musculaires ou qu’elles soient consécutives de syndromes menstruels ou prémenstruels.

Pour les femmes de la génération X – nées entre 1960 et 1980, l’intérêt se porte en particulier, pour plus d’un tiers des interrogées, sur les bienfaits que pourrait apporter le cannabis sur certains symptômes de la ménopause ou périménopause. La docteure Leslie Apgar, gynécologue obstétricienne explique, du haut de ses 20 ans d’expérience : « À la ménopause, des femmes commencent à remarquer des prises de poids, une augmentation de l’anxiété, des troubles du sommeil, mais ce que la plupart ne réalise pas, c’est que le cannabis peut être très efficace pour traiter ces symptômes et d’autres liés à la ménopause.

Du cannabis aussi pour se détendre

Parallèlement aux questions liées à la santé, le cannabis comme outil de relaxation récréative a aussi la cote. Presque la moitié des femmes (47%) dit être ouverte à l’idée de consommer du cannabis plutôt qu’un verre de vin ou une autre boisson alcoolisée lors d’un moment de détente. Pareil ici, les chiffres augmentent avec les plus jeunes générations. 59% des femmes de la génération Z et 61% de celles de la génération Y opteraient plutôt pour du cannabis.

Pour Leslie Apgar, « le cannabis est une bonne alternative à l’alcool, sans calorie ou sucre et qui peut aider dans un moment de détente où on souhaite s’ôter un stress ou une angoisse. Cela peut vous aider à vous détendre et récupérer sans certains effets néfastes de l’alcool ». Elle ajoute : « J’ai remarqué que quasiment tous les consommateurs et consommatrices de cannabis – qu’il soit récréatif ou médical – le font pour soigner quelque chose ou lutter contre quelque chose. C’est important que les gens soient mieux informés. »

L’avis médical est plébiscité

L’avis du corps médical reste important pour la plupart des femmes qui se questionnent sur le cannabis. 63% disent qu’elles pourraient en consommer si leur médecin le recommande et 60% ne voient pas de problème à discuter du cannabis avec le corps médical ou leur médecin personnel. Certains experts poussent donc les patients à s’intéresser à certaines alternatives que peut offrir la plante face à des traitements plus classiques qui n’ont pas les effets escomptés.

« Ne soyez pas découragées, il faut parfois parler à plusieurs professionnels de santé avant de trouver le soutien dont vous avez besoin », rappelle le docteur Apgar. « J’ai l’espoir que de plus en plus de personnes s’intéressent au système endocannabinoïde, qui est le plus primitif de nos systèmes nerveux, et découvrent à quel point le cannabis peut aider leur santé et leur bien-être au quotidien ».

 

Bannière Sugar Bomb Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Affaire Griner : l’appel de la basketteuse américaine rejeté [GREENEWZ]

L'affaire Griner n'est pas terminée

Affaire Griner : l’appel de la basketteuse américaine rejeté

L’affaire Griner vient de connaître un nouvel épisode. Et le calvaire de la basketteuse américaine emprisonnée en Russie n’est pas près de se terminer. Rappelez-vous, Brittney Griner, c’est cette championne de basket, médaillée d’or aux Jeux Olympiques, arrêtée en février 2022 à l’aéroport de Moscou avec, en sa possession, une vapoteuse et un peu de liquide au cannabis. Quasiment au même moment, la Russie envahit l’Ukraine et entraîne une crise internationale majeure, l’opposant notamment à l’Union Européenne et aux États-Unis. La joueuse de 32 ans devient une véritable « prise de guerre » pour les Russes, comme l’écrivait Le Monde.

Cet été se déroulait le procès de la basketteuse, donnant un tournant encore plus dramatique à l’affaire Griner. Avec une rare sévérité, le tribunal la condamnait à neuf ans de prison. Un verdict très lourd qui a entraîné de vives réactions aux États-Unis. Jusqu’à celle du président Joe Biden. « C’est inacceptable et j’appelle la Russie à la libérer immédiatement afin qu’elle puisse être avec sa femme, ses proches, ses amis et ses coéquipiers. Mon administration continuera à travailler sans relâche et à explorer toutes les voies possibles pour ramener Brittney (…) à la maison en toute sécurité dès que possible », avait-il déclaré en août.

Sanction inchangée dans l’affaire Griner

En septembre, les États-Unis aurait fait une « offre importante » à la Russie, dans le cadre d’un potentiel échange de prisonniers. On parlait notamment du marchand d’armes Viktor Bout détenu aux USA, qui eux cherchent à rapatrier Brittney Griner et Paul Whelan, un ancien militaire également emprisonné en Russie. Mais aucun accord n’a semble-t-il été trouvé entre les deux pays, et la basketteuse a fêté ses huit mois de détention en octobre, à  l’heure de son procès en appel. « J’espère vraiment que le tribunal va ajuster ce verdict parce que cela a été très, très stressant et très traumatisant pour mon état mental et psychologique », a déclaré Brittney Griner.

Malheureusement, l’affaire Griner n’en est pas à son terme. Le tribunal de Krasnogorsk, près de Moscou, et sa juge Elena Vorontsova, ont décidé de « laisser sans changement » le verdict prononcé en août. Seule petite concession : tous les jours passés en détention entre son arrestation et son procès, de février à août, seront décomptés de sa peine à valeur d’un jour et demi par jour de détention avant verdict. Rien de significatif qui pourrait redonner espoir à la joueuse d’Ekaterinburg et de Phoenix.

Le calvaire n’est pas terminé pour la basketteuse

Bien qu’elle reconnaisse avoir été en possession d’une petite quantité de cannabis, Brittney Griner a déclaré au tribunal « ne pas comprendre » la sévérité de sa peine, comparée « aux personnes s’étant vues infliger des sanctions moins lourdes pour des crimes plus graves ». De son côté, Alexandre Boïkov, l’un de ses avocats, avait demandé au tribunal « de réfléchir à un acquittement » dans l’affaire Griner, alors que « les yeux du monde entier sont tournés vers elle ». L’avocat a également évoqué « la cruauté de ce jugement », mais rien n’y a fait.

Dès l’annonce du rejet de l’appel, l’administration américaine s’est de nouveau exprimée sur l’affaire Griner. Pour le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, Brittney Griner a fait l’objet d’une procédure judiciaire « bidon ». Il a rappelé la position officielle des États-Unis. « Le président Biden a été très clair sur le fait que Brittney doit être libérée immédiatement. Jake Sullivan également regretté que la joueuse continue d’être « emprisonnée à tort, selon des circonstances inacceptables ». L’affaire Griner continue donc d’être une source supplémentaire de tensions géopolitiques entre Américains et Russes.

 

Bannière pub California CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Le projet allemand de légalisation officiellement dévoilé [GREENEWZ]

Le projet allemand de légalisation dévoilé

Le projet allemand de légalisation officiellement dévoilé

On parle beaucoup du projet allemand de légalisation du cannabis récréatif ces dernières semaines. Car les choses avancent vite chez nos voisins d’outre-Rhin. Alors que le ministre de la santé français, François Braun, s’est déclaré contre la légalisation du cannabis, dimanche 23 octobre, son homologue allemand, Karl Lauterbach, a lui présenté les détails du projet mercredi 26 octobre à Berlin. Deux directions diamétralement opposées pour ces pays voisins et alliés. Mais tout n’est pas fait pour l’Allemagne, car ce texte doit encore être validé par l’Union Européenne.

Cependant, on commence à y voir plus clair dans la façon dont l’Allemagne veut rendre le cannabis légal. Déjà, ces derniers jours, plusieurs rumeurs avaient fuité, notamment sur la mise en oeuvre du projet allemand de légalisation, sur les questions de taux de THC, de quantités autorisées ou encore sur la publicité. Des points qui ont été rapidement démentis outre-Rhin par les autorités. Et la présentation de Karl Lauterbach est venue infirmer ou confirmer certaines de ces tendances.

Le ministre de la santé confiant

Le ministre de la santé, lui, est sûr de son coup. « Je pense que nous sommes bien préparés. Le projet allemand pourrait être un modèle pour l’Europe ». Il espère que « la légalisation aura lieu en 2024 », tout en précisant qu’elle n’autorisera pas tout. « Nous voulons créer un cadre et des conditions claires, avec des limites bien établies », a ajouté Karl Lauterbach. Le ministre de 59 ans souhaite « réguler strictement le marché et en contrôler la totalité ». Le tout en insistant sur une meilleure protection de la jeunesse en mettant l’accent sur la prévention, ainsi qu’une meilleure protection de la santé des Allemands vis-à-vis du cannabis.

« La légalisation du cannabis est nécessaire si nous voulons mettre fin à notre lutte infructueuse contre la criminalité liée à la drogue. La loi réduira également la consommation, notamment chez les jeunes. L’objectif est une meilleure santé et moins de consommation », a résumé Karl Lauterbach sur Twitter.

Les points clés du projet allemand de légalisation

Voici, en un coup d’oeil, les points essentiels du projet allemand de légalisation du cannabis, résumés par le Süddeutsche Zeitung.

  • Le cannabis et sa substance psycho-active principale (THC) ne devraient plus être classés sur la liste des produits stupéfiants.
  • L’acquisition et la détention d’un maximum de 20 à 30 grammes de cannabis récréatif par individu à des fins de consommation personnelle seront exemptés de sanction, quelle que soit la teneur en THC. Un taux de THC limite sera cependant mis en place dans le cadre de la vente légale.
  • La culture privée, ou auto-culture, sera autorisée et limitée à « trois plantes à fleurs femelles par adulte ». Ces plants devront être protégés contre l’accès des enfants et des plus jeunes.
  • La vente de cannabis sera rendue possible dans des « boutiques spécialisées agréées », accessibles uniquement aux personnes majeures de plus de 18 ans, et éventuellement en pharmacie. La publicité pour les produits à base de cannabis sera totalement interdite. Il y aura une limite d’achat et, pour le moment, aucune vente par correspondance. Le commerce sans la licence nécessaire restera interdit et punissable.
  • Un taux de THC plus faible que la limite sera peut-être mis en place pour les moins de 21 ans, « en raison du risque accru de lésions cérébrales liées au cannabis à l’adolescence ».
  • En plus de la taxe sur les ventes, une « taxe cannabis » est prévue dans le projet allemand, basée sur la teneur en THC. L’objectif est un prix final « qui se rapproche du prix du marché noir ».
  • Le cannabis sera en vente sous forme de produits à fumer, inhaler, ingérés sous forme de capsules, et potentiellement en produits à vapoter et en huiles. Les edibles, produits à manger comme les gâteaux ou les bonbons, seront pour le moment interdit.
  • Pédagogie, prévention, conseils, options de traitement sont des domaines qui doivent aller plus loin. Il faudra « mettre en place des programmes d’intervention (…) pour réfléchir sur la consommation des jeunes ».
  • Ces premières années seront scrutées de près. Après quatre ans, la réglementation sera évaluée et, si nécessaire, ajustée, notamment « en matière de santé, de protection de l’enfance et de la jeunesse, et de sécurité routière.

Quelques derniers aspects à régler

Le projet allemand de légalisation du cannabis est donc en marche. Restent évidemment quelques questions à régler, notamment concernant les taux de THC limite dans les produits vendus, les taxes, la production des plantes. Mais avant tout il faut que l’Union Européenne ne soulève aucune objection juridique…

 

Moon Rock CBD pub

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

L’alcool plus dangereux que le cannabis pour 54% des Américains [GREENEWZ]

L'alcool moins dangereux que le cannabis pour les Américains ?

L’alcool plus dangereux que le cannabis pour une majorité d’Américains

Les mentalités changent aux États-Unis et, avec elles, le regard que portent les Américains sur le cannabis, l’alcool et le tabac. Pour preuve, un récent sondage publié par la Monmouth University, dévoilant la nouvelle image qu’ont les habitants des USA du cannabis. Notamment par rapport à d’autres produits courants, au potentiel addictif et destructeur pour la santé, comme l’alcool et le tabac, jusqu’alors bien plus acceptés socialement et culturellement. Un changement de regard qui résulte d’années de légalisation, thérapeutique ou récréative, et des changements engagés récemment par le président Joe Biden.

La tendance est donc au cannabis aux États-Unis. Déjà, un précédent sondage mené par Monitoring the Future avait montré des résultats significatifs. La consommation de la plante est largement en hausse aux USA. Parmi les 5000 Américains de 19 à 30 ans interrogés, 43% ont consommé du cannabis au cours de l’année passée. Une augmentation nette par rapport aux chiffres de 2016 (34%) et 2011 (29%). Gallup, dans une étude similaire, avait montré que plus d’Américains avaient avoué avoir consommé du cannabis que du tabac dans la semaine (16% contre 11%).

Cannabis moins dangereux qu’alcool ou tabac ?

Cette fois-ci, c’est la Monmouth University, basée dans le New Jersey, qui a interrogé des Américains sur l’image qu’ils portent au cannabis, comparé à l’alcool et au tabac. Et les résultats obtenus en disent long. 54% des Américains adultes interrogés estiment que l’alcool est plus dangereux que le cannabis. Et la plupart des sondés, 48%, pense que le tabac est plus dangereux que le cannabis. Pour l’alcool comme pour le tabac, 38% des personnes les voient comme aussi dangereux que le cannabis. 7% estiment que le cannabis est plus dangereux que l’alcool, 13% que le cannabis est plus dangereux que le tabac.

L’opinion publique américaine est donc en train de basculer. La popularité du cannabis après des décennies de prohibition, la démocratisation de la plante avec maintenant une vingtaine d’États des USA à avoir légalisé la consommation récréative, jouent évidemment beaucoup dans la balance. Le cannabis thérapeutique plaide aussi en faveur de la bonne image qu’a de plus en plus le cannabis. De plus, les jeunes Américains s’éloignent d’avantage de la consommation excessive d’alcool et de cigarettes.

L’effet Joe Biden ?

Les récentes déclarations du président démocrate Joe Biden participent également à cette évolution. Ce dernier pousse en effet de plus en plus pour une dépénalisation de la possession de petites quantités de cannabis à usage personnel. Il a par ailleurs demandé aux gouverneurs de gracier les Américains condamnés pour ce genre de délit. Un « grand pardon » engagé notamment auprès des minorités, dont il a été reconnu qu’elles avaient été plus ciblées et persécutées en la matière. Des efforts assez largement soutenus par les Américains, si l’on en croit les résultats de l’étude de Monmouth.

En effet, 68% des personnes sondées jugent qu’il faut dépénaliser la possession de petites quantités de marijuana. Seulement 26% sont contre. Parallèlement, 69% soutiennent l’action en grâce menée par Joe Biden. C’est bien sûr au sein des Démocrates et de leurs soutiens que ces mesures sont le plus plébiscitées. 76% des sympathisants appuient l’idée de dépénalisation, 83% les projets de grâce. Du côté des « indépendants », les soutiens représentent 73% et 71%. Chez les Républicains, la dépénalisation est tout de même soutenue par une majorité (52%), et la moitié des sympathisants interrogés appuient les grâces de Biden, malgré le clivage politique.

Les États-Unis dans le sens de l’histoire ?

« Les différents sondages ont montré que le soutien apporté à la légalisation de la marijuana a constamment augmenté au cours des 20 dernières années », analyse Patrick Murray, directeur de l’institut de sondage de la Monmouth University. « L’action de Biden va dans le sens de ce que pense une grande majorité des Américains ». Parallèlement la vice-présidente Kamala Harris a invité le mois dernier, peu de temps avant les élections de mi-mandat, les Américains à élire des législateurs supportant les réformes sur le cannabis, afin que le Congrès puisse engager une « approche uniforme » sur ce sujet.

 

Bannière pub Green Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Le ministre de la santé contre la légalisation du cannabis [GREENEWZ]

Le ministre de la santé contre la légalisation

Le ministre de la santé s’oppose à la légalisation du cannabis

Cet été, François Braun a remplacé Olivier Véran au poste de ministre de la santé. Médecin urgentiste de 60 ans, il prend ses fonctions le 4 juillet 2022, au sein du gouvernement d’Elisabeth Borne. En acceptant le poste de ministre de la santé, François Braun prend ainsi la relève de son prédécesseur dans des dossiers que l’on connaît bien, comme par exemple l’actuelle expérimentation du cannabis thérapeutique menée en France, et qui prend du retard au grand dam des associations de patients. Son avis plus global sur le cannabis était aussi attendu. Mais le nouveau ministre de la santé ne déroge pas de la ligne tracée par ses prédécesseurs.

Ce n’est pas vraiment une surprise, mais François Braun ne semble pas être un grand fan du cannabis. Il faut dire que la réélection d’Emmanuel Macron et la victoire de son parti aux législatives n’inspiraient rien de bon aux partisans de la légalisation du cannabis. Un parti buté sur de vieilles croyances, des clichés, et un rejet presque total de la plante, comme le démontre l’action constante du ministère de l’intérieur et de son patron, Gérald Darmanin. Qu’il s’agisse de CBD – aux propriétés non-psychotropes, ou du cannabis thérapeutique, le gouvernement prône la prohibition ou avance à tout petits pas…

Un ministre de la santé, une vision arriérée…

Invité de BFM TV dimanche 23 octobre, François Braun était invité à s’exprimer sur deux sujets choisis parmi trois proposés par la chaîne. Et le ministre de la santé a sélectionné celui du cannabis. Il n’aurait peut-être pas dû… « Je ne suis pas, à titre personnel, favorable à la légalisation du cannabis », déclare-t-il en préambule. Pas vraiment étonnant pour ce ministre, qui suit quoi qu’il en pense la ligne tracée par le gouvernement. Mais ses quelques minutes d’intervention sur le sujet vont surtout se conclure par son expérience personnelle et sa vision du cannabis. Et là, le bât blesse.

Voilà la vision qu’a l’actuel ministre de la santé du cannabis. « Quand j’étais très jeune, il m’est arrivé de fumer un joint à une époque où j’avais les cheveux longs, le loden et je roulais en solex », raconte-il. Un cliché qui rappellera à certains leurs années hippie, à d’autres leurs années reggae, mais qui est loin de ce qu’on peut appeler une expertise en la matière. Mais une faculté qu’a tout personnage politique digne de ce nom de donner son avis tranché sur un sujet qu’il ne connaît pas. Et 40 ou 45 ans après ce premier joint, François Braun ne semble pas avoir appris grand-chose sur le cannabis.

Et un discours mensonger

Mais grâce à une pirouette, le ministre de la santé va quand même donner son avis d’expert sur ce qu’est le cannabis aujourd’hui.

« Mais pour repréciser : on ne parle pas de la même chose. On a aujourd’hui du cannabis qui est modifié, qui est extrêmement concentré, qui est dangereux et qui s’apparente plus à des drogues dures qu’à des drogues des années 1970 ».

François Braun, ministre de la santé.

Tant de choses à dire pour une si petite phrase… Le cannabis « d’aujourd’hui » s’apparenterait « plus à des drogues dures » ? À l’heure où la cocaïne est devenu un produit accessible, où l’héroïne, les méthamphétamines et d’autres détruisent à vitesse grand V des vies, est-il responsable de tenir un tel discours ? D’autant plus en France, où l’alcool en vente libre et promu comme trésor national est un véritable fléau. Pour commencer à parler sérieusement du cannabis, il faudrait d’abord engager un discours honnête.

Et puis, de quelles drogues des années 1970 parle-t-on, quand on les compare avec le cannabis de 2022 ? Le LSD, l’héroïne ? Pas sûr qu’il s’agisse là de produits plus soft. Mais entendons les dires du ministre de la santé. Le cannabis peut être dangereux, oui. Rien de surprenant avec le THC, addictif et psychotrope. Entendons que ce THC a des taux plus élevés aujourd’hui qu’ils ne le furent à l’époque. La solution ne serait-elle pas d’en encadrer la production et le commerce ?

Finalement, un vibrant plaidoyer pour la légalisation ?

Finalement, avec ses petites phrases sur le cannabis, le ministre de la santé ne vient-il pas de faire le meilleur plaidoyer pour la légalisation ? S’il estime que le cannabis est « mélangé », avec des ajouts dont on ne connaît pas l’origine, produit dans des conditions que l’on ignore, qu’il est trop fort, trop chargé en THC, mais que cinq millions de Français en consomment sans que les gouvernements successifs ne parviennent à réduire la consommation, enrayer les trafics et les crimes liés, pourquoi ne pas en encadrer tous les aspects, de la production à la commercialisation ?

Difficile, de nos jours, d’entendre le discours du ministre de la santé. Le Canada, où le cannabis récréatif est légal depuis quatre ans, n’est pas devenu un pays de zombies toxicomanes, comme le peuvent être des quartiers entiers rongés par le crack ou la meth. Il faut absolument que les hommes et les femmes au pouvoir fassent évoluer ce discours, pour pouvoir porter un nouveau regard et de nouvelles politiques sur le cannabis, s’ils en ont le courage.

 

Bandeau Huile CBD 40%

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

Hong Kong va bannir le CBD, classé comme drogue dangereuse [GREENEWZ]

Hong Kong va interdire le CBD

Hong Kong va bannir le CBD, classé comme drogue dangereuse

Pour consommer du CBD à Hong Kong, vous n’avez plus que quelques mois ! D’ici au mois de février 2023, le cannabidiol sera interdit dans cette mégalopole de 7,5 millions d’habitants ayant le statut de région administrative spéciale de la Chine. Le gouvernement de Hong Kong a en effet annoncé récemment la fin du CBD sur ses terres, en le plaçant même sur la liste des drogues dangereuses, au même titre que l’héroïne ou la cocaïne.

Une décision qui va plutôt à contre-courant des politiques d’assouplissement tout autour du monde concernant le cannabis, même si l’Asie de l’Est et du Sud-Est fait partie des régions qui restent réfractaires à l’usage de la plante, bien qu’elle y ait été très populaire par le passé. Au contraire de la Thaïlande, par exemple, qui va vers une légalisation du cannabis, Hong Kong a donc décidé de prendre une direction opposée et radicale. Suivant la voie chinoise, où l’utilisation du CBD dans les produits cosmétiques a récemment été interdite.

Le CBD à Hong Kong jusqu’alors autorisé

Le CBD était pourtant autorisé à Hong Kong, Il n’était en tout cas pas interdit, n’entrant pas dans les listes des produits prohibés émises par la Dangerous Drugs Ordinance et la Pharmacy and Poisons Ordinance. Les Hongkongais souhaitant ouvrir leur boutique de CBD pouvaient obtenir ce droit via une licence certifiant notamment l’absence de THC dans les produits vendus. La cannabidiol avait récemment gagné en popularité à Hong Kong, avec notamment l’ouverture de cafés ou de bars à thème proposant des aliments et des boissons au CBD.

D’autres boutiques ont également fait leur apparition, avec des produits au CBD tels que des huiles, des bonbons ou des produits cosmétiques. Les autorités avaient déjà commencé à sévir l’année dernière, avec plus de 30 000 produits soupçonnés de contenir du THC saisis. 34 personnes avaient été arrêtées et ont été libérées sous caution en attente d’enquêtes approfondies, écrit le site Hong Kong Free Press.

Les autorités passent à la vitesse supérieure

Avec cette interdiction pure et dure du CBD, Hong Kong se facilite donc la tâche en optant pour la prohibition. La distinction entre THC et CBD ne sera plus faite et le passage du cannabidiol sur la liste des drogues dangereuses va entraîner de lourdes condamnations pour les cas de possession, consommation et trafic. Trafic et production/fabrication de CBD seront passibles – au maximum – de la prison à perpétuité et d’une amende de 5 millions de dollars hongkongais (près de 650 000 euros). La possession et consommation pourront, quant à elles, vous mener en prison pour 7 ans maximum, le tout accompagné d’une amende pouvant aller jusqu’à 1 million de dollars locaux (environ 130 000 euros).

Le CBD sera donc traité de la même façon que l’héroïne, la cocaïne ou la méthamphétamine. La raison évoquée par les autorités de Hong Kong ? Le manque de consensus scientifique. Les propriétés prêtées au CBD « manquent de preuves scientifiques faisant autorité » estime le Bureau de la sécurité de Hong Kong. Ajoutant également qu’il le juge indissociable du THC.

Hong Kong invite à se débarrasser rapidement des produits au CBD

Nombre de commerçants vont donc devoir rapidement fermer boutique et cesser leur activité de vente de produits au CBD. Et il faudra également se débarrasser de ces huiles, aliments ou concentrés utilisés. « Le commerce et le public devront organiser l’élimination rapide de tout produit contenant du CBD en leur possession pour éviter toute infraction à la loi », a déclaré un porte-parole du gouvernement.

Les autorités ont précisé que des boîtes seraient placées dans des locaux gouvernementaux sélectionnés pour « faciliter l’élimination des produits au CBD » à partir de fin octobre. Après la date limite du 1er février 2023, où la nouvelle loi doit entrer en vigueur, plus aucune tolérance ne sera appliquée.

 

Bannière Sugar Bomb Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

Snoop Dogg, rappeur, business-man et icône du cannabis [GREENEWZ]

Snoop Dogg, icône du cannabis

Snoop Dogg, rappeur, business-man et icône du cannabis

Quand on parle du cannabis, il n’est pas rare d’entendre le nom de Snoop Dogg intervenir au cours de la discussion. En effet, l’image du rappeur américain a souvent été associé à la « weed », au cannabis, et il faut dire qu’il a tout fait pour que cette plante lui colle à la peau. Entre ses paroles, son look, ses frasques, mais aussi son investissement dans le cannabis légal, Snoop Dogg est devenu une véritable icône dans le domaine de la marijuana. Et chacune de ses apparitions offre une porte d’entrée sur un monde qui devient de plus en plus banal aux États-Unis, où le cannabis prend petit à petit le pouvoir.

Tous les amateurs de hip-hop se souviennent des paroles qui viennent conclure le morceau avec Dr Dre, The Next Episode, prononcées par Snoop Dogg : « Smoke weed everyday ». Et le rappeur, Calvin Cordozar Broadus Jr. de son vrai nom, semble respecter cet adage à la lettre. À maintenant 51 ans, il révélait il y a peu sa consommation monstrueuse. Combien de joints fume-t-il ? « Ça dépend. Quand je tourne pour la télévision, j’en fume environ 15 par jour. Mais quand je fais de la musique, je dirais 25 en moyenne », a-t-il révélé dans le podcast The Marsha Stewart.

Snoop Dogg, entrepreneur cannabique

Mais Snoop Dogg n’est pas seulement célèbre pour ses morceaux dans lesquels il faisait régulièrement l’apologie du cannabis récréatif. Le mouvement de légalisation aux États-Unis, notamment dans les états de la côte ouest, a permis à l’artiste de mettre les deux pieds dans le business du cannabis légal. Il semblait très logique de voir le natif de Long Beach en profiter et utiliser son nom très influent, surtout en la matière ! Dans un premier temps, Snoop Dogg a créé un site internet, Merry Jane, relayant l’actualité liée au cannabis. Et c’est par ce biais qu’il a fait son entrée dans le secteur.

Dès fin 2015, Snoop lançait sa propre ligne de produits au cannabis, baptisée Leafs by Snoop, ou LBS pour les intimes. Fleurs, concentrés, nourriture au cannabis, toute une gamme est proposée à la vente. « C’est un grand honneur pour moi de partager ces produits que j’aime tant avec vous. Des fleurs aux concentrés et aux edibles, tous ces produits ont été choisis par votre serviteur, vous pouvez donc être sûr que c’est le meilleur produit ici bas. C’est une vraie annonce et vous devez venir au Colorado pour l’essayer en premier ! », déclarait-il à l’époque.

Moins d’un an plus tard, l’artiste et business-man s’associait à la firme canadienne Canopy Growth afin de proposer ses produits au nord de la frontière. « Snoop est bien plus qu’un artiste, un entertainer et un entrepreneur, expliquait en 2016 le président de Tweed (filiale de Canopy Growth), Mark Zekulin. Nous sommes ravis d’accueillir une icône de la culture cannabis dans l’industrie canadienne. »

Les délires de Snoop

Bien sûr, avec Snoop Dogg, il fallait aussi s’attendre à quelques délires du rappeur ! On se souvient par exemple de son livre fumable. En effet, avec Snoop Dogg Rolling Words: A smokable Songbook, le Californien proposait ses textes à succès imprimés sur des feuilles à rouler, dans un livre à la couverture de chanvre et donc la tranche pouvait servir de grattoir à allumettes ! Sorti en 2012 en partenariat avec une marque de feuilles à rouler, l’oeuvre est devenu un produit collector et introuvable… si tout n’a pas été fumé !

Plus récemment, Snoop Dogg est apparu à l’occasion du show du Superbowl. Avec ses anciens compères, Dr Dre, Eminem ou encore 50 Cent, il chantait ses classiques à la mi-temps devant des dizaines millions de téléspectateurs. Mais Snoop n’avait pu s’empêcher de faire un petit arrêt au stand. En effet, une vidéo le montre fumant de la marijuana entre deux morceaux, l’air de rien !

Quelques bouffées qui ont permis à certains parieurs de gagner un peu d’argent. En effet, il était possible de miser, avant le match, sur le fait que Snoop Dogg allait fumer – ou non – pendant son show. Pari gagnant !

 

Bannière pub Green Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

La légalisation allemande du cannabis se précise [GREENEWZ]

La légalisation allemande du cannabis se précise

La légalisation allemande du cannabis se précise

Les grandes lignes de la légalisation allemande du cannabis se dessinent. Alors que nos voisins d’outre-Rhin prévoyaient l’arrivée en boutique du cannabis légal pour l’année prochaine, les grandes lignes de ce changement majeur dans la société allemande commencent à se préciser. Pour rappel, l’Allemagne autorise déjà la prescription de cannabis médical, dont peuvent bénéficier environ 200 000 patients. Mais le pays le plus peuplé d’Europe a récemment voulu passer à la vitesse supérieure.

« Mon objectif personnel est que l’année prochaine, nous soyons prêts à vendre peut-être le premier joint légal », déclarait début mai Marco Buschmann, ministre de la justice. Et la légalisation allemande du cannabis pourrait profiter à 4 millions de personnes. Un chiffre pas si élevé dans un pays de 83 millions d’habitants, surtout quand on le compare à la France où l’on trouve 5 millions de consommateurs pour 67 millions d’habitants.

Quelles sont les grandes lignes du projet ?

C’est notamment pour cette raison que l’Allemagne prend son temps pour dessiner les contours de sa future légalisation, à l’étude par la coalition tripartite au pouvoir. Mais les choses commencent petit à petit à se préciser, notamment sur des sujets comme la quantité de cannabis autorisée à la possession, le taux de THC dans les produits légaux, l’âge minimum d’achat, la localisation des boutiques, l’origine des plantes et, bien sûr, la partie financière, avec taxe et impôt.

C’est le ministre de la santé, Karl Lauterbach, qui a récemment précisé les principaux détails de la légalisation allemande du cannabis. Dans un premier temps, l’achat et la possession de 20 grammes de cannabis devraient être globalement dépénalisés et autorisés à partir de 18 ans. Cette limite de possession de 20 grammes devrait s’appliquer quelle que soit l’origine du cannabis et sa teneur en THC, et son respect n’entraînera pas de poursuites. Parallèlement, l’auto-culture serait autorisée à hauteur de deux plants par personne.

Les règles de la légalisation allemande du cannabis

Cependant, le taux maximum de THC dans les produits cannabiques légaux ne devra pas dépasser 15% et ce, afin de prévenir « les lésions cérébrales liées au cannabis ». Et pour la tranche 18-21 ans, ce taux maximum de THC passe à 10%. Mais en principe, le cannabis ne devrait plus être classé comme stupéfiant. Ainsi, pour les mineurs pris en sa possession, « l’impunité s’appliquera également », écrit le Süddeutsche Zeitung. Outre la confiscation du produit, ces mineurs pourraient néanmoins avoir à suivre des stages de prévention.

Concernant les lieux de commercialisation, des boutiques devraient voir le jour. À condition de respecter une certaine distance avec tout ce qui touche à la jeunesse. Impossible, donc, d’ouvrir son commerce à côté d’une école ou d’installations pour enfants et/ou adolescents. Il est également fort probable que la légalisation allemande du cannabis autorise les pharmacies à vendre des produits. Ce afin d’enrayer plus largement le marché noir, notamment dans les zones plus rurales. Des commerces où il est possible de consommer sont également envisagés.

Publicité interdite

Concernant la vente en ligne, « l’éloignement du marché noir serait probablement plus fort si le cannabis récréatif pouvait également être acheté sur internet, qui représente une part importante des transactions », dit également le projet allemand. Mais il sera interdit d’en faire la publicité.

En effet, et dernier point essentiel qui donne la teneur de la future légalisation allemande du cannabis : aucune publicité ou promotion ne sera autorisée. « Le cannabis récréatif sera vendu dans des emballages neutres sans design publicitaire », un peu à la manière des paquets de cigarettes français. De plus, « les incitations publicitaires à l’achat » seront parallèlement interdites pour les points de vente physiques comme sur internet.

Taxes et produits allemands seulement ?

Les produits vendus seront soumis à la taxe classique sur le chiffre d’affaires, mais une « taxe cannabis » sera sûrement mise en place. Selon les possibilités étudiées, « un calcul de l’impôt sur la base de la teneur en THC semble approprié ». Quant au prix des produits, ils devront avoir un tarif « qui se rapproche du prix du marché noir ».

Enfin, l’Allemagne souhaite mettre en place une production nationale de cannabis pour alimenter ce nouveau marché. En l’état des choses, l’importation semble impossible en raison des règles européennes et internationales en vigueur. « Selon cette évaluation provisoire, la demande nationale devrait être couverte par la production allemande », explique le rapport préalable au projet de loi. Et d’envisager plutôt les premières ventes en 2024, l’année 2023 devant être consacrée au vote et à la mise en place du projet de légalisation.

 

Bannière Sugar Bomb Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

À Toronto, du cannabis livré à votre porte par Uber Eats ? [GREENEWZ]

Uber Eats livre du cannabis à Toronto

À Toronto, du cannabis livré à votre porte par Uber Eats ?

Imaginez : à votre porte, un livreur Uber Eats attend avec votre commande de cannabis. Impossible ? Ça sera pourtant bientôt le cas à Toronto, au Canada ! Alors que le pays a fêté les quatre ans de la légalisation du cannabis récréatif, la libéralisation des services va bon train. Il faut dire que selon Statistique Canada, 68% des consommateurs se fournissent maintenant sur le marché légal. Et le gouvernement se frotte les mains : il est passé de 440 millions de dollars canadiens dépensés dans la lutte anti-drogue à 250 millions gagnés par an en taxes et plus de 15 milliards de recettes fiscales depuis quatre ans.

Et pour atteindre 80% d’achats sur le marché légal en 2028, objectif fixé, il faut développer de nouveaux services. Outre un rapport complet sur quatre ans de légalisation, quelques actions se mettent en place, notamment pour faire définitivement entrer le cannabis dans les moeurs, en le considérant comme n’importe quel autre produit. Ainsi, en Ontario, et particulièrement à Toronto, il sera désormais possible de se faire livrer son cannabis à domicile, à la manière d’un repas ou de courses, comme le fait la société Uber Eats.

Uber CannabEats ?

C’est d’ailleurs la célèbre mais controversée société de livraison à domicile qui se chargera d’approvisionner les Torontois en cannabis. La firme a signé un accord avec le monstre Leafly le 16 octobre 2022, permettant à Uber Eats de proposer des livraisons de cannabis à domicile en provenance de trois magasins de Toronto : Shivaa’s Rose, Hidden Leaf Cannabis et Minerva Cannabis. Pour le client, l’expérience sera similaire à une commande de nourriture sur l’application Uber Eats. Mais désormais, le consommateur trouvera une catégorie cannabis intégrée directement dans l’application.

Seule véritable différence avec le service classique proposé par la société, les livreurs. En effet, la loi en Ontario n’autorise pas la livraison de cannabis aux services tiers indépendants. Tous les livreurs de cannabis à Toronto seront donc des personnels des magasins en question, formés par CannaSell, le programme de formation et de certification des détaillants de cannabis de l’Ontario. Un pas de plus pour Uber Eats, qui proposait depuis près d’un an déjà un service « click and collect », permettant de commander en ligne son cannabis avant d’aller le retirer en boutique.

Un accord bénéfique à chacun des acteurs

Pour la directrice générale d’Uber Eats au Canada, Lola Kassim, c’est une avancée logique. « Nous nous associons à des leaders de l’industrie comme Leafly pour aider les détaillants à offrir des options sûres et pratiques aux habitants de Toronto afin d’acheter du cannabis légal à livrer à domicile, ce qui contribuera à lutter contre le marché illégal et à réduire la conduite avec facultés affaiblies », explique-t-elle dans un communiqué de presse. « Au cours des dernières années, nous avons investi massivement dans notre activité de livraison et la sélection a largement augmenté ».

« Nous applaudissons la décision historique d’Uber de s’associer à Leafly. Ce partenariat historique est un pas en avant important pour les marchés canadien et mondiaux du cannabis et sera crucial pour renforcer la crédibilité de l’industrie », se félicite de son côté Charlie Bowman, président d’Hexo, poids lourd de l’industrie du cannabis en Amérique du Nord. « Uber Eats s’est développé rapidement pour devenir une plateforme polyvalente utilisable par diverses entreprises, grandes et petites », se réjouit, quant à elle, Lola Kassim.

Toronto rejoint le reste du Canada

Toronto aura donc rapidement ses livreurs de cannabis. La ville rejoint ainsi les autres provinces du Canada, qui gèrent chacune la façon de distribuer le cannabis légal. L’Alberta autorise la livraison, mais pas par des services tiers comme Uber Eats ou Skip the Dishes. En Colombie britannique, les boutiques peuvent effectuer leurs propres livraisons, et peuvent désormais passer par Pineapple Express, un service tiers. Le Manitoba, la Saskatchewan ou encore le Québec livrent également via leurs organismes propres, comme la SQDC dans la belle province.

Le Canada continue ainsi d’être un acteur majeur dans le monde du cannabis légal, inspirant notamment de nombreux pays à propos de leur future réglementation et en rendant le commerce de la plante simple et rapide d’accès, comme n’importe quel autre produit.

 

Bandeau Huile CBD 40%

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Cannabis thérapeutique : la colère grimpe chez les patients [GREENEWZ]

Cannabis thérapeutique en France

Cannabis thérapeutique : la colère grimpe chez les patients

La France a lancé en mars 2021 sa première expérimentation sur le cannabis thérapeutique. Un projet censé durer deux ans et prendre donc fin en mars 2023. Et qui n’avait pas pour but de prouver les effets thérapeutiques du cannabis, mais d’organiser sa future prescription et distribution auprès de certains patients. « L’objectif principal n’est pas d’évaluer l’efficacité du cannabis thérapeutique mais de valider les conditions d’accès, de prescription et de dispensation », expliquait Nicolas Authier, président du comité de suivi à l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé).

3 000 personnes devaient participer à l’expérimentation à la française du cannabis thérapeutique et les attentes étaient fortes. Mais ces deniers ont récemment appris la prolongation pour un an de l’expérience, jusqu’au printemps 2024. À ce rythme, la France n’est pas près de rejoindre la vingtaine de pays européens déjà engagés sur le sujet, comme l’Allemagne, le Portugal ou encore l’Italie. Et les associations de patients commencent à perdre de patience face à ce que Le Monde nomme un « imbroglio ».

Des justifications floues qui passent mal

Le report à 2024 de la fin de l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France n’est pas encore gravé dans la roche. Mais des députés devraient déposer un amendement en ce sens au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023. Et les débats à l’assemblée sont prévus à partir du 20 octobre. Au ministère de la santé, on explique que « l’expérimentation n’est pas allée aussi loin que prévu, la crise sanitaire qui en a retardé le démarrage l’explique en partie ».

On avance aussi un nombre de patients qui n’a pas encore atteint les 3000, comme prévu initialement. « Les résultats sont insuffisants en termes de patients, pour l’instant, pour avoir des résultats qui sont solides », avance le ministre François Braun. On se questionne aussi sur « le déploiement du produit », ainsi que son « statut ». Parallèlement, le rapport d’évaluation de l’expérimentation du cannabis thérapeutique, remis aux autorités, n’a pas encore été rendu public, accentuant l’impatience et l’incompréhension des associations de patients.

Une expérimentation pourtant déjà positive

« Avec 2 100 patients inclus, le nombre est suffisant pour valider l’efficacité de l’expérimentation », plaide pourtant Nicolas Authier. « 1 400 patients sont encore traités aujourd’hui » et 100 à 200 rejoignent l’expérimentation du cannabis thérapeutique chaque mois. « L’expérience est positive, plusieurs patients voient leurs symptômes apaisés. Certains réduisent aussi les doses d’autres médicaments », témoigne de son côté Laure Copel, cheffe du service des soins palliatifs à Paris, au sein du groupe hospitalier Diaconesses-Croix-Saint-Simon.

« Cela semble améliorer le sommeil, l’appétit, les troubles anxieux. S’il n’est pas un très bon antalgique, c’est un excellent traitement pour le patient douloureux car sa qualité de vie est le plus souvent améliorée », ajoute-t-elle. « C’est une nouvelle classe thérapeutique intéressante qui n’a pas d’équivalent ». Des réserves sont émises cependant quant à l’aspect psychotrope et/ou addictogène de certains médicaments à base de cannabis, mais Nicolas Authier prévient : « On cherche à soulager sans nuire avec des médicaments, pas à faire une légalisation déguisée du cannabis ».

D’autres barrières bloquent le cannabis thérapeutique

Surtout, le président du comité de suivi voudrait « un engagement de la part du ministère de la santé, il est nécessaire de déconstruire toutes ces idéologies, tous ces fantasmes autour de ce produit ». Et les associations de patients de se questionner sur « le volontarisme politique ». Car il semblerait que les désaccords soient nombreux au sein du gouvernement sur le sujet du cannabis thérapeutique. « Le sujet reste clivant au sein même de la majorité, et c’est à se demander si c’est le ministère de l’intérieur ou celui de la santé qui décide », souffle un médecin au Monde.

La colère monte donc chez les malades face à ce temps perdu. « Nous demandons, dès la fin de l’expérimentation, la mise à disposition de médicaments à base de cannabis, conditionnée à une prescription de produits remboursés », explique Mado Gilanton, présidente de l’association Apaiser. « Dans certains centres antidouleur, aujourd’hui, on nous rapporte des temps d’attente de deux ans. Le gouvernement devrait le savoir, lui qui s’est engagé à améliorer l’accès aux soins. Ces patients qui souffrent, combien de temps va-t-il leur falloir attendre encore ? »

 

Bannière Sugar Bomb Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

La MLB accueille le CBD : du cannabis dans le baseball aux USA ! [GREENEWZ]

Accord MLB et CBD

La MLB accueille le CBD : du cannabis dans le baseball aux USA !

La MLB, la ligue majeure nord-américaine de baseball, a signé un accord unique et inédit début octobre. L’un des sports rois aux États-Unis a conclu un important partenariat commercial avec une marque de produits au CBD, Charlotte’s Web, ouvrant la voie à d’importants deals futurs avec le secteur du cannabis non-psychotrope. Une avancée majeure et un rapprochement inédit entre deux mondes qui ne se côtoient encore que très peu : celui du sport professionnel et celui du cannabidiol.

Mais finalement rien d’étonnant, quand on sait les volumes en termes de clientèle et de bénéfices que génèrent ces deux monstres. Il fallait seulement pour que cet accord se signe un jour que le secteur du CBD arrive à hauteur de celui du baseball, en place en Amérique du Nord depuis des décennies. Mais c’est bien avec le CBD et non l’industrie du cannabis psychotrope légal que la MLB s’est associée. Moins générateur de profits que le THC, le CBD a l’immense atout d’avoir été retiré des listes des produits dopants, au contraire de son cousin. Il peut ainsi s’approcher de poids lourds du sport comme la Ligue Majeure de Baseball.

Un accord inédit qui ouvre bien des perspectives

Le CBD avait déjà fait quelques incursions discrètes dans le sport. Mais dans un monde qui associe encore grandement le cannabis à son effet psychotrope, on a plus parlé de la suspension aux Jeux Olympiques de la sprinteuse américaine Sha’Carri Richardson ou de l’emprisonnement en Russie de la basketteuse Brittney Griner, que de la vente de boissons au CBD au stade St Andrew’s de Birmingham lors de la saison 2019-2020, ou du lancement par l’ancien Ballon d’Or Luis Figo de sa propre marque.

Mais la signature d’un accord entre Charlotte’s Web et la MLB va offrir au CBD un immense coup de projecteur aux yeux de tous. Car la MLB, c’est 10 milliards de dollars de revenus estimés en 2019, des millions de spectateurs américains (malgré une baisse de popularité), un sport qui touche États-Unis et Canada et à son marché à l’international. Avec cet accord, la marque s’affichera lors des grands événements de la MLB, la All Star Week, les séries éliminatoires, les World Series, comme elle l’a fait à l’occasion du début des Division Series, début octobre, avec la mise en valeur de produits dédiés aux sportifs.

Le CBD au coeur de la MLB

En juin dernier, la MLB avait annoncé avoir autorisé le sponsoring des franchises par des marques de CBD, à condition que les entreprises aient acquis la certification de la NSF, la National Sanitation Foundation. Cet accord prévoyait l’autorisation de l’affichage publicitaire sous forme de patch sur les maillots, ainsi que la diffusion de spots promotionnels et d’autres accès. « Nous avions ce secteur à l’oeil depuis un certain temps et attendions qu’il mûrisse jusqu’à ce que nous nous sentions à l’aise » pour collaborer, avait déclaré Noah Garden, Chief Revenue Officer de la MLB.

« C’est une bonne opportunité pour nous et les clubs », se réjouit Noah Garden. Ces derniers pourront donc, en 2023, arborer des patches de marques de CBD « qui représentent le sport ». Une suite logique, depuis que la MLB a retiré de la liste des drogues abusives le CBD en 2019. Et le baseball, même s’il est le premier à signer un partenariat de cette envergure, n’est pas le seul à se rapprocher du CBD. La NHL, la ligue de hockey, en autorise l’utilisation par les joueurs. Au basket, la NBA n’effectue plus de tests visant le cannabidiol, tandis que la NFL (foot US) alloue un million de dollars à la recherche sur les effets anti-douleurs du CBD.

« Nous félicitons la MLB d’être le premier acteur sportif professionnel à franchir le pas du CBD et nous sommes ravis d’accueillir leur ligue en tant que partenaire stratégique respecté », a déclaré  de son côté Jacques Tortoroli, PDG de Charlotte’s Web.

 

Bannière pub Super Lemon Haze CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Les pellets de chanvre, une alternative pour se chauffer ? [GREENEWZ]

Pellets de chanvre ou pellets de bois ?

Les pellets de chanvre, une alternative pour se chauffer ?

Les pellets de chanvre seraient-il la bonne alternative pour passer l’hiver au chaud ? Une option non négligeable pour les possesseurs de poêle à granules, qui voient les prix monter en flèche et les jours se refroidir. Et avec la situation actuelle, le pessimisme règne quant à l’hiver approchant. Le coût de l’énergie, comme l’électricité, les appels à la sobriété en raison de la situation internationale, les enjeux climatiques avec un hiver fait d’inconnu, sont autant de questions que se posent au quotidien les Français. Et pour y répondre, des nouvelles alternatives apparaissent.

Et ce notamment grâce au chanvre. Ses avantages sont nombreux et il revient au goût du chanvre, tant ses usages sont multiples. Il est facile à cultiver, peu demandeur en eau, pousse sans herbicide ni pesticide. Sa récolte est peu coûteuse et toutes les parties de la plante peuvent être utilisées. Les graines sont une source inépuisable pour l’alimentation notamment. Son huile sert par exemple l’industrie cosmétique, tandis que ses fibres sont utiles au secteur du textile, de la construction, de l’isolation…

Des pellets de chanvre à partir de biomasse

Mais le chanvre produit aussi de la biomasse, qu’on peut définir comme étant ce qu’il va rester de la plante après que toutes ses parties ont été transformées. Ces résidus, mélange fibreux de feuilles et de tiges, peuvent notamment servir de nourriture aux animaux d’élevage, comme nous avons pu déjà l’aborder, mais aussi être transformés, notamment en pellets de chanvre. L’entreprise nord-américaine eHemp House en produit et le Canada se fait spécialiste en la matière. La firme explique qu’avec « un acre (soit 0,4 hectare) de chanvre, vous obtiendrez dix tonnes de biomasse de chanvre ».

Celle-ci peut donc être transformée en pellets de chanvre, similaires à ceux que l’on fabrique en bois, notamment à partir des résidus dans les scieries. Mais avec la popularité des poêles à pellets et l’augmentation du prix des matières premières, la facture commence à être salée. Certains se tournent alors vers les pellets de lin, mais la demande est forte et les producteurs ne peuvent parfois pas assurer derrière. Et les prix augmentent. Ainsi, les pellets de chanvre pourraient être une bonne option et ils présentent de nombreux avantages.

Les nombreux avantages des granulés de chanvre

Avec les avantages liés à la culture du chanvre évoqués plus tôt, on peut ajouter le coût et l’empreinte de production du chanvre, bien plus économique et écologique de ceux du bois. Les pellets de chanvre ont donc un prix de vente inférieur. Mais ils sont loin d’être de moins bonne qualité que les pellets de bois. Au contraire, ils produisent notamment moins de cendres, seulement 2% contre environ 6% pour le bois. Et leur pouvoir calorifère est équivalent, ça chauffera donc autant avec du chanvre !

De plus, « les granulés de chanvre ne produisent pas de formations de mâchefer car la température de fusion des cendres du chanvre est similaire à celle du bois », explique les producteurs. Les pellets de chanvre ne sont pas non plus plus corrosifs que ceux en bois. Enfin, pour les personnes possédant déjà des poêles à granulés ou à pellets, il ne sera pas nécessaire de changer de brûleur. C’est donc un format plus économique qui comporte les mêmes avantages que le bois, avec quelques atouts en plus.

Un avenir radieux pour le chanvre

Seul petit bémol, pour le moment les pellets de chanvre ne courent pas les rues et il est parfois difficile d’en trouver. Mais en France, plus gros producteur européen de chanvre, c’est aussi une nouvelle alternative pour les cultivateurs. La transformation de la biomasse de chanvre en pellets est un atout de plus qui prouve bien que toutes les parties de la plante peuvent être utilisées, à des fins de nourriture pour animaux ou d’une source de chauffage plus économique. L’avenir semble radieux pour le secteur et une plante dont on redécouvre les nombreuses qualités.

 

Bannière Sugar Bomb Punch CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !
Publié le

Le marché allemand du cannabis fait déjà des envieux [GREENEWZ]

Le juteux marché allemand du cannabis

Le marché allemand du cannabis fait déjà des envieux

La légalisation du cannabis avance à grands pas chez nos voisins d’Outre-Rhin et le futur marché allemand promet d’être juteux. En légalisant le cannabis à usage récréatif pour les personnes majeures, ce après l’autorisation de l’usage médical, l’Allemagne va devenir, d’ici 2023-2024, l’un des plus gros marchés européens voire mondial en la matière. L’université de Düsseldorf table sur environ 4,7 milliards d’euros de recettes et d’économies cumulées. Un gros gâteau dont certains espèrent bien se tailler une jolie part !

Et pour le moment, tout semble indiquer une libéralisation du marché allemand, et donc la possibilité pour les acteurs étrangers de s’y installer. Et ça n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, notamment au Canada, où les entreprises canabiques lorgnent l’Allemagne. L’avocat allemand Kai-Friedrich Niermann, spécialisé dans le cannabis et co-auteur du rapport sur la future légalisation mené avec Burkhard Blienert – le monsieur drogue du gouvernement – en est convaincu : l’Allemagne adoptera « une approche libérale » dans l’octroi de licences de commercialisation.

Des boutiques canadiennes sur le marché allemand ?

Pour certains, c’est une aubaine. Ne pas voir le monopole de la vente de cannabis donné à des entreprises allemandes ouvre des horizons. C’est notamment le cas pour Raj Grover, fondateur et patron de High Tide, leader nord-américain de la vente de cannabis au détail. « Notre intention est d’établir une présence en Allemagne dès que la légalisation fédérale aura lieu. Notre objectif est d’y être présent dès que possible et de devenir l’un des leaders du marché allemand », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à BusinessCan.

« Nous sommes les plus grands détaillants non franchisés avec 140 sites au Canada et nous gardons un œil très attentif sur la législation allemande. Nous sommes très enthousiastes à l’idée de pouvoir apporter notre concept de magasin de détail Canna Cabana en Allemagne », continue, ambitieux, Raj Grover. Et les choses avancent bien pour le boss de High Tide, qui déclare que des négociations et des discussions sont déjà en cours avec une « douzaine de partenaires potentiels », dont trois à quatre sont déjà implantés sur le marché allemand.

De l’expérience à revendre

Deux options s’offrent à Raj Grover : « Nous allons soit le faire à 100% par nous-mêmes, soit former un partenariat avec un acteur stratégique du cannabis en Allemagne sous la forme d’une co-entreprise. » Quoi qu’il en soit, le PDG du groupe canadien est déterminé. « Nous avons discuté avec de nombreux acteurs majeurs dans des domaines variés. Les entreprises allemandes qui souhaitent travailler avec nous sont très intéressées », se réjouit-il déjà. « Notre intention, c’est d’être en Allemagne. C’est un marché essentiel pour nous. »

Pour ce tout nouveau marché allemand du cannabis, Raj Grover s’appuie sur l’expérience d’High Tide, notamment au Canada. Un plus qui lui permettra de rapidement s’implanter. « Quand la légalisation a eu lieu au Canada, nous avons été un des premiers magasins à ouvrir », se félicite-t-il. Et en plus de ses 140 boutiques Canna Cabana, la société est très présente sur le marché des accessoires, avec une belle emprise aux États-Unis. Et le capital de High Tide s’en ressent. Les résultats du 3e trimestre 2022 font état de revenus records de 95,4 millions de dollars canadiens, une hausse de 98% par rapport à l’année dernière.

La bataille va faire rage pour s’emparer du marché allemand

Avantage de plus pour la firme « cannadienne », elle est déjà présente en ligne sur le marché allemand, par l’intermédiaire du CBD. Outre-Rhin, les investissements vont bon train dans le secteur du cannabis, de grands groupes internationaux placent leurs billes dans des entreprises allemandes, qui approvisionnent déjà pour certaines le marché du cannabis médical. Celui-ci compte près de 200 000 patients, mais pour High Tide, ce n’est pas l’objectif.

« Nous n’avons aucun intérêt à poursuivre la voie du cannabis médical », affirme le PDG. Notre objectif est d’établir des enseignes de plain-pied et nous attendons de plus amples détails sur ce que seront les règles. » Pour l’avocat Kai-Friedrich Niermann, elles seront les suivantes : « Selon toute vraisemblance, il n’y aura pas de plafond, de sorte que les magasins de vente au détail de cannabis seront probablement autorisés en nombre suffisant, même dans les centres-villes ». Que la bataille commence !

 

Bannière pub Fleur CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

Le cannabis au Japon va-t-il trouver sa voie ? [GREENEWZ]

Le cannabis au Japon

Le cannabis au Japon va-t-il trouver sa voie ?

Diabolisé par les Américains après la seconde guerre mondiale, le cannabis au Japon est-il en train de trouver sa voie ? L’archipel, qui partage pourtant une longue histoire avec le chanvre, punit sévèrement la possession et la vente de cannabis. Mais la plante pourrait faire son retour sous sa forme thérapeutique. C’est en tout cas ce que souhaite le ministère de la santé, du travail et des affaires sociales, qui soutient un amendement à la loi sur les drogues qui permettrait l’importation et l’usage de cannabis au Japon à des fins médicales.

Ce n’est pourtant pas une voie toute tracée dans un pays qui condamne de 5 à 7 ans de prison la détention et le trafic de cannabis, mais où une faille juridique en autorise la consommation. Des lois qui datent de 1948, au moment de l’occupation américaine du Japon après la seconde guerre mondiale, quand les États-Unis « considéraient la marijuana comme un problème et une menace, même si la consommation était limitée et stigmatisée », explique à l’AFP Miriam Kingsberg Kadia, historienne à l’université du Colorado.

Faible consommation et législation désuète

C’est là tout le paradoxe du cannabis au Japon. Par exemple, l’autorisation quant à la consommation remonte à une ancienne loi qui évitait aux cultivateurs de chanvre – pour la fabrication de cordages ou de textiles – d’être poursuivis s’ils inhalaient des fumées psychotropes. « Ces lois draconiennes contre une drogue qui n’était pas vraiment un problème sont restées en vigueur », continue l’historienne américaine. En 1980, l’ex-Beatles Paul McCartney avait été arrêté avec plus de 200g de marijuana et avait passé neuf jours en détention avant d’être expulsé manu militari.

Paul McCartney arrêté au Japon
Paul McCartney arrêté au Japon/BeatlesBible

Et après plus de 70 ans de diabolisation, le cannabis a finalement disparu ou presque du paysage japonais. Le rapport récent du ministère dévoile ce chiffre qui peut étonner : 1,4% seulement des Japonais dit avoir déjà consommé du cannabis, contre 40% en France et 50% aux États-Unis environ.

Le cannabis au Japon sous forme thérapeutique ?

Mais le cannabis au Japon pourrait débarquer rapidement sous forme thérapeutique, marquant un gros changement dans l’archipel. Avec les efforts du ministère de la santé, du travail et des affaires sociales, la plante pourrait faire son retour, mais sous aspect médicamenteux. L’autorisation s’appliquerait « aux produits à base de cannabis dont la sécurité et l’efficacité ont été confirmées par les lois régissant les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux ».

Et c’est dès cette année que pourraient arriver les médicaments dérivés du cannabis au Japon. Mais certains veulent aller plus loin. C’est le cas de l’association du chanvre industriel d’Hokkaido (HIHA) qui, dès 2021, avait engagé le débat. « La loi sur le contrôle du cannabis est une loi profondément déraisonnable (…) Afin de développer une industrie du chanvre à la hauteur de celles d’outre-mer et de protéger les intérêts nationaux concernant le chanvre industriel, ce pays doit réviser la loi sur le contrôle du cannabis », avait-elle exprimé.

Et le CBD dans tout ça ?

Difficile pour le CBD de se faire une place dans l’archipel au milieu de tout ça. Entre l’interdiction de possession de fleurs, de feuilles et de racines, et les règles strictes sur le fait de fumer dans l’espace public, le cannabidiol cherche à se faufiler. Rien ne l’interdit s’il est issu de graines ou de tiges, quelques produits dérivés existent. Et donc des vendeurs. Le CBD est « légal, mais nous demandons aux clients d’en profiter à la maison », en appliquant un principe de discrétion, témoigne Norihiko Hayashi, vendeur à Tokyo, à l’AFP.

Le cannabis au Japon jouit toujours d’une mauvaise réputation. « Quand j’étais enfant, on m’a appris à l’école et ailleurs que la marijuana était un interdit absolu », raconte Ai Takahashi, danseuse de 33 ans. « La marijuana est perçue comme une substance prisée par les délinquants », dit de son côté Ryudai Nemoto, employé d’une boutique de CBD. Alors la légalisation du cannabis récréatif au Japon, c’est pour bientôt ? « Jamais ! Ou pas avant plus de 100 ans. Je serai déjà mort », lâche Norihiko Hayashi.

 

Visuel Pub Huiles CBD Pub

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !

Publié le

La Canebière, une histoire du chanvre à Marseille [GREENEWZ]

La Canebière, histoire du chanvre à Marseille

La Canebière, une histoire du chanvre à Marseille

La Canebière, célèbre artère marseillaise, est connue dans la monde entier. Son nom résonne aux oreilles de chacun, comme celui du Vieux Port par exemple. On le lit, on l’entend un peu partout, y compris dans certains chants des supporters de l’Olympique de Marseille, le club local, comme dans les textes de certains chanteurs et rappeurs. Mais la Canebière, tout le monde ne le sait pas, tire son nom du cannabis. Mais pas de celui qui se vend illégalement sous le manteau, ou légalement dans les boutiques du CBD !

En effet, le nom de Canebière évoque ici surtout le chanvre, et son aspect agricole ou industriel. Le nom lui-même est tiré de la plante. Il viendrait des termes canebiera et canebe en provençal, signifiant « chènevière », littéralement « le lieu où pousse le chanvre », lui même tiré du latin cannabis, dérivé – si l’on remonte encore plus loin – d’un mot thrace ou scythe, qui a donné kanab en persan, puis kannabis en grec ! Pour Marseille et sa Canebière, il faut remonter au XIVe siècle, période à laquelle la culture du chanvre va croître dans la région.

Au Moyen-Âge, du chanvre sur la Canebière ?

Mais comment sait-on que du chanvre était cultivé sur le lieu désormais appelé Canebière ? Grâce notamment aux travaux d’historiens, et plus précisément à ceux de Philippe Ponel, paléo-entomologiste à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE). Ce chercheur et son équipe se sont en effet penchés sur le lieu en y appliquant leur spécialité, l’étude des insectes à travers les âges. Lors du creusement du parking Charles de Gaulle à Marseille, ils ont récupéré de nombreux échantillons de sédiments.

« Entre le XIVe et le XVIIe siècle, soit la période que nous avons étudiée, le site où se trouve aujourd’hui la Canebière était une zone de campagne située à l’extérieur des limites de la ville », explique en préambule le scientifique. En croisant les résultats de son équipe avec ceux de paléo-palynologues, spécialistes des pollens, ils ont pu reconstituer ce qu’ils appellent le « paysage » local au tournant du Moyen-Âge et de l’époque moderne.

Une « culture diffuse » du chanvre à Marseille

Ainsi, grâce à leurs études, les chercheurs ont pu prouver qu’à l’emplacement de la Canebière poussaient des pins d’Alep, des figuiers, mais également… du chanvre. La découverte de pollens de chanvre dans des quantités importantes décrit donc une « culture diffuse » du chanvre sur la Canebière. Ces résultats sont parfaitement compatibles avec d’autres sources historiques, qui démontrent qu’un probable chantier naval se tenait à l’emplacement de l’actuel Quai des Belges à Marseille.

Nous l’avons déjà évoqué, notamment avec les manufactures de Locronan en Bretagne : le chanvre servait à l’époque à la conception de cordages et de voiles pour les navires. En 1296, le comte de Provence Charles II obtient de la ville une concession afin d’y installer des chantiers navals, comme l’ont prouvé les travaux de Marc Bouiron et Louis-François Gantes publiés en 2001. La culture du chanvre sert alors ces chantiers et va perdurer pendant environ 400 ans, avant que les terrains ne soient vendus à des promoteurs et que la construction de nouveaux quartiers débutent.

Du chanvre à… la bière !

Pourtant, la première mention du terme Canebière retrouvée par les historiens ne date que de 1672, « dans une délibération du Conseil tenu par le Bureau des Affaires de l’Agrandissement chargé de vendre les terrains, de dresser et faire exécuter les plans d’urbanisation ». L’origine du mot liée au chanvre va même être détournée par les marins anglophones. Au début du XXe siècle, ces derniers traduisaient Canebière par « can-o-beer » (« cannette de bière »), en raison des nombreux débits de boisson présents sur l’artère.

Le lien entre chanvre et Canebière a alors été peu à peu oublié, jusqu’aux récents travaux des historiens. Mais l’artère marseillaise est restée célèbre ! Ce n’est d’ailleurs pas le seul lieu en France qui tire son nom du chanvre et du cannabis. On peut notamment penser aux villes de Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), Chennevières-lès-Louvres (Val-d’Oise), ou Chenevières (Meurthe-et-Moselle), qui tirent toutes leur nom de la culture locale du chanvre.

EN BONUS : retrouvez sur le site de l’INA la vidéo « L’histoire de la Canebière », tirée d’une émission de 1960, à cette adresse !

 

Bannière pub Super Lemon Haze CBD

Avec les Greenewz, ne ratez rien de l’actualité du CBD, du chanvre et du cannabis !